Un amour de marmelade

UN AMOUR DE MARMELADE, par Olivier Supiot (Glénat, 2011, coll. Mille feuilles)

A Lutétia, ville dévastée, vit un drôle de personnage tout vert, surnommé Marmelade par la presse. Il s’agit en fait du génial professeur Cazaviel qui a vu une de ses expériences mal tourner : une mutation l’a transformé en une étrange gélatine verdâtre qui se déforme et se reforme à volonté. Au départ déboussolé par son nouvel état, le professeur va devoir prouver qu’il n’est pas à l’origine de l’enlèvement de sa femme adorée, la belle Mathilde, alors que tout l’accuse… Mais comment se défendre lorsqu’on a une apparence inhumaine ? Aidé par Blanche une femme-fantôme qui passe à travers les murs, Marmelade va essayer de prouver son innocence et de retrouver Mathilde…

Un amour de marmelade est une histoire étrange, avec un héros vraiment bizarre, tout vert, sans forme réelle. Au fil de l’histoire, on découvre ce personnage, ses propriétés extraordinaires et les raisons de sa transformation, jusqu’à la fin réellement inattendue et qui nous prend à contrepied. Les dessins d’Olivier Supiot sont magnifiques, particulièrement les portraits de Mathilde, la femme disparue du professeur Cazaviel. Mais sinon les traits des autres personnages sont assez ronds avec Marmelade et Blanche Noyant, la jeune femme qui passe à travers les murs. Les couleurs sont parfois très vives, avec du jaune et du rouge. J’ai eu quelquefois la sensation d’un esprit « Fantômette » chez Blanche Noyant, même si mes souvenirs de ce personnage remontent à loin. Le dessin est donc globalement agréable. Concernant le scénario, il est complètement décalé : l’histoire, totalement fantastique, se passe dans un Paris/Lutétia uchronique, revu et (très) corrigé. Les premières planches nous présentent la ville dévastée, en utilisant des couleurs dans les tons jaunes et marrons qui donnent une ambiance de peur à la ville. J’aime beaucoup le trait de l’auteur, et sa technique qui donne un joli aspect et de la profondeur au dessin. Il y a aussi pas mal de références à des peintures célèbres dans une double page, ce qui détonne assez du reste de l’album. Un amour de marmelade a un scénario auquel j’ai eu du mal à accrocher, peut-être car manquant de liant et un peu bancal par moments. Je n’ai pas été happée par l’histoire, certainement trop déstabilisée et peu habituée par cet univers vraiment original, mais j’ai cependant envie de continuer les œuvres de cet auteur angevin que je découvre sur le tard depuis la patrouille des invisibles.

Non mentionné sur l@BD.

On en parle sur les blogs : Des galipettes entre les lignes, Le blog des boggans, Bedea Jacta Est, Antre de livres

Premières planches sur le site de l’éditeur.

Publicités

Le temps perdu

LE TEMPS PERDU, par Rodolphe (scénario) et Vink (dessin) (Galerie Daniel Maghen, 2014)

Guillaume Romain est un auteur de bandes dessinées. De retour d’un festival, il s’arrête dans un hôtel au bord de la route pour y passer la nuit. Dans sa chambre, il observe la gravure accrochée au mur, jusqu’à rentrer dans le tableau et à y rencontrer le bûcheron qui y était représenté. Guillaume parvient à sortir de la gravure et raconte son aventure à l’hôtelière qui lui explique l’origine de ces tableaux : ils sont issus d’un portfolio trouvé dans le grenier lorsqu’elle a acheté l’hôtel il y a une dizaine d’années avec son mari aujourd’hui décédé… Pour autant, Guillaume a le sentiment étrange de connaître déjà les lieux, mais il ne saurait dire pourquoi… Il va donc revenir plusieurs fois à l’hôtel du temps perdu, pour tenter de comprendre. Ses allées et venues dans les gravures des différentes chambres vont lui permettre de trouver les réponses à ses questions, tandis qu’il va se lier avec l’hôtelière veuve…

