L’anniversaire de Kim Jong-Il

L’ANNIVERSAIRE DE KIM JONG-IL, par Aurélien Ducoudray (scénario) et Mélanie Allag (dessin) (Delcourt, 2016, coll. Mirages)

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Jun Sang a 8 ans et est très fier de son pays. Il vit en Corée du Nord, et participe avec les autres enfants de son âge à la propagande du pays le plus fermé du monde. Jun Sang est d’autant plus fier que le 8 février, jour de l’anniversaire du dirigeant, c’est aussi son anniversaire. Alors même si ce n’est pas lui qui n’est pas mis en avant, le jeune garçon est tout de même particulièrement fier d’être là parmi le peuple. Mais lorsque ses parents, supportant de moins en moins le régime, décide de fuir vers la Chine, il les suit avec sa soeur aînée, mais la famille est capturée et envoyée dans un camp de travail… Lire la suite

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L’arabe du futur

L’ARABE DU FUTUR, tome 1 : UNE JEUNESSE AU MOYEN-ORIENT (1978-1984), par Riad Sattouf (Allary éditions, 2014)

Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad grandit avc deux cultures. Son père trouvant d’un emploi dans la Libye de Kadhafi, la famille déménage alors à Tripoli, et Riad nous raconte sa découverte du colonel, le mode de vie particulier lybien avec le petit livre vert, mais aussi la rencontre avec ses premiers amis… Ensuite son père trouve un poste dans son pays natal dirigé alors par le père de B. Al-Assad, et les voilà qui redéménagent pour le village  paternel près de Homs, et c’est pour Riad la découverte des cousins et encore une vie differente où l’absence de nourriture se fit sentir… Au fil des anecdotes et de ses souvenirs, Riad découvre sa famille syrienne, mais aussi celle française lorsqu’il retourne en Bretagne pour les vacances…

J’ai emprunté cet album quelques temps avant qu’il ne soit récompensé à Angoulême. L’ouvrage ayant été coup de coeur des bibliothécaires, la liste d’attente pour l’avoir était plus longue qu’habituellement, et donc j’ai enfin pu le lire et me faire mon avis. On a là un roman graphique d’un peu plus de 150 planches, qui ne constitue que le premier volume de ce qui sera normalement une trilogie. Cela se lit bien, même si parfois il y a quelques longueurs et qu’à mon goût, il y a quelquefois un manque de lien entre les épisodes racontés en quelques cases. Le récit reste tout de même dynamique grâce aux nombreuses touches d’humour et d’ironie disséminées dans l’album.

Ce sont les souvenirs du jeune Riad retracés de manière chronologique, sans volonté de dénoncer quoi que ce soit, mais juste de montrer ce qu’il a vécu et ressenti à l’époque, bref c’est forcément un peu biaisé, car vu à travers les yeux d’un enfant, mais c’est aussi cela qui fait la singularité de l’album. Quelques éléments de contexte nous sont cependant donnés pour mieux comprendre la particularité de la situation : par exemple comment Kadhafi a pris le pouvoir en Libye ou encore comment Hafez Al-Assad, faisant partie de la minorité chiite, a mené le coup d’état qui l’a conduit à la tête de l’état syrien. Sinon, on a aussi des éléments de vie quotidienne : le livre vert de Kadhafi, l’absence de propriété avec les désagréments que cela peut générer en Libye, la distribution de nourriture en Syrie… C’est un album intéressant à mettre en parallèle avec la situation actuelle en Syrie : pour moi qui ne connais pas du tout l’histoire de ce pays, Riad Sattouf m’a appris certains éléments qui m’éclairent un peu sur la situation. L’arabe du futur est donc à la fois un témoignage recueil de souvenirs, mais aussi une approche instructive de la Libye et de la Syrie.

A propos du trait, c’est aussi une bonne surprise : je n’avais pas aimé Retour au collège, et j’ai trouvé cette fois le dessin agréable. Le trait est expressif et pas exagéré, on distingue facilement les personnages les uns des autres, les couleurs sont utilisées intelligemment, une par chapitre, pour réchauffer le trait, donner de la texture aux différentes cases. J’ai bien aimé ce procédé. En tout cas, j’ai envie de lire la suite pour connaître l’enfance hors du commun de Riad. Cependant il va falloir attendre un peu avant qu’elle ne sorte…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : My little discoveries, Au bout de la corde, D’une berge à l’autre, Esperluette, Blog brother, SambaBD

Premières planches à voir sur Digibidi.

Cet album a reçu plusieurs récompenses, parmi lesquelles le Fauve d’or du meilleur album à Angoulême en janvier dernier, et le grand prix RTL de la BD 2014.

C’est ma troisième participation à la bd de la semaine chez Un amour de BD.

