Calpurnia, tome 1

CALPURNIA, tome 1, par Daphné Collignon (Rue de Sèvres, 2018), d’après le roman de Jacqueline Kelly.

calpurniaCalpurnia Tate est une jeune américaine de 11 ans qui vit avec ses 6 frères, ses parents et son grand-père qui a vécu la guerre de Sécession. En effet, nous sommes en 1899. La jeune fille profite des siestes familiales sous l’étouffante chaleur texane pour sortir dehors et observer les insectes. Son grand-père va l’aider et transmettre son savoir à cette jeune fille curieuse et observatrice…

 

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La guerre de Catherine

LA GUERRE DE CATHERINE, par Julia Billet (scénario) et Claire Fauvel (dessin) (Rue de Sèvres, 2018)

005341881Rachel est confiée par ses parents à la maison de Sèvres, une école différente des autres où chaque enfant choisit ses apprentissages et apprend à son rythme. Là, elle se découvre une véritable passion pour la photographie, et apprend à prendre et développer ses propres clichés. Mais la seconde guerre mondiale commence et la jeune juive doit changer de nom : elle devient alors Catherine et va fuir Paris,  aidée par un réseau de résistance, mais toujours avec son appareil photo. Elle fixe sur sa pellicule sa guerre, avec des héros anonymes, qui risquent leur vie et lui permettront de devenir une jeune femme libre.

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Le dernier des Mohicans

LE DERNIER DES MOHICANS, par Cromwell (Soleil, 2010, coll. Noctambule), librement adapté du roman de James Fenimore Cooper.

dernier mohicansEn 1757, dans le Nouveau-Monde, la guerre est rude entre Français et Anglais qui se battent pour ce nouveau territoire, plein de promesses. Chacun s’attelle à nouer des alliances avec les populations locales, et la guerre n’en est que plus féroce. Du côté des Anglais, alors que quelques forts sont bien tenus, les deux filles du colonel Munro qui tient le fort William Henry, ont à cœur de rejoindre leur père, faisant fi des dangers qui les guettent.  Elles prennent donc la route, mais sont trahies par leur guide indien et frôlent la mort. C’est alors que Hawkeye et son fils acceptent de les escorter jusqu’à leur destination finale, mais le chemin s’avère là encore ponctué de dangers…

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L’été en pente douce

L’ETE EN PENTE DOUCE, par Pierre Pelot (scénario) et Jean-Christophe Chauzy (dessin) (Fluide Glacial, 2017)

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Quelque part dans une petite commune perdue dans la campagne, Fane hérite de façon inattendue de la maison familiale. Il n’avait pas gardé de lien avec sa mère, et a même appris ses obsèques par hasard dans le journal. Il se rend à la sépulture accompagné de sa nouvelle conquête, Lilas, jeune fille plantureuse et naïve, qu’il a sauvé des coups de son mac… Le voici donc dans la maison de son enfance, cohabitant avec son frère aîné Mo qui est devenu simplet suite à un accident de jeunesse. Les querelles avec les voisins ne cessent pas avec le changement d’habitants : le garage Voke à proximité, cherche toujours à racheter le terrain de Fane, qui refuse obstinément… Lire la suite

La loterie

LA LOTERIE, par Miles Hyman (Casterman, 2016), d’après Shirley Jackson.

loterieDans une petite ville de la Nouvelle-Angleterre, se déroule chaque année à la fin du mois de juin un événement spécial qui réunit tous les membres de la communauté en un même lieu : une loterie est organisée, de façon bien particulière, avec un tirage en deux fois… Mais ce qui est à gagner n’est pas ce que l’on croit… Il y a plus à perdre qu’à gagner avec cette loterie qui semble exister depuis longtemps et que certains habitants veulent remettre en question…

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Au revoir là-haut

AU REVOIR LÀ-HAUT, par Pierre Lemaître (scénario) et Christian de Metter (dessin) (Rue de Sèvres, 2015) d’après le roman de Pierre Lemaître (Prix Goncourt 2013).

