Que du bonheur ! [roman]

QUE DU BONHEUR !, par Rachel Corenblit (Rouergue, 2016, coll. DoAdo)

bonheurAngela est une ado de quinze ans, mal dans sa peau. Tout va mal autour d’elle : ses parents décident de se séparer, sa meilleure amie sort avec le garçon dont elle était amoureuse, elle parvient à tomber devant tous ses camarades le jour de la rentrée au lycée, elle vit une semaine sur deux chez son père, la suivante chez sa mère, n’en fiche pas une au lycée, et voit le redoublement arriver à grands pas… L’été suivant, son père lui propose des vacances chez le grand-père en Ariège, dans un endroit perdu où on ne capte pas et où il n’y a pas de jeunes… tandis que sa mère l’emmène en bord de mer, dans un camping flanquées d’une tente deux secondes… Mais la rencontre qu’elle va y faire va lui faire croire en l’avenir… Lire la suite

Le journal d’Aurore, tome 1 [roman]

LE JOURNAL D’AURORE, tome 1 : JAMAIS CONTENTE, par Marie Desplechin (L’école des loisirs, 2016, coll. Medium poche)

journal auroreAurore est une adolescente normale, qui déteste ses deux soeurs, ne comprend pas ses parents, et raconte dans son journal intime ce qui se passe (ou pas) dans sa vie… Elle a une meilleure amie, Lola, chez laquelle elle passe beaucoup de temps, jusqu’à ce que l’arrivée de son demi-frère bouleverse tout… Aurore tombe sous le charme de ce garçon…

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15 jours sans réseau [roman]

15 JOURS SANS RÉSEAU, par Sophie Rigal-Goulard (Rageot, 2017)

15jours sans réseau

Emilie, Parisienne de 12 ans, vient juste de se créer des comptes sur les réseaux sociaux lorsque ses parents lui dévoilent la prochaine destination des vacances d’été : ce sera la Creuse, dans un endroit où aucune connexion internet ou téléphone ne passe. Les parents ont inscrit la famille à un stage pour se passer d’écran pendant deux semaines : au programme, plus de tablette, de téléphone, d’ordinateur… et des activités pour passer du temps ensemble, et se redécouvrir. Mais pour Emilie et son frère Ambroise, 15 ans et grand joueur en réseau, cela n’est absolument pas envisageable. Pour le petit frère Lucien, c’est une autre histoire, il est ravi que tout le monde, y compris ses parents se détache des appareils… La désintox va être compliquée pour la famille !

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La chanson du nez cassé [roman]

LA CHANSON DU NEZ CASSÉ, par Arne Svingen (Magnard jeunesse, 2014)

chanson-nez-casseBart a 13 ans et vit seul avec sa mère, obèse, alcoolique et au chômage, dans un minuscule appartement d’une seule pièce. Né de père inconnu, il se questionne sur ses origines, et n’a obtenu de sa mère que le nom de son géniteur : John Jones. La situation familiale n’est pas rose, heureusement que sa grand-mère les aide un peu. Bart est du genre original : il aime l’opéra (alors que sa mère l’a inscrit à la boxe pour lui apprendre à se défendre), et d’ailleurs chante seul dans les toilettes de l’appartement pour ne déranger personne et ne pas avoir le trac. Un jour, des camarades l’entendent et lui demandent de participer à la fête du collège… Mais comme Bart perd sa voix lorsqu’il a le trac, il refuse tout d’abord avant de se raviser… Mais pour cela il va lui falloir combattre son angoisse… Lire la suite

Le grand méchant renard

LE GRAND MÉCHANT RENARD, par Benjamin Renner (Delcourt, 2015, coll. Shampooing)

Un renard un peu bête tente de rentrer dans une ferme remplie de poules déterminées et gardées par un chien paresseux. Voulant démontrer qu’il est un grand prédateur comme ses congénères, le renard tente différentes méthodes pour se nourrir de ces poules, mais n’y parvient pas, les poules ayant développé des méthodes de rébellion face aux agresseurs. Un jour, le renard décide de voler des œufs et de les élever, dans l’espoir de manger des poules bien grasses. Mais il va tomber sous le charme des poussins et se découvrir un instinct maternel, lorsque les poussins commencent à l’appeler maman… C’est le début des ennuis pour le renard…

