Chronosquad, tome 1

CHRONOSQUAD, tome 1 : LUNE DE MIEL À L’ÂGE DU BRONZE, par Giorgio Albertini (scénario) et Gregory Panaccione (dessin) (Delcourt, 2016)

004446845.jpgDans un futur proche, sans plus de précisions, Bloch, grand dadais blond qui ne paraît pas bien dégourdi, vient de recevoir l’appel de sa vie : on lui demande de rejoindre les Chronosquad, une équipe qui intervient dans le temps, puisqu’il est maintenant possible d’aller passer ses vacances dans le passé, au Moyen-Âge, à l’Antiquité, à la Renaissance, voire même à la Préhistoire… Aidé de deux acolytes, il va devoir retrouver un jeune couple qui a fugué d’un camp de vacances en Egypte antique, sans devoir changer le cours de l’Histoire… Habillé en tenue locale, le trio va remonter la piste, et découvrir que le protocole de voyage temporel n’a pas toujours été respecté…

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Une histoire du sexe

UNE HISTOIRE DU SEXE, la première histoire de la sexualité en bande dessinée, par Philippe Brenot (scénario) et Laetitia Coryn (dessin) (Les Arènes BD, 2017)

coryn.jpgHistoire de la sexualité des hommes de la préhistoire à nos jours, avec un chapitrage par période, et une couleur assortie. On commence par les premiers hommes il y a 2 millions d’années, puis Babylone, les Egyptiens, les Grecs, les Romains, puis on passe directement au Moyen-Âge, en continuant par la Renaissance, les Lumières, puis on termine avec l’époque contemporaine (XIXe, XXe et XXIe siècles)… Tout y passe : les mœurs de chaque époque, les considérations envers les hommes et les femmes, les pratiques plus ou moins défendues par les contemporains, la place de la religion, l’amour, le désir, le plaisir, la passion… Un véritable panorama de la sexualité à travers les siècles…

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Les pénates

LES PÉNATES, par Alexandre Franc (scénario) et Vincent Sorel (dessin) (Casterman/Arte éditions, 2014, coll. Professeur cyclope)

Pierre enseigne l’histoire à la fac, comme il l’avait toujours voulu. Spécialiste d’histoire ancienne, et plus particulièrement de l’antiquité romaine, il vit parfois dans son monde, revivant par exemple aux côtés d’une habitante l’éruption du Vésuve à Pompéi… Dans la vraie vie, il vit avec son épouse Véra et leur fille de quatre ans, Bérénice, et tout a l’air d’aller pour le mieux. Pierre est un peu tête en l’air, et accède aux demandes farfelues de sa fille, comme goûter du whisky, ce qui a le don d’exaspérer Véra. En fait, dans leur couple, cela ne se passe si bien que cela, la routine s’installe et Véra s’ennuie, sans que Pierre semble s’en rendre compte. Un jour, Simon, un ami de Pierre vient s’installer chez eux, six mois après avoir perdu sa femme et son fils dans le tsunami en Asie du Sud-Est… Sans le vouloir, il va être le révélateur des problèmes de Véra et Pierre. Bérénice comprend bien que l’ami de ses parents est triste. Alors qu’elle se pose plein de questions, son père lui explique que les Romains avaient des dieux pour protéger les familles et qu’ils s’appelaient les Pénates. Bérénice va alors se mettre à prier ses Pénates humanisés sous les traits de son ours en peluche et de sa poupée…

