Ma grand-mère est une terreur [roman]

MA GRAND-MÈRE EST UNE TERREUR, par Guillaume Guéraud (Rouergue, 2017, coll. Dacodac)

Antoine a une grand-mère qui habite assez loin de chez lui. Cela l’arrange, car il n’aime pas aller la voir : elle vit dans une forêt au milieu de nulle part, presque à l’âge de pierre et est quelque peu spéciale, se moquant des lois et règlements… D’ailleurs, dans le village, tout le monde l’appelle Mémé Kalashnikov ! Mais quand ses parents lui annoncent qu’il va y rester une semaine pendant les vacances d’octobre, Antoine fait tout ce qu’il peut pour ne pas y aller… Il arrive juste à négocier un jour de moins là-bas, mais se voit contraint de séjourner chez cette aïeule étrange… Ce séjour sera l’occasion pour lui de découvrir sa grand-mère sous un autre jour, son passé de révolutionnaire venue du froid et son combat pour sauver la forêt, en empêchant la construction d’une route… Lire la suite

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Aliénor Mandragore, tome 1

ALIENOR MANDRAGORE, tome 1 : Merlin est mort, vive Merlin !, par Séverine Gauthier (scénario) et Thomas Labourot (dessin) (Rue de Sèvres, 2015)

Merlin est un vieil enchanteur passionné de champignons. Il enseigne son savoir et sa magie à sa fille Aliénor qui, loin d’être passionnée par les propos de son père, fait plus acte de présence lors de leurs promenades dans la forêt de Brocéliande. Un jour, tous deux découvrent une mandragore, une plante magique qui tue par son cri la personne en face d’elle. Sûr de lui car se croyant protégé par le sang de dragon qui coule dans ses veines, Merlin demande à Aliénor de la déterrer, mais tombe raide mort face à la plante hurlante. Aliénor ne sait que faire, jusqu’à ce que le fantôme de son père apparaisse et lui demande de ramener le corps dans leur maison, le temps de trouver le moyen de ressusciter… Mais la mort, ici nommée l’Ankou, veille et demande à Merlin devenir avec lui. Ce dernier refuse et assiste discrètement à son propre enterrement, espérant toujours trouver un élixir pour revenir à lui. Aliénor décide alors d’aller voir sa voisine la fée Morgane, fâchée avec son père, pour trouver dans ses grimoires une formule pour sauver son père, mais ses intentions sont démasquées. La jeune fille est chassée et atterrit dans la forêt, où elle rencontre toutes sortes de personnages plus étranges les uns que les autres…

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L’épouvantable peur d’Epiphanie Frayeur

L’ÉPOUVANTABLE PEUR D’ÉPIPHANIE FRAYEUR, par Séverine Gauthier (scénario) et Clément Lefèvre (dessin) (Soleil, 2016, coll. Métamorphose)

Epiphanie est une fillette de 8 ans très peureuse : depuis sa naissance, elle a peur de son ombre, qui prend de plus en plus d’ampleur et l’empêche de pouvoir vivre. Alors Epiphanie décide de combattre sa peur, et tente de trouver un moyen de vaincre ce qui lui gâche la vie. Pour cela, elle va traverser une forêt sombre, rencontrer des personnages étranges qui ont perdu leur sérieux ou n’ont plus les pieds sur terre… au sens propre ! Elle va tenter de nombreuses techniques toutes plus farfelues les unes que les autres pour reprendre le contrôle sur cette masse sombre… Lire la suite

The time before

THE TIME BEFORE, par Cyril Bonin (Bamboo, 2016, coll. Grand angle)

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Fin des années 1950. Un soir d’hiver, Walter, jeune photographe, aide un vieux vendeur d’objets attaqué par plusieurs hommes. En remerciement, le vieillard offre à Walter un pendentif au pouvoir magique : il permet de remonter dans le temps jusqu’à un moment déterminé, juste en pensant à ce moment, pour pouvoir changer le cours des choses. Ainsi Walter pense qu’il va pouvoir choisir le cours de sa vie, entre succès professionnel et succès familial. Il est amené, par le plus grand hasard, à rencontrer une jeune infirmière, et tombe amoureux d’elle… Mais peut-on revenir dans le passé pour changer des erreurs, sans pour autant changer le présent ? Le dilemme se pose pour le brillant jeune homme… Lire la suite