Muchacho tome 2

MUCHACHO, tome 2, par Emmanuel Lepage (Dupuis, 2006, coll. Aire libre)

Suite et fin du tome 1. Après avoir vu la vraie vie dans un village du Nicaragua, Gabriel le séminariste doute de plus en plus de sa vocation de prêtre et remet en cause tout ce qu’on lui a appris : il prend fait et cause pour les paysans du villages, opposants au régime, qui deviennent ses amis. Mais lorsque les militaires massacrent une partie du village, c’est le début de la fuite dans la forêt et les montagnes. Pour Gabriel, ce sera aussi la découverte de lui-même au cœur d’un univers hostile. La survie dans la jungle n’est pas facile, mais il est aidé par ses compagnons. Cependant, lorsque cela se sait qu’il est le fils d’un des dirigeants de la junte, le comportement de certains camarades change. La fuite du groupe de révolutionnaires, poursuivis par les militaires dans la jungle hostile, s’avère être une course sans but, sans espoir de sauver sa peau.

Après avoir bien aimé le premier tome, sans avoir tout compris de l’histoire du Nicaragua dans les années 1970, j’ai poursuivi avec le deuxième volume. Il y a un parallèle impressionnant entre les deux couvertures : dans la première, Gabriel est dans sa tenue de prêtre, avec la croix en arrière plan, alors que dans ce second tome, malgré la même position, il est avec une chemise militaire ouverte, a une balafre sur le visage, porte un collier avec une croix en pendentif, et en arrière plan des branches pour représenter la jungle amazonienne, sur un fond rouge sang pour la violence des militaires. On voit aussi que son visage s’est durci, qu’il a vieilli, fait moins naïf et candide que dans le premier tome. Cela démontre le changement qui s’est produit chez Gabriel, qui change complètement, découvre les autres et lui-même, troquant crayons et peinture pour des armes. Il va découvrir aussi l’amour avec un homme, un combattant comme lui, un anglais acquis à la cause nicaraguayenne, et cela va remettre en cause toutes ses idées. Ses sentiments prennent le pas sur ses idées, et il va grandir d’un coup, entrer de façon brutale dans un monde d’adultes. L’histoire globalement est assez violente, par exemple lorsque les militaires investissent le village et se mettent à la poursuite des révolutionnaires. La nature hostile n’apaise pas du tout l’histoire. Par contre, les couleurs sont magnifiques, très travaillées, avec beaucoup de détails. Le vert est omniprésent et constitue la majeure partie de l’album qui se déroule dans la jungle. Il y a aussi d’autres planches à majorité bleu ou jaune, réellement de toute beauté. Cela donne une ambiance particulière à cet album. Le dessin est très détaillé, avec des changements de cadrage pour donner une dynamique au récit et montrer tout le talent et la maîtrise graphique et scénaristique de l’auteur. Muchacho est une histoire complexe et riche, qu’il faudrait relire pour en saisir toutes les subtilités. J’ai passé un bon moment avec cette histoire d’hommes engagés qui se battent pour leurs idées, sur une histoire nicaraguayenne méconnue des européens que nous sommes…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Livrons-nous, PhylactèresAltersexualité, Climaginaire, Underground society

Quelques planches à voir sur Izneo.

Cet album fait partie du challenge « Les ignorants » de Kikine.

Muchacho, tome 1

MUCHACHO, tome 1, par Emmanuel Lepage (Dargaud, 2004, coll. Aire libre)

Novembre 1976, au Nicaragua. Accompagné de Joaquin, Gabriel de la Serna, un jeune séminariste, se rend à San Juan auprès du père Ruben. Le jeune homme est doté d’un sacré talent de peintre et dessinateur, et a pour mission de décorer un mur de l’église, mais ses dessins manquent de vie pour Ruben. Il lui conseille alors de dessiner les gens de San Juan tels qu’ils sont, et Gabriel se décide donc à observer les habitants de ce village. Il va alors découvrir qui ils sont vraiment, mais aussi la répression militaire exercée contre les habitants… Il faut dire que Gabriel a un statut particulier, car il est le fils d’une famille dirigeante de la dictature et donc n’est donc pas accepté d’un claquement de doigts par les locaux : il va lui falloir faire preuve de beaucoup de patience pour que les villageois ne le mettent pas de côté, et ne voient plus en lui le fils de son père mais un jeune homme plein de sensibilité et de compréhension… En tout cas, cette vraie vie loin de la capitale va être une véritable gifle pour le jeune homme qui découvre la vraie vie…

