Romans adulte

Oui…

OUI…, par Murielle Renault (Le dilettante, 2011)

https://i2.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/6/2/9/000883629.jpgJuliette est une jeune femme au fort caractère. Elle sort avec Benjamin depuis un an et un soir sans l’avoir prémédité le demande en mariage.Entre la rencontre des familles (l’une unie, au moins en apparence, et l’autre totalement désunie (divorcés, le père a vécu trois mariages et la mère est totalement déprimée)), celle des amis, le choix des témoins, les non-dits et les faux-semblants, la préparation de ce mariage que Juliette ne veut pas comme les autres ne va pas être une partie de plaisir. Et le jour-même du mariage, les évènements vont en faire une journée vraiment hors du commun !

Voici un roman pour les adultes, pour une fois ! Il est rare que j’achète un roman nouvellement sorti en librairie, et cette fois-là, ce fut à cause de la couverture, dessinée et rose, qui se détachait complètement parmi le grand nombre d’ouvrages proposés à la vente. Bien sûr, il ne faut pas se fier à la couverture, mais bon, ce fut pour moi un critère de choix (comme souvent d’ailleurs).

Cette histoire de mariage est bien sympathique à lire. C’est fluide, dynamique aussi. En effet, chacun des personnages livre son point de vue, qui se recoupe (ou non) avec ce qui est déjà écrit auparavant. Pas de redondances donc, mais un apport à chaque fois différent. On a pas mal de personnages : les futurs mariés tout d’abord, Juliette et Benjamin, mais aussi les amis de Benjamin (et ex-amants de chacun des mariés) Guillaume et Mathilde, Jimmy le meilleur ami de Juliette, les parents des deux jeunes gens, le frère du marié, la belle-mère de Juliette, mais aussi le curé et dans la dernière partie du roman qui narre le jour du mariage, le point de vue unique du photographe. Tout cela est très bien mené, c’est cynique, drôle et parfois complètement déjanté : amour, jalousie, infidélité, doute, séparation, routine… Ce roman est à rapprocher d’Une pièce montée, roman de Blandine Callet, qui lui se limite au jour J. Mais à chaque fois, cela montre le mariage comme le jour de tous les possibles, positifs ou négatifs. Bref, tant qu’on n’est pas concerné(e) par cet ‘évènement’, on peut en rire, tellement c’est drôle !!

La fiche de l’auteur et la fiche du roman sur le site de l’éditeur.

On en parle sur les blogs de Mille et une pagesCanelLa compagnie des livresÀ l’ombre du cerisier.

Romans adulte

Où on va, papa ?

OÙ ON VA, PAPA ?, par Jean-Louis Fournier (Stock, 2008)

https://i2.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/7/1/9782234061170.jpgJean-Louis a deux fils, Matthieu et Thomas, qui sont handicapés à 80 % et ont des problèmes de vue, d’audition, de compréhension, et la tête « pleine de paille ». Le père raconte sa vie avec ses fils, ses espoirs et ses douleurs. Il expose à travers de courts chapitres des morceaux de quotidien de ses deux fils, placés en institut et ce que cela engendre sur sa vie de famille, avec sa fille ‘normale’ et sa femme qui finit par le quitter.

On peut aimer le style, avec l’humour qu’il contient pour mieux faire passer la détresse, mais on peut aussi être choqué par les blagues que l’auteur fait sur « ses deux oiseaux ». Personnellement, je trouve que l’humour utilisé permet de ne pas s’apitoyer sur son sort, même si quelquefois l’auteur va un peu loin. Mais finalement, doit-on rire d’une telle situation ? On se sent parfois un peu honteux de sourire à la lecture de situations qui sont décrites comme cocasses, mais qui finalement n’ont rien de drôle. Mais l’humour n’est-il pas une façon de dépasser une situation difficile ? Difficile de trancher… Mais ce livre est un bon objet de réflexion.

Prix Fémina 2008, ce court récit (154 pages, dont beaucoup de blancs) a fait l’objet de polémiques, entre ceux qui ont apprécié le style d’écriture et ceux qui ont été choqués par le cynisme de certains passages. La mère des deux enfants tient un site internet dans lequel elle exerce un droit de réponse, après avoir connu des soucis avec l’éditeur du livre de JL Fournier.

Voir les critiques et avis de Télérama, de Sablachallandaise, de Pimprenelle.

