Roi Ours

ROI OURS, par Mobidic (Delcourt, 2015)

roioursDans un pays lointain, pour apaiser le dieu Caïman et empêcher une malédiction de se produire, Xipil, une jeune fille qui s’avère aussi être la fille du chaman de la communauté, est donnée en sacrifice après un rituel. Mais au lieu de cela, c’est le roi Ours qui vient la voir, et la libère. La jeune fille retourne vers son clan, mais est tuée par son fiancé qui voit en son retour l’arrivée de la malédiction. Le roi Ours revient alors sauver la jeune fille et lui propose de l’épouser. Au départ hésitante mais n’ayant pas vraiment le choix étant indésirable chez les siens, Xipil accepte, et avec l’aide d’une guenon, va en apprendre plus sur celui qui est devenu son mari… Le mariage entre l’ours et la jeune humaine a lieu…

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Ulysse

ULYSSE, par Christine Palluy et Benjamin Adam (Milan, 2011, coll. BD kids)

ulysse

Récit en cases et en bulles de certaines étapes du voyage d’Ulysse relaté dans l’Odyssée, de Troie jusqu’à son retour à Ithaque auprès de sa Pénélope 20 années plus tard. Tout le périple du personnage n’est pas raconté : une introduction place notre héros dans le contexte, et on a aussi une carte, claire et instructive pour situer les actions. Le choix de dessiner tel épisode ou de tel autre n’est pas expliqué. Ceux qui ne sont pas représentés graphiquement sont racontés en une dizaine de lignes, entre deux épisodes. Ainsi, par exemple, pas de Lotophages, ni de Phéaciens, mais le cheval de Troie, les cyclopes, les sirènes, Circé, Calypso… Lire la suite

Qu’ils y restent

QU’ILS Y RESTENT, par Régis Lejonc, Pascal Mériaux (scénario) et Riff Reb’s (dessin) (Editions de la Gouttière, 2016)

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Recueil de quatre contes sur la thématique du monstre, aux quatre points cardinaux du globe : le loup dans le nord, l’ogre à l’ouest, le vampire à l’est, le sorcier au sud… Tous ont comme point commun d’avoir dévoré tous ceux qui étaient dans leur contrée, chaperon rouge, mère-grand, moutons et autres villageois… Leur estomac criant famine, ils doivent tous quitter leur terre natale pour trouver de quoi les contenter ailleurs… Mais lorsque ces quatre monstres se rencontrent, que peut-il bien se passer ?

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Les pénates

LES PÉNATES, par Alexandre Franc (scénario) et Vincent Sorel (dessin) (Casterman/Arte éditions, 2014, coll. Professeur cyclope)

Pierre enseigne l’histoire à la fac, comme il l’avait toujours voulu. Spécialiste d’histoire ancienne, et plus particulièrement de l’antiquité romaine, il vit parfois dans son monde, revivant par exemple aux côtés d’une habitante l’éruption du Vésuve à Pompéi… Dans la vraie vie, il vit avec son épouse Véra et leur fille de quatre ans, Bérénice, et tout a l’air d’aller pour le mieux. Pierre est un peu tête en l’air, et accède aux demandes farfelues de sa fille, comme goûter du whisky, ce qui a le don d’exaspérer Véra. En fait, dans leur couple, cela ne se passe si bien que cela, la routine s’installe et Véra s’ennuie, sans que Pierre semble s’en rendre compte. Un jour, Simon, un ami de Pierre vient s’installer chez eux, six mois après avoir perdu sa femme et son fils dans le tsunami en Asie du Sud-Est… Sans le vouloir, il va être le révélateur des problèmes de Véra et Pierre. Bérénice comprend bien que l’ami de ses parents est triste. Alors qu’elle se pose plein de questions, son père lui explique que les Romains avaient des dieux pour protéger les familles et qu’ils s’appelaient les Pénates. Bérénice va alors se mettre à prier ses Pénates humanisés sous les traits de son ours en peluche et de sa poupée…