Voici encore un album qui m’attendait à la maison, album acheté sur les conseils d’un libraire. Pour une fois, je ne l’ai pas laissé traîner longtemps avant de le lire et de le chroniquer. Je trouvais la couverture particulièrement jolie et poétique. Je n’ai pas été déçue par cette histoire que je pensais au départ assez banale, mais qui s’avère plus complexe et fantastique qu’il n’y paraît. L’histoire d’amour contemporaine se mêle aux souvenirs familiaux de l’enfance du héros, et le monde des gravures est complètement fantastique et onirique, avec des soldats qui poussent comme des champignons, un chanteur qui a un monstre en lui qui produit un son monstrueux… C’est vraiment un univers très particulier, avec un mode de fonctionnement insolite et bizarre… Au départ, c’est assez déroutant, puis finalement ça passe assez bien, et on se prend au jeu, alors que pourtant je ne suis pas du tout fan de ce genre d’univers. Il faut dire que le scénario bien mené est soutenu par de magnifiques planches à l’aquarelle. Le dessin est parfois malhabile dans certains profils de personnages, mais les couleurs utilisées magnifiquement rattrapent ce léger défaut. Je découvre le style de Vink, et j’admire son travail, qui contribue grandement à l’ambiance toute particulière de l’histoire. C’est vraiment une sorte de rêve : difficile de lâcher l’album avant de savoir pourquoi Guillaume n’est pas si perdu que ça dans cet hôtel… L’histoire d’amour avec l’hôtelière est peut-être superflue, mais elle lui permet aussi de répondre à quelques questions sur la bâtisse. Je me suis surtout dit que l’hôtelière n’était pas farouche du tout, mais sinon, l’histoire entre eux me paraissait crédible. Le temps perdu est donc un bien joli album porté par une histoire poétique et sensible qui permet de passer un bon moment de lecture. A découvrir si cela n’est pas déjà fait !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Livresse des mots, Papier bulles, Blog BD Sud-Ouest, Les petits Miquets,

Plusieurs planches à voir sur le site de l’éditeur, qui est aussi une galerie parisienne d’exposition-vente de planches de BD.

Visiter le blog du scénariste Rodolphe.

Les derniers jours d’un immortel

LES DERNIERS JOURS D’UN IMMORTEL, par Fabien Vehlmann (scénario) et Gwen de Bonneval (dessin), (Futuropolis, 2010)

Dans un monde futuriste, à une époque inconnue, la mort n’existe plus ou presque. Les différentes civilisations cohabitent ensemble avec plus ou moins de succès. Elijah travaille à la police philosophique pour l’Union, pour améliorer les relations entre les civilisations en utilisant la diplomatie face à des espèces souvent très différentes. Mais comme on fait souvent appel à lui et qu’il ne peut s’occuper de tout, il a accepté d’avoir des échos, sortes de clones qui effectuent sa mission. Cependant, en contrepartie de sa démultiplication, Elijah oublie certains de ses souvenirs, alors il limite l’utilisation de ses échos. Philosophe, il essaie d’arranger tout le monde, ne haussant jamais la voix, tentant toujours de comprendre le comportement de l’autre. Mais lorsqu’une mission compliquée va lui être confiée (tenter de faire s’entendre deux espèces d’une même planète qui ne peuvent pas communiquer), il va falloir qu’Elijah use de toute la diplomatie possible pour éviter qu’une guerre éclate au sein de l’Union, qui mettrait en péril toute la communauté.