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La solitude des nombres premiers

LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS, par Paolo Giordano (Points, 2010)

https://i1.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/2/5/9782757817520.jpgAlice et Mattia se rencontrent au lycée. Chacun a une particularité : Alice, anorexique, boîte depuis une chute à ski, et Mattia a des tendances morbides, il s’automutile souvent depuis qu’il a perdu sa soeur jumelle handicapée alors qu’ils étaient enfants. Le fil entre les deux ados, devenus adultes, va toujours perdurer, même si chacun va faire sa vie…

J’avais choisi ce livre pour plusieurs raisons : le titre, accrocheur (pourquoi des mathématiques dans un titre) mais qui ne semble pas en lien avec l’image de la couverture (une main ouverte), et aussi parce que j’avais décidé de trouver un roman étranger. La solitude des nombres premiers nous vient d’Italie (où d’ailleurs il a reçu l’équivalent du Goncourt français), et c’est le premier roman d’un doctorant en physique théorique… On comprend un peu mieux la présence des maths, et plus généralement des sciences. En effet, on trouve dans le roman des termes parfois incompréhensibles quand on n’est pas dans un domaine scientifique… mais ça se lit bien, plutôt très bien même !! Bref, une bonne lecture, avec ces deux histoires en parallèle, dans lequel le récit n’est pas larmoyant, ni trop optimiste ou pessimiste… La fin est d’ailleurs assez surprenante !

Quelques avis choisis sur la blogosphère : le goût des livresa girl from earthcharlie bobine.

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Une pièce montée

UNE PIÈCE MONTÉE, par Blandine Le Callet (Le livre de poche, 2007)

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/9/6/6/000769966.jpgBérengère et Vincent se marient. C’est l’occasion d’un mariage bourgeois, avec chapeaux, champagne, réception dans un vieux moulin… Pourtant ce jour va être vu de façons différentes par les invités des mariés : Pauline la nièce, Jean-Philippe l’oncle, Damien le confrère avocat, Madeleine la grand-mère, Marie la sœur célibataire de la mariée…

Chaque chapitre de ce roman est consacré à un personnage (dont chacun des nouveaux mariés), qui raconte comment il vit cette journée ou un moment de cette journée. C’est l’occasion de rencontres inattendues et de situations drôles, attendrissantes ou au contraire tristes… Même les mariés expriment comment ils vivent cette journée inoubliable.

Toute l’histoire se concentre donc dans une seule et unique journée, avec quelques retours en arrière pour mieux comprendre. C’est drôle, parfois émouvant. Léger, ce roman attaque la bourgeoisie où l’apparence compte parfois plus que le reste. Le mariage est aussi l’occasion de faire tomber les masques et de dévoiler les secrets de famille. Un bon roman, pour passer un agréable moment.

Ce roman a été adapté en film sorti le 10 mars dernier (je ne l’ai pas vu passer, donc je n’ai pas choisi ce roman pour cela), avec Jérémie Renier et Clémence Poésy. Voir la fiche dédiée sur Allociné. La bande-annonce ci-dessous :

Animation Flash
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En cas de bonheur

EN CAS DE BONHEUR,  par David Foenkinos (J’ai lu, 2007)

Claire et Jean-Jacques forment un couple uni depuis 8 ans, et leur fille Louise complète leur bonheur. Depuis leur ‘Genève’ (le meilleur moment de leur couple au début de leur relation au bord du lac Léman), de l’eau a coulé sous les ponts, et le couple n’est finalement plus si uni que cela. Jean-Jacques trompe sa femme avec un de ses collègues Sonia, et Claire choisit un détective privé pour savoir ce qui se passe, mais elle va s’enticher de ce détective d’origine russe. Chacun va donc vivre son expérience. Cependant, Claire n’est pas complètement heureuse, et lorsqu’elle apprend que Jean-Jacques a lui aussi choisi un détective pour la suivre, ses sentiments vont être bouleversés, elle ne sait plus où elle en est…

Un roman du même auteur que La Délicatesse, qui m’avait vraiment plu. Pourtant là je n’ai pas été spécialment emballée, l’histoire d’un couple qui se sépare, de deux adultes qui vivent chacun leurs expériences de leur côté n’a rien de particulièrement palpitant. Je trouve cependant le style d’écriture très léger, très facile à suivre et on se laisse embarquer dans cette histoire sans éclat… Un assez bon moment de lecture, mais pas inoubliable. Je garde un meilleur souvenir de la Délicatesse !

