Manga

Un thé pour Yumiko

UN THÉ POUR YUMIKO, par Fumio Obata (Gallimard, 2014, coll. Bayou)

Yumiko est une jeune femme japonaise qui vit depuis quelques années à Londres, ville qu’elle apprécie beaucoup. Elle partage sa vie avec son ami britannique Mark et s’éclate dans son travail. Un jour, son frère l’appelle du Japon et l’informe du décès de son père. Yumiko prend alors seule l’avion pour se rendre aux obsèques de son père ; c’est l’occasion pour elle de retrouver sa famille et de se rendre compte du décalage culturel entre son pays d’origine et son pays d’adoption. Elle en profite aussi pour retrouver ses racines et rendre visite à sa mère qui l’a toujours poussée à croire en ses rêves.

Voici un album qui était passé sur des blogs de lecteurs il y a quelques temps, et que j’avais noté. Dernièrement, il faisait partie des nouveautés à la bibliothèque, et je me suis donc laissée tenter par cette histoire mêlant deux cultures. Tout d’abord, je dois dire que j’ai beaucoup aimé le trait de l’auteur ainsi que la méthode de l’aquarelle qui confère à ce récit une agréable touche poétique et légère. Le trait est simple, sans superflu, parfois presque naïf, et il passe très bien dans cette histoire réaliste. J’ai aimé que le dessinateur ne représente pas la famille de Yumiko avec des traits typiquement japonais, car cela universalise le récit.. L’histoire se lit facilement, les pages se tournant presque parfois trop vite (il y a assez peu de textes et beaucoup de choses passent par l’image). Le récit est pourtant lent, il faut dire qu’il ne se passe pas énormément de choses dans cette histoire, sans pour autant que le lecteur s’ennuie. La relation de Yumiko avec sa famille n’est pas facile, et on la suit sans déplaisir dans son introspection et son retour aux sources. Un thé pour Yumiko est une histoire toute sensible sur la famille ainsi que le deuil tel qu’il peut se vivre au Japon. L’histoire comporte beaucoup de non-dits, et on sent l’héroïne entre deux cultures, n’étant plus vraiment japonaise sans pour autant être complètement européenne. C’est un point de vue intéressant, mais je suis restée un peu sur ma faim tout de même, il m’a manqué un petit quelque chose que je ne saurais décrire. Peut-être est-ce la fin un peu abrupte, où Yumiko se dit en revenant à Londres que rien n’a changé et reprend le cours de sa vie… Il n’en reste pas moins que cet album est une jolie histoire poétique avec de magnifiques dessins aux tons pastels, même si ce n’est pas pour moi un coup de cœur.

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Au milieu des livres, Le blog du petit carré jaune, Le blog de Yuko, Chroniques de l’invisiblePause lecture avec Kikine, Littérature a blog, Chez Clarabel

Premières planches à voir sur Izneo.

Aller voir le site (en anglais) de l’auteur, qui vit comme son héroïne en Grande-Bretagne.

Manga

Giacomo Foscari, tome 1 : Mercure

GIACOMO FOSCARI, tome 1 : MERCURE, par Mari Yamazaki (Rue de Sèvres, 2013)

Giacomo Foscari est un adolescent qui est né à Venise dans une famille aisée. Le fascisme commence à prendre de l’ampleur, son oncle s’est engagé dans ce parti mais ses parents réprouvent ce nouveau pouvoir montant. Giacomo apprend que la statue de Mercure qui est dans sa famille depuis des générations lui reviendra un jour. Passionné d’Antiquité, il admire pourtant un autre garçon de son âge, Andrea, issu d’un milieu populaire, et essaie de partager avec lui son amour de l’histoire antique. D’ailleurs, Giacomo a poursuivi dans cette voie, puisqu’en 1966, il est devenu professeur d’histoire occidentale dans une université de Tokyo. Sa vie s’écoule paisiblement dans les milieux intellectuels de la ville, mais il découvre aussi les premières émancipations de la jeunesse japonaise. En 1993, retraité, il revient une nouvelle fois au pays du soleil levant…

