Les grandes jambes [roman]

LES GRANDES JAMBES, par Sophie Adriansen (Editions Slalom, 2016)

grandes-jambesMarion est au collège en classe de 5e. Elle subit de plein fouet la puberté, et grandit presque à vue d’oeil. D’ailleurs c’est simple, elle ne trouve jamais de pantalon qui lui convienne parfaitement… Quelle galère ! Marion focalise beaucoup sur ce problème, jusqu’au jour où elle apprend que sa classe part en voyage scolaire pour quelques jours à Amsterdam ! La jeune fille, passionnée d’art et qui prend également des cours de dessin, va préparer ce voyage minutieusement mais surtout tenter d’attirer l’attention du beau Grégory… Qu’est-ce qui sera le plus important pour une jeune fille qui devient adolescente, un pantalon défaillant ou son amour pour l’art ?  Lire la suite

Rembrandt

REMBRANDT, par Olivier Deprez et Denis Deprez (Casterman, 2008)

Biographie dessinée du peintre hollandais Rembrandt Van Rijn, depuis son arrivée à Amsterdam jusqu’à son départ suite à sa ruine. Arrivé chez un mécène, il commence à se faire une réputation dans la ville de tous les possibles, et tombe amoureux de Saskia, la nièce de son mécène. Avec elle, il a plusieurs enfants qui décèdent jeunes, et un jour arrive Titus, son fils qui grandit et apprend le dessin avec lui. Mais Saskia meurt, et Rembrandt se rapproche de Geertje sa servante, puis d’une autre servante Hendrikje. Ses tableaux se vendent bien, mais son rapport avec ses commanditaires est compliqué lorsqu’il n’exécute pas le portrait demandé et ses déboires financiers vont finalement le mener à la ruine…

Après avoir lu la bio dessinée d’Egon Schiele, je continue avec un néerlandais du XVIIème siècle, plus connu. Je suis allée à Amsterdam l’été dernier, on s’est arrêtés devant la maison de Rembrandt sur Breestraat, on a visité le Rijksmuseum avec de nombreux tableaux de Rembrandt, dont plusieurs mentionnés dans l’album : « La ronde de nuit » et des « autoportraits », mais il n’y avait pas « la leçon d’anatomie du docteur Pulp » (qui se trouve à La Haye). J’ai reconnu ces tableaux sans problème, mais comme je ne connaissais pas la vie du peintre, j’ai été un peu perdue. En effet, il y a vraiment peu de dates dans l’album, et pas beaucoup plus d’explications (en off ou dans un éventuel dossier documentaire qui aurait été bien intéressant pourtant), même si l’histoire se déroule chronologiquement. Cela fait que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. De plus, le dessin ne m’a pas beaucoup plu : tout est fait à la peinture, ce qui est louable, et même si les paysages aquarellés sont jolis, dans le style de Rembrandt, je n’ai pas apprécié les portraits. J’ai trouvé les traits de certains personnages particulièrement désagréables, parfois déséquilibrés, voire même quelquefois enfantins : cela n’embellissait pas du tout les personnages. Alors même si la couverture est jolie, certaines cases de l’album m’ont paru vraiment être du brouillon. Bref, je suis déçue par l’aspect graphique, et j’aurais aimé en savoir plus au niveau du scénario. J’aurais aimé que les informations sur Rembrandt soient plus claires, que sa peinture soit plus développée au détriment de sa vie privée. Mais sinon cet album constitue tout de même une bonne approche d’un peintre célèbre, avec cette histoire « présentée comme une libre adaptation de la vie de Rembrandt », pour peu qu’on connaisse déjà avant le peintre. C’est un album à essayer pour les lecteurs férus d’art, les autres (dont je fais partie) risqueraient de se sentir facilement perdus.

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle (peu) sur les blogs : Le blog de la carterie de Caroline K., Spooky sur bdthèque

Interview de Denis Deprez à lire sur le site de l’éditeur, et une autre du duo sur Ket Paddle.

Visiter le site du Rijkmuseum (en anglais, ou en néerlandais, à vous de voir !), avec une exposition jusqu’au 17 mai 2015 sur le peintre, regroupant des œuvres du monde entier :

Voir aussi l’intéressante exposition virtuelle sur Rembrandt, à consulter sur le site de la BnF, avec de nombreuses infos intéressantes, dont des repères chronologiques.

