Documentaires

C’est beau le rouge [documentaire]

C’EST BEAU LE ROUGE, par Lucia Zamolo  (La Martinière jeunesse, 2020)

rougeVoici aujourd’hui un documentaire qui aborde le thème des règles d’une façon d’une manière simple, à la façon d’un journal intime illustré. La police de caractère est manuscrite, globalement lisible (j’ai un gros doute pour des élèves dyslexiques, mais bon…). Le récit est illustré de manière parfois drôle, tout comme le texte d’ailleurs qui essaie de dédramatiser les règles.

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BD fait de société, BD hors de nos frontières, BD jeunesse

21 jours avant la fin du monde

21 JOURS AVANT LA FIN DU MONDE, par Silvia Vecchini et Sualzo (Rue de Sèvres, 2020)

21joursLisa et Alessandro étaient très amis quand ils étaient enfants, jusqu’au jour où « Alex » et son père ont mystérieusement disparu. Alors qu’elle est adolescente, Lisa a la surprise de retrouver Alex, mais elle découvre un ami différent de celui de son souvenir. Elle se dit que c’est la mort de sa mère et la vente de la maison familiale qui est à l’origine de ce changement, mais elle aimerait en savoir plus. Il va falloir faire vite, car Alex n’est dans le secteur que 3 semaines…

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BD fantastique, BD historique, BD hors de nos frontières

Kurt Cobain : when I was an alien

KURT COBAIN : « When I was an alien », par Danilo Deninotti (scénario) et Toni Bruno (dessin) (Urban graphic, 2017)

kurtBiographie des débuts de Kurt Cobain avant le groupe qui l’a fait connaître au monde entier. On y découvre un jeune garçon à la famille déchirée, qui ne sait où trouver sa place, rejeté par l’un puis par l’autre, qui s’évade par la musique, et rencontre d’autres musiciens comme lui, jusqu’à former un groupe qui va commencer à être reconnu dans la région de Seattle puis au-delà… Lire la suite « Kurt Cobain : when I was an alien »

BD fantastique, BD jeunesse

Melvina

MELVINA, par Rachele Aragno (Dargaud, 2020)

melvinaMelvina est une jeune fille qui se lance à la poursuite de son chat sur les toits de l’immeuble et atterrit par erreur dans l’appartement voisin. Là, semmblent l’attendre, attablés, un chat, un hibou, une souris grise habillés avec des vêtements, ainsi qu’un vieil homme prénommé Otto qui lui demandent de l’aider à vaincre Malcapé. Melvina serait la seule à pouvoir sauver ses nouveaux amis des maléfices qui se sont abattus sur eux… Lire la suite « Melvina »

BD fait de société, BD fantastique, BD hors de nos frontières

Oublie mon nom

OUBLIE MON NOM, par Zerocalcare (Cambourakis, 2017)

oublie

La grand-mère adorée de Zero Calcare vient de décéder. Mais tout ou presque paraît étrange au narrateur : pourquoi sa grand-mère, originaire de Nice, a-t-elle vécu en Italie , dans la banlieue de Rome ? Quel a été son parcours ? A l’occasion de cet événement, l’auteur réalise qu’il ne connaissait pas grand-chose d’elle. En questionnant sa mère, en fouillant un peu chez sa grand-mère, il va découvrir un passé très… original, avec un grand-père anglais qu’il n’a jamais connu. Ce chemin initiatique sera l’occasion pour l’ado attardé qu’est Zerocalcare de grandir, et d’entrer dans le monde des adultes qu’il redoute tant…

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BD historique, BD hors de nos frontières

Primo Levi

PRIMO LEVI, par Matteo Mastragostino (scénario) et Alessandro Ranghiasci (Steinkis, 2017)

primo levi

Turin, milieu des années 1980 : quelques temps avant sa mort, Primo Levi, auteur du célèbre texte Si c’est un homme qui narre ses années en camp de concentration, rencontre une classe, mais cette fois, cela se passe dans l’école où lui-même a été élève. Depuis des années, il est habitué à témoigner auprès des plus jeunes de sa déportation et de sa vie à Auschwitz. Les questions et remarques plus ou moins pertinentes des élèves font ressurgir chez lui les souvenirs dans un ordre pas toujours chronologique… Tout commence à l’évocation de ses six chiffres tatoués sur son avant-bras…

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BD aventure, BD fantastique, BD hors de nos frontières

