La page blanche

LA PAGE BLANCHE, par Pénélope Bagieu et Boulet (Delcourt, 2012, coll. Mirages)

https://i0.wp.com/ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/5/0/3/001071503.jpgUne jeune femme se réveille sur un banc, ne sachant plus qui elle est, et ce qu’elle fait là. Les indices dans son sac à main lui indiquent, outre son prénom Eloïse, son adresse. Enfin ce qu’elle croit être son adresse. Car elle a des doutes, d’autant plus qu’elle a peu de points communs avec la Eloïse d’avant : ses goûts sont diamétralement opposés. Elle va donc partir à la recherche de son identité, de ses souvenirs oubliés. Ce qu’elle va découvrir va l’étonner, car la Eloïse d’avant n’avait pas vraiment d’amis, de famille ni de vie sociale…

Voici un album que je voulais lire depuis sa sortie l’an dernier, mais je n’osais pas l’acheter de peur d’être déçue… Je viens récemment de me réinscrire dans une bibliothèque, et lorsque j’ai vu cet album, je n’ai pas hésité ! C’est un bel objet, d’environ 200 pages, avec sa couverture dans les teintes de rose. J’ai lu cet album presque d’une traite, tellement il est bien mené, car on se pose des questions en même temps qu’Eloïse, sur sa mémoire, son amnésie et sa cause… J’ai beaucoup aimé les digressions, lorsqu’on entre dans l’esprit de l’héroïne qui imagine la suite (par exemple lorsqu’elle va ouvrir la porte de son appartement, elle imagine plusieurs scénarios, très divers et variés, et c’est très drôle !). Le trait de Pénélope Bagieu est reconnaissable facilement, simple mais efficace, pas trop girly non plus. Les couleurs, agréables car pas trop vives, sont très présentes, et donnent du dynamisme à cette histoire qui tient globalement la route. La fin de l’histoire est inattendue, et jusqu’aux dernières pages, on ne sait pas trop comment ça va se terminer. J’ai dû la relire deux fois pour bien comprendre, car je ne m’attendais pas à ça. A vrai dire, je ne sais pas trop à quoi je m’attendais… Mais finalement, cette fin ouverte, qui ne répond pas à toutes les questions du lecteur, permet de s’imaginer toutes les suites qu’on veut. Finalement, elle est fine et bien trouvée, cette fin…

La page blanche est un album agréable, à ne pas manquer pour qui veut une histoire légère mais pas trop, et avec un minimum de réflexion. Et il n’est pas réservé qu’aux filles !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Zeblug, Délice au réglisse, Les lectures de Marion, La soupe de l’espace, A la lisière du monde, Nota bene, Capocapesdoc

Le blog de Pénélope Bagieu est toujours accessible . Et celui de Boulet, c’est ici !

Voir l’interview filmée des deux auteurs : 

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