La fille dans l’écran

LA FILLE DANS L’ECRAN, par Manon Desveaux et Lou Lubie (Marabout, 2019, coll. Marabulles)

filleColine vit en France, chez ses grands-parents à la campagne. Elle caresse l’espoir de devenir illustratrice, mais ses parents ne croient guère en son rêve. Ils lui posent un ultimatum pour l’obliger à reprendre ses études si ses projets d’illustration n’avancent pas, et cela contrarie grandement la jeune femme, qui aime le calme et la vie tranquille. De l’autre côté de l’Atlantique, vit Marlène, française venue au Québec pour ses études de photographie mais qui vit grâce à son job de serveuse. En couple avec son mec qui a plutôt tendance à déconsidérer sa passion, elle ne semble pas s’épanouir totalement. Un jour, surfant sur le net à la recherche de photos, Coline tombe sur les clichés de Marley, et lui demande l’autorisation d’utiliser ses images. C’est le début d’une correspondance entre les deux jeunes femmes, qui vont même aller jusqu’à se rencontrer pour de vrai…

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La tresse [roman]

LA TRESSE, par Laetitia Colombani (Grasset, 2017)

Smita vit en Inde avec sa fille de six ans et son mari. Intouchable, elle vide les toilettes des maisons du quartier, mais est déterminée à éviter cette honte à sa fille, en l’envoyant à l’école. Giulia a la vingtaine et vit en Sicile. Elle travaille dans l’atelier familial, un des derniers de l’île qui travaille les cheveux pour en faire des perruques. Mais lorsque le père a un accident lors de sa tournée, Giulia découvre que la santé financière de l’atelier est mauvaise. Au Canada, Sarah est une avocate réputée qui fait passer sa carrière avant tout. Elle passe sa vie au bureau et espère encore grimper les échelons, jusqu’à ce qu’un cancer li soit annoncé. Elle va tout tenter pour cacher sa maladie à ses collègues et ses enfants, mais va aussi découvrir le sort réservé aux malades… Ces trois héroïnes, aux origines et aux destins bien différents, ne sont pas destinées à se croiser… Et pourtant…

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La vie compliquée de Léa Olivier, tome 2 : rumeurs

LA VIE COMPLIQUÉE DE LÉA OLIVIER, tome 2 : RUMEURS, par Alcante (scénario) et Ludowick Borecki  (dessin) (Kennes éditions, 2015), d’après le roman de Catherine Girard-Audet.

Suite du tome 1. Léa vit toujours à Montréal, et se fait de nouveaux amis, parmi lesquels Eloi et Alex. Mais elle pense toujours à son ex petit-ami Thomas, resté dans son village à 400 kms de là. Même s’ils ont rompu, elle reste toujours attachée à lui, alors que sa meilleure amie Marilou, elle aussi à la campagne, lui conseille de ne plus parler avec Thomas, même virtuellement. Alors pour oublier Thomas, Léa sort avec Alex sans en être amoureuse, et par la même occasion, rend Eloi jaloux, alors que ce dernier est toujours là pour elle quand elle en a besoin. En parallèle, Marilou lui raconte les rumeurs sur les amours qui agitent les adolescents du village, et Léa lui raconte comment les filles de sa classe tentent de lui pourrir la vie, lors des cours d’anglais, mais aussi dans les couloirs…

