Le voyage de Christophe Colomb [roman]

LE VOYAGE DE CHRISTOPHE COLOMB, par Hélène Montardre (Nathan, 2015, coll. Petites histoires de l’histoire)

003260984Nous sommes en 1480. Christophe Colomb, originaire de Gênes, est persuadé qu’il existe une route directe pour aller aux Indes, là où on trouve de l’or, des épices et autres denrées de luxe… Alors, seul contre tous, il tente de faire financer son expédition par la royauté portugaise, mais celle-ci refuse de lui fournir bateaux, marins et provisions… C’est auprès des rois espagnols Isabelle et Ferdinand qu’il va trouver ce qu’il espérait tant… En août 1492, voilà donc une expédition de trois bateaux qui quitte la terre… Personne n’est jamais revenu de ces voyages lointains sur l’océan. Il n’y a bien que Colomb qui est persuadé qu’il y a des terres de l’autre côté de l’océan… Il tente de soutenir le moral de ses hommes, qui désespèrent de jour en jour…

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Le garçon qui courait plus vite que ses rêves [roman]

LE GARÇON QUI COURAIT PLUS VITE QUE SES RÊVES, par Elizabeth Laird (Flammarion, 2016, coll. Tribal)

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Solomon, onze ans, vit en Afrique de l’est, et a comme idoles les champions de course, dont certains ont remporté des épreuves aux Jeux Olympiques. Il vit dans son petit village, entouré de ses parents, sa petite soeur et de son grand-père, un taiseux dont il ne sait pas grand-chose. Alors quand ce dernier lui propose de l’accompagner à la capitale alors que les champions olympiques rentrent justement en vainqueurs, Solomon ne sait quoi penser, mais accepte sans hésitation. Quelle découverte pour lui qui ne s’était jamais rendu à la capitale. Solomon découvre son grand-père sous un autre jour. Arrivés sur place chez un neveu aux desseins peu louables, le vieil homme fait un malaise et Solomon doit alors courir au village prévenir sa famille… Lire la suite

Ennemis de sang, tome 2 : Le roi de Huka-Huka

ENNEMIS DE SANG, tome 2 : LE ROI DE HUKA-HUKA, par Francis Carin (scénario et dessin) et David Caryn (dessin) (Glénat, 2016)

Suite du tome 1. 1914. Omer, qui a quitté sa riche famille pour Anvers, a embarqué sur un navire à destination de Québec avec Louis, un ami, alors que la guerre arrive dans la ville flamande. Enfin, c’est ce qu’ils croyaient, car le navire change de mains pendant le trajet et se détourne vers le Mexique, pour y transporter des armes. Passagers clandestins, Omer et Louis aident l’équipage officiel à reprendre le contrôle du bateau, qui se trouve alors au beau milieu du Pacifique… Mais des sous-marins allemands sont aussi dans les parages et torpillent le navire… Echoués sur une plage loin de tout, les survivants tentent de s’organiser, mais ces Robinsons vont connaître de nombreuses mésaventures… Lire la suite

Sur la route d’Indianapolis [roman]

SUR LA ROUTE D’INDIANAPOLIS, par Stéphane Gendron (Magnard jeunesse, 2016, coll. Romans perles)

indianapolisLilian est orphelin de mère et vit son adolescence dans les années 1970. Au collège, il n’a pas beaucoup d’amis et invente parfois de gros mensonges pour ne pas se décrédibiliser aux yeux de ses camarades. Quand son père lui propose de partir une semaine aux Etats-Unis, à Chicago, chez sa tante Isabelle, il n’en croit pas ses oreilles. Cela changera des vacances habituelles à raconter aux copains à la rentrée ! Outre-Atlantique, tout se passe pour le mieux, Lilian doit retrouver son père à Indianapolis grâce à un car qui fait la liaison entre Chicago et Indianapolis. Le chemin lui est expliqué avant, il ne doit absolument pas descendre du bus. Une fois installé, Lilian fait la connaissance d’un drôle de bonhomme, M. Kaplan. A un arrêt perdu en pleine campagne, Lilian descend le temps de satisfaire un besoin pressant. Mais le chauffeur, mal-luné, repart sans attendre le jeune garçon. M. Kaplan est descendu au même arrêt que lui, Lilian espère donc pouvoir arriver avant le bus dans la ville où son père l’attend. Mais c’est alors que le voyage dérape : un avion se met à leur tirer dessus… C’est le début d’un road movie en voiture, en moto, en hélicoptère… entrecoupé de rencontres avec des policiers, des cambrioleurs, des bikers… Lire la suite

Les carnets de Cerise tome 4 : La déesse sans visage

LES CARNETS DE CERISE tome 4 : LA DEESSE SANS VISAGE, par Joris Chamblain et Aurélie Neyret (dessin) (Soleil, 2016, coll. Métamorphose)

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Suite du tome 3. Cerise part en vacances une semaine dans un manoir en bord de mer, avec sa maman. Le lieu est bien choisi, car ce manoir est aussi un endroit où résoudre des enquêtes, ce dont raffole la jeune fille. Mais cette semaine qui devait être une période de repos ne pas se passer comme c’était prévu… Ce sera aussi l’occasion de soulever des secrets bien enfouis…

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Alvin, tome 2 : le bal des monstres

ALVIN tome 2 : LE BAL DES MONSTRES, par Renaud Dillies et Régis Hautière (Dargaud, 2016)