Il s’agit là de la première partie d’un diptyque sur un jeune religieux qui n’a pas encore prononcé ses vœux, et qui se rend dans une commune isolée du Nicaragua pour y remplir sa mission de peintre. Citadin et fils d’une famille dirigeante, ce séjour en campagne chez des gens « normaux » lui permet de se rendre compte de ce qu’est le pays en réalité : la répression militaire contre les opposants est féroce et la vie en communauté n’est pas si simple non plus. Il n’est pas très bavard, très intérieur, et n’est pas forcément attachant, mais c’est intéressant de découvrir le pays à travers ses yeux. En effet, je ne connais pas du tout le Nicaragua ni son histoire, alors il m’a sûrement manqué des clés de lecture et de compréhension pour mieux saisir cet album très riche. Par contre, j’ai trouvé l’album très travaillé, avec des couleurs tout en nuance, des traits très détaillés. Les décors ne sont pas simplifiés, chaque case est un bonheur à regarder, et les couleurs chaudes utilisées nous plongent vraiment dans ce pays où le régime répressif est fort. La couverture est déjà simplement magnifique, même si elle ne présente que le personnage central de cette histoire, mais elle démontre simplement le grand talent du dessinateur. L’histoire est quant à elle complexe, comportant des non-dits que je n’ai pas compris du premier coup (il y a pas mal d’allusions qui ne sont pas expliquées tout de suite, comme par exemple les confiscations des briquets), mais cela démontre la richesse et la complexité du scénario. J’ai fait pas mal d’allers-retours dans l’album pour pouvoir suivre le fil de l’histoire, mais je n’ai pas trouvé ça désagréable, c’est juste qu’il faut être suffisamment concentré pour suivre cette histoire. A voir comment le tome 2 va évoluer, mais je ne doute pas qu’il soit aussi bien que le premier !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Pause Kikine, Coeur de libraire, Depuis le cadre de ma fenêtre, Bdouille

Premières pages à lire sur Izneo.

Cet album fait partie du challenge « Les ignorants » de Kikine.

N’embrassez pas qui vous voulez

N’EMBRASSEZ PAS QUI VOUS VOULEZ, par Marzena Sowa (scénario) et Sandrine Revel (dessin) (Dupuis, 2012)

Pendant les années où règne Staline, dans un pays du bloc communiste, la vie des citoyens est très contrôlée. Un petit garçon prénommé Viktor va vite s’en rendre compte : alors qu’il tente d’embrasser sa voisine dans un cinéma pendant la diffusion d’un film de propagande à la gloire de Staline, il va subir un interrogatoire de la part du directeur de son école. Pendant ce temps-là, sa maîtresse va interroger les autres enfants de sa classe, et mettre à jour le comportement inapproprié de Viktor et de sa famille. Le père de Viktor est un écrivain qui publierait à l’ouest grâce à des complicités, et les autorités vont tout faire pour stopper cet homme qui résiste à l’embrigadement généralisé, et faire lire des illustrés dans une langue inconnue à son fils et ses amis… Mais dans un pays où les murs ont des oreilles, la résistance peut tout de même persister car « on peut tout penser, mais on ne peut pas tout dire » comme le dit le père de Viktor aux amis de son fils…

« N’embrassez pas qui vous voudrez » est un album d’à peine 100 pages, qui aborde la société communiste de l’intérieur, avec le contrôle des populations et la propagande généralisée qui se faufile partout, dès le plus jeune âge. Au-delà de l’histoire des enfants, on voit différentes facettes de la pression exercée par la dictature, avec par exemple une scène où un homme est emmené de force dans le froid, avec sa femme qui supplie les autorités avant d’être jetée au sol, désespérée… On voit aussi le comportement différent en public et en privé, avec l’attitude très zélée de l’institutrice qui questionne les enfants, alors que chez elle, elle entretient une relation avec une jeune femme à qui elle enseigne des textes interdits par le régime, à savoir des textes français auxquels elle ajoute une fausse couverture pour les camoufler. Cela se termine mal pour la jeune femme, car elle va être arrêtée sans ménagement, et on peut supposer que ça va mal finir pour elle. Bref, la société policière complètement parano est bien montrée avec ces différentes tranches de vie souvent dramatiques et dans lesquelles les enfants sont la seule touche un peu plus joyeuse. C’est donc un album particulièrement réussi qui permet d’aborder une époque extrême aujourd’hui révolue. Par contre, les couleurs sont très foncées, comme s’il y avait un voile gris sur les cases (j’ai lu quelque part sur le web qu’il s’agissait d’une erreur d’impression) et lors des scènes de nuit, on voit difficilement les personnages et surtout les détails. C’est bien dommage car le dessin est sinon très agréable, avec un trait engageant qui apporte un peu de légèreté au propos, et permet d’aborder cette période historique avec les élèves dès la 3ème… Un album à ne pas manquer pour qui s’intéresse aux albums d’histoire contemporaine ! PS : la scénariste de cet album a aussi fait la série Marzi, à ne pas manquer !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Un amour de BD, Sophie lit, Sans connivence, Une autre histoire, Le blog BD de Madmoizelle

Extrait à lire sur Izneo, et d’autres planches à voir sur le site de la dessinatrice Sandrine Revel.