J’ai emprunté cet album, car je gardais un bon souvenir du premier, avec son vocabulaire typiquement québécois, ses représentations de Montréal… Et bien là, ce n’est pas la même chose, l’album tourne autour des amours de Léa et Marilou. Parfois on se croit en plein épisode des Feux de l’amour ! C’est guimauve à souhait, l’héroïne et son amie ne savent pas trop où donner de la tête, entre tous les garçons disponibles (ou pas), les rumeurs sur les uns ou les autres, les couples qui se font et se défont autour d’elles. J’ai trouvé ça lourd au bout d’un certain temps, car la seule et unique préoccupation des deux filles est les garçons, et elles se posent toujours des questions futiles, qui m’ont énervée sur la fin de l’album. Le scénario est assez redondant, même si des événements viennent ponctuer la vie de deux jeunes (nouvel an, anniversaire…). Les conversations entre Léa et Marilou ont lieu par sms ou tchat (on a les bulles de couleurs différentes pour distinguer qui parle, et la mise en forme fait penser à un certain téléphone à la pomme), et on a droit à toutes leurs conversations, qui parfois sont vraiment « gnangnan » et d’un niveau intellectuel au ras des pâquerettes. Cela risque de bien parler aux ados à qui cet album est destiné, même si les phrases ne semblent pas avoir été prononcées par des ados. Moi je me suis sentie (vraiment) trop vieille, pour le coup…Le vocabulaire québécois utilisé (et traduit dans un lexique en fin d’album) est moins compréhensible que dans le premier, mais cela a beaucoup de charme dans un scénario qui l’est beaucoup moins. A part cela, le dessin est agréable, le trait clair et les couleurs réalistes. C’est typiquement du jeunesse, tout à fait lisible. Comme je l’ai dit plus haut, ici, peu de grandes cases avec des décors québécois, mais le dessinateur fait plus des portraits et des gros plans. Ses personnages sont facilement différentiables, même s’ils sont nombreux. Rien de plus à dire sur le trait, qui n’est pas exceptionnel, mais pas hideux non plus. J’ai bien aimé les petits clins d’œil que les auteurs font pour ancrer cette histoire dans le réel : l’affiche d’Obama sur les murs de la salle du journal de l’école, le concert de Justin Bieber, les paroles de musique actuelle (Adele par exemple)… Cela sonne très moderne et réaliste.

Globalement, j’ai un avis mitigé sur cet album, vraiment trop sentimental à mon goût, mais sachant que je ne fais pas partie du public cible, je pense que cela plaira plus aux jeunes lectrices…

Non mentionné sur l@BD, mais le tome 1 était à partir de 13 ans. Ricochet le conseille à partir de 10 ans.

On en parle sur les blogs : A touch of blue marine, Taste for troubles, Les books addict

Premières planches à voir sur Izneo.

Fatherland

FATHERLAND, par Nina Bunjevac (Ici même, 2014)

Souvenirs d’enfance de l’auteur qui retrace, à partir des témoignages qu’elle a recueillis, le parcours de son père dont elle n’a pas de souvenirs. Née en 1973 au Canada de parents serbes, Nina Bunjevac a grandi en Amérique du Nord, avant de partir en Yougoslavie en 1975 avec sa sœur et sa mère sous prétexte de vacances dans la famille maternelle, alors que son père gardait son fils Petey avec lui. Ce départ a été accepté par le père en échange du chantage avec le fils. Le père, dont on a le portrait en couverture de l’album, était en effet politiquement engagé dans un groupe terroriste, militant du retour du roi pour son pays d’origine, voulant renverser le gouvernement de Tito au pouvoir en Yougoslavie depuis 1945, en commettant des attentats contre les intérêts de sympathisants de Tito au Canada et aux Etats-Unis. Au contraire, la famille de la mère de Nina était partisane du gouvernement. Ainsi Nina a grandi en Yougoslavie avec sa mère, sa sœur et sa famille maternelle, et n’a jamais revu son père, mort en 1977 dans une explosion accidentelle. La famille a été durablement séparée, au point que le fils n’est jamais venu les rejoindre en Yougoslavie, tellement une mauvaise image du pays lui avait été donnée par son père. Nina Bunjevac nous retrace tout ce parcours, dans lequel la petite et la grande histoire s’entremêlent…

Voici un roman graphique grand format sur un sujet qui ne me parlait pas du tout avant de choisir ce livre en bibliothèque : l’histoire de la Yougoslavie dans les années 1970, où s’opposaient les partisans du retour du roi et ceux favorables au régime en place dirigé par Tito. L’histoire n’est pas simple à suivre, j’ai surtout retenu la violence présente dans une bonne partie de l’album.

