Speak

SPEAK, par Emily Carroll (Rue de Sèvres, 2019), d’après le roman de Laurie Halse Anderson.

speakMelinda, 15 ans, vient d’entrer au lycée. Mais pour elle c’est l’enfer depuis qu’elle a fait rater une fête de fin d’été en appelant la police au beau milieu de la soirée lycéenne. Depuis lors, elle est une pestiférée parmi ses camarades, Rachel sa meilleure amie d’avant, change du tout au tout, et Melinda, bonne dessinatrice, se fait une amie avec Heather, une nouvelle qui souhaite s’intégrer parmi les autres adolescents…  Très peu bavarde, Melinda sombre doucement en dépression…Que s’est-il passé lors de la fameuse soirée estivale ? Lire la suite

Chi, une vie de chat, tome 1

CHI, UNE VIE DE CHAT, tome 1, par Konami Kanata (Glénat, 2010, coll. Kids)

https://i0.wp.com/ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/8/1/6/000797816.jpgRécit de la vie d’un chat qui vient de se perdre, et est recueilli par un fils et ses parents. Ils l’appellent Chi (pipi en japonais), et vont devoir tout faire pour le cacher des voisins de leur immeuble, car ils n’ont pas le droit, d’après le règlement de leur immeuble, d’avoir un animal de compagnie. Cela va engendrer quelques situations un peu périlleuses…

Voici un manga tout en couleurs, et dans le sens de lecture occidental. Il est clairement destiné aux jeunes enfants, qui débutent la lecture, et il plaît aussi aux jeunes collégiennes. Et bien, pour tout dire, il m’a été difficile de terminer ce tome, même s’il n’est pas spécialement long. Organisé en courts « chat-pitres », on suit différents épisodes de la vie du chat (chez le vétérinaire, l’apprentissage de la propreté, la déception, la bagarre…), il n’y vraiment rien d’excitant là-dedans, pas de rebondissements majeurs, pas de second degré ou d’autre lecture possible, bref c’est mou. Le dessin est kawai, mignon, mais au-delà, c’est le vide. Les couleurs sont agréables, pastels, légères. Il y a assez peu de décors, et le dessin prend clairement les caractéristiques du manga (les grands yeux exagérés, des cases découpées parfois de biais…). Je n’ai pas du tout aimé le fait que le chat parle avec un cheveu sur la langue (ou plutôt de façon bébé), lorsqu’il dit « ze n’ai pas le temps » ou encore « c’est un nouveau zeu ». Et cerise sur le gâteau, l’exclusivité en fin d’album, qui est complètement inintéressante, le plan de l’appartement de la famille d’accueil. Ainsi, vous l’aurez compris, contrairement à pas mal de blogueurs, je n’ai pas craqué pour ce chat, certes bien dessiné, mais c’est vraiment trop creux pour moi, désolée.

A partir de 7 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Chroniques de l’invisible, Découvertes livresques, Lectures sans frontières, Jeunesse et plus

Bakuman, tome 2

BAKUMAN, tome 2, par Tsugumi Ohba et Takeshi Obata (Kana, coll. Shonen Kana, 2010)

https://i1.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/5/0/5/0/9782505008279FS.gifSuite du tome 1. Mashiro et Takagi montrent leur première histoire au magazine Jump. Cest un jeune responsable éditorial du nom d’Hattori qui les reçoit et repère le potentiel des deux jeunes gens. Cependant, ils ne sont pas seuls en course. Eiji Niizuma est un lycéen qui monte parmi les dessinateurs de manga, il va même avoir le privilège de développer sa propre série ! De quoi motiver les deux ados qui souhaitent avoir leur série animée avant leurs 18 ans. Mais le chemin est encore long : il faut d’abord que leurs histoires soient publiées, puis appréciées par les lecteurs du magazine qui votent en faveur de leurs préférences, et enfin que le magazine leur commande une série, qui si elle fonctionne sera adaptée en animation… Un parcours semé d’embûches…