Le port des marins perdus

LE PORT DES MARINS PERDUS, par Teresa Radice et Stefano Turconi (Glénat, 2016, coll. Treize étrange)

port marins

Un jeune garçon amnésique de 15 ans est retrouvé sur une plage du Siam par un officier de l’Explorer. Ne se rappelant que de son prénom, Abel, il est ramené au port de Plymouth, et va partir à la recherche de ses souvenirs perdus… Il découvre rapidement qu’il est en fait le fantôme du capitaine de l’Explorer, Abel Reynold Stevenson, qui aurait déserté en emmenant avec lui un trésor capturé à l’ennemi… Sauf qu’il ne se rappelle de rien… Il va donc tenter de raviver des souvenirs, en approchant les filles du défunt capitaine qui a jeté le déshonneur sur sa famille, mais sans dévoiler son identité. Il rencontre aussi Rebecca, prostituée à la chevelure flamboyante et tenancière de la maison close de la ville, qui est dans le même état que lui, et va l’aider à avancer…

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BD fantastique, BD sentimentale

L’entrevue

L’ENTREVUE, par Manuele Fior (Futuropolis, 2013)

Dans un monde qui semble proche du nôtre, Raniero, psychiatre de profession, est en voiture à discuter avec un de ses amis au téléphone lorsqu’il a un accident suite à une drôle de vision : des triangles dessinés dans le ciel nocturne provoquent son inattention et son accident. Par hasard, au travail, il rencontre et tombe amoureux de Dora, une de ses patientes qui prétend avoir vu le même vaisseau spatial triangulaire que lui, et pouvoir communiquer par télépathie avec ses occupants. Raniero est troublé, à la fois par la rencontre avec la jeune fille et par leur vision commune. Cela complique encore un peu plus la vie de Raniero, dont la femme est sur le point de le quitter. Tous deux se font violemment agresser dans leur maison, par des hommes cagoulés. Raniero se lance dans cette histoire d’amour originale, à une époque où existe une charte sociale qui prône l’amour libre…

Il y a quelques années maintenant, j’avais lu Cinq mille kilomètres par seconde de ce même auteur, et même si je n’en garde pas un souvenir extraordinaire, je me suis lancée dans la lecture de son nouvel opus de plus de 170 pages, bien que n’étant pas très enthousiaste à la vue de la couverture sombre. Je ne savais pas à quoi m’attendre en lisant cet album, je ne me suis pas rendue compte tout de suite qu’il s’agissait de science-fiction, car aucune indication de temps ou de lieu n’est mentionnée et ce récit paraît au départ tout à fait actuel. Puis au fil du récit, il y a des éléments qui font douter du réalisme de l’histoire : on parle de « la nouvelle convention », puis Raniero parle de son père qui a vécu la fin du XXème siècle… Cela m’a fait douter mais j’ai tenu bon, sans être plus convaincue que cela par le scénario. J’ai été déçue sur la fin avec les explications données rétrospectivement sur l’histoire, car même si ça aide à comprendre, c’est aussi d’une certaine façon une redondance désagréable. Bref, je n’ai pas été convaincue par le scénario, même si certains passages sont certes agréables. Le dessin est quant à lui assez particulier : je n’ai pas aimé les portraits de Dora avec son nez en patate. Le personnage de Raniero est correct, mais je n’ai pas spécialement accroché au dessin. Fior n’utilise dans cet album que des teintes de gris, du blanc et du noir : son trait est charbonneux et rend l’histoire encore plus sombre et triste. Je suis sûrement passée à côté d’éléments importants, mais je dois dire que j’ai dû me forcer à terminer cette histoire de science-fiction déstabilisante… Un album peut-être trop étrange pour moi…

Non mentionné sur l@BD, mais certainement pas avant 15 ans.

On en parle sur les blogs : Sin City, Liratouva, Marie Rameau, White pages, Chroniques de ColimassonBlog BD de Madmoizelle

Premières planches à voir sur Izneo.

Consulter le site de l’auteur, en italien.

Trailer à voir sur Youtube :

BD fait de société, BD hors de nos frontières

S.

S., par Gipi (Vertige Graphic / Coconino Press, 2006, coll. Moby Duck)

Biographie partielle du père de l’auteur, nommé tout au long du récit S. pour Sergio. Gipi retrace quelques épisodes de la vie de l’homme en Italie : pendant la seconde guerre mondiale, mais aussi bien après, avec son fils et sa femme, ou encore à la fin de sa vie, alors que sa santé est défaillante… Pour ces souvenirs, il se sert de ce que son père lui a raconté, de ses propres souvenirs avec son cousin et son oncle, mais aussi des récits d’autres membres de sa famille…