Voici un album de la même collection que Le sourire de Rose, paru lui aussi initialement en numérique sur le site de Professeur Cyclope. Je n’avais pas d’attentes particulières vis-à-vis de cet album, je ne connaissais pas le pitch à l’avance, et la quatrième de couverture (avec une petite fille / poupée de chiffon et un ours en peluche chantant « nous sommes des Pénates ! Nous savons tout, nous pouvons tout ! Nous sommes des démiurges ! ») ne m’avançait pas plus mais pourtant j’ai dévoré cet album d’une traite, alternant les sourires et les moments plus graves. L’histoire mêle le fantastique et l’histoire de société. Elle est très bien construite, distillant subtilement les éléments constructifs du récit, avec des dialogues parfois plein d’humour. Les questionnements qui apparaissent dans le couple sont réalistes, les personnages sont touchants. On se rend bien compte du délitement du couple de Pierre et Véra, tout en constatant qu’ils ne font pas forcément grand-chose pour tenter dela sauver. Cette chronique sociale qui sonne juste est donc tout à fait agréable à lire, portée en plus par un dessin approprié, assez simple, au trait léger. Certes parfois un peu statique, j’ai tout de même aimé ce trait qui rend les personnages sympathiques et attachants. Le trait de Vincent Sorel parvient aussi à faire de ce récit original, au dialogue humoristique et parfois bien-décalé-comme-je-les-aime, un livre très sympa, qui sous ses airs de rien, aborde tout de même un sujet plus profond. Je dois dire que les personnages m’ont bien parlé, que je me suis presque retrouvée dedans, même si je ne suis pas sentie concernée personnellement par le propos. J’ai trouvé que le choix des personnages était original, et j’ai bien aimé les petites touches de fantastique avec les Pénates de Bérénice qui deviennent vivantes. Bref, c’est un bien joli album que j’espère voir un peu plus sur les blogs. Je compte maintenant aller voir ce que ces auteurs-là ont produit d’autres, car j’ai beaucoup aimé leur travail en collaboration !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Les lectures de Phili, Hop blog, Chez Clarabel

Quelques planches sur le site du scénariste. Aller voir aussi le site du dessinateur.

Interview d’Alexandre Franc à lire sur Klare lijn international, et interview de Vincent Sorel à lire sur Nantes BD.

C’est ma cinquième participation àla bd de la semaine, cette semaine chez Stéphie.

Alix senator, tome 1 : les aigles de sang

ALIX SENATOR, tome 1 : LES AIGLES DE SANG, par Valérie Mangin et Thierry Desmarez (Casterman, 2012)

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/5/6/6/001951566.jpgEn 12 avant Jésus-Christ, deux hommes sont tués par d’énormes aigles aux serres dorées : il s’agit de Lépide et d’Agrippa, ce dernier étant le gendre de l’empereur Octave Auguste et son successeur désigné. Alix Graccus, d’origine gauloise, est devenu sénateur et cherche à percer le mystère de ces assassinats. Qui en voulait à Agrippa ? Est-ce une malédiction divine ou une motivation politique ? Avec son fils Titus, aidé de Khephren, fils de son ami décédé Enak, ils vont mener l’enquête parmi les hautes personnalités de la Rome antique…

Voici un album qu’on avait vu à Angoulême le week-end dernier. J’ai eu l’occasion de le lire ce matin. Je n’ai jamais lu d’Alix ancienne version aurapavant (quelle inculture me direz-vous !), mais j’ai vu qu’on en avait quelques uns au CDI… Pour tout dire, ça me tente très moyennement, ça fait assez vieillot, pas très intéressant… Mais bon, je ne peux pas me prononcer, il faudrait d’abord que j’essaie de lire un album !

D’après ce que j’ai pu lire ici ou là, le personnage d’Alix a été créé en 1948 par Jacques Martin, c’était un jeune personnage, et dans Alix Senator, il a 30 ans de plus. Son fils Titus lui ressemble, il y a quelques références sur le « Alix jeune » dans cet album. Sinon, j’ai aimé l’histoire, dont l’intrigue principale est simple. Il s’agit d’une enquête, qui concerne des personnages haut placés dans l’échiquier politique antique. Par contre, j’ai eu quelques soucis de compréhension, il manque un glossaire et des explications sur les différents rôles dans l’empire romain, ce qu’est précisément’un augure par exemple. J’aurais aimé plus d’explications là-dessus, et une frise chronologique pour mieux comprendre (je crois que dans la version Deluxe, il y a un cahier explicatif de 8 pages, qui m’aurait bien aidé…)

Le dessin n’est pas mal, souvent agréable à regarder, sauf peut-être les cases de plan large, trop imprécises à mon goût. Les couleurs sont assez ternes, mais cela correspond à l’esprit de cet album, qui m’a fait penser à la série Murena, et pas que pour l’époque identique… Album à tester, car il mérite le coup d’oeil. Mais bon, je ne suis pas une bonne connaisseuse de l’univers d’Alix…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur le web : Blog BD Sud-ouest, Le comptoir de la BD, Bodoï, Brusselsboy, Chroniques de l’invisible.

Consulter le site de Valérie Mangin.

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