L’auteur fait parfois de longs rappels historiques sur la Yougoslavie, dirigée par Tito jusqu’en 1980. C’est complexe à suivre quand on n’y connaît rien, quand les noms des personnages se ressemblent grandement et que la situation politique est plus que compliquée, pour un « lecteur de l’Ouest »…  Nina Bunjevac remonte parfois plusieurs siècles en arrière pour expliquer les divisions qui ont toujours existé en Yougoslavie, au niveau des croyances, des langues, des alphabets… Elle retrace aussi les portraits de ses grands-parents paternels, peut-être pour tenter de mieux comprendre la personnalité complexe de son père, orphelin très jeune, et de saisir la manière et les raisons de sa radicalisation au point de devenir un terroriste nationaliste. On ne sent pas de rancœur de l’auteur envers son père, ni envers sa mère qui lui a fait vivre son enfance sous un régime communiste, d’apparence moins dur que celui mis en place en URSS. Elle parvient à prendre de la distance par rapport à son histoire familiale et c’est une sacrée prise de recul. Elle mêle la grande histoire, celle de son pays d’origine, avec son histoire familiale, d’une façon fluide. A certains moments, on a l’impression de feuilleter avec elle son album de photos fidèlement reproduit.

Le dessin est très particulier, en noir et blanc, et très figé. On voit presque en filigrane les photos sur lesquelles elle se serait basée, car les traits sont très précis. Par contre, le côté figé m’a un peu refroidi, je n’ai pas eu l’impression de voir les protagonistes de l’histoire bouger, j’ai eu du mal à imaginer les scènes vivantes. Les cases sont souvent très remplies, avec beaucoup de petits quadrillages, pointillés et hachures, ce qui donne un petit côté suranné à cet album, sans pour autant que ce soit désagréable. (Voir les liens vers les blogs ci-dessous pour voir quelques cases).

En conclusion, Fatherland est un album compliqué d’accès, regorgeant d’informations historiques qui se veulent les plus précises possibles, et c’est un témoignage sur une période historique méconnue et rien que pour cela, il constitue un album intéressant. Après, le trait de l’auteur ne relève que d’une histoire de goût personnel, mais on ne peut lui reprocher d’avoir voulu retracer au plus juste le parcours de son père avec son scénario et son dessin.

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 15 ans tout de même.

On en parle (peu) sur les blogs : Le calamar noirLibrairie du Parc, Next Libération.

Interview de l’auteur à lire sur Infrabulles.

Consulter aussi le site de l’auteur en anglais.

Articles sur l’histoire de la Yougoslavie depuis 1918 et histoire de la Serbie du VIe siècle à 2008 à lire sur Hérodote.net en versions synthétiques.

Cet album participe à la-bd-de-la-semaine-150x150, cette semaine chez Yaneck.

La vie compliquée de Léa Olivier, tome 1 : Perdue

LA VIE COMPLIQUÉE DE LÉA OLIVIER, tome 1 : PERDUE, par Alcante (scénario) et Ludowick Borecki  (dessin) (Kennes éditions, 2014), d’après le roman de Catherine Girard-Audet

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En plein mois d’août, Léa déménage avec ses parents et son grand frère Félix : elle quitte son petit village de la province de Québec pour sa capitale Montréal, où son père a trouvé un nouveau travail. Triste de quitter son petit-ami Thomas et sa meilleure amie Marilou, elle déprime d’être à plus de 400 kms de ceux qu’elle aime. Malgré les communications par sms et via les réseaux sociaux, pas facile de maintenir le lien à distance. A la rentrée dans sa nouvelle école secondaire, la jeune fille timide tente de rencontrer quelques camarades, mais ce n’est pas facile, surtout lorsque des filles la prennent de haut ou la considèrent comme une rivale qui pourrait leur voler leur futur petit-ami… Heureusement que pour garder le moral, Léa correspond avec Marilou qui lui raconte la vie de son ancien village et le nouveau comportement de Thomas…