Et pour finir, une fois n’est pas coutume, quelques photos personnelles du Rijkmuseum (un musée à visiter !), avec la salle consacrée à Rembrandt bondée en ce jour d’août 2014 (désolée de la qualité moyenne) :

salle "la ronde de nuit"

« La ronde de nuit » (1642) (mur de droite)

Autoportrait en l'apôtre Paul - Rembrandt

« Autoportrait en l’apôtre Paul » (1661)

La fiancée juive

« La fiancée juive » (1667)

Egon Schiele : vivre et mourir

EGON SCHIELE : VIVRE ET MOURIR, par Xavier Coste (Casterman, 2012)

Biographie d’Egon Schiele, un peintre autrichien du début du 20ème siècle contemporain de Gustav Klimt. A l’aube de la première guerre mondiale, Egon Schiele est un rebelle qui se jette à corps perdu dans la peinture, encouragé par son maître. Avide de liberté, il veut peindre uniquement ce qu’il préfère, c’est-à-dire souvent des corps dénudés. Or, le scandale n’est pas loin : accusé de pornographie, les galeries ne veulent pas l’exposer, et l’artiste ne gagne pas sa vie. Mis de côté, Egon Schiele, un brin provocateur, croit pourtant en son art et persiste, alors qu’autour de lui, le monde change…

Voici un one-shot choisi un peu au hasard à la bibliothèque, sur un peintre que je ne connaissais pas, mort en 1918 de la grippe espagnole à l’âge de 28 ans, quelques jours avant la signature de l’armistice. J’ai donc découvert la vie de ce peintre à travers sa biographie dessinée, et je dois dire que j’ai été impressionnée par cette vie riche, originale et trépidante, mais si courte. Le dessin de Xavier Coste est un peu déroutant au départ, plus par les couleurs (un peu délavées) que véritablement le trait, particulier mais agréable. Les bulles ne sont pas rondes, mais toujours avec des traits droits : cela donne un côté brut aux planches. Je ne connaissais pas le trait de Xavier Coste, mais j’aime bien, en tout cas cela colle bien à l’esprit de l’album. L’histoire se lit facilement, de façon chronologique. Il est facile de distinguer les personnages, assez peu nombreux. Sur la fin, il y a beaucoup de tristesse avec les morts qui se succèdent à cause de l’épidémie de grippe espagnole : d’abord celle de Gustav Klimt, puis la perte de sa femme enceinte et la propre mort de Schiele quelques jours plus tard. Ce portrait d’un homme torturé, qui va au bout des choses, à contre-courant de la pensée de l’époque, et ne vivant que pour son art malgré les conventions, est intéressant et permet de faire sortir de l’ombre un peintre souvent méconnu du grand public. A noter enfin la présence d’un dossier documentaire en fin d’album, avec des portraits dessinés des personnages présents dans l’album, avec aussi des infos complémentaires sur le personnage et une courte bibliographie. On sent de l’admiration dans le récit de Xavier Coste, et je dois dire qu’il est parvenu à m’intéresser à la vie de ce peintre maudit !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Au milieu des livres, Les bavardages de Sophie, Depuis le cadre de ma fenêtre, Oncle Fumetti, Une autre histoire, Blog BD Sud-Ouest

Premières planches sur Izneo.

Aller voir sur le site du jeune auteur Xavier Coste.

Nombreuses œuvres de l’artiste à voir sur le blog d’un peintre.

Les robots n’aiment pas l’eau

LES ROBOTS N’AIMENT PAS L’EAU, par Philippe Ug (Editions Les grandes personnes, 2013)

Il pleut sur le robot, alors que la machine n’aime pas l’eau. Il va rouiller. Un appel est passé au docteur Ferraille et le robot se rend dans le centre de la ville pour une urgence. Une petite révision s’impose pour contrôler le robot : ça grince, ça couine, il faut changer des ressorts. Pas simple la vie de robot !