Cela doit être la BD avec le titre le plus court sur tout ce blog ! Non plus sérieusement, j’ai choisi ce titre en bibliothèque car c’était le seul de cet auteur italien qui a dernièrement sorti « Vois comme ton ombre s’allonge » qui a pas mal circulé sur les blogs que je visite. Je dois dire que j’ai eu du mal avec S., un album que j’ai dû reprendre plusieurs fois. Je n’ai pas spécialement accroché, l’histoire traîne en longueur et n’est pas bien intéressante. De plus les phrases sont longues et répétitives, j’ai trouvé ça vraiment pénible. Des textes sont parfois inutiles (surtout les expressions à rallonge donnant les filiations, comme par exemple « le père de la fiancée de S. », qui est en réalité le grand-père maternel de l’auteur). De même, le récit est décousu, on passe d’un épisode à l’autre sans transition, l’auteur utilisant de nombreux flash-back. Certains passages sont redondants, l’auteur les relate une nouvelle fois car au final ses souvenirs sont différents de ce qui lui a été raconté par des membres de sa famille et chacun a sa version… Malgré tout, on sent l’amour qu’il porte à son père, qu’il considère parfois comme un héros, mais au final le manque de fil conducteur m’a fait décrocher et je ne me suis pas sentie impliquée dans l’histoire. Le dessin par contre n’est pas désagréable, le trait est fluide, les portraits jolis. L’auteur utilise la technique de l’aquarelle, mais on sent aussi que son crayon est un peu nerveux sans pour autant que ce soit désagréable. C’est un trait que j’aimerai revoir dans d’autres livres, mais avec un scénario plus construit. Je n’ai pas savouré cette lecture, peut-être me manquait-il des clés pour la comprendre… C’est un flop pour moi, dommage…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Reading in the rain, Sin city, Tu l’as lu (stucru) ?

Voir le blog (en français) de Gipi (plus mis à jour depuis plusieurs années).

Cet album est ressorti chez Futuropolis cette année, avec une nouvelle couverture. Les premières planches de cette édition sont à voir sur Digibidi.

BD hors de nos frontières, BD polar

Red bridge, tome 2

RED BRIDGE : tome 2 : MISTER JOE AND WILLOAGBY, par Maryse et Jean-François Charles (scénario) et Gabriele Gamberini (dessin) (Casterman, 2009)

Suite et fin du tome 1. Elie Miller et ses anciens camarades de classe se sont tous retrouvés. Tous, enfin tous ceux qui ne sont pas morts d’une façon suspecte. D’ailleurs, un mystérieux corbeau annonce la mort prochaine de plusieurs d’entre eux… Qui va être le suivant ? Et parviendra-t-on à trouver le tueur avant que l’infernale série ne se poursuive ? A Red Bridge, petite commune sans histoire, de nombreux secrets vont devoir se révéler pour éviter une fin tragique… Elie et ses camarades en savent plus qu’ils ne le disent au FBI qui est aidé par monsieur Willoagby toujours flanqué de son chat…

Fin de l’histoire dans cet album, sorte de « dix petits nègres », où tous les membres du groupe semblent devoir mourir les uns après les autres dans d’atroces circonstances. A l’origine, j’ai choisi cette série pour cet album, car j’avais flashé sur le pont couvert rouge représenté sur la couverture, un type de pont qu’on ne trouve qu’en Amérique du Nord. Ce n’est qu’une fois l’album en main que j’ai vu qu’il y avait un pendu dessous, et j’ai emprunté les deux albums sans trop savoir de quoi il en retournait. Grand bien m’en a pris, cette histoire est très bien racontée, à un rythme juste, ni lent, ni rapide, et on ne sait pas grand-chose sur l’auteur des meurtres et sa motivation avant la fin de l’histoire. L’ambiance dans la ville s’alourdit, chacun soupçonnant ses voisins, mais sans aucune preuve. En tant que lecteur, on pressent bien quelque chose, un secret dissimulé par le groupe ou une partie de ses membres, mais on ne sait pas trop lequel. Seule la fin donne les explications qu’on attendait. Bref, j’ai adoré être menée en bateau dans cette histoire à suspense, et ne m’attendait pas au dénouement final. Sinon, le dessin est toujours aussi agréable, les portraits magnifiques et les paysages donnent envie de voyager… Que demander de mieux ? Si, un seul bémol que je pourrais apporter : l’histoire des chats qui disparaissent mystérieusement est une histoire annexe et n’apporte rien au récit principal. Dommage de se perdre dans de tels méandres. Mis à part cela, si l’occasion se présente à vous de croiser ces deux albums, n’hésitez pas !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Encre noire, Samba BD, La bibliothèque du Dolmen, Blog BD sud-ouest,

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur.