Kersten tome 2 : au nom de l’humanité

KERSTEN MEDECIN D’HIMMLER, TOME 2 : AU NOM DE L’HUMANITE, par Patrice Perna et Fabien Bedouel (Glénat, 2015)

kersten 2

Suite et fin du tome 1. Kersten est toujours le médecin particulier d’Himmler, proche collaborateur d’Hitler. En parallèle, il utilise les informations délivrées par son patient pour sauver des personnes de la mort à laquelle ils étaient promis. Alors que le chef de la Gestapo pressentait que Kersten n’était pas net, il est assassiné et replacé par un autre homme encore pire, plus dangereux et sournois. Dans le même temps, Himmler devient de plus en plus dépendant des massages de son médecin, et lui dévoile plus ou moins involontairement des informations importantes sur les opposants au régime nazi… Lire la suite

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Baby’s in black

BABY’S IN BLACK, l’histoire vraie d’Astrid Kirchherr et Stuart Sutcliffe, par Arne Bellstorf (Sarbacane, 2011)

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Au tout début des années 1960, Astrid est une jeune photographe, assistante d’un photographe renommé. Elle vit à Hambourg avec Klaus son petit ami, mais sent bien que leur relation tend à sa fin. Un soir après une dispute, ce dernier se rend à St Pauli, quartier malfamé de la ville, et entend une musique particulière sortir d’une cave : un groupe inconnu de Liverpool s’y produit. Klaus retourne raconter à Astrid ce qu’il a entendu, et les deux y retournent le soir suivant. Ils viennent de rencontrer les Beatles, alors à 5. Astrid tombe sous le charme d’un bassiste aux lunettes noires, Stuart, un artiste qui a suivi John sans trop savoir jouer. Les deux jeunes gens tombent follement amoureux, mais alors que la notoriété du groupe commence à grandir, on découvre que la présence des Anglais n’est pas légale… Stuart va alors être amené à choisir entre sa carrière musicale en Angleterre, sa passion pour la peinture et sa vie sentimentale à Hambourg… Lire la suite

Kersten tome 1

KERSTEN MEDECIN D’HIMMLER, tome 1 : PACTE AVEC LE MAL, par Patrice Perna (scénario) et Fabien Bedouel (dessin) (Glénat, 2015)

L’histoire commence en 1945 en Suède, à Stockholm. Le docteur Kersten demande l’asile ainsi que des papiers. Mais tout cela lui est refusé par le nouveau ministre des affaires étrangères. L’homme repart, dépité et incompris. Retour en 1939 : le docteur Kersten, finlandais mais ayant un diplôme allemand, est le seul à pouvoir soulager avec ses mains Himmler, un des proches collaborateurs d’Hitler. Au fil des séances avec le haut-dignitaire nazi, il en devient le confident. Lorsqu’il apprend la déportation de la population hollandaise, il va tout faire pour l’empêcher ce désastre. Himmler l’apprécie tellement qu’il lui fait entièrement confiance et accède positivement à ses demandes, en allant voir le Führer même si besoin, ou en faisant libérer un des amis du médecin, emprisonné de façon arbitraire. En même temps, Kersten donne des infos aux anglais en parallèle, et malgré sa répulsion de plus en plus grande pour Himmler, doit risquer sa vie à chaque instant.