Voici un très joli livre pop-up, dans un petit format qui tient facilement en main. Ce n’est pas forcément un livre pour les petits, car les grands lecteurs adorent aussi ! Le livre raconte une jolie histoire autour des robots, mais on est captivés par les pliages et dépliages à chaque fois qu’on tourne les pages. C’est très drôle à parcourir, les pliages sont impressionnants quand on ouvre chaque page, et c’est à chaque fois différent : on trouve des robots, la ville, des voitures, des machines et bien sûr des robots (quelques exemples à voir sur le site de l’auteur). La dernière double page fait office d’apothéose avec un grand robot qui se lève et tient debout si on met bien la double page à plat. Les couleurs sont vives, principalement dans les tons rouge, bleu et violet. Inutile de préciser qu’il ne faut pas forcément être un garçon pour apprécier ce livre ! En tout cas, toutes les personnes qui ont eu ce livre entre les mains chez moi l’ont aimé ! Une très jolie découverte avec ce livre-oeuvre d’art !

Non mentionné sur Ricochet, mais fonctionne sans doute à partir de 4 ou 5 ans.

On en parle sur les blogs : Plumosaure, La soupe de l’espace

Aller voir le joli site de l’auteur, spécialiste virtuose des livres pop-up, mais aussi de maquettes et autres décors en papier.

8/10

Le chien qui louche

LE CHIEN QUI LOUCHE, par Etienne Davodeau (Futuropolis / Le Louvre éditions, 2013)

Fabien est agent d’accueil et de surveillance au Louvre depuis une quinzaine d’années et est passionné par son métier. Depuis quelques temps déjà, il est en couple avec Mathilde Benion, une jeune femme originaire de la campagne mais qui adore vivre à Paris, où elle est intérimaire. Un jour, Mathilde décide de présenter Fabien à son père et à ses frères, qui dirigent un magasin de meubles. La famille de Mathilde réserve un accueil assez rustre à Fabien, mais lorsqu’ils apprennent le métier de leur nouveau beau-frère, les deux frères de Mathilde lui présentent un tableau peint par un ancêtre au 19ème siècle, représentant un chien qui louche. Fabien a beau affirmer qu’il ne peut rien y faire, les Benion sont persuadés que leur tableau mérite sa place au Louvre. Fabien ne réussit pas à refuser de prendre en charge le tableau, et va donc amener la pseudo-oeuvre d’art à Paris, où il va la présenter à un mystérieux comité secret où participe un visiteur habitué du célèbre musée parisien…

J’ai profité de l’été pour piocher un peu dans les albums qui m’attendaient depuis plusieurs mois dans mes étagères. Et un peu par hasard, dans ma lancée de BD sur le thème de l’art (cf Moderne Olympia), je suis tombée sur cet album, acheté le jour de sa sortie l’an dernier, et je me suis lancée avec plaisir dans cette lecture. J’ai reconnu au premier coup d’œil le style de Davodeau, avec ses personnages si caractéristiques. Il n’utilise que du noir, blanc et gris dans cette histoire, mais cela passe bien dans l’histoire, il n’y a pas besoin de couleurs pour évoquer un lieu si prestigieux. L’auteur réussit en effet à raconter une histoire autour du Louvre, tout en mêlant une histoire de famille. Ainsi plusieurs œuvres du Louvre sont présentes dans l’histoire, je pense par exemple à la victoire de Samothrace et aux Cariatides. D’autres sont simplement évoquées dans les dialogues, mais cela montre l’extrême diversité des œuvres du musée. En tant que lecteur, on a l’agréable impression de passer de l’autre côté, de ne pas être simple visiteur,et j’ai trouvé cela  c’est intéressant. L’auteur interroge aussi sur la question de l’art : Qu’est-ce que l’art ? Toute production mérite-t-elle sa place dans un musée ? La situation de Fabien est étrange, car il sait très bien que le chien qui louche est une croûte qui ne mérite absolument pas sa place dans un musée, mais en même temps, pour s’intégrer dans sa belle-famille un peu beauf, il essaie de faire plaisir à ses beaux-frères et à son beau-père en accédant à leur demande. Finalement, entre le professionnel et le privé, Fabien ne sait trop quoi faire n’osant pas contrarier sa belle-famille, et cette situation prête à sourire. Davodeau manie bien les ficelles de la comédie, il suffit de lire les dialogues entre Mathilde et Fabien pour s’en rendre compte : les dialogues entre eux sont souvent drôles, et ceux avec la belle-famille aussi, mais pas de la même façon (car ces derniers sont quand même particulièrement « beauf »). Bref, j’ai bien aimé lire cette histoire, qui a pour cadre le magnifique musée du Louvre. Même s’il s’agit d’une demande du musée, je trouve que Davodeau a réussi à y insérer sa patte et à montrer le lieu sous un angle différent, c’est donc pour moi une réussite. Maintenant, y’a plus qu’à aller sur place pour voir les œuvres en vrai…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : My little discoveries, Lecture de RichardChroniques de l’invisibleLa bibliothèque de Noukette, Lettres exprès, Mille et une frasques, Sulli raconte sa BD, Le blog de Véronique D

Premières planches à lire sur Izneo.

