Autour de Jupiter [roman]

AUTOUR DE JUPITER, par Gary D. Schmidt (Bayard jeunesse, 2019)

jupiter.jpgJoseph, quatorze ans, a vécu le grand amour avec Maddie, jeune fille d’un milieu social totalement différent du sien. De leur amour est née Jupiter, prénommée ainsi à cause de la passion commune des parents pour la planète. Mais Jack n’a jamais vu sa fille, car le scandale de la grossesse de Maddie a conduit à son éloignement… Joseph, rebelle et solitaire, souhaite à tout prix retrouver son amour et sa fille, mais apprend que Maddie est décédée en mettant Jupiter au monde. Dès lors, il n’a plus qu’un seul souhait : retrouver sa fille… Mais les adultes autour de lui considèrent qu’il en est incapable, et l’envoie dans un centre fermé pour ados, puis dans une famille d’accueil, après avoir été accusé d’avoir voulu tuer un de ses profs. Là, il rencontre Jack, quelques années de moins que lui, qui sans le savoir, va lui redonner de l’espoir et lui permettre de se reconstruire.

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L’enfant du séisme [roman]

L’ENFANT DU SÉISME, par Sophie Noël (Oskar, 2015, coll. société)

séisme

Flore vit en banlieue parisienne avec son père et sa mère. Elle sait depuis toujours qu’elle a été adoptée en Haïti, car sa mère « de ventre », comme elle dit, ne pouvait pas la garder. Depuis quelques temps, elle sait aussi qu’une petite sœur prénommée Alexandra, originaire du même pays qu’elle, va les rejoindre. Elle est très heureuse, d’autant plus que sa meilleure copine Madeleine va elle aussi devenir grande sœur prochainement… Mais l’attente est longue pour la fillette, d’autant plus que le terrible séisme de janvier 2010 va retarder les plans de la famille…  Flore se questionne sur ces affaires de « grands »…

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Ma petite sœur d’occasion [roman]

MA PETITE SŒUR D’OCCASION, par Eric Sanvoisin (Nathan, 2016, coll. Nathanpoche)

soeur occasion

Hugo Blanc est fils unique. En dernière année à l’école primaire, il est bien content d’avoir ses parents pour lui tout seul. Alors quand un jour ces derniers lui annoncent qu’ils vont adopter en Ethiopie Fabyby, une petite fille, Hugo se fâche et refuse de les écouter. Et lorsqu’ils se rendent en Ethiopie pour la chercher, Hugo est obligé d’aller loger chez sa grand-mère pendant leur absence. Comment annoncer cela à sa bande de copains qui martyrisent les plus petits sur la cour de récré ? Comment vont-ils réagir s’il leur annonce qu’il va avoir une petite sœur noire ? Lire la suite

Le train des orphelins, tome 4 : Joey

LE TRAIN DES ORPHELINS, tome 4 : JOEY, par Philippe Charlot et Xavier Fourquemin (Bamboo, 2014, coll. Grand angle)

Suite du tome 3. Fin du 20ème siècle, Lisa et Joey se rendent à une réunion regroupant des orphelins qui comme eux ont pris le train vers l’ouest dans les années 1920. Mais Joey n’est pas spécialement enthousiaste à prendre le train, mais l’obstinée Lisa parvient tout de même à le convaincre de la suivre. C’est l’occasion pour eux de voir remonter à la surface leurs souvenirs, et leur parcours de vie agité, surtout à cause des entourloupes de Mr Coleman et de Harvey/Jim prêt à sauver sa peau pour rester aux côtés d’Anna (soeur de Jim et Joey) et de la riche famille du juge new-yorkais. Jim et sa femme Bianca, tout juste mariés, vont eux aussi se rendre à cette réunion des anciens du train au lieu de partir en voyage de noces, sans oublier d’emmener avec eux leurs deux jeunes chiots…

Voici la fin du cycle 2 avec ce tome sorti en début d’année. Je crois que j’aurais dû relire les tomes précédents pour me remettre dans l’ambiance, car même s’il y a un résumé de l’intrigue en début d’album, ce n’est pas simple de retrouver nos personnages principaux, surtout lorsqu’ils font des références à ce qui s’est passé avant. J’ai donc eu plus de mal avec cet épisode-là, aussi parce qu’il y a plus de retour en arrière, et que l’histoire dans les années 1990 n’avance pas ou presque. Les mésaventures de Joey et Lisa avec la recherche hypothétique de Jim, puis la découverte qu’Harvey a usurpé son identité, puis l’escroc Coleman qui joue double jeu prennent pas mal de planches dans l’album, et donc l’histoire des deux frères retraités n’avance pas, on ne sait pas s’ils vont se rencontrer jusqu’à la toute fin de l’album. Egalement, on n’a pas de nouvelles d’Harvey devenu Jim, sauf à travers quelques cases énigmatiques où il apparaît en vieux fou délirant. Mais c’est surtout la case qui clôture l’album est très frustrante… Sans la dévoiler, j’aurais aimé quelques pages de plus ! Le dessin est le même qu’auparavant, rien de plus à ajouter là-dessus si ce n’est qu’on distingue facilement les personnages. Comme il y a plus de scènes dans le passé, le marron est toutefois la couleur la plus utilisée, mais cela est pratique pour distinguer les époques. Ce volume 4 est donc intéressant pour reconstituer le parcours de Lisa et Joey, mais je pensais vraiment qu’il y aurait une vraie fin pour ce cycle… Le train des orphelins reste tout de même une bonne série sur un sujet méconnu. A quand la suite ? L’éditeur annonce en janvier 2015