Cet album traite de la seconde guerre mondiale sous un angle que je trouve inédit, et est inspirée d’une histoire vraie. J’ai beaucoup aimé ce volume, car l’histoire est bien écrite et bien menée. En effet, au départ on ne sait quoi penser de cet homme qui côtoie les nazis, mais plus les planches défilent et plus on comprend qu’il est pris dans une grosse machine qui le dépasse, lorsqu’il doit suivre Himmler en Yougoslavie ou lors que le dirigeant nazi quitte Berlin, en obligeant son médecin à le suivre. Sentant la pression de plus en plus forte exercée par Himmler qui pourrait très vite devenir menaçant et dangereux, Kersten ne veut plus jouer un double jeu et se voit donc pris au piège. Ce volume se termine en 1941, mais on sait dès le départ que Kersten survit à la guerre, donc on espère seulement lire la suite pour voir comment il va se sortir de cette situation. Graphiquement parlant, j’ai eu au départ un peu de difficultés avec le dessin, un peu étrange, avec un trait fin pas forcément très assuré. Puis finalement, cela convient bien à l’histoire, servie par des couleurs ternes, qui aide à créer une ambiance du genre « chape de plomb » (l’auteur est le même que dans « Un long destin de sang« ). A noter aussi qu’il y a pas mal de portraits en gros plan dans de petites cases, ce qui accentue le côté sombre ettragique de l’histoire. Le scénario quant à lui est très bien écrit, utilisant bon nombre de mots de vocabulaire « d’époque » (les tournures de phrases des nazis et leur peu de considération des autres peuples par exemple). Le découpage de l’histoire est dynamique et m’a permis de bien accrocher à cet album au sujet peu réjouissant. Happée par cette histoire, j’espère maintenant pouvoir lire la suite rapidement…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Samba BD, Chroniques de l’invisibleCases d’histoire, Les 8 plumes, Bar à BD

Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Noukette.

Le château des étoiles, tome 1 : 1869, la conquête de l’espace

LE CHÂTEAU DES ÉTOILES, tome 1 : 1869, LA CONQUÊTE DE L’ESPACE, par Alex Alice (Rue de Sèvres, 2014)

A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique croit que l’espace est fait d’éther, qui permettrait de se déplacer à haute vitesse entre deux points. Chez les Dulac, le père est ingénieur, la mère scientifique. Cette dernière lance une expérience avec un ballon, pour vérifier la présence du fameux gaz à 11 000 m d’altitude, mais cela se solde par un échec et elle disparaît dans le ciel, le ballon devenant incontrôlable et finissant par exploser. Le fils Séraphin a une petite dizaine d’années et reste persuadé de l’existence de l’éther, si bien qu’il l’inclut dans tous ses exposés qu’il présente à l’école. Un an plus tard, le père, Archibald, reçoit par un mystérieux courrier l’annonce que le carnet de sa femme a été retrouvé. Il se rend alors à l’adresse indiquée, mais cela ne se passe pas comme prévu : des Prussiens cherchent à l’envoyer à Berlin et non pas en Bavière, comme noté sur la missive. Le père et le fils se rendent en effet chez le roi Ludwig, qui finance en secret la construction d’un éthernef…

Voici un album dont j’avais entendu parler il y a quelques temps, alors qu’il était sorti sous forme de 3 journaux avant sa parution en album. Il s’agit là du premier album d’un diptyque, dont la couverture m’a fait grandement penser à du Jules Verne et à ses éditions du 19ème siècle (d’ailleurs l’auteur dans ses nombreux remerciements remercie Jules Verne et son éditeur Hetzel). Le côté scientifique de l’aventure ne m’a pas plus emballée que cela, car ce n’est pas un domaine qui m’attire personnellement, mais j’ai tout de même trouvé ça intéressant, quoique je ne crois pas avoir tout compris à ce sujet. Il n’empêche que l’enthousiasme du père et surtout du fils parviennent à accrocher le lecteur et à l’intéresser à cette idée un peu folle de voyager très rapidement, et à cette volonté de faire avancer la science. Les aspects négatifs des progrès scientifiques sont abordés sous l’angle des prussiens, qui utiliseraient les avancées pour faire la guerre d’une façon ‘efficace’ et ainsi soumettre plus facilement les autres pays à leur volonté. J’ai bien aimé cet aspect de l’histoire, où on montre comment des avancées technologiques peuvent être utilisées à des fins de paix ou de guerre, selon les volontés de ceux qui les découvrent, comme ce fut le cas au 20e siècle avec l’atome et la bombe atomique.