Suite et fin du tome 1. Gaston et le jeune Alvin ont traversé le pays jusqu’au bayou, pour retrouver la famille du petit orphelin. Ils se retrouvent à Crapeville, une petite ville où les gens différents ne sont pas bien vus… Les préjugés sur ceux qui ont un bec vont bon train, alors que ceux qui ont un museau sont bien mieux considérés…

Quelle joie de retrouver Alvin et Gaston, accompagnés de l’étrange et muet Jimmy, porteur du chapeau d’Abélard. L’histoire est vraiment jolie et poétique avec les fameuses phrases du héros du diptyque précédent, même si le sujet n’est pas bien réjouissant au départ. Les petites phrases du chapeau d’Abélard sont parfois très pertinentes, d’autres fois très décalées et sans lien avec l’histoire, et de ce fait bien drôles. Le jeune Alvin est comme les autres enfants : naïf et innocent, il pose des questions qui dérangent parfois et auxquelles Gaston doit trouver des réponses. Au-delà des héros de cette histoire, la ville de Crapeville n’est pas présentée sous son meilleur jour, entre racisme de ses habitants et intégrisme religieux du prédicateur qui incite les habitants à se soulever les uns contre les autres, simplement par peur de la différence. Ce côté philosophique est intéressant et apporte une touche différente, au-delà de la simple histoire du jeune garçon. L’histoire fait s’interroger sur la différence physique (bec contre museau), mais aussi sur les religions qui peuvent influencer les personnes. Au niveau graphique, j’ai aimé retrouver le trait si particulier du tome précédent. De plus, les couleurs pastels sont toujours très agréables à regarder, et les nombreuses hachures viennent agrémenter les cases de façon originale. Rien de nouveau par rapport au tome précédent et à Abélard, c’est toujours aussi bien !

Alvin fait partie des albums qu’il est bon d’avoir dans sa bibliothèque. L’objet en lui-même a de très bonnes finitions: papier épais et mat, couverture épaisse également. C’est vraiment une histoire à découvrir, si ce n’est pas déjà fait !

Non mentionné sur l@BD.

On en parle sur les blogs : Twenty three peonies, Chroniques de l’invisible, La bibliothèque de NoukettePromenades et méditations, Blog brother

Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Noukette.

Alvin tome 1  l’héritage d’Abélard

ALVIN tome 1 : L’HÉRITAGE D’ABÉLARD, par Renaud Dillies et Régis Hautière (Dargaud, 2015)

Gaston est un ours qui vit à New York où il participe à la construction de la ville. Il est célibataire, sans aucune attache et est bien seul depuis que son ami Abélard est mort. Alors il passe son temps libre dans les bars, et fréquente de temps à autre, les jours où il reçoit sa paie, Purity, une prostituée avec laquelle il aime beaucoup parler, mais jamais de lui. Un jour, un concours de circonstances va faire qu’il va recueillir le fils de son amie prostituée décédée subitement. Avant de mourir, il lui promet de donner les économies à la nourrice, mais celle-ci ne supporte plus cet enfant qui répond de façon insolente et le lui confie. Ne pouvant faire autrement, Gaston héberge le jeune garçon quelques temps, le temps de lui trouver une solution, et finalement, les deux prennent la route… La cohabitation entre les deux au fort caractère n’est pas toujours facile…

Je retrouve avec plaisir Gaston, le compagnon d’Abélard, le petit poussin philosophe-poète qui avait tant conquis la blogosphère il y a quelques années. Le premier héros n’est plus, mais il reste tout de même une trace de lui, avec son chapeau d’où sort quotidiennement une phrase, une maxime, une pensée philosophique. Gaston l’ours au caractère grognon s’avère être un héros que l’on suit avec plaisir, qui cherche à faire du bien autour de lui, et qui va se démener pour un jeune garçon qu’il ne connaît pas mais dont il a fait la promesse à sa mère de s’occuper. L’histoire racontée de cette façon peut être vue comme à la fois tendre et triste, mais surtout elle n’est pas remplie de sentiments mièvres, et ça c’est un sacré point positif. Les références à Abélard, avec le chapeau et les citations pleines de poésie, sont plusieurs fois présentes. Aussi je pense qu’il est préférable d’avoir lu le diptyque précédent pour saisir toutes les subtilités de cette nouvelle histoire, qui traite de la perte de la mère (d’Alvin) et de la perte de l’ami (de Gaston). J’ai aussi aimé les thèmes de la rencontre avec l’autre et de la différence qui sont abordés sur la deuxième partie du livre, avec les questions quasi-philosophiques dans la bouche de l’enfant, et les réponses très différentes par un Gaston très terre à terre et un montreur de foire très axé sur la religion. Les dialogues ne sont pas si anodins qu’ils en ont l’air au premier abord, et je trouve cet aspect-là très réussi. Graphiquement parlant, le dessin est exactement comme dans Abélard, toujours rempli de hachures, et il est toujours très agréable à l’œil. Les couleurs sont soignées. J’aime bien quand le dessinateur part un peu « en vrille », et arrive à rendre intéressants des passages qui au départ ne le sont pas spécialement : par exemple avec la carte du périple de Gaston et Alvin, ou encore avec le temps qui défile, représenté de façon métaphorique. En plus, cerise sur le gâteau, cet album est un bel objet, de grande taille et avec du beau papier mat. Que demander de plus ? Lisez cet album si cela n’est pas déjà fait, car c’est de la BD de qualité, sans nul doute.

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 10 ans.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Au milieu des livres, La bibliothèque de Noukette, Twenty three peoniesChroniques de l’invisible, Oncle Fumetti, Le blog du petit carré jaune

Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Stéphie.