Nos cœurs tordus [roman]

NOS CŒURS TORDUS, par Séverine Vidal et Manu Causse (Bayard jeunesse, 2017)

Vlad, handicapé depuis sa naissance, se déplace difficilement, mais est toujours optimiste et de bonne humeur. Il a une excellente relation avec ses parents, et est passionné de cinéma. En cette rentrée, il intègre un nouveau dispositif Ulis dans un collège. Il y rencontre des élèves à profils divers et variés : des élèves de sa classe, mais pas uniquement. Il tombe sous le charme de Lou, qui sort avec Morgan. Il parvient à devenir très ami avec la jeune fille, mais espère plus… La participation du groupe d’amis à un concours autour du cinéma va peut-être permettre à l’adolescent à la répartie inégalée de séduire Lou… Lire la suite

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Les grandes jambes [roman]

LES GRANDES JAMBES, par Sophie Adriansen (Editions Slalom, 2016)

grandes-jambesMarion est au collège en classe de 5e. Elle subit de plein fouet la puberté, et grandit presque à vue d’oeil. D’ailleurs c’est simple, elle ne trouve jamais de pantalon qui lui convienne parfaitement… Quelle galère ! Marion focalise beaucoup sur ce problème, jusqu’au jour où elle apprend que sa classe part en voyage scolaire pour quelques jours à Amsterdam ! La jeune fille, passionnée d’art et qui prend également des cours de dessin, va préparer ce voyage minutieusement mais surtout tenter d’attirer l’attention du beau Grégory… Qu’est-ce qui sera le plus important pour une jeune fille qui devient adolescente, un pantalon défaillant ou son amour pour l’art ?  Lire la suite

A copier 100 fois [roman]

À COPIER 100 FOIS, par Antoine Dole (Sarbacane, 2012)

copier100fois

Un adolescent de treize ans se fait harceler à l’école : il est insulté de tous les noms d’oiseaux, frappé, humilié… sans que personne ne réagisse. Les adultes ne voient rien ou alors ne disent rien. N’ayant aucun vrai ami, l’ado, 20qui hésite sur son orientation sexuelle, ne sait comment se sortir de cette situation. D’autant plus que la relation avec son père est très tendue, car l’adulte souhaite que son fils se défende seul et ne se laisse pas faire… Alors pour ne pas décevoir son père, l’ado ment face à ce père qui lui donne ce qu’il croit être de bons conseils… Heureusement que dans cette vie terne, il y a Sarah qui tente de le défendre face aux autres, et qui va lui permettre de parler à son père…

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Le collège noir, tome 1

LE COLLÈGE NOIR, tome 1 : LE LIVRE DE LA LUNE , par Ulysse Malassagne (Milan, 2016, coll. Grafiteen)

college-noirDans un collège en plein milieu de la forêt, un petit groupe d’internes dont le jeune Ulysse se retrouve alors que les autres élèves rentrent chez eux pour les vacances. Surveillés par une jeune femme punk qui se désintéresse totalement d’eux, ils sont un peu livrés à eux-mêmes. Jonas, un de leurs amis, devait rentrer chez ses parents, mais se noie dans une mare peu profonde. La nuit suivant, le groupe d’amis est réveillé par l’âme de Jonas qui veut les voir une dernière fois avant de rejoindre la forêt voisine. Ses copains ne veulent pas le laisser comme cela, et le poursuivent jusqu’à une clairière où une vieille sorcière organise une drôle de cérémonie… Pour tenter de comprendre, les filles se rendent au CDI et dénichent de drôles de grimoires qui réveillent un personnage maléfique… Tout cela est vraiment bien étrange… Lire la suite

Mots rumeurs, mots cutter

MOTS RUMEURS, MOTS CUTTER par Charlotte Bousquet (scénario) et Stéphanie Rubini (dessin) (Gulf Stream, 2014, coll. Les graphiques)

C’est la rentrée scolaire pour Léa la collégienne. Elle se retrouve en classe à côté de Mattéo le redoublant dont sa copine Solveig est amoureuse. Or c’est par Léa que Mattéo semble attiré. Au départ amis, tous deux vont tomber amoureux, et Léa se laisse emporter par ses papillons dans le ventre. Tout se passe pour le mieux pour elle, entre son amoureux et ses amies. Un week-end, elle est invitée à une soirée entre filles. Un peu trop arrosé, ce moment va déraper, et Léa va devenir être la cible de toutes les railleries… C’est le début de la descente aux enfers pour l’adolescente…

