Sixtine, tome 1 : l’or des Aztèques

SIXTINE, tome 1 : L’OR DES AZTÈQUES, par Frédéric Maupomé (scénario) et Aude Solheilac (dessin) (Les éditions de la gouttière, 2017)

sixtine

Sixtine n’a plus de papa depuis qu’elle est enfant. Celui-ci avait quitté sa famille pour vivre avec la mère de Sixtine et fonder une famille. Sixtine grandit, sans en savoir plus sur ses origines paternelles. La situation financière de la petite famille est compliquée, et la mère doit se résoudre à se séparer de la maison qui abrite ses souvenirs… Sixtine se doute bien des soucis de sa mère, mais cherche aussi à en savoir plus sur son père. Après avoir mené son enquête, elle découvre la maison de sa grand-mère… En parallèle, les fantômes pirates, qu’elle seule voit depuis le décès de son père, lui proposent de voler un trésor vu au musée de la ville pour améliorer la situation financière de Sixtine et sa mère…

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L’esprit de Lewis, tome 1

L’ESPRIT DE LEWIS, tome 1, par Bertrand Santini (scénario), Lionel Richerand (dessin) et Hubert (couleurs) (Soleil, 2017, coll. Métamorphose)

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1898, la mère de Lewis, jeune homme anglais, vient de décéder. Elle lui lègue les propriétés familiales et à lui de subvenir aux besoins de ses trois sœurs jusqu’à leurs mariages. Mais Lewis n’en a cure, et demande à n’avoir qu’une seule propriété, celle de Childwickbury, un manoir isolé sur une île, et laisse les autres à ses sœurs. D’ailleurs, une fois sorti de chez le notaire, il décide de s’y rendre, pour se remettre de ses émotions suite au décès, mais aussi pour trouver l’inspiration pour écrire un roman, lui qui aimerait tant devenir écrivain. Sur place, il retrouve Martha, qui tient la maison en l’absence de la famille. Accompagné de son chien Tania, Lewis rencontre un fantôme qui ne se rappelle de rien, sauf de son prénom : Sarah… Les deux ne peuvent plus se quitter : Lewis va aider Sarah à en savoir plus sur sa mort et sur son état d’entre-deux, tandis que Sarah va libérer le potentiel créatif de Lewis, qui se met à écrire sans discontinuer…

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Les sœurs Fox, tome 1

LES SOEURS FOX, tome 1 : ESPRITS, ÊTES-VOUS LÀ ?, par Philippe Charlot (scénario) et Grégory Charlet (dessin et couleurs) (Bamboo, 2017, coll. Grand angle)

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Au milieu du 19e siècle, en plein cœur des Etats-Unis, une famille s’installe tout juste dans une maison à la drôle de réputation. Les deux jeunes sœurs de la famille, les adolescentes Maggie et Kate, usent d’un petit stratagème pour faire croire que les esprits habitent la maison et sont capables de communiquer avec les vivants. Au départ prises au jeu, les deux sœurs sont intégrées à la petite communauté rurale de cette façon, en faisant des « consultations » lors desquelles les vivants rencontrent leurs morts. Cela aide bien leurs parents, qui accueillent les habitants en acceptant tous leurs présents, alimentaires ou liquides, profitant de la situation… Mais accusées de sorcellerie et ayant peur que leur supercherie soit découverte, les deux sœurs vont fuir leur village grâce à leur sœur aînée qui vit en ville… Lire la suite