Voici une histoire bourrée d’humour, et qui fait plus de 180 planches. Le format n’est pas celui d’un album jeunesse, pourtant il pourrait être lu par des plus jeunes car il y a plusieurs niveaux de lecture. Le dessin est léger, réhaussé de couleurs à l’aquarelle. Ces couleurs, volontairement incomplètes, sont très jolies et douces; elles n’alourdissent pas la lecture. Au contraire, une impression de légèreté se dégage, accentuée aussi par des cases qui ne sont pas clairement définies. Ainsi, les yeux filent rapidement (presque trop, parfois) d’un dessin à l’autre, et les pages se tournent à vitesse soutenue. Le scénario est hyper bien construit, avec un gag par planche, des rebondissements, de l’absurde, des situations complètement folles…Il n’y a pas de temps mort, les pages se tournent très bien, même si l’histoire est finalement assez longue. Le personnage du renard est très attachant et naïf, c’est l’inverse du moyen-âgeux roman de Renart, avec le duo loup et goupil. Les personnages de la ferme sont aussi très drôles, entre le chien paresseux et les poules avides de vengeance et très imaginatives. Quelques dessins en pleine page rendent sacrément bien, et permettent de varier la lecture. Voici un album facile à lire pour les jeunes lecteurs et qui plaira aussi aux plus grands. S’il y avait un défaut pour les plus jeunes, je pense que ce serait plus la longueur de l’histoire qui pourrait les rebuter. Le grand méchant renard fut pour moi une très bonne découverte avec ses différents niveaux de lecture, je crois qu’il fonctionnerait très bien en collège (et après aussi…) !

Non mentionné sur la BD, je dirais à partir de 10 ans.

On en parle sur les blogs : La bibliothèque de Noukette, Lecturissime, D’une berge à l’autre, Plume de Cajou, Laurie lit

On en parle aussi à la radio : France Inter, France culture

Les premières planches à voir sur le site de l’éditeur.

Aller voir le blog de l’auteur formé dans l’animation, avec une planche très drôle d’explications autour de son album.

Essayer aussi le Turbo Media inédit et interactif créé par l’auteur.

Une année au lycée

UNE ANNÉE AU LYCÉE : guide de survie en milieu lycéen, par Fabrice Erre (Dargaud, 2014)

Fabrice Erre est prof d’histoire-géographie dans un lycée près de Montpellier, et nous raconte en cases une année scolaire, de septembre à juin, de sa vie quotidienne professionnelle. Plusieurs thèmes sont abordés sous l’angle humoristique, certains sont transversaux quelles que soient les matières, et d’autres sont spécifiques à l’histoire-géo (le rapport au temps des élèves par exemple). Tout y passe : de l’image du prof au bac, des rencontres parents-profs aux dates complètement erronées, des élèves qui pensent à toute autre chose en cours aux critiques du programme…

Merci à mes copines/ex-collègues pour cet album, car j’ai bien rigolé ! Certains épisodes sont particulièrement drôles ! Bien sûr, vous vous dites que c’est un album par un prof pour les profs, mais ce n’est pas vrai  : n’avez-vous jamais pensé, enfant, que le prof était forcément un vieux qui ne vivait que pour son métier et qu’il n’avait pas de vie à côté de l’école ? Et bien ça n’a pas changé, les élèves prennent toujours leurs profs pour de vieux croûtons… (ce n’est pas raconté dans le livre, mais ils imaginent même parfois que les profs-docs dorment au CDI, avec un lit caché sous leur bureau, c’est dire…! ). Cet album vise donc à montrer que l’enseignement, ce n’est pas ce qu’on croyait en tant qu’élève. De nombreuses scènes sont facilement transposables lorsqu’on est prof, mais je pense que les non-enseignants doivent passer un bon moment de lecture avec ce récit. Il y a un gros esprit décalé dans cet album, avec des réinterprétations de contes ou de films (Blanche-Neige, Star Wars, les chevaliers de la table ronde…) qui évitent l’écueil de la simple narration de faits scolaires. Cette variation entre scènes réalistes du quotidien et délires totalement assumés par l’auteur rend la lecture particulièrement agréable et non monotone. Bref, j’ai bien ri, le dessin aidant aussi parfois avec les personnages caricaturés et des couleurs parfois uniques, qui mettent en avant le scénario par rapport à l’aspect graphique. Loin du monde des bisounours mais aussi de l’enfer de l’éducation, cet album montre bien le difficile équilibre à trouver pour enseigner aujourd’hui face à des jeunes ultra-captivés par les médias (« wikipédia et google, que ferais-je sans vous ? » pourrait être la devise de nombreux élèves, n’est-ce pas ?… 🙂 ) Une année au lycée est pour moi une jolie découverte qui m’a fait passer un agréable moment de lecture !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Sans connivence, Chez Canel, Oncle Fumetti, Blog Brother, Les jardins d’Hélène