Voici un album complètement fou que je n’aurais certainement pas lu si je ne l’avais pas vu sur des blogs de lecteurs, avec des avis plus que positifs. La couverture est très épurée et ne donne pas d’indices sur l’histoire, les couleurs froides ne donnent pas spécialement envie d’ouvrir cet album de 150 pages. Pourtant, j’ai passé un très bon moment de lecture, moi qui ne suis pas une adepte de la science-fiction. L’histoire est simple à comprendre, même pour qui n’est pas un habitué du genre. C’est un autre monde, mais c’est expliqué vraiment simplement, il n’y a pas de concepts étranges, à condition bien sûr d’accepter ce monde totalement éloigné du nôtre, avec ses concepts propres. Le fait que le personnage soit dédoublé avec des échos n’est pas dérangeant, puisqu’il ne s’agit que d’une seule et même personne, on n’est donc pas décontenancé de le savoir à plusieurs endroits en même temps… C’est difficile à expliquer dans un article de blog, mais ceux qui ont lu l’album comprendront sûrement ce que je veux dire. Ce dédoublement (ou plus) de personnalité ne choque pas du tout, et je me suis même dit que ce serait bien pratique dans la réalité, pour éviter certains moments désagréables par exemple ! Il y a plein de réflexions complètement actuelles sur l’amour, la mort, le rapport à l’autre, la mémoire, la sexualité… Ce dialogue parfois philosophique est bien intéressant pour intéresser et captiver le lecteur, car ce n’est pas une simple histoire futuriste déconnectée de notre réalité du XXIe siècle,  Il y a une ambiance vraiment particulière dans cet album, une ambiance douce même lorsque la situation entre les peuples est tendue. Sans doute cette impression est due au dessin et aux couleurs froides utilisées : quelques nuances de gris et du noir et blanc uniquement. Le trait quant à lui est simple et épuré, avec peu de décors et des personnages aux traits fluides. Bien agréable, totalement en adéquation avec le propos futuriste, j’ai beaucoup aimé, et cela a aussi aidé à ma lecture.

Bien sûr, je pense être passée à côté de certaines choses, par exemple je ne me suis rendue compte qu’au bout d’un moment que les personnages étaient habillés différemment lorsqu’ils étaient dehors, qu’ils avaient comme une combinaison ultra-couvrante, mais je n’ai pas bien compris à quoi ça servait. Cela ne m’a pas empêché de passer un excellent moment, dépaysant je dirais même, avec cet album dont je n’attendais rien au début, mais qui a su me conquérir, alors que pourtant, la S-F et moi, ça fait 2 !! C’est un album que je conseillerai volontiers à d’autres non-lecteurs de science-fiction, c’est dire…

Non répertorié sur l@BD, mais je dirais à partir de 15 ans.

On en parle sur les blogs : Chroniques de l’invisible, La bibliothèque de Noukette, MicMélo littéraire, La tanière du champi, Imaginelf

Cet album a fait partie de la sélection à Angoulême en 2011 et a reçu le prix du meilleur album de BD de science-fiction au festival des Utopiales de Nantes en 2010.

Consulter le blog de Fabien Vehlmann.

Premières planches à voir sur Digibidi.

Sous-sols

SOUS-SOLS, par Pierre Wazem (scénario) et Tom Tirabosco (dessins et couleur) (Futuropolis, 2010)

Depuis trois semaines, une ville est privée de lumière. Les habitants vivent dans le noir, sans savoir quelle est la raison de cette situation plus qu’étrange. Une jeune fille qui ne connaît que la solitude rencontre par hasard un chercheur en anti-matière, dans un conduit en sous-sols. Tous deux cherchent à remonter mais ne le peuvent pas. D’après le chercheur, il y aurait un lien avec la mise en route d’un accélérateur de particules, qui créerait un trou noir qui absorberait la lumière… En surface, la soeur jumelle de la jeune fille fait la rencontre, par hasard elle aussi, de l’épouse du chercheur. Elle lui expose sa situation : selon elle, sa soeur jumelle dort sans discontinuer depuis 3 semaines, depuis l’apparition du phénomène inexpliqué… Toutes ces solitudes vont tenter de solutionner le problème de disparition de la lumière…

Cet album a une couverture originale, dans les tons bleus gris, avec un trait réaliste et charbonneux. Intriguée par cette couverture, j’ai emprunté cet album de 117 pages. L’histoire est assez étrange, on ne sait pas trop si l’héroïne, qui ne porte pas de nom, est folle ou pas, si sa sœur existe vraiment ou non, car au fil des pages, on en vient à douter de la véracité de ses propos. J’ai lu l’histoire sans trop savoir où ça menait, je me suis laissée porter, et j’ai moyennement accroché à l’histoire. Ce n’est pas que le scénario est mauvais, loin de là, mais c’est surtout que je n’avais pas l’esprit à lire une BD aussi complexe. En effet, c’est la première fois que je lis un album dans lequel il y a, entre autres, des explications de physique-chimie (auxquelles je n’ai pas compris grand-chose, ces sujets-là ne m’intéressant pas spécialement). J’ai trouvé que les réponses aux questions arrivaient trop tard dans l’histoire, j’aurais voulu en savoir plus un peu plus tôt, peut-être pour plus me motiver à continuer. Le scénario mêle des éléments scientifiques, à d’autres complètement oniriques (les chiens qui les poursuivent dans les sous-sols), cela donne une impression bizarre lors de la lecture, qui fait de cette histoire un album original, que je ne regrette pas d’avoir essayé même si je n’ai pas tout compris !