Voici un des premiers albums édités chez Rue de Sèvres en septembre 2013. L’objet en lui-même est déjà joli : format d’un roman, belle couleur de la couverture et papier de qualité. Je me suis lancée sans a-priori dans cette lecture, et j’ai découvert un personnage principal assez peu bavard, qui ne dévoile son passé en voix off par bribes plus ou moins développées. Le récit s’écoule lentement, en faisant des allers et retours dans le temps, l’histoire prend le temps de s’installer car il ne s’agit là que d’un tome 1. D’ailleurs, de nombreuses thématiques sont abordées sans pour autant être développées et on ne comprend pas forcément ce que ça vient faire dans le récit, surtout vers la fin où on perd de vue le personnage qui donne son nom à cette série. Par contre, Mari Yamazaki nous fait découvrir par touches des éléments culturels italiens et japonais, ce qui n’est pas inintéressant. Le dessin est japonais dans le sens où il est épuré, avec peu de décors.Ce qui est vraiment étrange dans le trait, c’est l’absence parfois du nez au milieu de la figure des personnages lorsqu’ils sont de face (et soudain de profil, le nez revient !). Pas de couleurs, mais une utilisation des gris pour réveiller un peu les dessins. Autant dire que je ne suis pas spécialement enthousiasmée par le dessin, même si je reconnais qu’il est joli et travaillé, un peu comme Taniguchi le fait. C’est vraiment au niveau du scénario que je n’accroche pas, c’est trop lent pour moi et puis ça part un peu dans tous les sens, dans le sens où de nombreuses pistes sont lancées sans forcément expliquer, et cela est typiquement le genre d’histoire qui me déplaît. Par exemple, on ne sait pas trop ce que revient chercher Giacomo au Japon en 1993, en tout cas ce n’est pas clairement dit. Mon avis est donc grandement mitigé sur cette série dont on attend toujours la sortie du tome 2 qui était au départ annoncée pour 2014…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : La bibliothèque de Noukette, Mille et une frasques, Délivrer des livresHistoire de lectures, Des mots et des notes, Un amour de BD, Les mots de la fin

Premières planches sur Izneo.

Article sur le blog de l’Ecole des Lettres avec des pistes pédagogiques possibles, et une présentation historique des mangas.

Manga

Vertical, tome 1

VERTICAL, tome 1, par Shinichi Ishizuka (Glénat, 2013)

Sanpo Shimazaki est un secouriste bénévole qui met ses talents d’alpiniste au service des secours japonais. Il est tellement mordu de montagne qu’il vit dans une tente à flanc de montagne. Il parvient parfois à sauver des touristes en bien mauvaise posture, mais quelquefois il descend des corps sans vie dans la vallée. Pourtant, il reste optimiste, et est même considéré comme fantasque par la police locale. Kumi Shiina travaille dans un bureau de la police, et va être amenée à suivre Sanpo dans ses sauvetages. Elle n’aime pas la montagne à cause de ces drames, mais Sanpo va-t-il parvenir à la faire changer d’avis ?