Les aventures des deux collégiens (devenus lycéens) se poursuivent, ils sont toujours aussi motivés par leur projet, et ce tome entre vraiment dans le vif du sujet. Il contient beaucoup d’infos sur le monde de l’édition du manga, comment fonctionne un magazine qui compte majoritairement sur l’avis du lectorat. Il y a aussi beaucoup de mots japonais, ce n’est pas vraiment simple. Ce tome avance peu sur la romance (bien platonique) entre Azuki et Mashiro, tandis qu’un nouveau couple se forme entre Takagi et Miyoshi, mais les filles ont vraiment un rôle mineur dans ce tome. Ca se lit bien, c’est une succession de moments de joie, d’espérance puis de désillusions (lorsqu’ils ne sont pas classés premiers par les lecteurs), mais ce n’est jamais négatif. Les héros restent toujours optimistes et foisonnent de nouvelles idées, c’est un bon esprit. J’ai trouvé intéressant, comme pour le premier tome, d’avoir de vrais nemus (planches au brouillon, sorte de storyboard), ça donne un côté encore plus réaliste à la série, qui comporte quelques cases typiques des mangas (les arrières-plans dessinés en traits pour marquer l’action, quelques visages parfois exagérés pour en faire ressortir les sentiments…). A voir enfin, le clin d’oeil sur la couverture, aux célèbres séries de mangas que sont Naruto, Bleach et One Piece. Bref, c’est une série qui mérite le coup d’oeil, et est originale par rapport à certaines séries actuelles. Je pense que ça peut plaire autant à des garçons qu’à des filles qui aiment déjà le monde du manga…

A partir de 13 ans selon l@BD, le site BD du CNDP.

On en parle sur les blogs : Hutopie, If is dead, Exirel.

Bakuman, tome 1

BAKUMAN, tome 1, par Tsugumi Ohba et Takeshi Obata (Kana, coll. Shonen Kana, 2010)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/5/0/6/000627506.jpgMashiro est un élève qui ne sait pas ce qu’il va faire de sa vie. Il est amoureux d’Asuki, une fille de sa classe auquel il n’a jamais parlé, et se sent complètement perdu. Suite à un concours de circonstances, il va rencontrer Takagi, le premier de la classe, qui a bien repéré que Mashiro dessinait plutôt bien les mangas. Lui aime écrire, et il propose donc à Mashiro de créer ensemble un manga, où l’un sera scénariste et l’autre dessinateur. Pour forcer la main à l’ado peu motivé par le projet, Takagi va jusqu’à l’annoncer à Asuki. Pris dans le feu de l’action, Mashiro déclare même à Asuki qu’il veut l’épouser ! Les deux ne peuvent revenir en arrière et se lancent donc dans la réalisation de leur série. Auparavant, Mashiro annonce le projet à sa famille, qui contre toute attente lui donne les clés de l’atelier de son oncle, mangaka reconnu pour une série quelques années plus tôt et qui est décédé d’épuisement… Les deux garçons vont alors découvrir la complexité de réaliser un manga…

Voici le premier tome d’une série que j’ai achetée pour les élèves, et que j’ai lu avant qu’il ne leur soit disponible au prêt. J’ai bien accroché au scénario, pas mal ficelé du tout. On apprend plein de choses sur les mangas et leur réalisation. On se rend bien compte que ce n’est pas simple, et qu’il y a derrière un volume beaucoup de travail de préparation (étude de catalogue de décors, réalisation de nemus…). Le monde du manga était déjà abordé dans d’autres séries (l’héroïne de la courte série « Spicy Pink » est elle aussi mangaka, mais elle commence à être bien reconnue dans le milieu et a des assistantes pour l’aider), mais là c’est vraiment le démarrage de l’aventure de deux mangakas qui est abordée. Le côté « je t’épouserai si on arrive à sortir notre série » est un peu simplet, mais ça donne un côté humoristique à l’histoire, qui ne se concentre donc pas uniquement sur le monde du manga. D’ailleurs, même si Bakuman est un shônen, je pense qu’il peut aussi plaire aux filles. Enfin il y a pas mal de références intéressantes à relever, des séries diffusées jusqu’en France, et cela rend le récit encore plus réaliste, et on a tendance à pas mal s’attacher aux personnages. Bref, c’est vraiment une série à découvrir !

Actuellement, 9 tomes sont sortis en France, 17 au Japon (source : fiche Manga-news), et ce n’est pas terminé.