Le dessin au fusain est magnifique, le trait est particulier, mais sonne juste. Il est parfois un peu trop statique à mon goût, mais je l’ai trouvé tout de même original. Les personnages font tristes, mélancoliques et c’est encore plus accentué avec les tons froids, gris bleus, utilisés dans chacune des cases. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, je pense poursuivre mes découvertes, si la bibliothèque en a d’autres.

Non mentionné sur l@BD.

On en parle sur les blogs : Le grenier à livres de Choco, Les lectures de Cachou, La bibliothèque de Noukette, La bulleuse d’air, La bibliothèque du dolmen

Les premières pages à lire sur Digibidi.

Ralph Azham, tome 1 : Est-ce qu’on ment aux gens qu’on aime ?

RALPH AZHAM, tome 1 : EST-CE QU’ON MENT AUX GENS QU’ON AIME ?, par Lewis Trondheim (Dupuis, 2011)

Ralph Azham est un canard bleu, qui a le pouvoir de connaître le nombre d’enfants de chacun et de voir si les femmes sont enceintes. Jeune, il était considéré comme l’Elu du royaume d’Astolia, mais finalement cela s’est révélé faux et a déçu tout le monde et il est désormais le paria, celui qu’on éloigne dès qu’on veut prendre une décision importante. Face à ceux qui ne le comprennent pas, Ralph répond par sa désinvolture et son cynisme : il a le chic de dévoiler les choses à ne pas dire… Et lorsqu’on annonce que la Horde est sur le point d’arriver, Ralph est écarté mais c’est pour mieux revenir ensuite…

Je ne dois pas avoir l’esprit correctement formé, car je n’ai pas compris grand-chose à cette histoire. J’ai parfois eu l’impression qu’il manquait des épisodes, qu’il y avait eu des pages supprimées… Bref, pas facile de remettre tout dans l’ordre, mais j’ai tout de même persisté pour terminer les 48 pages. Une fois terminé, ma première réaction a été « bof ». Le récit est décousu, le scénario n’est pas palpitant. Bon, il faut quand même dire qu’il y a quelques répliques de Ralph qui sont particulièrement savoureuses, et qui m’ont fait sourire, mais sinon, j’ai trouvé ça moyen pour moi qui ne suis pas fan du tout de ce monde d’heroic fantasy. En fait, les personnages et leurs caractéristiques ne sont pas présentés dès le départ, mais au fur et à mesure, ce qui est assez déconcertant. Le dessin est reconnaissable facilement : Trondheim a un trait particulier. L’anthropomorphisme est au départ un peu déroutant, mais finalement on s’y fait vite. Au moins je pourrais dire que j’ai essayé, mais je ne crois pas persister dans cette série qui a déjà 5 tomes sortis (et le 6ème pour début février)…

Non mentionné sur l@BD.

On en parle sur les blogs : Au bon roman,  Maison Usher, La croisée des mondes, Krinein

8 planches à voir sur BDgest.

Le monde de Milo, tome 1

LE MONDE DE MILO, tome 1, par Richard Marazano et Christophe Ferreira (Dargaud, 2013)

Milo est un petit garçon qui vit seul dans un village loin du tumulte du monde. Trois vieilles dames, qu’il appelle ses tantes, l’aident pour sa nourriture. Un jour, il trouve dans le lac près de sa maison un poisson d’or, le place dans une bassine et le nourrit, et celui-ci grossit à vue d’oeil. Des personnages étranges, un à tête de crapaud et l’autre bien masqué rôdent aux alentours, à la recherche de quelque chose. Milo délivre une jeune fille capturée dans un sac, qui allait être dévorée par la créature à tête de crapaud, et c’est elle qui va l’aider à comprendre que l’objet de la convoitise des deux affreux est le poisson d’or qu’il garde jalousement chez lui. Il va falloir que les deux jeunes amis relâchent le poisson d’or dans le lac et qu’ils s’enfuient… Ils vont découvrir un autre monde, de l’autre côté du lac, avec de drôles d’habitants, où une bataille entre le bien et le mal fait rage…