Voici venir sur ce blog un manga. Cela faisait plus de deux ans que je n’avais pas présenté de BD japonaise, j’avais un peu laissé tomber ce genre-là par manque d’envie et à cause de séries trop longues à mon goût. Je redémarre doucement avec ce seinen sorti à l’été 2013 sur un thème rarement abordé en BD, l’alpinisme. Tout de suite, dès la couverture, cela m’a fait penser au Sommet des dieux de Taniguchi, une série que j’ai eu du mal à commencer mais qui ne m’avait pas déçue, loin de là. Et bien, Vertical même s’il aborde le même sujet n’est pas pareil : là on suit un sauveteur surdoué, qui par passion de la montagne, va tout faire pour tirer d’un mauvais pas des alpinistes plus ou moins chevronnés. J’ai été moyennement conquise par cette lecture : j’ai trouvé le personnage de Sanpo trop irréaliste pour être vrai : il est trop de bonne humeur alors que la situation ne s’y prête pas (un peu comme lorsque le présentateur du journal télévisé a un sourire aux lèvres lorsqu’il annonce le dernier massacre dans un pays en guerre). Ses réactions sont parfois disproportionnées et ses sauvetages dignes des meilleures séries américaines. De plus, je pensais qu’il y aurait plus de fil conducteur, mais en fait Vertical est une succession d’histoires sans lien autre que Sanpo (et parfois Kumi). Je n’ai pas eu le temps de découvrir les histoires des autres alpinistes, car on passait trop rapidement sur leur accident puis leur sauvetage. Par contre, et il faut reconnaître cet intérêt à ce manga, on apprend des petites choses pas inintéressantes du tout sur la montagne : les balises pour être repéré lorsqu’on est coincé sous une avalanche ou encore des termes techniques de montagne. Mais ce que je retiendrai surtout, et c’est bien dommage, c’est l’aspect décousu du récit, avec seulement Sanpo en (maigre) fil conducteur. J’ai aussi eu du mal avec les bulles parfois en anglais, parfois en français : je ne sais pas si traduire juste en dessous était une bonne idée, surtout si c’est juste pour montrer la nationalité étrangère des protagonistes… Dommage car le sujet est original, et le dessin agréable, typique du manga et très réaliste. A essayer tout de même si le cœur vous en dit.

A partir de 14 ans selon Manga-News.

On en parle sur les blogs : Des bulles et des mots, Bulle de lecture, La folie des mangas, Les chroniques de Madoka, Samba BD

Manga

Bride Stories, tome 1

BRIDE STORIES, tome 1, par Kaoru Mori (Ki-Oon, 2011)

https://i1.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/3/5/5/9/9782355922749FS.gifAu XIXème siècle, en Asie Centrale, Amir est une belle jeune fille de 20 ans qu’on vient de marier à Karluk, l’héritier de la famille Eyhon, qui n’a que 12 ans. Une fois le choc de la découverte de son mari passé, les deux jeunes gens vont apprendre à se connaître. Amir montre à Karluk comment elle utilise son arc, et le jeune garçon est tout en admiration devant sa femme… On découvre aussi la famille de Karluk, son oncle qui vit en nomade, sa grand-mère déterminée et compréhensive, ses parents eux aussi étonnamment ouverts d’esprit, ses neveux et nièces qui se chamaillent… Cette vie simple et calme se trouve bouleversée lorsque la famille d’Amir vient la rechercher pour annuler le mariage contracté, mais la famille de Karluk refuse de rendre la jeune fille qui s’est parfaitement intégrée parmi eux… Comment cela va-t-il se passer dès lors que la famille de la mariée n’est plus d’accord pour l’union ?

J’ai beaucoup aimé ce tome, très bien dessiné (les tenues sont magnifiques, très détaillées, et il ne manque plus que la couleur pour faire encore plus réaliste). Le sujet est rare en bande dessinée ou en manga (c’est le premier que je lis sur ce sujet), mais il est formidablement bien abordé par l’auteur qui explique à la fin s’être bien documentée sur ce sujet de la route de la soie. Ce tome est un véritable voyage pour le lecteur, qui se retrouve embarqué dans les montagnes ou sous une yourte, à une époque où les mariages arrangés étaient légion. L’histoire qui naît entre les deux jeunes gens est bien sûr le centre de l’histoire, mais elle est perturbée par l’irruption des frères et cousins d’Amir qui viennent la récupérer. A la fin de ce tome, Amir n’est pas au courant de ce qui s’est passé en son absence… Cela devrait être révélé dans le tome 2, vivement la suite !

A partir de 14 ans selon Manga-News.

On en parle sur les blogs : Chroniques de l’invisible, Brice Fincoeur, Nourritures en tout genre, Mes lectures de l’imaginaire.

Le début du tome (plus d’une trentaine de pages tout de même !) est à lire sur le site de l’éditeur.

Cet album a reçu le prix intergénérations au festival d’Angoulême en janvier dernier.