Ce n’est qu’en fermant le tome 1 que j’ai compris qu’il s’agit de la nouvelle série des deux auteurs de Death Note, que j’ai chez moi, mais pas encore lu. Pourtant je n’en ai entendu que du bien, alors qu’est-ce que j’attends pour me lancer ? En ce moment, j’ai beaucoup de choses à lire, il va falloir réussir à caser cette série dans ma PAL…

A partir de 12 ans selon Manga-news, et 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Blog Geek, Capocapesdoc, Blogonoisettes.

Busô Renkin, tome 1

BUSÔ RENKIN, tome 1 : UNE NOUVELLE VIE, par Nobuhiro Watsuki (Glénat, coll. Shônen manga, 2006)

https://i2.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/9/4/7/000245947.jpgKazuki Mutô est un lycéen sans histoire. Interne, il croit avoir vécu un mauvais rêve : une fille inconnue se faisait attaquer par un monstre. Finalement ce n’était pas un rêve mais la réalité. D’ailleurs son cœur a été remplacé, car il vient de mourir dans le combat. Pour sauver sa jeune sœur, il va se retrouver à combattre des homoncules, des parasites qui dévorent les humains et à utiliser le Renkin (l’alchimie). Pour cela, il va se faire aider de Tokiko, une jeune fille soldat Renkin, qui va lui servir de guide et l’éveiller à ses capacités de lutte contre ces créatures malfaisantes grâce à sa lance conçue pour tuer ses ennemis, le Busô Renkin

Voici un shonen, pour changer de mes lectures de manga habituelles. C’est le premier tome d’une série de 10 volumes (ce qui est court pour un manga), qui mêle la réalité (un ado comme un autre) et le fantastique (les mangeurs d’humains et les pouvoirs). Comme le genre l’indique, il y a des combats dans ce volume, mais ils n’occupent finalement pas la majorité des pages comme j’aurais pu le penser au départ. Ca se lit assez bien, c’est assez entraînant, même si je pense ne pas avoir tout compris. J’ai aussi remarqué que le vocabulaire utilisé par le traducteur n’était pas toujours au top : il y a plusieurs passages de langage familier [ce qui ne réhaussera pas le niveau de nos jeunes élèves lecteurs]. Cet usage n’est pas forcément nécessaire et donne l’impression que la traduction est bâclée à certains moments… Globalement, un avis assez positif sur cette série qui respecte les codes du shonen (avec des touches d’humour, un peu d’amour qui flotte entre les pages, et des pages de combats où le décor est remplacé par des lignes), mais avec quelques réserves. Busô Renkin ne marquera pas les mémoires (il y a quelques ressemblances avec FullMetal Alchemist (tome 1 chroniqué ici), série à succès qui utilise aussi le thème de l’alchimie) ; cependant c’est une série (adaptée en anime depuis) qui plaît assez aux élèves, qui en réclament la suite…

Non mentionné sur la base BD du CNDP, et à partir de 12 ans selon Manga-news.

On en parle sur les blogs et sur le net : MangaverseKrineinManga-sanctuaryle blog de Matt,

Un site perso a été ouvert, consacré totalement à la série (il n’est plus mis à jour).

Celle que je ne suis pas

CELLE QUE JE NE SUIS PAS, par Vanyda (Dargaud, 2008).

http://selectionados.files.wordpress.com/2009/06/celle-que-je-ne-suis-pas1.jpgValentine, de nature timide, vient de rentrer en troisième. Elle est dans la même classe que ses amies Yamina, Julie et Emilie, ce qui ne lui déplaît pas. Elle vit seule avec sa mère, dans un appartement. Elle adore les mangas, et suit avec intérêt la série Fruits basket. Les préoccupations de ce petit groupe de fille sont ordinaires : penser aux garçons (surtout aux lycéens qui sont en face du collège), ne pas se faire attraper par leurs parents en train de fumer, passer des soirées à danser et boire… Pourtant, Valentine a quelque chose que ses amies n’ont pas : elle est romantique, et n’ose pas ce que ses amies font. Elle est attirée par Félix, mais n’en dit mot à personne…