Yeghvala la belle sorcière

YEGHVALA LA BELLE SORCIÈRE, par Catherine Gendrin et Nathalie Novi (Didier jeunesse, 2012, coll. grands contes)

Yeghvala est une tzigane née sorcière. La nuit suivant sa naissance, au milieu d’une forêt des Carpates, elle est intégrée au cercle des sorcières du monde, et chacune des sorcières fait un voeu : Yeghvala sera d’une beauté inégalée grâce à ses cheveux qu’elle ne coupera pas, elle aura un solide appétit, celui qui l’aime voudra la tuer, elle saura soigner par les plantes… Une fois grande, Yeghvala tombe amoureuse de Zlato le forgeron, qui n’est pas intéressé par elle. Avec ses potions et ses incantations de sorcière, elle parvient à ses fins et épouse le jeune homme. Plusieurs années passent, Yeghvala et Zlato ont cinq enfants et la jeune mère est toujours plus belle. Zlato s’interroge et va consulter Mara, une sorcière voyante, qui lui conseille de surveiller ce que fait sa femme les nuits de pleine lune et si c’est une sorcière toujours jeune et belle, lui indique de la brûler pour la sauver, elle et sa famille… Les présages des sorcières à la naissance de Yeghvala se mettent en oeuvre…

C’est un superbe album jeunesse sur le thème de l’amour qui peut durer quelles que soient les épreuves. J’ai beaucoup aimé les illustrations, avec des couleurs magnifiques, sur une page ou en double page. Il y a pas mal de texte, mais au niveau de la mise en page, il s’accorde complètement avec les illustrations : les portraits de Yeghvala et Zlato sont particulièrement réussis. On s’immerge complètement dans cette histoire qui comporte beaucoup de magie au départ (et un certain nombre de noms de sorcières des différentes régions du monde : les Erinyes, la Ghoule, les Ménades, les Moires…). L’histoire d’amour entre les jeunes gens est certes artificielle (c’est la jeune femme qui lance un sortilège pour que Zlato tombe amoureux d’elle) mais on n’a plus l’impression ensuite que le sort agit, et plus que Zlato aime sa femme de sa propre volonté. C’est donc un joli album, riche en textes et en illustrations, qui se lit avec plaisir. Quelques légers bémols cependant : dans le conte, on parle d’un vase en cristal dans lequel est placé la rose, mais l’illustration en face du texte montre une rose sous une cloche en verre. De plus, le comportement de Zlato envers sa femme est parfois sacrément violent : « il la prend fermement, lui ligote les poignets puis les jambes », et sur la fin « elle se débat, se tord, supplie ». C’est assez particulier comme relation à l’autre, n’est-ce pas ? Enfin, je trouve parfois Yeghvala égoïste : dans la seconde partie du livre, elle profite de la bonté et de l’argent du vieil homme qui l’épouse, et elle le vole sur la fin de l’histoire. Mais globalement, j’ai tout de même un avis positif sur cet album.

Non mentionné sur Ricochet, mais cet album fait partie de la sélection Education nationale – niveau collège, et de la sélection CM2/6ème du prix des incorruptibles.

On en parle sur les blogs : Capocapesdoc, Ma cabane à livres, Enna lit, Les lectures de Liyah

2/10

Le puits

Le puits, par Nadine Robert, Brigitte Henry et Christopher Duquet (La pastèque, 2012, coll. Pamplemousse)

Un ours trouve un vieux puits sur un petit chemin dans un petit bois. Pour savoir ce qu’il y a dedans, il décide de mettre un caillou dans le seau du puits. Le lendemain, en remontant le seau, il trouve des pommes, avec lesquelles il va faire une tarte. Il retente sa chance le lendemain avec une branche, et récolte le lendemain des pivoines…. Le puits serait-il magique ? Que va-t-il trouver chaque matin dans le seau ?