Fantômes

FANTÔMES, par Raina Telgemeier (Akileos, 2016)

fantomesCatrina, 11 ans, et sa famille déménagent dans le nord de la Californie, dans une petite ville en bord de mer appelée Bahia de la Luna, surtout connue pour le soleil qui n’y serait présent que 62 jours par an… Autant dire que pour Catrina, habituée au soleil de la Californie du sud, c’est la déprime assurée… La jeune fille accepte tant bien que mal ce déménagement dû à la maladie de sa jeune sœur Maya, atteinte de mucoviscidose. Elles s’installent dans leur nouvelle maison, et décident d’explorer les alentours. Au fil de leurs déambulations, elles découvrent une tradition propre à Bahia de la Luna, le retour des fantômes le 1er novembre, sur la colline qui domine la ville. Catrina, froussarde, prend peur, d’autant plus que Carlos le voisin qui lui explique cette tradition a l’air d’adorer les fantômes. Pour Maya, qui a une approche différente de la mort, cette nouvelle la réjouit, et elle se dit même qu’elle va pouvoir retrouver sa grand-mère, disparue quelques temps auparavant…  Alors que la date fatidique approche, Catrina est de moins en moins rassurée, tandis que l’état de santé de Maya ne s’améliore pas vraiment…

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Bouche d’ombre, tome 1 : Lou, 1985

BOUCHE D’OMBRE, tome 1 : LOU 1985, par Carole Martinez (scénario) et Maud Begon (dessin) (Casterman, 2014)

Au printemps 1985, Lou est en classe de première dans un lycée parisien et ne se préoccupe que de sa vie d’ado : amis, amours, fêtes… Son groupe d’amis décide un jour de se mettre au spiritisme, pour voir ce que ça fait. Mais contrairement aux attentes, le verre va bouger, il y a bien un fantôme qui s’exprime… Une amie de Lou, Marie-Rose, va encore plus croire que les autres à l’au-delà, elle croit même que c’est sa mère décédée qui communique avec elle…

Une nouvelle fois, je présente sur le blog un album choisi au hasard à la bibliothèque. Il commence étrangement, avec un décalage flagrant entre l’image d’une scène qui se déroule au Moyen-Âge et le fond sonore qui déroule les paroles d' »Un autre monde » de Téléphone… Puis on se rend compte que ce n’est qu’un rêve, et on découvre Lou, l’héroïne de cet album. Au départ, rien de bien palpitant, jusqu’aux séances de spiritisme qui vont remuer Marie-Rose, une camarade de Lou arrivée récemment des Antilles. Lou, vite dépassée par la situation, va se découvrir un sacré don familial. Le scénario est bien construit, mais je dois dire qu’au départ, je me demandais bien où cela voulait en venir. J’ai eu parfois l’impression qu’il manquait des pièces au puzzle de l’histoire jusqu’à ce que je comprenne qu’il s’agit d’un tome 1. Ce volume peut se lire de façon indépendante, même si la fin présage une suite, mais il y a tout de même des scènes qui s’inscrivent plus largement dans cette série conçue pour 4 tomes. Le côté fantastique est présent par petites touches, et on se questionne en même temps que Lou sur les mystérieuses apparitions dont elle est la seule témoin. L’histoire est agréable sur le coup, mais m’a relativement peu marquée, on va dire qu’elle se lit et c’est tout… Les explications par l’hypnose chez le psychologue hypnothérapeute ne m’ont pas bien convaincue, peut-être parce que le sujet des fantômes m’intéresse déjà bien moyennement au départ. La scénariste est pourtant une auteure reconnue, mais cela ne fait pas tout. Par contre, le dessin est très joli, m’a fait penser à certains titres que j’ai déjà pu lire (mais pas de cette dessinatrice), en tout cas j’ai déjà eu l’impression d’avoir croisé certains de ces personnages auparavant. Peut-être est-ce dû aux grands yeux des personnages, je ne saurais dire. Le trait de Maud Bégon est parfois hésitant, mais il donne une certaine fluidité et une poésie à l’histoire. Il est servi par des couleurs intenses, vraiment jolies et conférant une ambiance particulière pour cet album qui sent bien les années 1980 et les films de type « La boum » (avec les tenues par exemple, ou encore lorsque les lycéens se retrouvent au café pour un flipper). Mon avis sur cet album est donc mitigé.. Pour creuser un peu les mystères de Lou et ses visions et laisser une chance à cette série, j’ai réservé le tome 2, on verra bien ce que ça donne…

Non mentionné sur l@BD, mais le tome 2 est conseillé à partir de 15 ans.