Voici un album qu’une libraire m’avait présenté en novembre dernier, et je me suis décidée à le commander pour les collégiens. Nul doute que la thématique leur plaira et qu’ils se reconnaîtront dans ces personnages très réalistes, aux préoccupations très adolescentes : amis, amours, sorties, magasins… Oui, parfois c’est un peu gnangnan, un peu trop guimauve (par exemple les scènes de jalousie de Léa) mais cela reste acceptable quand même. J’ai beaucoup aimé l’aspect BD québécoise avec son vocabulaire propre (traduit dans un lexique en fin d’album, et on est prévenu de la présence de ce lexique dès la préface : j’aime !) mais compréhensible. A noter aussi qu’il y a quelques passages en anglais non traduits, mais faciles à comprendre : cela est original, et permet de montrer le bilinguisme très présent à Montréal. J’ai aimé les quelques représentations de cette ville (la ville souterraine, les immeubles à l’américaine, la place avec la statue de Nelson et l’hôtel de ville, les façades des maisons)… Bref, cela m’a rappelé de bons souvenirs de voyage… J’espère que ce petit voyage ‘bédéesque’ plaira aux élèves ! Les dessins sont pas mal du tout : réalistes avec de jolies couleurs, ils sont lisibles facilement. Ce premier tome, adapté d’une série de romans à succès, constitue une bonne approche de la BD adolescente actuelle. A essayer !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Blog-o-noisettes, Lirado, A touch of blue Marine, SambaBD, Sophie lit

Premières planches à voir sur  Izneo.

Le sourire de Rose

LE SOURIRE DE ROSE, par Sacha Goerg (Arte éditions / Casterman, 2014, label Professeur cyclope)

Desmond, un jeune homme canadien qui vient de perdre son travail, vient aussi d’être quitté par sa femme Eléonore, qui a emmené avec elle leur fils Théo. Le couple se dispute la garde du petit garçon. Par hasard après une course dans la neige, il percute la jeune Rose, à qui il offre un café et un gâteau pour se faire pardonner. Mais la jeune femme lui vole la photo de son fils. Pour récupérer son bien, Desmond lui court après, mais découvre qu’elle a des ennuis avec deux hommes dont l’un est un fortuné industriel. Ne voulant au départ pas aider la jeune femme, il se laisse cependant convaincre et le voilà embarqué dans une drôle d’aventure, sans qu’il ne sache trop la raison de cette poursuite : un objet convoité par les deux hommes est détenu par Rose, et ceux-ci sont prêts à tout pour le récupérer…

Voici un des premiers albums édités sous le label « Professeur Cyclope », qui est au départ une publication numérique. La couverture de cet album est, je trouve, particulièrement jolie. J’ai globalement bien aimé cette histoire avec une héroïne paumée (comme dans La fille de l’eau, l’autre album que j’ai lu de cet auteur) et dont on ne sait vraiment jamais si elle dit la vérité ou si elle ment comme elle respire… Desmond est tiraillé entre son attirance pour Rose et sa volonté de s’éloigner des ennuis qu’elle amène avec elle. On suit l’histoire en tant que spectateur, ce qui fait qu’au départ, on est avec Desmond et ensuite avec Rose. Les péripéties sont nombreuses et bien amenées, La fin n’est pas mal, mais un peu décevante pour moi, car je ne m’attendais pas à une telle réaction de Desmond, et elle ne répond pas à toutes les questions qui se posaient tout au long de l’album. C’est peut-être volontaire pour laisser le choix aux lecteurs, mais personnellement j’aurais aimé des réponses, ou au moins plus d’explications. Par contre, j’ai beaucoup aimé le dessin fluide, expressif, poétique parfois, servi agréablement par des couleurs pastels parfois claires, parfois foncées. Le découpage est original, les cases ne sont pas marquées et cela allège considérablement les planches et donc donne une ambiance particulière à l’histoire. Certains dessins se superposent judicieusement, j’ai apprécié cette façon peu fréquente d’amener le lecteur à suivre l’histoire. Cela donne un album qui alterne entre le léger et le grave, dont les dessins sont magnifiques mais le scénario parfois pas suffisamment fouillé à mon goût. Un moment de lecture bien agréable tout de même, pour un auteur à suivre.