BD adaptation, Manga

Les années douces, tome 2

LES ANNÉES DOUCES, tome 2, par Jirô Taniguchi et Hiromi Kawakami (Casterman, coll. Ecritures, 2011)

https://i0.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/0/3/0/9782203034266FS.gifSuite du tome 1. Tsukiko et le maître se rencontrent toujours, souvent le soir, mais plus forcément dans le café habituel. Leur rituel est bien établi, chacun paie ses consommations et le maître ne sert jamais Tsukiko. Maintenant, ils se retrouvent dans des lieux en extérieur. Il l’emmène dans un pachinko, sorte de salon de jeu, il l’invite dans une île quasi-déserte, où son épouse est enterrée. C’est là dans cet univers confiné qu’apparaissent véritablement les premiers rapprochements entre les deux personnes. Comme pour le tome 1, l’histoire se passe extrêmement lentement, trop pour moi. Mais au moins ça change du premier volume, car les lieux sont différents et on ne parle pas toujours de nourriture (c’est vraiment ce qui m’avait déplu dans le tome 1). On en découvre plus sur l’histoire du maître et de sa femme (qui avait l’air assez spéciale dans son genre !), et cela répond aux questionnements qui avaient pu apparaître depuis le début de l’histoire. Un chapitre précipite les choses, lorsque les deux adultes se rapprochent de plus en plus… Cela contraste avec la lenteur des chapitres précédents, et c’est assez surprenant.

L’histoire se déroule sur plusieurs années, 3 ans exactement, et on ne l’apprend qu’à la fin, avec le cadeau que le maître laisse à Tsukiko, son cartable. La fin est assez triste, mais en même temps, on s’y attendait un peu. Par contre, je n’ai pas trop compris les tout derniers chapitres, avec le personnage imaginaire dessiné étrangement (est-ce du fantastique avec ce retour à l’enfance ?), mais c’est peut-être que je n’en pouvais plus de cet album que je ne me voyais pas lâcher avant la fin, par respect pour les dessins toujours aussi travaillés… Pour conclure, si vous voulez découvrir les oeuvres de Taniguchi, ne commencez pas par cette histoire…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs: SambaBD, Bibliosouppes, Vent d’est, vent d’ouest.

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur.

BD adaptation, Manga

Les années douces, tome 1

LES ANNÉES DOUCES, tome 1, par Jirô Taniguchi et Hiromi Kawakami (Casterman, coll. Ecritures, 2010)

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/9/4/7/000696947.jpgTsukiko Omachi est une jeune femme trentenaire célibataire, qui travaille dans un bureau. Un jour, par hasard, dans un bar, elle retrouve son ancien prof de japonais du lycée, Harutsuna Matsumoto. Leurs rencontres dans ce même bar deviennent de plus en plus fréquentes, sans pour autant qu’ils ne se donnent de véritables rendez-vous. C’est l’occasion pour la presque quarantenaire et le retraité (qu’elle appelle « le maître ») de parler de choses et d’autres, et d’apprendre à se connaître, autour des mets japonais et du fameux saké…

Voici un album que j’ai choisi pour son auteur que j’apprécie particulièrement, Jirô Taniguchi. Ses dessins sont toujours aussi magnifiques et travaillés, mais cette fois, j’ai vraiment eu du mal avec cet album, où il adapte un roman de son compatriote Kawakami (couverture ci-dessous de l’édition française, chez Philippe Picquier). En effet, il y a peu, voire pas d’action du tout, il ne se passe vraiment pas grand-chose, sauf un peu sur la fin du tome, avec la rencontre entre Tsukiko avec un ancien camarade de classe lors de la fête des cerisiers, mais on sent bien que la femme ne pense qu’au maître… Des sentiments naissent chez Tsukiko sans qu’on sache vraiment de quoi il s’agit. En tout cas, ces sentiments affectifs ont l’air d’être à sens unique… Je n’ai pas accroché à l’histoire, dont les différents chapitres (un par rencontre entre le maître et Tsukiko) se passent souvent devant un repas typiquement japonais (ce qui m’a fait penser au Gourmet solitaire, de Taniguchi, que je n’avais pas chroniqué tellement je n’avais pas aimé). Bref, entendre parler d’oden, d’algues, de brochettes au sel… ne m’a pas emballé plus que ça, et j’ai eu des difficultés à terminer la lecture de cet album, tant le fil conducteur de l’histoire est mince et l’action lente. De plus, ma culture japonaise est trop mince pour pouvoir comprendre les références japonaises (des auteurs, des citations, des textes) citées par le maître. Bref, un album qui restera flou pour moi, et qui malgré les dessins toujours aussi agréables à regarder, ne m’a pas plu… Déçue…