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Albert et Edouard ont vécu la Grande Guerre, dans les tranchées. Rescapés, blessés physiquement ou psychologiquement, les deux hommes retournent à la vie civile, mais comprennent que la société ne veut pas entendre parler du conflit qui a duré quatre longues années. Les morts sont mis en avant à travers les nombreux monuments aux morts qui s’érigent, mais les survivants dont ils font partie sont oubliés, mis de côté, exclus. Edouard, issu d’une grande famille de banquiers connue du tout-Paris, préfère être annoncé mort plutôt que de rentrer dans sa famille en tant que gueule cassée. Sa sœur quant à elle se marie avec un lieutenant à l’ambition démesurée, qui monte peu de temps après la fin du conflit une affaire de cercueils pas chers, mais cela tourne au vinaigre… De leur côté, Albert, le survivant psychologiquement fragile et Edouard, le survivant défiguré devenu muer mais très intelligent et artiste, vont quant à eux monter une arnaque gigantesque en proposant aux communes de France des monuments aux morts qu’ils ne livreront jamais…

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La vie compliquée de Léa Olivier, tome 2 : rumeurs

LA VIE COMPLIQUÉE DE LÉA OLIVIER, tome 2 : RUMEURS, par Alcante (scénario) et Ludowick Borecki  (dessin) (Kennes éditions, 2015), d’après le roman de Catherine Girard-Audet.

Suite du tome 1. Léa vit toujours à Montréal, et se fait de nouveaux amis, parmi lesquels Eloi et Alex. Mais elle pense toujours à son ex petit-ami Thomas, resté dans son village à 400 kms de là. Même s’ils ont rompu, elle reste toujours attachée à lui, alors que sa meilleure amie Marilou, elle aussi à la campagne, lui conseille de ne plus parler avec Thomas, même virtuellement. Alors pour oublier Thomas, Léa sort avec Alex sans en être amoureuse, et par la même occasion, rend Eloi jaloux, alors que ce dernier est toujours là pour elle quand elle en a besoin. En parallèle, Marilou lui raconte les rumeurs sur les amours qui agitent les adolescents du village, et Léa lui raconte comment les filles de sa classe tentent de lui pourrir la vie, lors des cours d’anglais, mais aussi dans les couloirs…

J’ai emprunté cet album, car je gardais un bon souvenir du premier, avec son vocabulaire typiquement québécois, ses représentations de Montréal… Et bien là, ce n’est pas la même chose, l’album tourne autour des amours de Léa et Marilou. Parfois on se croit en plein épisode des Feux de l’amour ! C’est guimauve à souhait, l’héroïne et son amie ne savent pas trop où donner de la tête, entre tous les garçons disponibles (ou pas), les rumeurs sur les uns ou les autres, les couples qui se font et se défont autour d’elles. J’ai trouvé ça lourd au bout d’un certain temps, car la seule et unique préoccupation des deux filles est les garçons, et elles se posent toujours des questions futiles, qui m’ont énervée sur la fin de l’album. Le scénario est assez redondant, même si des événements viennent ponctuer la vie de deux jeunes (nouvel an, anniversaire…). Les conversations entre Léa et Marilou ont lieu par sms ou tchat (on a les bulles de couleurs différentes pour distinguer qui parle, et la mise en forme fait penser à un certain téléphone à la pomme), et on a droit à toutes leurs conversations, qui parfois sont vraiment « gnangnan » et d’un niveau intellectuel au ras des pâquerettes. Cela risque de bien parler aux ados à qui cet album est destiné, même si les phrases ne semblent pas avoir été prononcées par des ados. Moi je me suis sentie (vraiment) trop vieille, pour le coup…Le vocabulaire québécois utilisé (et traduit dans un lexique en fin d’album) est moins compréhensible que dans le premier, mais cela a beaucoup de charme dans un scénario qui l’est beaucoup moins. A part cela, le dessin est agréable, le trait clair et les couleurs réalistes. C’est typiquement du jeunesse, tout à fait lisible. Comme je l’ai dit plus haut, ici, peu de grandes cases avec des décors québécois, mais le dessinateur fait plus des portraits et des gros plans. Ses personnages sont facilement différentiables, même s’ils sont nombreux. Rien de plus à dire sur le trait, qui n’est pas exceptionnel, mais pas hideux non plus. J’ai bien aimé les petits clins d’œil que les auteurs font pour ancrer cette histoire dans le réel : l’affiche d’Obama sur les murs de la salle du journal de l’école, le concert de Justin Bieber, les paroles de musique actuelle (Adele par exemple)… Cela sonne très moderne et réaliste.

Globalement, j’ai un avis mitigé sur cet album, vraiment trop sentimental à mon goût, mais sachant que je ne fais pas partie du public cible, je pense que cela plaira plus aux jeunes lectrices…

Non mentionné sur l@BD, mais le tome 1 était à partir de 13 ans. Ricochet le conseille à partir de 10 ans.

On en parle sur les blogs : A touch of blue marine, Taste for troubles, Les books addict

Premières planches à voir sur Izneo.