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs :  Un livre une fenêtre, D’une berge à l’autre, Chez Clarabel, Une autre histoire, Livresse des mots, Oncle Fumetti, Vu des yeux dOliBD

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur.

Cet album est paru tout d’abord en épisodes dans le magazine numérique Professeur Cyclope (coédité par Arte éditions et Silicomix).

Louis Riel l’insurgé

LOUIS RIEL L’INSURGE, par Chester Brown (Casterman, coll. Ecritures, 2004)

https://i0.wp.com/static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/2/0/3/3/9782203396159FS.gifRécit biographique du combat de Louis Riel, métis franco-indien, chef d’une révolte des « sangs-mêlés » face au gouvernement canadien qui tente d’imposer l’empire britannique dans l’ouest canadien dans les années 1870-1880. Ces terres, appelées la colonie de la Rivière Rouge (actuel Manitoba), appartenaient depuis 1670 à la Compagnie de la baie d’Hudson, qui officiait dans le commerce de la fourrure. En 1869, le gouvernement canadien rachète ces terres, mais les habitants qui y vivent n’acceptent pas cette décision. Les Canadiens d’Ottawa veulent installer de nombreux anglophones dans la région pour étouffer les franco-indiens, et les natifs s’y opposent, ils créent leur propre gouvernement, en collaboration avec les anglais déjà présent sur leur territoire. Le combat entre les sangs-mêlés et les canadiens va être rude. Louis Riel, leur leader, en vient même à s’exiler aux Etats-Unis, et après un séjour à l’hôpital psychiatrique, il reprend la lutte, et avec sa maigre armée, ne peut lutter face à la police montée. Sa fin sera tragique… C’était il y a 125 ans tout juste (voir l’article de Radiocanada qui marque cet anniversaire et montre la volonté de réhabiliter l’homme)

Voici un récit sur un sujet intéressant et souvent méconnu. L’unification du Canada ne s’est pas faite sans heurts, et cet album est là pour le rappeler. Cette rébellion, à la fois ethnique et religieuse (les sangs-mêlés sont catholiques [Louis Riel se prend d’ailleurs pour un envoyé de Dieu sur terre], les canadiens anglophones sont protestants) a duré plusieurs années et a empêché le développement du Canada vers l’ouest américain. Mêlant histoire canadienne et vie personnelle de Louis Riel, cet ouvrage est très instructif. De plus, il est enrichi de cartes bien détaillées, de nombreuses notes en fin d’ouvrage, ainsi que (chose rare) d’un index des personnages.

Concernant le dessin, il est … original… très simple voire même simpliste (Voir une planche ici) Dépouillé, statique, peu expressif. Ce sont vraiment les bulles qui font l’histoire, et non pas le dessin (en tout cas pour moi). De plus certains personnages sont dessinés étrangement (un nez en forme de ‘patate’ énorme, des mains plus grosses que la tête, des hommes bâtis comme des troncs mais avec des petites têtes…). Le temps d’adaptation au dessin a été assez long, à cause de cela j’ai eu du mal à entrer dans l’album… Mais le sujet m’a permis de dépasser ce premier contact avec l’album,et finalement j’ai (re)découvert un morceau de l’histoire canadienne.

A partir de 15 ans pour le site BD du CNDP.

Pour en savoir plus sur l’histoire du Manitoba, consulter le site EducationCanada, ainsi que ManitobaCourts, sur l’histoire des tribunaux dans cet état canadien. Voir aussi sur RadioCanada le dossier complet consacré à la résistance métisse de 1885, qui est largement représentée à la fin de l’album, avant que Louis Riel ne se rende… Lire enfin une biographie (qui me semble quelque peu orientée) de Louis Riel « patriote francophone assassiné par Ottawa » sur un site québecois.