Biographie et bibliographie de la romancière sur le site de l’éditeur français de ses romans.

A partir de 15 ans selon le site BD du CNDP.

On en parle sur les blogs : Au panda rêveur, Lecturissime, Bibliosouppes.

Manga

Sur la nuit

SUR LA NUIT, par Ebine Yamaji (Asuka, coll. Yuri, 2005)

https://i1.wp.com/www.manga-news.com/public/images/series/sur_nuit.jpgVoici un manga, recueil de 9 nouvelles saupoudrées de fantastique, d’amour et de mort.

Ceci doit être mon résumé le plus court d’une de mes lectures ! A vrai dire, je n’ai rien compris à cet album, écrit et dessiné en 1991 par l’auteur alors qu’elle était en déprime (c’est ce qu’annonce Manga-News sur la page dédiée à cet album). J’ai eu du mal à distinguer les personnages, j’ai parfois même eu l’impression qu’il manquait des pages au livre, car je n’arrivais pas à suivre le fil du récit… Vraiment étrange ! Après recherches sur le web, je découvre qu’il s’agit d’histoires d’amour entre deux filles (ce dont je m’étais doutée dans une histoire, sans vraiment en être sûre…), et que l’auteur est spécialisée dans cette thématique-là.

Je n’ai donc pas aimé le déroulé des histoires, vraiment pas clair, et ce quel que soit la nouvelle lue. Et également le dessin n’est pas spécialement fouillé, c’est assez simple, mais ça ne m’a pas convaincue… Bref, à éviter, ou alors c’est qu’il me manquait des éléments pour pouvoir comprendre (et apprécier) cet album… Néanmoins, comme il s’agit des premiers travaux de jeunesse d’une auteur qui paraît être connue depuis, il reste possible que je me penche (un jour) sur ses autres productions plus récentes, en espérant qu’elles aient évolué positivement…

A partir de 15 ans selon l@BD et à partir de 16 ans selon Manga-news.

On en parle sur le web : Sugaryinle petit mangaMangagate.

Manga

Un drôle de père, tome 4

UN DRÔLE DE PÈRE, tome 4, par Yumi Unita (Delcourt, 2009, coll. Akata)

https://i0.wp.com/www.mangagate.com/ressources/images/couverture/manga/un-drole-de-pere-volume-4.jpgSuite du tome 3. Daikichi vit toujours avec Rin, qui n’a pas grandi depuis la dernière fois où on l’a quitté. La cousine de Daikichi et sa fille Reina viennent habiter avec eux quelques temps, suite à un différend avec le mari de celle-ci. Le jeune trentenaire s’inquiète pour la santé de sa jeune ‘tante’ (même si Rin ne ressemble pas à l’image traditionnelle de la tante), qui attrape à l’école sa première maladie. Il bénéficie cependant des conseils de la maman de Koki, ami de Rin, qui élève elle aussi seule son enfant.

Ce tome nous parle dans sa première partie de la famille japonaise (où les grands-parents vivent avec leur fils, leur belle-fille et leurs enfants, ce qui ne semble pas être une exception là-bas). Et il interroge aussi sur les parents célibataires. Je n’ai pas été enthousiasmée par ce tome-ci, j’ai trouvé des longueurs sur les deux grands sujets (la famille et la maladie), et puis finalement ça n’a pas beaucoup fait avancé l’histoire depuis la dernière fois. Je ne me suis pas sentie concernée ni touchée par les histoires de maladies (ou de peur de maladie) de Rin et Daikichi, ça parle beaucoup, je trouve, pour finalement ne rien dire (ou pas grand-chose).