Interview radio de l’auteur à écouter sur France Culture.

Moderne Olympia

MODERNE OLYMPIA, par Catherine Meurisse (Futuropolis / Musée d’Orsay, 2014)

Olympia fait partie des « refusés » ; modèle et actrice, elle tourne dans des toiles connues, comme « l’origine du monde ». Mais ce qu’elle aimerait jouer comme rôle, c’est celui de Juliette, que Vénus occupe pour l’instant. Vénus, c’est une « officielle », la star absolue, celle qui est demandée pour toutes les toiles… alors qu’Olympia ne fait que dans la figuration et dans la doublure. Alors quand elle tombe amoureuse de Romain, un officiel convoité par Vénus, c’est le début de la guerre ouverte entre les deux femmes…

Voici un album complètement déjanté, qui place comme héroïne Olympia, figure d’un tableau éponyme de Manet, et utilise également près d’une cinquantaine d’œuvres du musée d’Orsay. Comme cela existe déjà pour le musée du Louvre, il s’agit là d’une publication conjointe entre Futuropolis et le musée d’Orsay. Dans cet album, il règne une ambiance de folie douce, qui parvient à combiner du Van Gogh, du Manet, du Courbet, du Bouguereau, du Gérôme… dans un scénario qui tient la route, si on accepte bien sûr de rentrer dans cet univers complètement loufoque et fantastique, qui joue aussi sur les mots, entre « toile de maître » et « toile de cinéma » par exemple, et qui cite du Shakespeare ! Je n’aime pas trop le trait de Catherine Meurisse, trop caricatural à mon goût, mais on reconnaît tout de même bien les œuvres qui sont souvent de grands classiques, je suis contente car j’ai réussi à dépasser mon appréhension première à ce propos. Et si bien même on ne reconnaîtrait pas les tableaux (parfois réinterprétés ou recadrés), on a la liste des principaux représentés (avec l’oeuvre « en vrai ») sur une double page, ainsi que la liste complète des œuvres et leurs auteurs sur la double page suivante. Très pratique, d’autant plus que les numéros de pages sont ajoutées aux œuvres. Dernière bonne surprise enfin, un QR code renvoie à une page dédiée sur le site du musée d’Orsay qui permet d’accéder à l’intégralité des œuvres de l’album. C’est vraiment très instructif, j’ai adoré cette promenade dans le monde de l’art du XIXème siècle ! J’ai aimé essayer retrouver les tableaux, dans les dessins de Catherine Meurisse qui réinterprète les œuvres originales pour son histoire. Il y a une foule de clins d’œil, de références historiques sur les impressionnistes, d’anachronismes dans cet album, tellement que je ne pense pas les avoir tous trouvés, mais c’est tout de même un moment bien réjouissant passé en compagnie de l’héroïne de Manet et des autres personnages. Bon, à partir d’un moment, le scénario part en vrille, avec des retournements de situation vraiment incongrus, mais dans la folie ambiante de l’histoire, cela ne m’a pas dérangé (ce qui n’a pas été le cas de mon chéri qui l’a lu aussi, et qui n’a pas du tout aimé certains passages qui n’avaient ni queue ni tête selon lui). Vous l’aurez compris, cet album est particulier, un peu spécial, et l’adhésion du lecteur n’est donc pas si simple que ça… Perso, j’ai bien aimé, alors qu’au départ j’accrochais moyennement, mon chéri a beaucoup aimé le début et beaucoup moins la fin, alors je vous laisse vous faire votre propre avis…

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 13 ans.

On en parle sur les blogs : Li-An, Miss Bouquin AixLiratouva2, Sans connivence, Une autre histoire

Premières planches à voir sur Izneo.