Les dessins d’Alex Alice, que je ne connaissais pas avant, sont agréables, même si quelquefois assez inégaux : certains arrières-plans sont assez légers, peu détaillés, donnant même parfois l’impression d’être simplement esquissés. Cela ne perturbe pas la lecture, mais j’ai trouvé cela dommage par moments. Par contre, les portraits sont quant à eux très jolis, très doux. Cela est certainement dû à la mise en couleurs particulière, très travaillée, tout en nuances : pas de couleurs criardes dans cet album, mais des choix très judicieux pour donner une ambiance agréable à cette histoire pleine de rebondissements. Le trait d’Alex Alice est tout de même très réaliste, et les différents angles choisis permettent de livrer une histoire dynamique, sans temps mort. Je prendrai la suite de l’histoire à la bibliothèque pour connaître la fin des aventures de Séraphin. Car oui, ce qui est bien frustrant dans cet album, c’est que la fin n’en est pas vraiment une, et qu’on n’a qu’une envie : lire la suite !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Lirado, Chroniques de l’invisible, Petites madeleines, Un amour de BD, Un ptit bout de bib

Visiter le site du dessinateur (en anglais). Voir aussi le site consacré à la série.

Premières planches à retrouver sur le site de l’éditeur.

Irmina

IRMINA, par Barbara Yelin (Actes Sud / l’an 2, 2014)

Au milieu des années 1930, Irmina est une jeune femme qui veut être indépendante. Allemande originaire de Stuttgart, elle part en Angleterre suivre des cours dans une école internationale de secrétariat, aidée financièrement par ses parents. Là, elle rencontre un beau jour Howard, un jeune homme talentueux britannique, originaire de l’île caribéenne de la Barbade. Fascinée par le jeune étudiant noir, Irmina découvre à ses côtés Oxford, la ville où son ami poursuit ses études. Cette rencontre est aussi l’occasion pour elle de côtoyer un jeune homme différent qui rencontre fréquemment des situations de racisme lié à sa couleur de peau. Pour Irmina, c’est différent, c’est la situation politique en Allemagne qui pose question aux Anglais. Hitler a en effet gagné le pouvoir depuis 1933, et les relations diplomatiques se tendent de plus en plus. Irmina subit ces désagréments, en n’étant plus la bienvenue partout en Angleterre. Elle perd son logement à cause de ses origines, et l’argent que ses parents lui envoyaient ne lui parvient plus. N’ayant plus de nouvelles d’Howard, son seul ami en Angleterre, elle décide de rentrer dans son pays natal, persuadée qu’elle pourra retraverser la Manche facilement. Embauchée au ministère de la guerre, on lui fait espérer un poste à l’ambassade allemande à Londres, mais il n’en sera rien. L’emprise d’Hitler sur le peuple allemand va bloquer les relations diplomatiques, et le poste promis tarde à arriver. Pour se protéger et garder son confort, la jeune femme qui se voulait indépendante va mettre de côté ses ambitions et  fréquenter des jeunes hommes faisant partie des SS. Parmi eux, Gregor qui tombe amoureux d’elle. Ils se marient et ont un fils, mais la vie rêvée d’Irmina est bien lointaine…

