Hôtel Pennington

HÔTEL PENNINGTON, par Ced (scénario) et Ileana Surducan (dessin) (Makaka éditions, 2018)

Les parents de Charlotte viennent de quitter leur travail pour racheter et remettre en état un vieil hôtel délabré, l’hôtel Pennington. Ils vont passer l’été dans les travaux, tandis que leur fille de 11 ans va découvrir les lieux avec un garçon du voisinage, Chuck… Mais il se révèle que seule Charlotte voit les fantômes dans des chambres de l’hôtel, et elle découvre bientôt que ceux-ci sont bloqués dans ce monde sans pouvoir trouver le repos dans l’au-delà. Heureusement que la jeune fille, aventurière et bienveillante, va les aider à atteindre leur ultime destination…

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Je ne suis pas un ange, tome 1

JE NE SUIS PAS UN ANGE, tome 1 (édition de luxe), par Ai Yazawa (Delcourt, coll. Akata, 2007)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/6/1/1/000786611.jpgMidori Saejima vient de rentrer au lycée, dans un tout nouvel établissement. Elle y rencontre un jeune garçon au look de rebelle, Akira, dont elle tombe amoureuse secrètement. Tous deux sont élus au comité des élèves, et chargés de programmer des événements au sein du lycée : ils organisent des soirées pour rapprocher les élèves et en attirer de nouveaux. Lui est président et elle vice-présidente, et ils sont donc obligés de se voir régulièrement lors des réunions.

Midori va tout faire pour se rapprocher du jeune homme, mais elle a des doutes concernant une jeune fille proche d’Akira, une certaine Hiroko. Qui est-elle ? Est-ce la petite soeur d’Akira, ou quelqu’un d’autre ? Et quels rapports entretient-il avec cette Hiroko ? Midori réfléchit beaucoup, et va se passer beaucoup (trop) de questions…

Voici un manga paru initialement en 1992, et réédité à partir de 2007 dans une édition de luxe très épaisse (408 pages), en 4 tomes. C’est un shôjo pur jus, avec de l’amour dégoulinant sans pour autant être avoué. Midori veut être avec Akira, mais ne lui dit pas, ce qu’il fait qu’elle se crée des films, devient parfois limite parano, et est souvent en train de pleurer… Elle essaie aussi de rapprocher deux autres membres du comité des élèves, dont la fille est amoureuse du garçon. Mais ça ne va pas se passer comme elle le souhaite et son intrusion dans la vie privée des autres va s’avérer plutôt désastreuse… C’est parfois sirupeux, un peu « gnangnan » mais j’ai bien aimé cette histoire de lycéenne, avec ses joies, ses doutes, son dynamisme et son entrain… Le dessin est globalement sympa, réaliste avec quelques rappels que l’on est quand même dans un manga (les textes en sous-entendu par exemple). Il y a juste sur la couverture où l’héroïne a des jambes affreusement longues (et des pieds très grands aussi)… Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ce décalage, car je n’ai pas remarqué de déformations de ce genre dans le manga même.

Je ne suis pas un ange se lit bien, malgré l’épaisseur qui pourra rebuter plus d’un lecteur, et on se laisse embarquer dans cette histoire où les événements sont nombreux et la plupart du temps assez plausibles. Bref, une bonne découverte que je compte continuer si je trouve la suite…

Non mentionné sur l@BD, mais à partir de 10 ans selon Manga-news (et même 8 ans selon l’éditeur).

A noter enfin que Je ne suis pas un ange est du même auteur que la célèbre série Nana, mais est paru bien avant…

On en parle sur les blogs: Japonaiseriesle blog du mangachatMa bib’ à moi.

Voir la page consacrée à la série sur le site de l’éditeur, avec une présentation des personnages.

Le sablier, tome 2

LE SABLIER, tome 2, par Hinako Ashihara (Kana, coll. Shojo Manga, 2008)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/1/3/2/000627132.jpgSuite du tome 1. An vit toujours chez ses grands-parents maternels, à la campagne. Son père qui vit à Tokyo revient trois ans après la mort de sa mère, pour lui demander de revenir vivre avec lui à la capitale. An refuse au départ, car elle se sent bien chez ses grands-parets, entourés de ses amis qui l’ont soutenue lors des épreuves qu’elle a rencontrées. Son ami Fuji part quant à lui à Tokyo, pour passer un concours d’entrée au lycée, mais ce n’est pas la raison principale de ce départ. Finalement, An, qui sort avec Daigo, choisit elle aussi de partir à Tokyo pour aller dans un bon lycée. Elle et Daigo se promettent de se téléphoner souvent, à défaut de pouvoir se voir facilement… C’est le début d’un amour à distance pour les deux jeunes gens…