On en parle sur les blogs : Livresse des mots, D’une berge à l’autre, Sans connivence, Le rose et le noir

Premières planches à voir sur le site de l’éditeur.

Cet album participe à   cette semaine chez Noukette.

Louca tome 3 : si seulement

LOUCA, tome 3 : SI SEULEMENT, par Bruno Dequier (Dupuis, 2014)

Suite du tome 2. Louca doit jouer dans l’équipe de foot du lycée le dernier match de la saison, face à l’équipe d’un autre lycée menée par Hugo. Le fantôme Nathan quant à lui a réussi à sortir de l’enceinte de l’école, et retourne chez ses parents, mais il découvre un appartement vide et son père qui le quitte en voiture, sans qu’il ne comprenne les raisons de ce départ. Nathan n’étant plus avec lui, mais occupé à enquêter sur sa propre mort, Louca redevient aux yeux de tous l’ado très maladroit qui ne maîtrise pas du tout les règles du foot. Alors la première mi-temps du match est catastrophique pour son équipe qui se fait écraser par l’adversaire… Heureusement que Nathan revient à son secours lors de la 2ème mi-temps… Mais les ennuis ne sont pas terminés…

J’ai eu l’occasion récemment de lire le troisième tome de cette série jeunesse, presque juste après le 2. Je crois que je n’aurais peut-être pas dû, car je suis de plus en plus déçue par cette série. Tout d’abord, les tomes sont de plus en plus courts : on était à 80 pages sur le volume 1, 68 sur le 2 et là on n’est plus qu’à 56 pages…  L’histoire avance de moins en moins vite, en tout cas on n’a pas assez de réponses par tome. Au contraire, les questions s’accumulent et j’ai l’impression qu’il va y avoir bien trop de tomes dans cette série. Le scénario prend des chemins de plus en plus compliqués, pour au final avancer de moins en moins. Il y a pas mal de flash-backs, pour expliquer le comportement froid d’Hugo et aussi la mort encore inexpliquée de Nathan, mais à chaque fois le scénariste choisit de ne lever qu’une part du mystère. Bien sûr, il y a quelques scènes de football tout de même, qui m’ont fait penser au dessin animé « Olive et Tom », avec un cadrage manga marqué (cases coupées en biais, impression de vitesse dessinée, mais où les terrains font aussi 3,5 km de long…). Il y a aussi quelques scènes drôles (lorsque par exemple le fantôme aide le héros à faire des figures improbables devant le but), mais également des éléments qui ne sont pas du tout crédibles (par exemple lorsque Louca demande à Julie d’aller chercher chez lui un ballon pendant le match). Je trouve le héros de moins en moins attachant, car il ne cherche pas à s’améliorer, que ce soit en foot ou dans sa relation avec Julie, il se complaît presque dans sa maladresse. Bref, je suis de moins en moins convaincue par cette série… J’ai la mauvaise impression d’être menée en bateau (le prochain tome est prévu pour début 2015, alors qu’au départ j’avais lu que ce serait une trilogie). Seul le dessin (entrecoupé parfois de cases de style manga ou enfantin) reste agréable, sans évolution majeure depuis les autres tomes, en alternant aussi les cadrages et la taille des cases, mais ça ne sauve pas mon avis plus que mitigé sur cet album…

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Capocapesdoc, Livralire, Le suricate

Premières planches à lire sur Izneo.