Voici un album de la même collection que Le sourire de Rose, paru lui aussi initialement en numérique sur le site de Professeur Cyclope. Je n’avais pas d’attentes particulières vis-à-vis de cet album, je ne connaissais pas le pitch à l’avance, et la quatrième de couverture (avec une petite fille / poupée de chiffon et un ours en peluche chantant « nous sommes des Pénates ! Nous savons tout, nous pouvons tout ! Nous sommes des démiurges ! ») ne m’avançait pas plus mais pourtant j’ai dévoré cet album d’une traite, alternant les sourires et les moments plus graves. L’histoire mêle le fantastique et l’histoire de société. Elle est très bien construite, distillant subtilement les éléments constructifs du récit, avec des dialogues parfois plein d’humour. Les questionnements qui apparaissent dans le couple sont réalistes, les personnages sont touchants. On se rend bien compte du délitement du couple de Pierre et Véra, tout en constatant qu’ils ne font pas forcément grand-chose pour tenter dela sauver. Cette chronique sociale qui sonne juste est donc tout à fait agréable à lire, portée en plus par un dessin approprié, assez simple, au trait léger. Certes parfois un peu statique, j’ai tout de même aimé ce trait qui rend les personnages sympathiques et attachants. Le trait de Vincent Sorel parvient aussi à faire de ce récit original, au dialogue humoristique et parfois bien-décalé-comme-je-les-aime, un livre très sympa, qui sous ses airs de rien, aborde tout de même un sujet plus profond. Je dois dire que les personnages m’ont bien parlé, que je me suis presque retrouvée dedans, même si je ne suis pas sentie concernée personnellement par le propos. J’ai trouvé que le choix des personnages était original, et j’ai bien aimé les petites touches de fantastique avec les Pénates de Bérénice qui deviennent vivantes. Bref, c’est un bien joli album que j’espère voir un peu plus sur les blogs. Je compte maintenant aller voir ce que ces auteurs-là ont produit d’autres, car j’ai beaucoup aimé leur travail en collaboration !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Les lectures de Phili, Hop blog, Chez Clarabel

Quelques planches sur le site du scénariste. Aller voir aussi le site du dessinateur.

Interview d’Alexandre Franc à lire sur Klare lijn international, et interview de Vincent Sorel à lire sur Nantes BD.

C’est ma cinquième participation àla bd de la semaine, cette semaine chez Stéphie.

Hérakles, tome 1

HÉRAKLES, tome 1, par Edouard Cour (Akileos, 2012)

Héraklès est un demi-dieu, fils de Zeus et de l’humaine Alcmène. Il doit accomplir ses douze travaux : tuer le lion de Némée, vaincre l’hydre de Lerne, capturer la biche de Cérynie, capturer le sanglier du mont Erymanthe, nettoyer les écuries du roi Augias, tuer les oiseaux du lcas Stymphale, dompter le taureau géant de Crète, capturer les juments carnivores du roi Diomède… Il n’a normalement pas le droit de se faire aider, mais parfois il transgresse les règles pour atteindre son but… De toute façon, il s’en moque, il est un demi-dieu…

Et encore une BD que je n’aurais jamais lue si elle n’avait pas fait partie du top BD des blogueurs de Yaneck ! J’avoue que je ne l’avais jamais vue en librairie auparavant, alors lorsque j’ai pu l’acheter en occasion dans une librairie nantaise, je n’ai pas hésité. Le top étant normalement gage de qualité, je ne risquais pas grand-chose… Et bien oui, encore une fois, c’est une bonne pioche ! Ce n’est pas l’album du siècle, mais le point de vue proposé est intéressant, et surtout très original. Il s’agit d’une réinterprétation parfois complètement barrée et déjantée du mythe d’Heraklès/Hercule et de ses douze travaux. L’auteur ne réexplique pas l’histoire (dont on connaît au moins les grandes lignes), mais il interprète en dessin les moments importants. Les dialogues d’Heraklès ne jouent pas dans le politiquement correct, et c’est bien cela qui est drôle ! L’auteur s’amuse aussi avec le vocabulaire anachronique, et on en vient à se demander si l’histoire d’Heraklès ne se passerait pas de nos jours parfois, tellement le vocabulaire utilisé sonne moderne. Le dessin est particulier, un peu rebutant pour moi au départ : il est très sec et anguleux. Les traits étaient trop droits pour moi, ne m’impliquaient pas dans l’histoire, mais finalement je me suis un peu accrochée au début, et après il fut dur de lâcher cet album. Les couleurs sont engageantes et variées, ce qui fait un album agréable à parcourir, sans idéaliser l’antiquité grecque. Le personnage d’Heraklès est énorme (n’est pas demi-dieu qui veut !), un véritable surhomme accomplissant des exploits inespérés. Il est loin de l’image qu’on peut se faire du physique du dieu ou du demi-dieu : il est massif, assez brutal et ne s’encombre pas des détails de ses actions. C’est cet aspect-là qui rend ce personnage à la fois rebutant et attachant. C’est vraiment un personnage hors normes, et cette réinterprétation toute particulière d’Edouard Cour mérite largement qu’on s’y arrête. En ce qui me concerne, je ne crois pas qu’une seconde lecture sera inutile, car je n’ai sans doute pas tout saisi… Un dernier regret : les travaux d’Heraklès ne sont pas tous dans cet album, il me faudra poursuivre avec le tome 2 sorti récemment…