Voici un album jeunesse cartonné que j’ai choisi pour son éditeur, La Pastèque, qui édite bon nombre de BD, dont les aventures du fameux Paul. Cet album québécois est original : tel un roman-photo (hormis les bulles, absentes), il est composé de photographies mettant en scène un ours en laine et divers objets qu’il récolte dans son seau. Les cadrages sont toujours différents : gros plan, plongée, contre-plongée… Les objets présentés font très réels (fleurs, plumes, œufs). J’ai beaucoup apprécié que ce soit des photos, pour montrer la réalité (et non pas comme certains albums ou imagiers pour les tout-petits qui ajoutent par exemple des yeux et un sourire aux objets). Le livre est d’un format assez grand, et est épais (40 pages) : difficile pour les petits de le tenir en main, mais facile de tourner les pages une fois assis ! Le texte est écrit assez gros, avec certains mots plus gros encore, peut-être pour que les parents accentuent ces mots-là lors de la lecture, je ne sais pas. En tout cas, le puits est une jolie histoire, un peu rétro, avec une jolie fin poétique mais quelque peu irréaliste pour nous les grands (!)

A partir de 2 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Les petits bouquins, Librairie Tire-lire, La cause littéraire, Le blogre.

Consulter le site de l’éditeur.

Busô Renkin, tome 1

BUSÔ RENKIN, tome 1 : UNE NOUVELLE VIE, par Nobuhiro Watsuki (Glénat, coll. Shônen manga, 2006)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/9/4/7/000245947.jpgKazuki Mutô est un lycéen sans histoire. Interne, il croit avoir vécu un mauvais rêve : une fille inconnue se faisait attaquer par un monstre. Finalement ce n’était pas un rêve mais la réalité. D’ailleurs son cœur a été remplacé, car il vient de mourir dans le combat. Pour sauver sa jeune sœur, il va se retrouver à combattre des homoncules, des parasites qui dévorent les humains et à utiliser le Renkin (l’alchimie). Pour cela, il va se faire aider de Tokiko, une jeune fille soldat Renkin, qui va lui servir de guide et l’éveiller à ses capacités de lutte contre ces créatures malfaisantes grâce à sa lance conçue pour tuer ses ennemis, le Busô Renkin

Voici un shonen, pour changer de mes lectures de manga habituelles. C’est le premier tome d’une série de 10 volumes (ce qui est court pour un manga), qui mêle la réalité (un ado comme un autre) et le fantastique (les mangeurs d’humains et les pouvoirs). Comme le genre l’indique, il y a des combats dans ce volume, mais ils n’occupent finalement pas la majorité des pages comme j’aurais pu le penser au départ. Ca se lit assez bien, c’est assez entraînant, même si je pense ne pas avoir tout compris. J’ai aussi remarqué que le vocabulaire utilisé par le traducteur n’était pas toujours au top : il y a plusieurs passages de langage familier [ce qui ne réhaussera pas le niveau de nos jeunes élèves lecteurs]. Cet usage n’est pas forcément nécessaire et donne l’impression que la traduction est bâclée à certains moments… Globalement, un avis assez positif sur cette série qui respecte les codes du shonen (avec des touches d’humour, un peu d’amour qui flotte entre les pages, et des pages de combats où le décor est remplacé par des lignes), mais avec quelques réserves. Busô Renkin ne marquera pas les mémoires (il y a quelques ressemblances avec FullMetal Alchemist (tome 1 chroniqué ici), série à succès qui utilise aussi le thème de l’alchimie) ; cependant c’est une série (adaptée en anime depuis) qui plaît assez aux élèves, qui en réclament la suite…

Non mentionné sur la base BD du CNDP, et à partir de 12 ans selon Manga-news.

On en parle sur les blogs et sur le net : MangaverseKrineinManga-sanctuaryle blog de Matt,

Un site perso a été ouvert, consacré totalement à la série (il n’est plus mis à jour).