Voici un album dont on entend souvent parler sur la blogosphère, alors qu’il n’est sorti qu’en septembre dernier. J’ai beaucoup aimé lire cet album de petit format, réalisé  par les mêmes auteurs que Rouge Tagada. D’ailleurs, il y a un lien entre les deux albums, on est dans la même classe et les héroïnes du premier volume  sont mentionnées dans ce nouvel opus. Après les premiers émois dans l’album à la couverture rouge, là les deux auteurs abordent le sujet délicat du harcèlement, avec une histoire choc, bien amenée, très réaliste. Le dessin est agréable, très coloré, contrastant presque avec la gravité du propos dans la seconde partie de l’histoire. L’histoire sonne très actuelle, et pourrait arriver à n’importe quel ado. Par contre, c’est étonnant qu’aucun adulte (parents, professeurs ou éducateur) n’ait remarqué la situation de mal-être de Léa l’héroïne. Elle n’a vraiment personne à qui se confier. Ses parents se doutent bien à partir d’un moment de quelque chose, sans pour autant que leur fille puisse se confier à eux. C’est le seul passage avec des adultes, et cela fait me fait réfléchir quand on est confronté à rencontrer des ados toute la journée, pour être plus attentive à la situation de chacun. La situation de Léa est loin d’être légère : le harcèlement qu’elle subit dure longtemps, persiste pendant les vacances, chacun des harceleurs enchaînant les humiliations morales et physiques, des plus perfides aux plus visibles et les insultes de vive vœux ou par petits papiers interposés, jusque sur la photo de classe, en passant par les réseaux sociaux. Même ceux à qui Léa n’avait rien fait en ont après elle, n’importe qui peut été harceleur. La situation de harcèlement, pour une raison vraiment futile, est vraiment bien décrite, avec toutes ces formes possibles. Même si le sujet est loin d’être réjouissant, j’ai beaucoup aimé lire cette histoire coup de poing. L’album est court, mais il arrive tout de même à mettre le cafard. J’ai aimé les chapitrages avec les pages violettes, d’une couleur douce, comme pour adoucir un peu le propos. J’ai aimé aussi l’alternance entre les cases délimitées et les dessins sans cases, avec un sens de lecture différent, plus léger. La fin reste ouverte, sûrement en lien avec un autre tome… Voilà donc un album à mettre entre toutes les mains des ados, pour ouvrir le dialogue et réveiller les consciences…

Non mentionné sur l@BD, mais à partir de 13 ans pour Ricochet.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Au milieu des livres, La bibliothèque de Noukette, Chroniques de l’invisible, Livresse des mots, Sous le feuillageTwenty three peonies

Aller voir du coté du blog de Charlotte Bousquet, du blog de Stéphanie Rubini et de son compte Twitter.

Les nombrils, tome 1 : pour qui tu te prends ?

LES NOMBRILS, tome 1 : POUR QUI TU TE PRENDS ?, par Maryse Dubuc et Delaf (Dupuis, 2006)

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/9/5/5/000792955.jpgJenny et Vicky sont deux grandes copines, qui plus est « fashion victim' ». Ces deux ados ne pensent qu’aux garçons et à la mode. Elles ont un souffre-douleur, Karine, fille grande, maigre, et qui bien malgré elle a du succès auprès de Dan, que les deux autres convoitent. Jenny et Vicky vont donc tout faire pour empêcher que Karine et Dan soient ensemble…

Voici une BD que je n’aurais jamais lu si je ne l’avais pas eu de façon involontaire dans les mains. Franchement, je n’aurai rien manqué !! Jenny et Vicky, les deux filles à gauche sur la couverture, sont méchantes, elles ne pensent qu’à faire des mauvais coups et sont égoïstes, je les qualifierais presque de « poufs » si j’osais (pour ne pas dire pire) ! Bref, tout ce que je n’aime pas ! J’ai parfois trouvé l’ambiance malsaine, lorsque Karine se fait avoir par ses deux prétendues « amies », lorsque ce sont elles qui gagnent à la fin de chaque planche de ‘gag’. En effet, cet album est constitué de petites histoires d’une planche, avec un (léger) fil conducteur. Le dessin est quant à lui tout en longueur et souvent en courbe. Pas particulièrement joli, pas particulièrement moche non plus… Mais bon, ça ne sauve pas le contenu.

Je ne doute pas que ça plaira aux collégiens qui liront cet album… mais moi, je ne suis pas du tout convaincue par cette série écrite et dessinée par deux québecois !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs, chez Kikine, et chez Marguerite.

Site officiel de la série, à partir de ce lien.

La vie à reculons

LA VIE A RECULONS, par Gudule (Le livre de poche jeunesse, 2007)

Thomas a quinze ans et est séropositif depuis une transfusion sanguine huit années auparavant. Il rentre en 4ème et ses parents font promettre au chef d’établissement de ne pas divulguer le secret de Thomas, pour qu’il soit intégré comme n’importe quel ado. Pourtant un jour, sa maladie va se savoir, et Thomas qui s’était rapproché de Léa, une fille de sa classe, va devoir affronter le regard des autres qui a bien changé depuis l’annonce de sa maladie.

Voici un roman sur le sida, plus particulièrement sur la vie d’un jeune séropositif qui veut être considéré comme tous les autres gens et vivre le plus normalement possible. Ce récit de 185 pages est paru à l’origine en 1994, et comporte certains termes qui sont quelque peu passés de mode et qui sonnent très 90’s : walkman, pull camionneur et pantalon de jogging…. Certains passages ne font pas très actuels, mais bon, l’important c’est le message principal de ce roman, qui traite d’un sujet assez peu souvent abordé. J’ai eu un peu de mal avec certains passages qui sonnent « cours de biologie », mais sinon on suit l’histoire d’amour naissante entre Thomas et Léa, et finalement on se laisse emporter par cette histoire hors du commun. Une bonne lecture malgré les quelques réticences exposées plus haut.

La vie à reculons a reçu de nombreux prix dans de nombreuses villes et régions en 1996 (Prix des collégiens de la ville de Vannes, Prix Martinique du livre jeunesse, Prix du livre ado de la ville de Rennes, Prix du livre de jeunesse de la ville de Redon, Prix Ruralivre du Pas-de-Calais, Prix du jury Lumière de Besançon) et le Prix Coup de Coeur de la ville de Bruxelles en 1998. Il a aussi fait partie de la sélection pour le prix France Télévision.

A partir de 12 ans selon le site de littérature jeunesse Ricochet.

Voir le blog de Gudule, régulièrement tenu à jour.

On en parle sur les blogs : Blog-o-noisettes, Lironet, Fée bourbonnaise, Un-peu-de-lecture, Altersexualité.