Rose Valland, capitaine Beaux-Arts

ROSE VALLAND, CAPITAINE BEAUX-ARTS, par Emmanuelle Polack, Claire Bouilhac (scénario) et Catel (dessin) (Dupuis, 2009)

Biographie dessinée de Rose Valland, célèbre pour avoir permis de préserver les collections d’art françaises pendant la seconde guerre mondiale. Travaillant au musée du Jeu de Paume à Paris, elle a soigneusement noté les transferts d’œuvres pour pouvoir ensuite les récupérer en Allemagne voire même en Union Soviétique, avec l’aide d’un soldat américain auquel elle n’accordait pas toute sa confiance au départ. Rose Valland a aussi agi pendant la guerre, en informant la Résistance des mouvements des œuvres en train, pour empêcher que des œuvres ne soient transférées vers les demeures de hauts dignitaires nazis outre-Rhin.

Cet album est un petit format, qui ne comporte que 22 pages de bande dessinée et autant pour un dossier hyperdocumenté sur la biographie de Rose Valland (une chronologie et de nombreux documents d’époque). L’histoire dessinée est très courte, un peu trop à mon goût. Elle a tendance à effleurer les faits, sans creuser. Le scénario est vraiment trop léger pour moi, j’aurais vraiment aimé en savoir plus. J’aime bien le trait de Catel (Dolor, Kiki de Monparnasse…), mais cette fois, je trouve que la couleur gâche ses dessins, en les alourdissant trop. C’est vraiment le noir et blanc qui met en valeur ses dessins, et là son talent est occulté par les couleurs. Sinon, la partie intéressante de l’album est le dossier documentaire, qui ne se centre pas sur l’épisode de la seconde guerre mondiale, mais retrace la vie de Rose Valland de sa naissance (1898) à sa mort (1980). Photos, lettres, documents officiels émaillent la chronologie très riche. Là, j’ai vraiment eu l’impression d’en apprendre plus sur cette femme courageuse. Un ouvrage donc très pédagogique, soutenu par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et l’association « la mémoire de Rose Valland« 

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Au pays des livres, Le blog de Véronique D., Chroniques d’Asteline, Mary’s colors

Voir le site de la scénariste et adaptatrice Claire Bouilhac.

Premières pages à lire sur Izneo.

Pablo, tome 2 : Apollinaire

PABLO, tome 2 : APOLLINAIRE, par Clément Oubrerie et Julie Birmant (Dargaud, 2012)

Suite du tome 1. Picasso est peu connu dans le milieu, et travaille dans son atelier. Heureusement qu’il est financé par les Stein, des mécènes américains, car les galeries d’art parisiennes ne veulent pas de son travail… Le jeune peintre vit donc quelque peu dans la misère. Il veut reconquérir Fernande, et son ami Max Jacob ainsi que Guillaume Apollinaire, jeune poète qu’il vient de rencontrer par un de ses amis, vont l’aider.

Je suis moyennement convaincue par cet album, qui tourne plus autour de Fernande, l’amante de Picasso, que d’Apollinaire, qui fait quelques apparitions. L’histoire n’est pas spécialement palpitante, et finalement le titre de l’album porte assez mal son nom, il suffit de voir qui est représenté sur la couverture pour voir qui est vraiment l’héroïne de ce tome.

Le dessin est toujours aussi particulier, sans lignes droites, un peu brouillon. Les couleurs sonttagréables. Les pages à fond noir contrastent avec celles à fond blanc, et donnent une certaine ambiance à l’histoire. Mais je n’ai pas été emportée par cette histoire, il a fallu que je m’accroche pour la terminer… Bref, lecture mitigée, même si ça a l’air de bouger un peu sur la fin avec le départ en train, il faudra vraiment que je lise de bons avis sur le tome 3 pour me lancer dans sa lecture !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : blog de Mango, chez Lavinia, le jardin de Natiora, MadiMado’s blog, Thé lecture et macarons

Extrait à lire sur Iznéo.

Pablo, tome 1 : Max Jacob

PABLO, tome 1 : MAX JACOB, par Clément Oubrerie et Julie Birmant (Dargaud, 2012)

Biographie dessinée de l’artiste peintre d’origine espagnole, qui arrive juste à Paris au début du XXème siècle, lors de l’exposition universelle et connaît de nombreux soucis, à la fois sentimentaux et d’argent. Après la mort de son ami Carlès Casagemas et une période de vie de bohème, il cotoie la vie parisienne, la vie de bohème, et rencontre Max Jacob, poète qui ne vit pas encore de son art. Ce dernier prend Picasso sous son aile, et le fait vivre à ses frais. Picasso, qui ne tient pas en place, rencontre alors un nouveau modèle, Fernande, une jeune fille mariée de force à un pauvre type et qui s’est enfuie de chez elle. Elle est depuis devenue un modèle réputée pour les peintres et les sculpteurs.