Voici un gros pavé de 270 pages que j’ai acheté à Angoulême en janvier dernier. Si j’avais attendu un peu au stand de l’éditeur, j’aurais pu le faire dédicacer, mais ce jour-là, je n’ai pas pris le temps de revenir faire signer l’album de cette auteur allemande. J’ai dévoré cette histoire qui suit le parcours d’une jeune femme qui se veut indépendante, alors que les circonstances vont aller contre son destin et qu’elle va devoir revoir ses ambitions pour conserver un mode de vie. La grande et la petite histoire se mêlent de façon habile, et dès le début de l’histoire on entrevoit l’accumulation d’éléments qui aboutiront à la guerre. Irmina est souvent attachante, parfois naïve, parfois agaçante, mais on peut comprendre qu’en ces temps troublés, elle cherchait parfois plus à survivre, quitte à mettre de côté son indépendance. Le scénario est bien construit, de façon chronologique, et donc on n’est pas perdus. Le dessin de l’auteur allemande est très joli, très agréable, appuyé par des couleurs dans les tons gris, bleus, marrons, qui ajoutent encore de la consistance au récit, basé sur l’histoire de la grand-mère de l’auteure. J’ai beaucoup aimé les portraits qu’elle trace, ainsi que les pleines pages qui sont réellement magnifiques à admirer. La fin du récit est bouleversante, lorsqu’Irmina se rend compte que sa vie aurait pu être différente, s’il n’y avait pas eu la guerre, si les circonstances avaient été différentes, si elles avait fait d’autres choix… Il y a un côté doux-amer qui ressort de cet roman graphique, qui fait aussi réfléchir sur sa propre vie et ses choix. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette fresque historique qui mêle l’histoire d’Irmina, allemande lambda prise dans un tourbillon plus grande qu’elle, et l’histoire officielle. Irmina est mon coup de cœur du moment !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : La soupe de l’espace, A chacun sa vérité, Lettres exprès, Le goût des livres, Livresse des mots

Quelques planches sur le site de l’éditeur allemand.

Prix Artémisia 2015, récompensant un album réalisé par une femme.

C’est ma neuvième participation à la bd de la semaine, cette semaine chez Noukette

Dora

DORA, par Ignacio Rodriguez Minaverry (L’agrume, 2012)

Dora est une jeune fille qui vit à Berlin au début des années 1960. Sa mère est à Paris et son père est mort dans le camp de concentration de Dora-Mittelbau en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, ce qui lui donné son prénom. Elle habite avec une amie, Lotte, et travaille au Berlin Document Center, un centre d’archives qui regroupe les documents transférés par les Etats-Unis à l’Allemagne, près de 15 ans après la guerre. Elle est chargée de classer et d’archiver tous ces papiers, parmi lesquels se trouvent aussi des archives juives. Là, elle tombe sur de nombreuses informations intéressantes, dont certaines sur son père et le camp où il est mort son père. Elle doit aussi microfilmer de nombreuses fiches de membres du NSDAP (le parti nazi), des SS et des SA… La jeune fille se retrouve confrontée à l’horreur, mais n’oubliant pas ses origines, décide de prendre en photo discrètement les informations les plus intéressantes… C’est le début d’une aventure qui va l’entraîner en France puis en Argentine, à la poursuite du médecin du camp d’Auschwitz qui aurait trouvé refuge là-bas après la guerre…

Encore une fois une nouvelle lecture au hasard, avec cet album pioché dans les bacs de la bibliothèque. Tout m’était inconnu : l’auteur (un argentin né en 1978 à Buenos Aires) et l’éditeur (« une maison d’édition dédiée à l’illustration contemporaine » éditant « les œuvres d’auteurs passionnés, à l’esprit aventurier » d’après leur site internet). Bon autant le dire tout de suite, je crois être passée totalement au travers de cet album. Je n’ai pas accroché au dessin, que j’ai trouvé plat et manquant de vie. Peut-être est-ce lié à l’absence de couleurs et aux aplats uniquement noirs et blancs, je ne saurais dire précisément. J’ai trouvé aussi que l’histoire mettait du temps à démarrer : la chasse aux nazis intervient véritablement dans la dernière partie de l’album, avant il n’est question que de la vie de Dora, avec entre autres son travail aux archives (et ses photos illégales). J’ai également été dérangée par les textes non traduits dans les dessins (et non pas dans les bulles), alors que l’héroïne voyage dans différents pays et que les textes dans les dessins peuvent aider à comprendre l’histoire. J’ai eu du mal à suivre l’histoire et ses nombreux lieux, depuis Dora qui vit à Berlin puis à Paris, et enfin se rend en Argentine pour voir une amie. Cela m’a paru bien irréaliste, tous ces voyages pour une jeune fille d’une vingtaine d’années : en tout cas, ce n’est pas son travail d’archiviste qui lui permet de pouvoir voyager d’une telle façon et elle n’a pas l’air issue d’un milieu aisé. De plus, je n’ai pas trouvé Dora bien sympathique : elle ne m’était pas antipathique non plus, mais je n’ai pas réussi à me sentir proche d’elle et je ne me suis pas sentie concernée par son histoire. Bref, cet essai à l’aveugle n’est pas un succès pour moi, je dois même ajouter que j’avais emprunté le tome 2, mais que je l’ai rendu à la bibliothèque sans l’avoir essayé, tellement je n’ai pas été passionnée par ce premier volume…

Non mentionné sur l@BD, mais je dirais à partir de 15 ans.