Louca, tome 2 : face à face

LOUCA, tome 2 : FACE À FACE, par Bruno Dequier (Dupuis, 2013)

Suite du tome 1. Louca est toujours amoureux de Julie, sans pour autant lui avouer ses sentiments. Nathan, le fantôme d’un élève footballeur décédé mystérieusement, l’aide à s’améliorer au football, et Louca est devenu une pièce maîtresse de l’équipe du lycée. Mais le classement de l’équipe n’est pas bon, et le directeur menace d’arrêter l’équipe si celle-ci perd le dernier match de l’année. Pendant ce temps-là, Louca va observer d’une façon qu’il croit discrète l’équipe adverse à l’entraînement, mais cela ne va pas se passer du tout comme prévu : Hugo, un adversaire que Nathan connaissait, va provoquer Louca en duel…

Je ne suis pas restée sur mon impression globalement négative du tome 1, et lorsque j’ai trouvé la suite des aventures de l’ado footeux en bibliothèque, je l’ai emprunté pour me faire un avis. Et bien, j’ai trouvé ce volume beaucoup moins misogyne que le premier, les quelques références aux filles étant bien moins machos que dans le premier album. L’histoire n’avance pas spécialement, on n’a même pas en intégralité le match ultime que doit jouer l’équipe pour éviter la dissolution. De nouvelles pistes sont lancées, avec dès le début de l’album plusieurs planches qui se passent quelques années avant l’histoire de Louca : on y parle de Nathan, du moment de sa mort du point de vue de l’entraîneur. Ce point de vue fait qu’on ne sait pas ce qui a tué le jeune footballeur, ni pourquoi il est devenu un fantôme… Bref, pas de réponses dans ce tome, mais encore plus de questions pour aller lire le tome 3 (je trouve ça un peu moyen de la part de l’éditeur de faire un tome intermédiaire où pas grand-chose ne se passe…!). Louca est pourtantun ado touchant, manquant complètement de confiance en lui, et complètement gaffeur. Les situations qu’il vit sont souvent drôles pour nous lecteurs, mais pas du tout pour lui : une sorte de Gaston Lagaffe moderne. Le dessin quant à lui est agréable, clair, simple. Quelques cases font penser au style manga, avec des yeux exorbités, des décors simplifiés au maximum pour signifier l’action. L’humour est présent dans les dessins à travers les petits dessins presque pixelisés qui sont souvent drôles. Il y a pas mal de cases où on a des portraits resserrés, là encore comme dans les BD japonaises. Quand on sait que l’auteur est issu du monde de l’animation, on comprend aussi ces choix, qui franchement, passent très bien et donnent un récit fluide. Il y a pas mal de scènes de foot, qui réjouiront les lecteurs et l’histoire d’amour (impossible ?) entre Julie et Louca plaira certainement aux lectrices. C’est donc un album agréable qui plaira aux collégiens, sans nul doute, même s’ils n’ont pas lu le premier tome : il faut noter qu’un résumé simple permet de se raccrocher sans problème à ce tome. L’histoire n’avance pas beaucoup, c’est bien dommage, on va donc avoir besoin du tome 3…

A partir de 10 ans selon l@BD.

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Premières planches à lire sur Izneo.

Hôtel particulier

HÔTEL PARTICULIER, par Guillaume Sorel (Casterman, 2013)

En plein hiver, dans un immeuble sans particularité, une jeune femme prénommée Émilie se suicide dans son appartement. Elle devient alors un fantôme, invisible aux yeux de tous sauf du chat du voisin avec lequel elle parvient même à parler. Pouvant traverser les murs, elle passe d’un étage à un autre, et découvre ses voisins sous un autre angle bien plus inattendu. Ainsi, elle va assister aux ébats d’un couple illégitime, découvrir son voisin du dessus, artiste séparé doté d’une armoire au miroir magique, rencontrer une vieille femme qui martyrise des chats, mais aussi apprendre l’histoire d’une petite fille qui aurait disparu derrière une porte qui n’existe pas, ou encore suivre les aventures d’un homme qui rend vivants les personnages de fiction… Autant de tranches de vie qu’elle n’imaginait pas voir alors qu’elle était vivante…