Visiter le blog de l’auteur sur le site du journal Le Monde, sur lequel il commente l’actualité, ainsi que son Tumblr.

Premières planches à voir sur Izneo.

Les vieux fourneaux, tome 1 : ceux qui restent

LES VIEUX FOURNEAUX, tome 1 : CEUX QUI RESTENT, par Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin) (Dargaud, 2014)

Trois amis septuagénaires se retrouvent à l’occasion de l’enterrement de la femme d’Antoine, l’un d’entre eux. Entre Emile, Antoine et Pierrot, l’entente est toujours bonne, et ils aiment se rappeler leurs souvenirs d’enfance en commun, leurs jeux dans le grand arbre et leurs bêtises d’enfance… Mais la vie est passée et Antoine a la rancoeur tenace contre l’entreprise où il a passé toute sa carrière et où sa femme aujourd’hui disparue a passé dix ans de sa vie, avant de monter son théâtre ambulant. Syndicaliste, Antoine n’a toujours pas digéré qu’elle ait été remerciée. Mais ce qu’il va apprendre sur la relation entre son patron et sa femme va le rendre fou, et il décide alors de se rendre chez son ancien patron grabataire, atteint d’Alzheimer et résidant en Toscane… Voulant le sauver d’un désastre annoncé, Emile, Pierrot et Sophie la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux dents, se rendent en Italie… Mais cela ne va pas être si simple que cela pour le trio… C’est le début de l’aventure !

Voici un album acheté suite aux avis très positifs lus sur les blogs. Je ne regrette pas du tout, j’ai passé un super moment de lecture. Les dialogues sont très drôles, politiquement incorrects parfois, toujours incisifs et sacrément vrais ! L’humour est particulièrement présent dans cette histoire qui au départ ne paraît pas spécialement drôle. Mais ce sont les personnalités hautes en couleurs des trois anciens, ainsi que de Sophie, la trentenaire déterminée qui n’a pas la langue dans sa poche, qui font tout le chic de cet album. Lupano, scénariste du Singe de Hartlepool et de Ma révérence, réussit là encore à nous embarquer dans l’histoire et mène son histoire d’une main de maître. Le dessin est typiquement franco-belge, chaque personnage a une trogne reconnaissable, une caractéristique physique bien à lui : l’un est un grand sec, l’autre petit costaud et la tête carrée, l’autre enfin est de corpulence plus habituelle. Cela montre peut-être aussi qu’ils ont pris des chemins différents, que leur vie n’a pas été la même, mais qu’au final, et c’est ce que je trouve beau, qu’ils continuent à être amis depuis tout ce temps, malgré l’éloignement, malgré les différences… J’ai aimé le trait de Paul Cauuet, un dessinateur inconnu pour moi jusque là, car il est plein de petits détails, les visages expriment les sentiments les plus divers à travers le trait toujours juste et précis du dessinateur. C’est vraiment un très bon album sur tous les plans. Il y a juste au niveau des couleurs que j’exprimerai un petit bémol, car je les ai trouvées un peu trop artificielles à mon goût. Cela est surtout vrai au début de l’album, après il faut croire que j’ai dû m’habituer ! Mis à part ce petit point, j’ai vraiment beaucoup aimé cet album, et je comprends l’enthousiasme qu’il suscite ! Bonne nouvelle, le tome 2 sort le 24 octobre prochain ! Ce sera l’occasion de retrouver nos petits vieux préférés !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Chroniques de l’invisible, La bibliothèque de Noukette, Au milieu des livres, Un amour de BD, Le blog du petit carré jaune, Le rose et le noir, D’une berge à l’autre

Premières planches à lire sur Izneo.