Au contraire, je me demande toujours s’il peut y avoir une relation entre Daikichi et la maman de Koki… ^^ Bref, mon enthousiasme du début de la série commence à retomber, car ce numéro 4 me paraît réellement être une pause dans le récit… !

A partir de 13 ans selon l@BD.

Manga

Un drôle de père, tome 3

UN DRÔLE DE PÈRE, tome 3, par Yumi Unita (Delcourt, 2009, coll. Akata)

https://i2.wp.com/www.manga-news.com/public/images/vols/drole_de_pere_03.jpgSuite du tome 2. Rin, 6-7 ans, vit toujours avec son neveu Daikichi, la trentaine. Daikichi a retrouvé sa mère, mais celle-ci ne veut pas voir sa fille, son travail de mangaka lui prend trop de temps, et elle ne s’en sent pas capable. Rin rentre à l’école, en CP, avec son ami Koki, et Daikichi s’inquiète. Il se rend compte que la petite fille grandit, s’épanouit avec lui : elle est bavarde, s’intéresse à plein de choses, affirme son  caractère… Il tente de conserver le lien entre Rin et son père (le grand-père de Daikichi), en en parlant, en l’emmenant au cimetière et dans sa maison… A son travail, Daikichi est dragué par une de ses collègues, qui réagit mal lorsqu’elle apprend qu’il a une petite fille en charge… Bref, la vie de ce duo original continue, avec ses moments de joie et de doute…

J’adore toujours autant le dessin, qui est très rafraîchissant ! Le trait est toujours clair, suffisamment détaillé pour donner une ambiance qui me plaît particulièrement. C’est donc un vrai bon petit moment de lecture !

A partir de 13 ans selon le site BD du CNDP (l@BD) et 16 ans selon le site Manga-News. Je le mettrai personnellement pour des lycéens, pas pour des collégiens…

Manga

Un drôle de père, tome 2

UN DRÔLE DE PÈRE, tome 2, par Yumi Unita (Delcourt, 2008, coll. Akata).

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/6/6/9/000784669.jpgSuite du tome 1. Daikichi est toujours célibataire et s’occupe de sa tante, la mignonne Rin qui a six ans. Rin s’épanouit de plus en plus avec lui qui a dû modifier ses habitudes et ses horaires. Cependant il rencontre quelques problèmes lorsqu’il s’agit de faire les inscriptions à l’école… Il s’inquiète pour la petite fille qui a perdu son père (le grand-père de Daikichi) et dont la mère s’est évaporée. Il part donc à sa recherche et découvre en même temps une face cachée de son grand-père : il avait un ordinateur, et celle qu’il faisait passer pour sa femme de ménage était en réalité la mère de Rin ! Il va tout faire pour la retrouver et lorsqu’il la rencontre, il tombe sur une jeune femme étonnante… Il choisit alors de la prendre en charge jusqu’à sa majorité.

Un très beau manga, avec un graphisme épuré sur lequel je ne pensais pas accrocher au départ, mais qui finalement correspond à l’esprit de cet ouvrage : léger et grave à la fois. Les sujets sont sérieux (l’éducation, la famille monoparentale, la responsabilité individuelle…), mais ils passent bien grâce aux dessins, clairs et sans fioritures. Quelques passages sont même assez drôles. Ca se lit très bien, et on ressent l’attachement qui existe entre Rin et Daikichi, d’ailleurs la scène à la fin du tome à ce sujet est très émouvante. Enfin, mention spéciale pour les dessins de Rin qui sont particulièrement réussis !

A partir de 13 ans pour le site Bd du CNDP, mais je ne sais pas si ça plairait à des élèves de collège…

Lire également l’avis de Chiffonnette, elle aussi enthousiaste !