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No et moi

NO ET MOI, par Delphine de Vigan (Le livre de poche, 2009, 1ère édition chez JC Lattès, 2007)

Voici mon deuxième roman de cette jeune auteur française, avec un thème original : la vie d’une jeune femme sans-domicile-fixe, qui va être aidée par une jeune lycéenne et sa famille. Nous sommes à la place de la jeune Lou Bertignac, 13 ans, deux ans d’avance et déjà en classe de 2nde dans un lycée parisien. Pour un exposé en S.E.S., elle choisit de s’intéresser aux jeunes femmes qui vivent dans la rue, et choisit pour illustration d’interviewer une jeune femme de 18 ans, Nolwenn, plus connue sous le surnom de No, rencontrée à la gare d’Austerlitz. Lou réussit à apprivoiser la jeune femme pour son exposé, et révoltée par sa situation, va tenter de l’aider une fois l’exposé terminé. Une amitié solide va naître entre ces deux adolescentes, chacune connaissant une face de la vie. C’est à la fois un apprentissage de la vie pour la jeune Lou, mais aussi un roman quelque peu cruel, lorsque la réalité revient au galop et écrase toute la bonne volonté de la jeune fille surdouée…De plus, sa famille déchirée, entre sa mère dépressive et son père travailleur, va quelque peu compliquer les choses, à moins que…

Un très bon roman, qui se lit d’une traite tellement il est prenant. Le thème de la solitude est abordé de façon réaliste, et cela permet de prendre un peu plus conscience de l’isolement qui peut exister dans notre société. Sur un sujet grave, Delphine de Vigan réussit à nous sensibiliser, sans misérablisme, grâce au parti pris de se mettre dans la peau de Lou, qui va à la fois grandir et aussi connaître ses premiers émois amoureux… A conseiller !

Voir mon précédent article sur « les heures souterraines« , roman sélectionné dans le cadre du Goncourt des Lycéens 2009.

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Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates

LE CERCLE LITTÉRAIRE DES AMATEURS D’ÉPLUCHURES DE PATATES, par Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows (Nil, 2009)

cercle-litteraire.jpgAprès guerre, à Londres, Juliet est une écrivaine reconnue pour avoir, à travers ses écrits, publié des récits humoristiques pendant la guerre. Le conflit fini, elle veut réécrire sous son propre nom, mais ne trouve pas de sujet qui la satisfasse. Elle s’en désespère auprès de Sidney, son éditeur. Un jour, elle reçoit un courrier d’un certain Dawsey, habitant sur l’île anglo-normande de Guernesey, qui a acheté d’occasion un livre qui lui appartenait. C’est le début d’une correspondance épistolaire entre cette femme célibataire et cet homme éloigné du monde de la littérature. A travers ses courriers, il va lui faire découvrir le cercle de lecture qui existait pendant la guerre, le cercle littéraire des amateurs de tourtes aux épluchures de patates, et tous les membres qui y participaient : Isola, Elizabeth, …
Juliet, de plus en plus conquise par ces personnages, décide, après de nombreux échanges épistolaires avec les différents membres du cercle, d’en faire le sujet de son prochain roman. Pour mieux s’imprégner de cette ambiance, elle choisit de se rendre à Guernesey, et va encore mieux découvrir la vie de ses hôtes et ce qui s’est passé pendant la guerre dans ces îles occupées au beau milieu de la Manche…

En voilà d’un titre, assez long pour le souligner et au contenu assez intriguant… Bon, il faut le dire, une fois terminé, ce livre ne laisse pas un souvenir impérissable. Pour preuve, j’en ai (déjà) oublié des noms de personnages… Il faut dire qu’il y en a un grand nombre, ce qui est quelque peu dérangeant pour pouvoir suivre correctement l’histoire.
Le style est épistolaire, un poil trop convenu. Au point que les styles littéraires sont assez souvent les mêmes, entre l’écrivaine qui maîtrise la langue et l’homme au fin fond de Guernesey qui n’avait jamais lu de livres avant de participer, bien malgré lui, à ce cercle littéraire… Les personnages sont tout de même assez attachants, mais sans plus. Parfois, une lettre destinée à une personne toute autre passe, sans trop comprendre pourquoi. Le fil conducteur en est parfois difficile à retrouver. Sinon, ce livre apporte plein de renseignements sur une île assez méconnue (sauf pour y avoir vu vivre Victor Hugo entre 1856 et 1870) pendant le second conflit mondial : l’île a été occupée par l’armée allemande, avec tout ce que cela engendre (marché noir, couvre-feu…)… Un bon point pour ce livre !

Cependant, la fin est vraiment « cul-cul la praline ». Ca tombe comme un soufflé (et comme une tourte ?? 😉 ).

Bilan : à lire pour voir, pour se faire son propre avis.  Mais ça ne restera pas comme le meilleur livre de l’année pour moi.

Romans adulte

Le mec de la tombe d’à côté

LE MEC DE LA TOMBE D’À CÔTÉ, par Katarina Mazetti (Actes Sud, 2009, coll. Babel)

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Désirée est veuve d’Orjän. Tous les jours ou presque, elle se rend sur sa tombe, et croise souvent quelqu’un recueilli sur la tombe d’à côté. Désirée, la bibliothécaire de la ville, va faire connaissance un jour avec cet homme, Benny, agriculteur dans un petit village suédois, qui a du mal à tout faire dans son exploitation depuis le décès de sa mère. Cela va être le choc des cultures entre la citadine, grande amatrice de poésie et d’opéra, et le rural, qui s’occupe de ses vingt-quatre vaches laitières et passe tout son temps pour son travail.