Un autre récit de Vanyda, après « l’immeuble d’en face« , lu l’an dernier. C’est le premier tome d’une série de 3 (avec Celle que je voudrais être sorti en 2009, le 3ème n’étant pas encore sorti). Et bien, je ne suis pas plus convaincue que la première fois. L’histoire avance très très lentement, trop lentement pour moi… La vie de Valentine n’est vraiment pas palpitante, et l’auteur aurait peut-être pu mettre moins de pages (192 pages quand même), pour alléger l’histoire. Beaucoup de cases sans bulles, ce qui fait traîner l’histoire en longueur. Les visages ne sont pas très expressifs, et j’ai du mal avec l’usage des pointillés dont Vanyda fait souvent usage pour les arrières-plans… En plus, beaucoup de grossièretés qui me paraissent superflues. Est-ce pour faire « jeune » qu’elle use de ce vocabulaire ? Bref, un album que je vais oublier assez vite, je pense… Dommage j’en avais pourtant entendu du bien… Les jeunes s’y identifieront plus que moi je pense…

A partir de 13 ans selon le site BD du CNDP.

A voir, le site de Vanyda.

Détective Conan, tome 2

DETECTIVE CONAN, tome 2, par Gosho Aoyama (Kana, 1997)

https://i1.wp.com/www.total-manga.com/images/Couverture/FR-4-35718-B/detective-conan-tome-2.jpgConan a 6 ans, mais dans sa tête, il est Shinichi, lycéen de 17 ans. Il retourne à l’école, en CP, et s’ennuie ferme. Il mène des enquêtes, et aide (sans le vouloir), le père de son amie Ran, lui aussi détective. Un homme est mort, en laissant une assurance-vie importante. Le père de Ran l’avait suivi auparavant pendant 3 jours, et ne comprend qui pourrait l’avoir tué. Avec sa perspicacité et sa capacité de déduction, Conan va résoudre l’énigme… Puis il va se lancer à la recherche du père d’une jeune fille, et finalement, ce que Ran, son père et Conan vont découvrir va aller au-delà de leurs attentes… Enfin, Conan et ses jeunes camarades de classe, en explorant une vieille maison qu’on dit hantée, vont découvrir qu’il s’y passe des choses étranges…

Un deuxième tome à la construction inégale : la première histoire est bien courte, assez vite résolue, alors que la seconde est riche en rebondissements inattendus, et que la troisième est assez classique (sauf la fin). Les histoires se succèdent, avec un fil rouge : Ran va-t-elle comprendre que Shinichi est incarné en Conan ? Elle voit bien que le petit garçon a des traits de son ami disparu, mais ses doutes vont-ils se confirmer ?
Une lecture plaisante et pas trop prise de tête (sauf si on veut trouver la solution de l’énigme avant qu’elle ne soit dévoilée) !

A partir de 10 ans pour l@BD.

Détective Conan, tome 1

DÉTECTIVE CONAN, tome 1, par Gosho Aoyama (Kana, 1997)

https://i2.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/0/4/1/000130041.jpgAu Japon, de nos jours, Shinichi a 17 ans. Lycéen, il fait preuve d’une déduction hors du commun, et résoud bon nombre d’énigmes policières. Il fait d’ailleurs plus fort que la police, qui a souvent recours à lui… Un jour qu’il est avec son amie Ran, il surprend des hommes en noir, appartenant à une mystérieuse organisation, qui vont lui faire boire un breuvage étrange. Il se transforme alors en un jeune garçon de 6 ans. Son voisin, un inventeur de génie, le reconnaît et va l’aider à retrouver les bandits qui l’ont empoisonné et sa taille d’origine. Il change de nom pour celui de Conan Edogawa, du nom du créateur de Sherlock Holmes et du créateur du roman policier au Japon. Ses deux premières enquêtes : la fille d’un industriel a été enlevée. Conan va partir à sa recherche, et un homme est retrouvé mort poignardé dans l’appartement d’une starlette…

Voici un manga qui m’a été prêté par un jeune homme, fan de cette série. Au début pas spécialement tentée par cette série commerciale (63 tomes sortis en France à la fin de l’année, et ce n’est pas terminé !), je me suis finalement prise au jeu et l’ai lu bien rapidement ! Ce tome installe l’histoire qui fait l’originalité de la série : la transformation de l’ado qui se retrouve dans un corps d’enfant. Et comme par hasard, comme le père de Ran son amie est détective, il va l’aider (sans qu’il s’en rende compte) à résoudre les enquêtes… Les enquêtes sont bien menées, comme dans des romans d’Agatha Christie, et la solution est parfois surprenante !! Le dessin est sympa, le plus souvent réaliste (sauf quelques scènes, mais elles sont plutôt rares), le personnage est attachant. Finalement, vivement la suite !!

