Quand vient la vague [roman]

QUAND VIENT LA VAGUE, par Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier (Rageot, 2018)

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Nina a choisi de disparaître, de quitter son frère et ses parents, et Lacanau, petite ville de bord de mer, non loin de Bordeaux. Mais personne ne sait si cette fuite est un suicide ou un départ pour une nouvelle vie pour la jeune majeure. Quelques temps après, Clément, son jeune frère adolescent et fan de surf, décide de se lancer à sa recherche, persuadé que sa sœur n’a pas mis fin à ses jours. La meilleure amie de Nina et celui de Clément sont persuadés de la même chose, mais ce n’est pas à eux de lancer les recherches… Seul Clément peut le faire, et il va être plus attentif à ce qui se passe pour tenter de retrouver sa sœur…

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Le port des marins perdus

LE PORT DES MARINS PERDUS, par Teresa Radice et Stefano Turconi (Glénat, 2016, coll. Treize étrange)

port marins

Un jeune garçon amnésique de 15 ans est retrouvé sur une plage du Siam par un officier de l’Explorer. Ne se rappelant que de son prénom, Abel, il est ramené au port de Plymouth, et va partir à la recherche de ses souvenirs perdus… Il découvre rapidement qu’il est en fait le fantôme du capitaine de l’Explorer, Abel Reynold Stevenson, qui aurait déserté en emmenant avec lui un trésor capturé à l’ennemi… Sauf qu’il ne se rappelle de rien… Il va donc tenter de raviver des souvenirs, en approchant les filles du défunt capitaine qui a jeté le déshonneur sur sa famille, mais sans dévoiler son identité. Il rencontre aussi Rebecca, prostituée à la chevelure flamboyante et tenancière de la maison close de la ville, qui est dans le même état que lui, et va l’aider à avancer…

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Ar-Men

AR-MEN, l’enfer des enfers, par Emmanuel Lepage (Futuropolis, 2017)

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En Bretagne, tout au bout des falaises fouettées par les vagues, se dresse Ar-Men, un phare de pierre de 29 mètres de hauteur, conçu pour affronter les éléments naturels souvent déchaînés dans cet endroit hostile. C’est le phare le plus exposé de Bretagne, au point qu’il est surnommé « l’Enfer des enfers ». Germain en est des gardiens, et cet endroit convient parfaitement à ce taiseux, lui permettant d’apprécier sa solitude et de ressasser ses souvenirs de sa vie d’avant… Un jour, alors que l’eau a envahi les premiers niveaux du bâtiment, il découvre des textes sous le crépi de l’escalier. C’est l’histoire de Moïzez, un Sénan adopté qui n’a jamais trouvé sa place sur l’île et a participé à la folle entreprise de construction du phare d’Ar-Men entre 1867 et 1881…

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Des cailloux à ma fenêtre [roman]

DES CAILLOUX À MA FENÊTRE, par Jessie Magana (Talents hauts, 2016, coll. Les héroïques)

cailloux fenetre

Marie est une adolescente qui vit sur l’île de Sein. En juin 1940, le général De Gaulle lance son fameux appel depuis Londres, et 128 hommes de l’île partent en Angleterre le rejoindre. Marie reste sur l’île avec sa mère, son frère aîné étant prisonnier sur le continent. Les hommes sont presque tous partis, il ne reste plus que les femmes, les enfants et les vieillards. Marie n’en peut plus d’attendre. Avec son amie Yvette, elle va accepter de mener des missions pour la résistance sur le continent. Au départ, les risques sont infimes, mais au fil du danger, les dangers encourus sont de plus en plus grands… Mais c’est aussi la rencontre avec Paul, breton originaire du Conquet et qui fait partie du même réseau de résistants… Pendant ce temps-là, Jean, un jeune Sénan qui fait partie du groupe d’hommes partis, attend à Londres d’être envoyé sur un bateau chasseur de sous-marins… Lire la suite

Le travailleur de la nuit

 LE TRAVAILLEUR DE LA NUIT, par Matz (scénario) et Léonard Chemineau (dessin) (Rue de Sèvres, 2017)
travailleur nuitRécit de la vie d’Alexandre Marius Jacob, né dans un milieu modeste à Marseille à la fin du XIXe siècle. Bercé par les récits de Jules Verne, il s’engage à 11 ans comme mousse à bord d’un bateau et voyage pendant quelques années sur les mers du monde, avant de revenir sur terre pour déserter, puis de vivre une vie de bandit, dépouillant de manière non-violente, avec sa bande, des rentiers, hommes d’église, et autres personnages qui profitent de la société… Après avoir étendu son activité sur toute la France, il a été capturé et envoyé au bagne. Son procès en 1905, fil rouge du début de cet album, permet de retracer la vie de cet homme aux croyances anarchistes, peu en phase avec la société de la première moitié du XXe siècle, et au destin hors du commun jusqu’à sa mort en 1954…

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Vive la marée

VIVE LA MARÉE, par David Prudhomme et Pascal Rabaté (Futuropolis, 2015)

Récit décousu, façon kaléidoscope, de quelques jours de vacances à la plage, du côté de la station populaire de Polovos… Tous les types de population s’y côtoient, des jeunes et des vieux, des familles et des jeunes fêtards, des naturistes et des « habillés »… non sans difficultés parfois !