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : My little discoveries, SambaBD2midalvers, Jules Romans sur Critiqueslibres

Premières planches à voir sur Izneo.

L’été où je suis né

L’ÉTÉ OÙ JE SUIS NÉ, par Florence Hinckel (Gallimard jeunesse, 2011, coll. Scripto)

https://i2.wp.com/ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/7/9/5/001011795.jpgLéo est un ado né sous X et qui a été adopté alors qu’il était bébé par Claire et Charles. Il ne vit pas mal le fait de ne pas connaître ses parents biologiques, lui ce qu’il aime, c’est ses potes, ses motos, et les statistiques. Les filles, il ne s’y est jamais vraiment intéressé, et ses parents biologoques sont tellement bien qu’il ne cherche pas non plus à connaître ses racines, il parle juste parfois dans sa tête à sa mère biologique, en l’appelant X. Tout va bien pour lui donc, mais un jour, il tombe amoureux d’une fille de sa classe dont il ne connaît même pas le prénom. Son meilleur ami Jason, avec lequel il aime aller se baigner à la rivière, ne le reconnaît plus, surtout lorsque Xavière ne donne plus de nouvelles au pauvre Léo désespéré. L’ado va alors chercher à creuser ses origines pour pouvoir se remettre de sa déception amoureuse…

Ah tiens, un roman, ça faisait longtemps !! Je me suis dit que ça me ferait peut-être du bien de me remettre aux romans, depuis le temps ! Alors j’en ai choisi quelques uns, pas trop épais (on recommence doucement, faut pas abuser non plus !), que je compte lire pendant les vacances… Celui-là, je l’ai choisi car j’aimais bien la couverture et le titre, qui est le total opposé de la météo actuellement ! Je l’ai lu d’une seule traite, en environ 1 heure. Il faut dire qu’il est peu épais (84 pages). De plus, il fait très réaliste : il est bien écrit, avec des mots simples, et on se met tout de suite à suivre l’histoire de cet adolescent qui aimerait connaître ses origines pour pouvoir vivre et aimer. Il n’y a que le point de vue de Léo, mais cela n’est pas dérangeant. J’ai été touchée par cette histoire, la fin est vraiment bien amenée, elle peut sembler assez facile, mais j’aurais aimé en savoir plus sur la suite de l’histoire : Retrouve-t-il sa mère ? Comment fait-il part de sa découverte avec ses parents adoptifs ? … Ce roman plaira aux collégiens, autant les garçons que les filles, car il est un point de vue original sur la naissance sous X et l’adoption.

A partir de 13 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Les lectures de Liyah, Enfantipages, Le bateau livre

Voir le site de l’auteur avec, entre autres, un article sur les lieux qui l’ont inspiré pour écrire ce roman.

L’absente

L’ABSENTE, par Claire Mazard (Syros jeunesse, 2002)

C’est l’histoire d’une prof de français bientôt à la retraite. A travers les lettres qui constituent ce roman, on comprend qu’elle connaît un certain malaise, une légère déprime. En fait, elle se remémore sa vie à 17 ans, lorsqu’elle a été forcée par ses parents d’abandonner son bébé, qu’elle n’a jamais retrouvé depuis. Personne ne connaît son secret, pas même ses propres enfants.

On suit son cheminement psychologique, avec en parallèle des chapitres racontés par sa fille et sa petite-fille. Le parallèle est assez étonnant. L’histoire se lit très vite, c’est bien écrit, le style est incisif.

Un roman qui fait partie de mes coups de coeur !

Couleur de peau miel

COULEUR DE PEAU : MIEL, par Jung (Quadrants, coll. Astrolabes), tome 1 (2007), tome 2 (2008)

Histoire d’un coréen adopté dans les années 70 par une famille belge, à l’âge de 5 ans. Ses souvenirs de sa Corée natale sont très minces. Il va grandir en se questionnant sur ses origines, en plus des questions ‘traditionnelles’ de l’adolescence. Un récit vif, au dessin clair (pas du tout manga, malgré les origines de l’auteur), en noir et blanc, avec une bonne dose d’humour et de réalisme. C’est une autobiographie originale, qui permet d’en savoir plus à propos de l’ampleur des adoptions en Corée du Sud et du sentiment de déracinement des adoptés.

Conseillé à partir de 13 ans par le site labd.cndp.fr. Très très agréable à lire, même après 13 ans !! 🙂