Le style de cette histoire, cette rencontre entre deux êtres que tout sépare, est original. Ajoutons que cela se déroule en Suède (l’auteur, malgré son nom qui sonne plus méditerranéen que scandinave, est bien suédoise !), avec ce qu’il faut de noms méconnus en suédois. Cela ajoute un charme à la lecture… Les chapitres se succèdent, et sont à tour de rôle la parole de Benny, puis celle de Désirée. Parfois il s’agit du point de vue de chaque personne sur une même chose, mais avec des ressentis différents, parfois au contraire l’histoire n’est pas redondante. En tout cas, ce choix d’écriture est souvent justifié, car cela permet de se mettre à la place de chacun des deux amoureux dans la scène décrite. Le ton est léger, souvent plein d’humour, sur une histoire dont les deux savent qu’elle ne pourra pas durer si chacun ne décide pas de faire des concessions sur son mode de vie.

Une lecture de 253 pages à partir du lycée.

EDIT : une pièce de théâtre est issue de ce roman. En savoir plus sur l’Express Culture.

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La délicatesse

LA DELICATESSE, par David Foenkinos (Gallimard, 2009, coll. blanche)

 Nathalie et François se sont rencontrés dans la rue, lorsque François décide d’aborder la jeune étudiante en économie pour l’inviter à prendre un verre. Ils suivent le fil normal de la vie d’un couple : follement amoureux, ils s’installent ensemble, se marient et vivent une vie à deux… Nathalie trouve un travail dans une entreprise suédoise, tout se déroule au mieux pour eux deux. Un jour comme les autres, après quelques années de bonheur total, un dimanche où Nathalie aime à lire sur le canapé, avec un thé à la main, François décide d’aller courir… Il n’en reviendra pas, renversé par une voiture. Nathalie, jeune veuve, met du temps à retourner à son bureau, son supérieur Charles lui laissant tout le temps qu’il lui faut. Un jour, il lui déclare maladroitement sa flamme et Nathalie lui avoue qu’elle n’est pas attirée par lui. C’est un jeune collègue, qu’elle a sous ses ordres, un suédois nommé Markus, pas gâté par son physique et ses tenues vestimentaires originales, qui va séduire, au départ sans le vouloir, avec délicatesse la belle Nathalie…

Un roman très très très agréable à lire. L’auteur s’est amusé à découper le livre en 117 (oui, tout ça !! ) chapitres plus ou moins longs, alternant entre la vie de Nathalie et des interludes diverses et originales (par exemples des définitions du dictionnaire, une recette de cuisine, un extrait d’article de journal, des chansons….). Cette écriture est assez désarçonnante, et finalement ces quelques menus apports amènent un plus à la lecture. On rit, on sourit, tellement ils correspondent au texte. Les sentiments sont abordés d’une belle façon, j’ai été complètement emportée par l’histoire de cette femme seule, qui va pourtant rebondir…
Ca me donne envie de lire les sept précédents romans de cet auteur, dont la bibliographie est à consulter ici.

Un roman de la sélection Goncourt 2009.

Consulter sur le site de Gallimard une interview en vidéo de l’auteur et écouter également un extrait audio. Le blog de David Foenkinos se trouve sur le site de Livres Hebdo.

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Les heures souterraines

LES HEURES SOUTERRAINES, par Delphine de Vigan (JC Lattès, 2009)

Mathilde est une femme active et une maman comblée par ses trois fils. Elle travaille à Paris ou en région parisienne dans une entreprise où elle est reconnue et appréciée par ses collègues. Malheureusement, cette belle vie s’arrête à compter du jour où son supérieur direct, à la suite d’un léger accrochage, fait tout pour lui supprimer son travail, la dévaloriser… Mathilde cache ce harcèlement moral à ses amis et sa famille, elle se rend à son bureau pour ne plus avoir rien à faire.  
Thibault est quant à lui médecin pour les urgences médicales de Paris, il vient de quitter Lila, la femme avec laquelle il ne partageait finalement pas tant de choses que cela. Après plus de 10 ans à Paris et cette séparation, la ville lui apparaît de plus en plus froide, de plus en plus porteuse de solitude. Ces deux personnes sont des exemples de gens vivant dans un rythme effréné, jusqu’à ce qu’un événement (ici le harcèlement et la séparation) les fasse considérer leur vie différemment. Ces deux personnages, assez banals finalement, pourraient-ils se croiser, se rencontrer en ce jour de mai ? Lire la suite « Les heures souterraines »