Voici un album qui avait pas mal fait parler de lui l’an dernier à sa sortie. Je l’avais vu dans plusieurs magazines ainsi que sur Internet, et donc quand je l’ai trouvé en bibliothèque, je n’ai pas hésité. Pourtant, je ne suis pas fan du trait de Clément Oubrerie, auteur de la série Aya (tome 1 sur ce blog) et de l’adaptation en BD de Zazie dans le métro. Et bien là, heureusement que je ne suis pas restée sur ma mauvaise impression, car cette fois, le dessin sied parfaitement à l’histoire, il ne m’a pas dérangée, et correspond à l’ambiance du début du XXème siècle. J’ai trouvé très intéressante cette biographie dessinée sur un peintre avant qu’il ne devienne célèbre. Les couleurs font un peu délavées, passées, et cela participe à l’ambiance particulière de l’album, qui se déroule dans les quartiers d’artistes de Paris, c’est à dire Montmartre et sa butte. J’ai beaucoup aimé cet album pour cette raison. Et même si parfois ce n’est pas bien clair au niveau des dates, on se sait pas vraiment si entre chaque « épisode », il se passe quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, Pablo, tome 1 est vraiment un album entraînant ! Il n’empêche qu’à la fin, on ne veut qu’une chose : connaître la suite de l’histoire entre Pablo et Fernande ! Cet album me démontre que même si on n’aime pas particulièrement le travail d’un auteur, il ne faut pas le lâcher pour autant ! La preuve, si je trouve la suite, je la lis sur le champ !!

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Liratouva (Mango), Madmoizelle le blog BD, D’une berge à l’autre, Le blog de Moon, La ballade de Mathylde.

Bande-annonce de l’album : 

Vincent & Van Gogh, tome 2 : Trois lunes

VINCENT & VAN GOGH, tome 2 : TROIS LUNES, par Gradimir Smudja (Delcourt, 2010)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/1/2/8/000837128.jpgSuite du tome 1. Van Gogh et son chat Vincent (qui a peint toutes les oeuvres de son maître) sont morts et enterrés. Un film reprenant leur histoire est tournée, sous la direction d’un Hitchcock très exigeant. Un soir d’orage, un siècle après leur décès, la foudre va réveiller les fantômes du peintre des « Tournesols » et de son animal. Ils vont découvrir la fin du XXème siècle, avec l’électricité, le métro… et le musée d’Orsay, qu’ils avaient connu en tant que gare. Au musée, les toiles s’animent et ils peuvent aussi entrer dans les peintures… Sur l’horloge du musée, ils vont rencontrer une petite fille amnésique qu’ils vont baptiser « Lune ». Avec elle, ils vont remonter le temps, mais aussi aller dans le futur…

Voici la suite d’un album paru en 2003, et toujours aussi déjanté. Le scénario est du genre fantastique, avec le retour des fantômes un siècle après leur mort, leurs incursions dans les tableaux les plus célèbres.

Un album très intéressant, de par l’audace du scénario, qui ose des choses folles (avec le dédoublement de personnalité de Van Gogh), part dans beaucoup de directions et contient un grand nombre de références iconographiques, cinématographiques et même un hommage appuyé à Tintin et son créateur Hergé ! Bref, il est très plaisant de regarder chacune des cases pour y trouver des références : Dali, Manet, Munch… Le talent de Smudja est indéniable pour copier des oeuvres mondialement connues et revisiter le musée/gare d’Orsay.

Le tout est très coloré, et donne vraiment un bel objet, bien agréable à parcourir ! Comme pour le premier tome, c’est pour moi un coup de coeur !

A partir de 13 ans selon le site BD du CNDP.

Les 8 premières planches à voir sur le site BDGest.

Biographie de l’auteur à lire sur le site de Delcourt.

On en parle sur les blogs : Le pictographe, M. Natali (sur Bdgest)