A boire et à manger, tome 1

À BOIRE ET À MANGER, tome 1, par Guillaume Long (Gallimard, 2012)

Autobiographie culinaire d’un jeune homme passionné de découvertes gastronomiques en tout genre. Entre les grands classiques (crêpes, brocolis, apéritif…) et d’autres recettes plus originales (utilisant de l’ail des ours ou du radis noir), il retrace avec humour son parcours culinaire dans sa cuisine ou dans des restaurants en France ou à l’étranger. Il liste aussi en dessins des pense-bêtes intéressants : les ustensiles utiles en cuisine, les légumes de saison, les ingrédients de base à toujours avoir sous la main… Il nous propose également des recettes illustrées pas à pas, très instructives pour les néo-cuisiniers…

Voici un album qui m’attirait moyennement, la cuisine en BD n’étant pas mon fort. J’ai emprunté cet album parce que sa couverture très vive donnait tout de même envie, et puis je ne connaissais pas du tout l’auteur. En fait dans cet album de 144 pages, il n’y a pas une seule et même histoire, mais c’est un recueil de courtes histoires sur une ou plusieurs planches. En effet, il s’agit de la version imprimée du blog de l’auteur. C’est souvent drôle, bien trouvé, très réaliste : on se retrouve dans la plupart des histoires, et c’est en même temps très instructif. Ainsi, j’ai appris des petites astuces culinaires qui me serviront certainement. L’auteur utilise beaucoup l’auto-dérision, et j’ai beaucoup aimé le suivre dans ses tribulations culinaires, ses essais d’ingrédients. On sent bien qu’il a des ingrédients fétiches, parmi lesquels le radis noir et le brocolis (surnommé « brocolounge » pour faire plus « hype »). J’ai bien aimé aussi ses pages mémo, avec les ustensiles nécessaires pour la cuisine, ou les ingrédients à avoir obligatoirement dans sa cuisine… C’est très drôle, ça m’a rappelé mes premières années d’étudiante. Les comic strips avec les conseils de Pépé Roni, répartis tout au long de l’album, sont souvent marrants, grâce aux explications imagées sur le vocabulaire culinaire : « il ne faut pas confondre… avec … ». A propos du dessin, il est assez simple et expressif, on a parfois un carnet de voyage culinaire, avec des traits esquissés, peu précis mais toujours lisible. L’auteur alterne les histoires dans un gaufrier et parfois n’utilise aucun cadre, pour aérer le récit. Il faudrait presque noter tous les lieux mentionnés, comme un guide du routard illustré. Dommage que la dernière histoire se termine un peu brusquement, de façon abrupte, je ne pensais pas que c’était la fin de l’album. Mais mis à part cela, il y a une bonne surprise supplémentaire à la toute fin, avec une table des recettes, un index et une double page récapitulative des légumes par saison. L’album est à la fois drôle, instructif et très intéressant. Pas de regret donc de m’être laissée tenter par cet album, qui se prolonge avec un tome 2 à la couverture verte. Très agréable découverte !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Lecture sans frontières, Lire par plaisir, Funambuline, Rose and cook, EmiBlog, La cuisinerie de Nini, A lire et à manger

Consulter le blog de l’auteur sur le site du journal Le Monde.

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

Les aventures de Poussin 1er, tome 1

LES AVENTURES DE POUSSIN 1ER, tome 1 : CUI SUIS-JE ?, par Eric-Emmanuel Schmitt (scénario) et Janry (dessin) (Dupuis, 2013)

Tribulations d’un petit poussin qui se pose des questions fondamentales sur la vie, la mort… Curieux et déterminé à trouver des réponses à ses questions existentielles, il va s’adresser aux autres animaux, même à ceux qui sont, dans l’ordre des choses, ses prédateurs. Grâce à ses mots et à son culot, il parvient à se sortir des situations les plus compliquées, face à un renard déterminé à le manger ou un ver de terre persuasif…