Voici un album complètement de saison en ce mois de février, un album qui sent bon le mois d’août, la plage, le sable chaud… Du moins c’est l’idée que je m’en faisais en l’ouvrant… Je ne savais trop à quoi m’attendre, et à vrai dire, au bout de quelques pages, j’ai été décontenancée par l’absence de fil conducteur : il n’y a pas de héros bien déterminé, pas de personnage central qu’on suit au long des 120 pages… Mais les auteurs, qui ont écrit et dessiné ce récit ensemble, ont plutôt fait un album en sautant d’une situation à l’autre, en utilisant le plus souvent des angles intéressants, souvent un détail graphique ou un changement de prise de vue. Les situations décrites sont assez souvent amusantes, et décrochent un sourire tellement cela sent le vécu : entre bouchons à l’approche de la plage, espace naturiste, jeux dans et sur le sable, pêche aux coquillages, séjour au camping… chaque lecteur a forcément un jour ou l’autre connu l’une ou l’autre de ces situations, et c’est ce côté humain, très réaliste qui m’a plu dans cet album. Les auteurs en profitent pour égratigner certaines fois des caractères un peu forts, parmi lesquels les beaufs de tout âge ou encore les quinquagénaires qui se croient tout permis, mais je dois dire que plusieurs jours après cette lecture, il ne m’en reste pas de fortes traces non plus. Vive la marée est une lecture bien plaisante sur le coup, originale par sa forme de narration assez inédite, mais ce n’est pas non plus un coup de cœur. Le dessin est facilement reconnaissable, les couleurs claires et lumineuses, ce qui en fait tout de même un album que l’on parcourt d’une façon agréable et légère. Pour autant, j’ai préféré La Marie en plastique des deux mêmes auteurs, qui maniait aussi l’humour, mais d’une façon que je trouvais plus fine et plus déjantée…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Chroniques de l’invisible, Blog à part, Bibliothèque du dolmen, Carnets d’une libraire, La ronde des post-it

Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Un amour de BD.

Un été en apnée

UN ÉTÉ EN APNÉE, par Max de Radiguès (Sarbacane, 2014)

C’est l’été et Louise, en vacances à Montpellier, vient de rompre avec son petit ami Simon. Enfin c’est plutôt sa cousine Manon qui lui a changé son statut Facebook de « en couple » à « célibataire »… Manon l’entraîne alors à la chasse aux garçons. Par hasard, les deux ados croisent la route de Quentin et Luca, et les couples se forment, entre soirée au cinéma, cabane dans les arbres et baignade. Mais Louise n’est pas vraiment amoureuse de Quentin et ne se laisse pas faire quand celui-ci est un peu trop entreprenant ou l’appelle « bébé ». D’autant plus qu’Arthur, un ami des deux garçons et qui traîne avec eux, est souvent déconsidéré par Quentin. Louise supportant de moins en moins la situation précipite Quentin dans un bassin d’eau. Elle va sortir grandie de cette expérience estivale…

Voici l’album miroir de 520 kms. Cette fois, on a la vision de Louise, et je dois dire que cela change totalement mon opinion sur cette fille qui passait vraiment pour la méchante dans le premier tome. Là, elle est plutôt une ado influencée par sa cousine, et qui hésite dans ses décisions amoureuses : parfois elle regrette Simon, parfois non et se sent bien avec Quentin. Ce sont les premières amours adolescentes et Max de Radiguès a su mettre en scène une histoire aux apparences légères mais qui cache aussi un vrai fond : sont abordés les sujets de l’abus, de l’homosexualité, des familles recomposées… C’est donc aussi un album pour faire réfléchir, ce qui n’est pas toujours le cas dans les BD estampillées jeunesse. A noter aussi un passage très actuel, lorsque Luca parle des « Zanonimous » qui ont manifesté contre la crise, j’ai trouvé cette référence sympa, car elle ancre encore un peu plus l’histoire dans la réalité. Justement, en parlant de réalité, j’ai trouvé que cette histoire sonnait très juste, et que les hésitations de Louise paraissaient vraiment réalistes. Elle est particulièrement mature (bien plus que sa cousine Manon), mais en même temps, c’est une ado comme les autres, qui se pose de nombreuses questions de son âge. Max de Radiguès a réussi à capter et retranscrire avec tendresse et justesse les premiers émois adolescents. Son trait est toujours aussi reconnaissable et lisible. Les couleurs particulièrement claires donnent un album très agréable, qui sent le soleil et les vacances. Il est plus facile de comprendre l’histoire en ayant lu d’abord 520 kms : par exemple on repère facilement Simon dans la cabine téléphonique, alors que si on n’a pas lu le premier volume, on aurait plus tendance à se demander qui est ce personnage… Mais je pense aussi que cet album peut se lire de façon indépendante. C’est donc une très bonne surprise que cet album, qui apporte une vision toute autre que celle à laquelle je m’attendais. Je ne doute pas que les collégiens vont se ruer sur cet album dès qu’il sera sur le présentoir des nouveautés !!

Non mentionné sur l@BD, mais à partir de 10 ans je pense.

On en parle sur les blogs : La courte échelle, Chez Canel, Une autre histoire, La bibliothèque de Noukette, Comme dans un livre

Quelques planches sur le site de l’éditeur.