On en parle sur les blogs : Littexpress, Vu des yeux d’OliBD, Une autre histoire, Sin City

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

La guerre des Lulus, tome 2 : 1915, Hans

LA GUERRE DES LULUS, tome 2 :1915, HANS, par Régis Hautière (scénario) et Hardoc (dessin) (Casterman, 2014)

Suite du tome 1. Les Lulus ont trouvé dans une grange un soldat allemand, et l’ont fait prisonnier. Mais ce dernier ne s’avère pas si méchant que cela : il soigne la jeune Luce atteinte de fièvre grâce à de l’aspirine. Les enfants ne sont pas tous d’accord sur le fait de libérer ou non leur prisonnier, se méfiant de lui à cause de l’image donnée par les français sur les ennemis allemands… Mais l’allemand réussit à se libérer, et contre toute attente, veut devenir amis avec les enfants. Il va même les aider à améliorer leur situation, à trouver de la nourriture, à mieux vivre ensemble. Quelques mots d’allemand et de français leur permettent de communiquer, et la vie des 5 Lulus avec Hans s’écoule paisiblement dans leur cabane dans la forêt. Chacun en apprend un peu plus sur les autres, on fête les anniversaires, on apprend la situation familiale de Hans… Mais un jour, la guerre semble se rapprocher et l’été 1915 se termine…

J’ai enfin pu emprunter la suite du très bon tome 1, et je n’ai pas été déçue, même s’il s’agit là encore plus de la petite histoire que de la grande. L’histoire est très touchante, les enfants vivent leur premier hiver ensemble, avec toutes les difficultés liées au climat et à l’abandon. L’entente n’est pas toujours facile entre eux, mais ils sont tout de même souvent raisonnables. Ce ne sont plus des enfants, pas encore des adultes, mais leurs choix sont tout de même souvent réfléchis. Le scénario prend le temps de se développer, de décrire la vie quotidienne du groupe, leurs difficultés et leurs moments de joie. C’est un vrai plaisir de retrouver les jeunes héros, même s’il y a moins de dialogues drôles que dans le premier tome où le second degré était très présent. Là encore, on retrouve des moments savoureux dans le texte, mais c’est moins marqué tout de même. Le scénario parvient à nous surprendre, avec un découpage très réussi. Ainsi chaque action est découpée de façon à maintenir le suspense jusqu’à ce qu’on tourne la page. La fin de l’album est surprenante, le retournement de situation n’était pas prévisible, et cela ajoute encore de nouvelles tensions qui ne peuvent qu’amener à lire le tome 3 (pas encore sorti !)… J’ai trouvé le dessin un peu moins agréable et précis que pour le premier tome, mais cela n’est peut-être qu’une impression, car je n’ai plus le premier volume sous la main. Mais ce n’est pas non plus grave, car on parvient sans peine à distinguer les personnages, et puis il se dégage une sacrée ambiance de ces dessins. Les couleurs sont travaillées, bien plus que dans certains autres albums jeunesse. Enfin, j’aime beaucoup les bonus en fin d’album, qui donnent une jolie impression de proximité entre les auteurs et les lecteurs. La guerre des Lulus est une très bonne série jeunesse de qualité, qui plaira autant aux enfants qu’aux parents !

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Mille et une frasques, Samba BD, Au milieu des livres, Quand je lis, Thé lecture et macarons, Tête de lecture, Blog-o-noisettes

Premières planches à voir sur Izneo.