Suite des aventures de la jeune An, qui va choisir de changer de vie, en retournant à Tokyo. Elle va y retrouver ses amies de l’école primaire et va bien s’intégrer parmi elles. Cependant son amoureux Daigo lui manque et son absence lui pèse de plus en plus. Ce tome rassemble donc principalement une histoire d’amour et une autre d’amitié. Ca se lit très bien, je trouve, car le dessin est clair et expressif. J’ai toujours un petit grief contre les interludes inintéressantes de la mangaka, mais bon, ce n’est pas bien important. Le manga sonne très réaliste, j’ai bien accroché ! A suivre, donc…

Non-mentionné sur la base BD du CNDP, mais à partir du collège.

Elles en parlent sur leurs blogs : LindorieLiyahKarine/Hydromielle.

Le sablier, tome 1

LE SABLIER, tome 1, par Hinako Ashihara (Kana, coll. Shojo Manga, 2008)

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/5/1/5/000629515.jpgLes parents d’An viennent de divorcer, et la jeune Tokyoïte suit sa mère qui retourne habiter chez ses parents, à la campagne. Au départ mécontente, An va finalement s’habituer à sa nouvelle vie. Elle se fait des nouveaux amis, parmi lesquels Daigo, Fuji et sa soeur Shiika. Une intrigue amoureuse va apparaître entre Daigo et An, tandis que sa mère supporte mal le retour au village…

Voici le premier tome d’une courte série (10 tomes), que l’on voit pas mal passer sur les blogs. Ce premier volume n’est pas mal, il ne verse pas dans le côté « niais » comme parfois ont tendance à la faire d’autres shojos. Il alterne moments humoristiques et moments plus graves. Il y a aussi quelques passages autour de l’attirance entre les deux ados. Bref, c’est léger et, ça se lit bien, le tout avec un sablier en objet central, en objet fétiche. Juste un défaut, ou plutôt quelque chose qui m’a un peu énervé : lors d’une des interventions de la mangaka en parallèle de l’histoire, elle raconte qu’elle s’est renseignée à propos d’un dialecte d’une région du Japon pour que le récit paraisse plus réel, mais je ne vois pas l’intérêt du traducteur de faire cette traduction littérale qui ne nous apporte absolument rien, puisqu’on a entre les mains la version française. (je sais, je chipote…!)

En tout cas, les élèves au collège (filles uniquement) ont bien accroché à cette série, qui aborde des sujets divers et variés, et pas seulement le côté fleur bleue de la jeune fille… Au CDI, Le sablier a fait partie des meilleurs emprunts de l’année écoulée. Je pense donc logiquement à la continuer l’an prochain…

Non mentionné sur la base BD du CNDP, mais à partir de 12 ans selon Manga-news.

On en parle beaucoup sur les blogs, entre autres chez Djak (entre 23 heures et minuit), Pauline (Shinmanga), Bouma (un petit bout de bib), Carolus (Sambotte), chez Petite Noisette (Blog-o-noisettes) et Faelys (petites madeleines).

Pink diary, tome 2

PINK DIARY, tome 2, par Jenny (Delcourt, 2006)

https://i2.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/2/2/7/000787227.jpgSuite du tome 1. L’héroïne de la série, Kiyoko, est aussi la cible de la jeune fille, qui l’attaque physiquement, ainsi que son frère. Tommy et Sachiko sont toujours ensemble, mais la jeune fille doute beaucoup. En effet, Hanajima, une autre élève, tourne autour de son petit copain, et pour lui prendre sa place, elle est capable des pires choses… Elle s’incruste dans leur couple, et Tommy ne veut pas la blesser en lui demandant de partir. Cela insupporte de plus en plus Sachiko, qui n’ose pas affronter la méchante Hanajima. Pour mettre les choses au point avec son amoureux, Sachiko lui fixe un rendez-vous dans le lycée, mais cela ne va pas se passer comme elle le pensait, la vipère Hanajima va perturber ses plans…

Une vraie série pour filles, où ça parle beaucoup pour finalement ne pas dire grand-chose. Les collégiennes à qui ce tome a été prêté ont eu l’air d’apprécier, donc bon… De mon côté, je n’ai pas été emballée : le dessin est assez simple, au point que j’ai eu du mal à différencier les personnages… L’histoire ne me plaît que très moyennement, ces complots et sous-entendus ne m’ont pas entraînée dans une lecture palpitante ! De plus, on change souvent de narrateur, ce qui rend le récit (pour moi) difficile à suivre. Le tome se termine sur une découverte inattendue qui engage à lire la suite ; heureusement qu’il n’y a que 8 tomes ! Irai-je jusque là ? Pas sûr…

Toujours à partir de 12 ans selon Manga-news, et non référencé sur l@BD.