J’avais tellement adoré Les derniers jours de Stefan Zweig que j’ai acheté cet album les yeux fermés, et là encore c’est un gros coup de cœur pour le travail de cet auteur. Les dessins au lavis sont magnifiques et les couleurs dans les tons marrons rose donnent une certaine ambiance à l’histoire. L’histoire n’est pas spécialement suivie, mais il s’agit plus d’épisodes distincts, avec en fil rouge la visite de la jeune femme fantôme. On retrouve certains habitants de l’immeuble plusieurs fois, et cela confère tout de même une cohérence au récit. Le côté fantastique est assez marqué, et j’ai trouvé ça bien amené, très poétique. Les couleurs et l’ambiance du récit font que les aspects paranormaux passent complètement dans l’histoire d’une petite centaine de pages. Les couleurs peuvent paraître assez ternes au premier abord, mais collent tout à fait à cette histoire sombre mais pas triste pour autant. C’est une jolie chronique de vie quotidienne dans un immeuble où se côtoient des gens d’horizons différents avec leurs histoires particulières, avec une touche de fantastique qui donne la part de mystère à l’histoire. Il y a de nombreuses citations littéraires (Baudelaire, Rimbaud, Pouchkine…) qui sont utilisées dans les bulles, et heureusement que les références sont placées dès le départ, cela met déjà dans l’ambiance et aide aussi à comprendre. Le texte et le dessin sont intimement liés dans ce récit qui transporte littéralement. Un très beau moment de lecture, qui ne peut que m’encourager à poursuivre mes découvertes de cet auteur !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Au milieu des livres, E-maginaire, D’une berge à l’autre, La bibliothèque de Noukette, Bulles et onomatopées, Pause Kikine

Premières planches à lire sur Izneo.

Ma vie posthume, tome 2 : anisette et formol

MA VIE POSTHUME, tome 2 : ANISETTE ET FORMOL, par Hubert et Zanzim (Glénat, 2013, coll. 1000 feuilles)

Suite du tome 1. Emma, devenue zombie à la suite de sa chute et de son meurtre, héberge Line, une ancienne amie devenue elle aussi zombie. Leur situation particulière est découverte, et les deux femmes doivent fuir en catastrophe face aux habitants déchaînés et décidés à en finir avec elle. Elles se rendent à Nice, là où elles se feront moins repérer. Emma semble bien vivre cette situation, contrairement  à Line, de nature plus pessimiste. Toutes deux retrouvent Pierre, le mari d’Emma décédé plusieurs années auparavant, lui aussi devenu mort-vivant. Il leur explique comment il est mort et pourquoi leur maison est si convoitée…

Un peu déçue par ce second et dernier volume, car on pressent la raison des meurtres depuis déjà le premier tome. Mes impressions se sont confirmées, mais j’aurais aimé justement une autre explication que celle à laquelle je m’attendais. Peut-être que ce diptyque a été présenté en un seul volume aux éditeurs, qui ont choisi de l’éditer en deux volumes. Bref, c’est bien dommage, car en plus dans le tome 2, il n’y a pas spécialement de rappels de l’histoire dans le premier tome. Il aurait été préférable de tout éditer en une seule fois, pour avoir une histoire la plus crédible possible. Mis à part ce détail éditorial, j’ai encore beaucoup aimé le dessin de Zanzim, assez en longueur, plein d’humour. Il alterne entre les situations présentes et passées, il y a pas mal de retours en arrière, qui offrent un dynamisme au récit. Les couleurs utilisées alternent selon les moments, avec de belles couleurs pastels pour le passé, des tons vert et gris pour le présent. Bref, une bonne petite histoire bien menée, malgré un choix éditorial discutable. A essayer, même si on n’est pas fan de zombies, pour passer un agréable et léger moment de lecture !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Les chroniques de Madoka, Temps de livres, Une autre histoire.