A partir de 10 ans pour l@BD.

Fullmetal Alchemist, tome 1

FULLMETAL ALCHEMIST, tome 1, par Hiromu Arakawa (Kurokawa, 2005)

Les frères Elric, Edward et Alphonse, sont deux alchimistes, à la recherche de la pierre philosophale. En effet, ils en ont besoin pour retrouver leur corps normal. Pour faire ressusciter leur mère décédée, les deux garçons avaient fait des expériences, en bravant la loi interdisant la transmutation humaine. Leur échec les a conduit à perdre une partie de leur corps : l’un a une jambe et un bras en métal, l’autre garde seulement son esprit, capturé dans une armure à la place de son corps. Edward, dans l’espoir de redevenir normal, devient alchimiste d’état dans l’armée du pays. Leur quête de la pierre philosophale va les entraîner dans des aventures inattendues… Ils commencent à enquêter sur un étrange homme, « le fondateur » qui passe pour un faiseur de miracles…

Voici une série très connue des jeunes. Je l’ai essayé puisqu’on m’a prêté le tome, mais je ne continuerai pas cette histoire. Ce shônen ne m’a pas particulièrement plu. Le dessin est assez mauvais, avec des cases qui ressemblent parfois plus à un brouillon qu’à un dessin terminé, la fille que les deux frères rencontrent en début d’histoire n’est pas souvent dessinée de la même façon, à croire que le dessinateur a eu du mal à la représenter sous des angles différents… Le dessin n’est pas très élaboré, et certaines têtes sont parfois étranges. Les décors ne sont pas ou peu développés. Les actions sont assez redondantes : un peu de dialogue, du combat, un peu de dialogue, du combat… Bref, pas très emballant.. !

Tout un tas de produits dérivés du manga ont été créés : dessins animés, films, cartes à jouer, romans, jeux vidéo… Il existe aussi des sites entièrement consacrés à cette série, comme celui-ci, assez complet. 24 tomes sont sortis en France à ce jour, mais en ce qui me concerne, je n’irai pas jusque là !

Non-répertorié sur la base L@BD, mais à partir de 10 ans selon Manga-news.

Dororo, tome 1

DORORO, tome 1, par Osamu Tezuka (Delcourt, 2006, coll. Akata)

https://i1.wp.com/www.manga-news.com/public/images/vols/dororo01v.jpgAu Moyen-Age, un futur père qui ne rêve que de dominer le pays, promet son fils à naître aux 48 démons en échange du pouvoir convoité. Les démons se répartissent le bébé à naître : bras, yeux, jambes… ce qui fait que le bébé arrive au monde sans ces différentes parties du corps. Il est alors abandonné par ses parents, et recueilli par un médecin qui va tant bien que mal tenter de l’élever. Prénommé Hyakkimaru par ce père adoptif, le jeune garçon a développé des sens hors du commun, mais il est poursuivi par des créatures étranges. Il est donc obligé de quitter son père, pour affronter son destin. Sur sa route, il va croiser un jeune garçon dont personne ne veut non plus, il s’appelle Dororo, et a lui aussi vécu des événements difficiles lors de son enfance. Les deux nouveaux amis vont alors affronter les esprits et forces obscures qui en veulent à Hyakki, et dans le même temps aider des villageois en détresse…

Voici une autre série (en 4 tomes) du célèbre auteur Osamu Tezuka, après celle d’Ayako. Publiée initialement en 1968 au Japon, cette série fait référence à des mythes asiatiques (les démons), et ce côté fantastique m’a bien plu. L’esprit samouraï colle bien à l’histoire, et au fil du récit, on comprend toute l’histoire d’Hyakki et pourquoi il prend la route. Le dessin est reconnaissable, simple, tout en rondeur. Certains élèves m’ont (déjà) dit qu’ils n’aimaient pas ce genre de dessins… C’est sûr que ça change de ce qui est désormais publié ! Un bon tome pour moi, simple, original et pas prise de tête…

A partir de 13 ans pour le site l@BD, et 10 ans selon Manga-news.