BD aventure, BD jeunesse

Waluk, tome 1

WALUK, tome 1 : LA GRANDE TRAVERSÉE, par Emilio Ruiz et Ana Miralles (Dargaud, 2020)

walukWaluk est un ourson polaire qui est abandonné par sa mère. Lui pense qu’elle reviendra mais doit bien survivre en attendant. Peu doué pour trouver de quoi se nourrir, il est sauvé d’une mort certaine par un vieil ours bougon nommé Esquimo, qui va lui donner les astuces pour apprendre à vivre sans sa mère, mais aussi pour se méfier des hommes qui viennent sur leur territoire, ainsi que des chiens que les hommes ont apprivoisés…

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BD jeunesse

Waluk

WALUK, par Ana Miralles (dessin, couleurs) et Emilio Ruiz (scénario) (Delcourt jeunesse, 2011)

Histoire d’un ours polaire, Waluk, qui doit se débrouiller seul après avoir été abandonné par sa mère. Jeune et sans expérience, il se nourrit d’algues et d’œufs de canard, car il ne sait pas chasser le phoque. Ses rencontres avec ses congénères sont violentes, et un jour par hasard, il est amené à rencontrer Esquimo un vieil ours, qui va lui enseigner ses connaissances pour qu’il puissent survivre dans le grand nord. Ainsi Waluk va apprendre à chasser, va découvrir les humains et leurs déchets qu’ils laissent dans une décharge, va réaliser que le climat est modifié par l’arrivée des humains. Il va aussi aider son ami lorsqu’il en aura besoin, et va poursuivre son rêve de devenir comme Nanook, l’ours polaire le plus célèbre.

Waluk est un album étrange. Tout d’abord son format à l’italienne est assez déroutant au départ, ne serait-ce que pour tenir l’album. Mais le plus étrange se trouve à l’intérieur : il y a, je trouve, vraiment beaucoup de texte pour de la littérature jeunesse, et j’ai parfois eu l’impression de lire un documentaire sur les ours, car il y a une forte volonté de faire du didactique. J’ai trouvé qu’on apprenait plein (trop ?) de choses sur les ours : leur nourriture, leur vie quotidienne, leur mode de chasse… Bref, j’ai trouvé ça too much. En plus, les onomatopées des bruits ne sont pas réalistes, pas très bien reproduits, trop grossiers : « bof bof » pour courir après un renard, « miam miam » lorsqu’il mange… Le dessin est assez simple, il tend parfois vers l’humoristique (surtout au début de l’album, avec des drôles de positions de l’ourson), il est joli mais sans plus. Les couleurs sont majoritairement du bleu et du blanc, comme on pouvait s’y attendre. Waluk est un album gentillet, qui peut tout de même être une première sensibilisation au grand nord et à la protection des animaux pour de jeunes lecteurs, mais je pense qu’il existe d’autres livres (et films) mieux faits que celui-là… Même si les intentions des auteurs sont plus que louables pour défendre la protection des animaux et la de la planète, je n’ai pas accroché à cet album… Dommage pour moi…

A partir de 7 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Lire et merveilles, Méli mélo de livres, La bibliothèque de Noukette, Le grenier à livres

BD adaptation, BD jeunesse

Construire un feu, d’après la nouvelle de Jack London

CONSTRUIRE UN FEU, d’après la nouvelle de Jack London, par Christophe Chabouté (Vents d’Ouest, coll. Equinoxe, 2007)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/3/2/0/000482320.jpgA la fin du XIXème siècle, de riches gisements d’or sont trouvés dans le grand nord canadien, dans la région du Klondike. De nombreux hommes se rendent sur place pour profiter du filon. Un homme décide de rejoindre seul un camp où l’attendent ses camarades. Accompagné de son chien, ce trappeur n’a pas suivi les conseils des anciens et se laisse piéger par un froid mordant, entre -45 et -60°… Ses tentatives pour faire du feu et dégeler ses doigts vont être vaines.

Voici une adaptation littéraire d’une nouvelle de Jack London de 75 pages (dont l’académie d’Aix-Marseille propose une exploitation pédagogique). Cet album aborde les thèmes de la souffrance, de la survie dans le froid et de la mort, omniprésente et qui aura le dernier mot. Tout l’album se déroule dans une même journée, et les difficultés liées au grand froid s’accumule pour cet homme qui a voulu braver les éléments alors qu’il avait été prévenu de la rudesse du climat.

Les pages sont très belles, avec le blanc qui domine (juste quelques touches de rouge et orange pour le feu, le noir des arbres et le marron du manteau de l’homme), et il y a beaucoup de cases sans aucun texte. On passe finalement autant de temps à regarder et admirer les images qu’à lire les textes. J’ai trouvé original la voix-off de l’album, qui s’adresse à l’homme en le tutoyant, un peu comme sa conscience, son ange gardien. A noter qu’il n’y a pas de bulles, que l’homme ne s’exprime jamais à travers les 64 pages. On suit cet histoire et on se sent impliqué dans cette situation difficile de l’homme qui rencontre un bon nombre d’embûches (le feu qui ne prend pas ou s’éteint après un moment, le ruisseau invisible sous la neige dans lequel l’homme tombe…), et on en arrive même à avoir froid, tout comme lui ! Chabouté a sorti d’une nouvelle au sujet simple un album impressionnant, qui arrive à nous rapprocher du héros de l’histoire sans une montagne de textes et de couleurs…

A partir de 10 ans d’après l@BD.

On en parle sur les blogs : La bibliothèque du Dolmen, Blogger in fabula, A propos de livres.

Les premières planches à voir sur le site de l’éditeur, en cliquant sur elles en haut à droite de la page.