Louca, tome 1 : coup d’envoi

LOUCA, tome 1 : COUP D’ENVOI, par Bruno Dequier (Dupuis, 2013)

Louca est un ado assez malchanceux : il est maladroit, paresseux et amoureux de Julie mais incapable de le lui dire. Son petit frère a fait de lui son grand héros, mais Louca se rend bien compte qu’il n’est pas bon pour grand-chose. Même au foot, il n’est pas doué. Il aimerait changer les choses, mais ne sait pas vraiment comment faire. Un jour  (ou plutôt une nuit), il rencontre un fantôme dans son lycée. Il s’agit du beau et intelligent Nathan, l’ancien capitaine de l’équipe du lycée. Celui-ci n’est visible que de Louca, et il va l’aider à s’améliorer. Ce coach va, entre autres, lui apprendre le foot pour pouvoir plaire aux filles…

 J’avais découvert cet album l’hiver dernier dans une preview chez un de mes libraires BD, et comme mon budget bandes dessinées s’est rétréci depuis un certain temps, j’ai abandonné l’idée de l’acheter. Mais par chance, ma bibliothèque l’a depuis peu et j’ai donc pu emprunter cet album à la couverture attractive. Globalement, j’ai passé un bon moment de lecture, même s’il y a des petites choses qui m’ont dérangée. Vous verrez cela plus bas, commençons d’abord par les points positifs. L’histoire est sympathique et originale : un ado malchanceux tel Gaston Lagaffe va être aidé par un fantôme pour intégrer l’équipe de foot du lycée, et ainsi pouvoir épater sa belle dont il est éperdument amoureux. Le dessin est très agréable, dynamique. Il faut dire que le scénariste-dessinateur est issu du monde de l’animation, ce qui fait qu’il arrive vraiment bien à faire bouger sur le papier ses personnages. Les dialogues sont enlevés et plein d’humour, il n’y a pas un moment de pause dans le récit. Le personnage de Lucas, anti-héros par excellence, est attachant, et les situations dans lesquelles il se trouve pris font souvent rire ou sourire. L’auteur met plein d’informations dans ce premier tome, et cela donne envie de connaître la suite : en effet, pourquoi Nathan est-il devenu un fantôme ? Pourquoi Louca est-il le seul à le voir ? Louca va-t-il réussir à séduire la belle Julie ? Cerise sur le gâteau : les couleurs sont très agréables, et semblables à celle d’un bon dessin animé. Bref, cet album contient beaucoup d’aspects positifs, mais ma chronique n’est pas finie, car il y a des éléments qui m’ont dérangée…

En effet, il y a pour moi un gros point négatif qui m’interroge sur le fait de mettre cet album à disposition ou non des collégiens : ce sont certains préjugés et raccourcis faciles, misogynes parfois. Au collège, on essaie d’inculquer aux élèves des valeurs de respect et d’égalité entre les garçons et les filles (ce qui n’est pas gagné), et cet album-là a parfois une fâcheuse tendance à voir les filles sous un angle bien particulier qui ne me plaît pas du tout. Je m’explique à travers deux scènes : p. 46 et 48, Nathan le fantôme se rend compte que les filles ont terminé leur entraînement de volley-ball (ben oui ça doit être un sport de fille, alors que le foot c’est un sport de garçon… Déjà ça commence mal! ^^) et donc comme personne ne peut le voir, il va se rendre dans les douches avec elles, et en ressortir un peu plus tard tout baveux d’envie… Deuxième extrait de l’histoire qui m’a fait horreur : p. 66 et 67, Nathan, encore une fois, joue de son statut d’invisibilité pour regarder sous les jupes des filles, car ce qui l’intéresse, ce sont les poitrines et les fesses des filles, que le dessinateur n’a pas omis de dessiner en trois cases sur un tiers de la page ! Bref, cet album (que j’ai bien apprécié et dont j’ai pourtant trouvé bon nombre de points positifs) ne prône pas spécialement l’égalité entre les sexes et a quelques relents de misogynie qui me font m’interroger sur l’achat ou pas pour les collégiens… J’aimerais bien savoir si j’ai été la seule à voir cet aspect-là ou pas (je tiens à préciser que je ne suis pas militante féministe, mais que pour moi l’égalité est importante tout de même). N’hésitez pas à partager votre avis en commentaire.

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Blog-o-noisettes, Mister Emma, La virgule enchantée, Des livres & dix filles, A saute-livres

Le début de l’album est à lire sur Iznéo.

La page Facebook de la série.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

La bande annonce de l’album :