Voici un album pris au hasard à la bibliothèque, encore un… J’ai vu les noms des auteurs, bien mis en évidence sur la couverture, et je me suis laissée tenter, sans trop savoir de quoi il retournait vraiment. Mon avis est plus que mitigé : quelques planches mettent le sourire aux lèvres, des répliques sont bien trouvées, mais d’autres m’ont laissée totalement de marbre. J’ai trouvé parfois le comique de répétition un peu lourd (surtout sur la fin), et un humour parfois scato (sur la fin) qui me plaît bien moyennement. Sinon, il  y a quelques réflexions philosophiques bien trouvées, mais le tout est assez inégal et j’ai eu l’impression que ça n’avançait pas beaucoup dans le propos parfois. Il y a parfois quelques petites références intéressantes et qui prêtent à sourire (je pense par exemple aux titres des titres des livres à repérer dans les cases) Au niveau du scénario, je ne pourrais comparer avec d’autres écrits d’E.E. Schmitt, car (honte à moi) je crois n’en avoir jamais lu, mais c’est en tout cas la première fois que je le vois intervenir sur une bande dessinée… Par contre, en ce qui concerne le dessin, le trait ne m’est pas inconnu, puisqu’il s’agit de Janry, qui dessinait pendant un temps Spirou et le petit Spirou. C’est un trait simple, rempli d’humour et qui arrive à faire ressentir des émotions au visage du poussin (ce qui n’est pas gagné d’avance dans la réalité !). Bref, un dessin adapté au propos, mais un peu trop simple à mon goût avec pas de décors ou presque. Cela donne un album assez épuré, surtout lorsque des cases ne sont pas marquées d’un bord, et où le dessin paraît presque perdu sur la page… L’album se lit, certes, mais je n’ai pas eu de plaisir à lire cet album.  Bref, c’est un volume largement dispensable, et donc je n’irai probablement pas voir les tomes 2 et 3, pas encore sortis mais annoncés à la fin de l’album, car j’ai d’autres albums bien plus intéressants et importants qui m’attendent…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : D’une berge à l’autre, La coupe et les lèvres, Littérature maçonnique, Bulles et onomatopées

Premières planches à voir sur Izneo.

Avant quand y avait pas l’école

AVANT QUAND Y AVAIT PAS L’ÉCOLE, par Vincent Malone (scénario) et André Bouchard (dessin) (Seuil jeunesse, 2013)

Récit humoristique de la vie quotidienne au temps de la préhistoire, avant, quand l’école n’existait pas encore. Beaucoup de choses étaient différentes : le mot le plus long n’était pas « anticonstitutionnellement », le corbeau et le renard faisaient n’importe quoi, les cours d’arts plastiques n’existaient pas et les cadeaux de la fête des pères étaient du grand n’importe quoi, les maths n’existaient pas non plus et on pouvait passer des heures à calculer la surface d’un triangle rectangle…

Voici un album choisi pour son titre décalé et son format, très imposant (presque 40 cm de haut, difficile à mettre dans une étagère…!). J’ai moyennement aimé cet album qui n’a pas d’histoire à proprement parler, mais qui est plutôt une suite d’idées diverses et variées sur le monde avant l’école. On a une affirmation par page le plus souvent, mais sauf l’école, il n’y a pas de fil conducteur entre chaque illustration. On peut donc le lire au hasard, en piochant une page. Tout lire à la suite est un peu pénible (à cause de la redondance de la phrase qui constitue le titre de cet album). Certaines affirmations sont drôles, d’autres un peu moins. Pour autant, chacun peut se retrouver dans ce livre, selon son expérience scolaire. Certaines affirmations m’ont fait sourire, certaines m’ont laissé de marbre. Parfois le dessin est bien en lien avec le texte, d’autres fois ce n’est pas bien clair. Certains anachronismes m’ont bien plu : le Napoléon préhistorique sur son trône avec son tricorne, les post-it collés partout mais sans rien d’écrit dessus (parce qu’à l’époque on ne savait pas écrire !). Mais je dois avouer que j’ai moyennement aimé cet album car certaines affirmations ne sont pas drôles (ou c’est peut-être que je ne les ai pas comprises…!). Au niveau du dessin, il est bourré d’humour lui aussi, avec de nombreuses exagérations (des personnages aux grands pieds, des différences de taille impressionnantes comme sur la couverture…). Les couleurs pastels sont jolies, et à défaut de saisir tout le sens du texte, donnent au moins envie de feuilleter le livre…

A partir de 8 ans selon Ricochet, avant selon d’autres sites.

On en parle sur les blogs : Les riches heures de Fantasia, Fragments de lecture, Les lectures de Liyah, La mite orange, Spatule et crayon

Chronique radio à écouter sur France Inter.

6/10