A noter enfin qu’il s’agit de la première BD éditée pour Edouard Cour, dont il va falloir désormais suivre le parcours de près…

Non mentionné sur l@BD, mais je dirais à partir de 13 ans.

On en parle sur les blogs : Un amour de BD, Chroniques de l’invisible, D’une berge à l’autre, Sin City, Blog BD sud-ouest

Premières planches à voir sur Digibidi.

Aller du côté du site de l’auteur.

Maïa, tome 1 : la boîte de Pandore

MAÏA, tome 1 : LA BOÎTE DE PANDORE, par Brigitte Luciani et Colonel Moutarde (Dargaud, 2010)

https://i2.wp.com/cdn-gulli.ladmedia.fr/var/jeunesse/storage/images/gulli/encyclopedie-et-dictionnaire/actu/le-festival-international-de-la-bd/la-selection-jeunesse/maia-t-1/13756856-1-fre-FR/Maia-t-1_432_320.jpgMaia est une jeune fille qui vit chez son oncle, sa tante et sa cousine Camille, depuis que ses parents sont décédés. Elle est assez secrète et travailleuse, tout le contraire de Camille, un peu peste. Un jour, en cherchant dans les cartons de ses parents dans le grenier, Maïa tombe sur quatre petits personnages, qui s’avèrent être des dieux antiques. Ils lui demandent de l’aider à empêcher que soit ouverte la boîte de Pandore. Cette mission se transmettrait de mère en fille dans sa famille depuis des générations ! Les dieux ne peuvent pas lui dire où est localisée précisément cette fameuse boîte, mais ils vont l’accompagner en Turquie pour la trouver, et empêcher que le malheur s’abatte sur la planète. A l’occasion des vacances d’été, voilà toute la famille rendue à Istanbul…

Voici un album que j’ai essayé sans grande conviction au départ, car je n’étais pas du tout attirée par le dessin, qui pour moi fait très dessin animé moderne et insignifiant. La lecture a été assez rapide (c’est de l’album jeunesse), et si je n’ai toujours pas plus été convaincue par le dessin après ça, j’ai quand même apprécié ma lecture. Le scénario est pas mal construit, et finalement le trait, qui me dérangeait quelque peu, passe au 2nd plan et participe au dynamisme de l’histoire. J’ai aimé le fait que dès qu’on ouvre l’album, on ait une présentation des deux personnages principaux, Maïa et sa cousine Camille, avec leurs traits de caractère. L’histoire est intéressante, elle mêle mythologie, tourisme et histoire sentimentale. Les couleurs sont vives et donnent un rythme effréné à l’histoire. Par contre, j’ai vraiment eu du mal avec le lettrage : les mots sont écrits en minuscules, mais contiennent des majuscules, souvent en alternance. Cela est bizarre, et m’a vraiment dérangé. Peut-être plus que le dessin finalement. Mon avis sur cet album est donc mitigé, heureusement que le scénario sauve l’ensemble, car pour moi l’aspect graphique est assez particulier, inhabituel, un peu étrange…

A partir de 10 ans d’après l@BD.

On en parle sur les blogs : Blog à part BD, blog du magazine jeunesse Dlire,

L’album a été sélectionné pour Angoulême 2011.

Voir le blog de Maïa sur le site de l’éditeur.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

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