Le visiteur du sud tome 1

LE VISITEUR DU SUD : LE JOURNAL DE MONSIEUR OH EN CORÉE DU NORD, tome 1, par Yeong Jin Oh (FLBLB éditions, 2008).

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/2/2/2/000282222.jpgDébut 2000, Yeong Jin Oh travaille dans le bâtiment en Corée du Sud et est envoyé par son entreprise chez les voisins de Corée du Nord, pour poser des canalisations pendant un an et demi. Il va découvrir un pays bien différent de la Corée du Sud. Les deux pays sont séparés depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et les conditions de vie sont bien différentes dans le pays communiste où la dictature de Kim Jong Il règne : manque de nourriture et de transports… L’état d’esprit des nord-coréens va aussi étonner le sud-coréen.

Voici un manhwa autobiographique hors du commun, c’est la vision d’un coréen sur ses compatriotes du nord, dans un pays coupé en deux après 1945. C’est une autre vision de la Corée du Nord, après ma lecture de Pyongyang du canadien Guy Delisle. J’ai choisi cet album de 228 pages pour le sujet et non pas pour le dessin. A vrai dire, ce dernier ne m’attirait pas du tout, il est simpliste, naïf, pas réaliste du tout (Monsieur Oh a un menton énorme !), et j’ai vraiment eu du mal à imaginer qu’il voulait représenter des asiatiques… (voir une planche sur BDGest)

Bref, heureusement que le sujet est intéressant, car sinon, cela aurait été impossible pour moi de terminer cet album. L’auteur, dessinateur de BD à ses heures perdues, montre sans dénoncer, mais plutôt avec une certaine candeur, et s’étonne de ce qu’il peut observer, mais sans jamais critiquer ou affirmer que la Corée du Sud est supérieure. Les petites histoires font de 2 à 5 ou 6 planches, pour insister sur un point précis de la société nord-coréenne, et les planches sont parfois entrecoupées de textes informatifs pour expliquer le pays, son histoire, ses spécificités… C’est parfois un peu long, mais c’est quand même essentiel pour comprendre.

Le visiteur du sud est donc un album à essayer, sans se laisser décontenancer par le dessin. C’est un témoignage rare en BD, sur un pays assez méconnu.

Cet album a reçu le prix ACBD-Asie en 2008, décerné par les critiques et journalistes BD.

A partir de 15 ans pour le site l@BD.

L’album sur les blogs : Lecture-sans-frontièresle génépi et l’argousierAu fil des jours.

Pour en savoir plus sur l’histoire de la Corée, l’université Laval (Québec) a une page bien faite sur le pays des origines à 1948, et une autre sur la Corée du Nord depuis 1948.

Pyongyang

PYONGYANG, par Guy Delisle (L’association, 2003, coll. Ciboulette)

Guy Delisle passe trois mois à Pyongyang, capitale du pays le plus renfermé du monde, la Corée du Nord. Il se rend dans un studio d’animation, pour superviser la production d’un dessin animé qui sera diffusé ensuite en France. Dans cet univers fermé, il va découvrir la vie dans une dictature de ce genre, avec le culte des leaders et le contrôle total du pays par la junte. Avec une suite de petites histoires plus ou moins longues, il décrit sa vie quotidienne : l’interdiction d’écouter la radio, de prendre des photos dans la rue, la mentalité des seuls nords-coréens qu’il peut côtoyer, son interprète et son guide. Le pays manque de tout : nourriture, électricité, mais tente de ne pas le faire paraître. C’est une vision de l’intérieur sur un pays qui se dévoile rarement, voire jamais. Delisle mêle le regard personnel d’un dessinateur, mais aussi plus globalement celui d’un occidental (il est québecois) sur une société très éloignée de celles que nous pouvons connaître.

Son dessin est assez simple, sans rondeurs, mais toujours très expressif. Il peut parfois paraître bizarre à certains, mais ces traits droits correspondent assez au régime de Corée du Nord, carré, net, et sans bavures. Finalement, un très bon album pour qui veut en savoir plus sur ce pays fermé, qui fait parfois les titres de l’actualité de façon négative.

Guy Delisle a aussi réalisé deux autres albums sur des dictatures : Shenzhen, qui se déroule en Chine, et Chroniques Birmanes, au Myanmar. Je crois qu’il ne serait pas mal de lire ces albums à la suite, pour voir les différences et les ressemblances entre ces différents pays asiatiques…

Consulter le site de l’auteur. Il a également réalisé un blog sur l’année qu’il a passé à Jérusalem, et qu’il va mettre en album prochainement. Il tient également un blog, intitulé « comme ci, comme ça » dans lequel il annote ce qu’il peut observer, constater… Une bonne façon d’en savoir plus sur cet auteur !