Cat street, tome 4

CAT STREET, tome 4, par Yoko Kamio (Kana, 2011)

Suite du tome 3. Suite à son apparition dans un clip diffusé dans tout le pays, Keito est assaillie pour des photos avec ses nouveaux fans. Ses amis de l’école El Liston les repoussent de façon plus ou moins cordiale. La jeune fille ne sait pas trop comment réagir face à cet élan. Dans le même temps, Keito se rapproche de Koichi, le génie en informatique. Elle rencontre sa sœur, et comprend pourquoi celui-ci vit seul. Rei lui apprend qu’il aimerait aller au Brésil, patrie du football, pour s’améliorer et gagner sa vie grâce à ce sport. S’en suit alors une déclaration… Ensemble, les 4 amis vont chercher à savoir qui est vraiment le directeur de l’école, après les rumeurs qui circulent à son encontre…

Voici un tome à mouvements ! Plusieurs « intrigues » se déroulent, et on suit volontiers les aventures de ces jeunes gens. Les amis sont un pilier central dans ce tome. Keito passe beaucoup de temps avec eux, les relations sont parfois ambiguës… Avec sa famille, c’est un peu l’inverse, sa mère découvre juste que sa fille fréquente une école active (je trouve ça un peu étrange d’ailleurs…). Bref, les amis occupe la majeure part de la vie de Keito.

Quelques défauts à ce tome : les passages où l’auteur écrit à ses lecteurs (3 bandes verticales dans l’album en général) sont vraiment mal placées dans ce tome. En effet, l’auteur fait référence à une couverture avec Momiji, amie de Keito, or sur notre couverture française, c’est encore et toujours Keito qui est représentée. L’auteur parle de la couverture japonaise (visible sur le site de cette librairie japonaise). Alors pourquoi avoir mis ce passage ? Ou alors pourquoi avoir changé la couverture ? Je ne vois pas l’intérêt de ce passage dans ce cas. Et également, les explications de certains termes sont souvent situées dans la tranche du volume et écrites en tout petit, donc doublement illisibles, à moins d’avoir une loupe et d’ouvrir à 180° le volume. Je trouve donc que l’adaptation française n’est pas super… Mais bon il n’empêche que cette série est quand même agréable, de par ses dessins…

Non mentionné sur la base Bd du CNDP, car trop récent, mais normalement à partir de 13 ans, comme les tomes précédents.

On en parle sur ces blogs : Lumière-créatriceBlog-o-noisettes (qui m’a donné envie de lire cette série !), Archessia.

Cat street, tome 3

CAT STREET, tome 3, par Yoko Kamio (Kana, 2010)

https://i1.wp.com/www.animeland.com/files/critiques/18346/cat-street_3.jpgSuite du tome 2. Par l’intermédiaire de Masa, un nouvel élève de l’école, ancien mannequin devenu maquilleur, Keito est confrontée à Nako, la fille qui avait pris sa place alors qu’elles n’avaient que 9 ans et qui depuis sont devenues rivales. Keito croit avoir trouvé en Masa un ami, mais ce dernier n’est là que pour l’espionner, au profit de Nako, qui est une star de moins en moins populaire. Mais alors pourquoi Nako veut-elle revoir Keito ? Qu’a-t-elle à lui demander ? Keito va-t-elle revenir sur le devant de la scène ?

Un troisième tome à rebondissements, avec l’arrivée de la rivale de jeunesse. Dès le début, je me suis doutée que Masa n’était pas là pour rien, et je n’ai pas été très surprise de voir la rivale de Keito apparaître. Cependant, Keito ne sait pas trop ce qu’elle veut (ou alors c’est une « bonne poire »), car elle a l’air très fragile, mais en même temps fait des choses quelque peu illogiques… Une série qui commence à bouger un peu. Il était temps, car la série compte 8 tomes seulement !

A partir de 13 ans selon le site BD du CNDP.

PS : au CDI, c’est la série coup de coeur du moment des collégiennes !