Voici le premier tome d’un diptyque. J’ai eu une drôle d’impression lors de sa lecture. Je n’ai pas été spécialement emballée, car l’histoire est assez bizarre. La rencontre avec la jeune fille ne fait pas crédible. J’ai trouvé ça assez longuet, surtout les dialogues entre les deux jeunes gens, qui n’apportent pas fois pas grand-chose à la structure de l’histoire. Une fois les deux héros dans l’autre monde, un personnage enfin agréable apparaît : la petite fille naïve, qui dès le départ se prend d’amitié pour Milo. Cela donne un coup de pep’s à l’histoire, mais globalement, je n’ai pas trouvé le scénario spécialement dynamique. Le dessin est réaliste, parfois volontairement flouté, avec des couleurs claires pour représenter notre monde et des couleurs plus ternes pour l’autre monde. Le trait n’est pas désagréable, mais je n’ai pas eu de coup de cœur. Après coup, j’ai fait des petites recherches sur le web, et j’ai trouvé que l‘éditeur indique sur son site qu’il s’agit de la transposition d’un conte chinois dans un univers européen et fantastique. Je crois que je comprends mieux pourquoi je n’ai pas compris grand chose à cette histoire ! En même temps, je pense que la lecture du second et dernier volet pourrait peut-être expliquer pas mal de choses, ce volume est sorti en septembre 2013, mais je ne suis pas certaine que la bibliothèque l’ait déjà, pour que je puisse me faire un avis complet sur cette série…

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 10 ans.

On en parle sur les blogs : Butiner de livres en livres, Bulles et onomatopées, Benzine mag, Le grenier à livres de Choco

Les premières pages à lire sur Izneo.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

Le grand mort, tome 1 : larmes d’abeille

LE GRAND MORT, tome 1 : LARMES D’ABEILLE, par Régis Loisel, Jean-Blaise Djian, Vincent Mallié, Lapierre (Vents d’ouest, 2007)

https://i2.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/9/5/0/000438950.jpgPauline est une étudiante stressée, qui doit réviser pour ses examens. Pour cela, une de ses amies lui prête une maison en Bretagne. La jeune femme s’y rend en train, et doit récupérer à la gare une voiture. Mais celle-ci refuse de démarrer, et une jeune homme, Erwan, propose de l’aider. Après de nombreux essais, elle parvient à partir et raccompagne Erwan chez lui. Mais nouveau souci, la voiture rend l’âme et Pauline doit donc loger provisoirement chez le jeune homme, qui lui raconte qu’il a une mission à accomplir dans un monde parallèle, et qu’il doit pour cela se rendre chez maître Christo. Pauline accepte de l’accompagner, et va découvrir, lors de son voyage grâce aux larmes d’abeille, un monde complètement éloigné de ses préoccupations habituelles : les personnages y sont assez étranges, parlent une langue méconnue et le temps se déroule autrement. Dans quelle situation s’est-elle embarquée ?

Voici un album conseillé par mon libraire BD, comme étant une bonne série. Le récit dans ce premier tome (actuellement 4 volumes sont sortis) est assez lent, et pose les bases de l’histoire. C’est une vraie introduction, qui présente les personnages et ne répond pas à toutes les questions qu’on peut se poser : qui sont ces êtres à la peau bleu-violette, avec des cheveux tels des dreadlocks ? Quelle mission Erwan doit-il remplir pour aider ce peuple ? Bref, pas de réponses, et c’est un peu frustrant, cela ne peut que donner envie de lire la suite… Le dessin est très beau, on se laisse porter par le récit. Les couleurs sont riches, très travaillées, et on vient à avoir peur pour la jeune fille un peu tête en l’air, qui elle non plus n’a pas les réponses à ses questions. Bref, un bel album, par contre j’ai été dérangée par les cinq ou six grossièretés prononcées dans les 10 premières pages de l’album, qui n’apportent absolument rien, et auraient pu parfois être remplacées par d’autres termes. J’espère en tout cas que ce n’est pas ce que les élèves retiendront…

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : BlogBrother, Critiques-bd, Mythologica, Samba BD.