Le réseau papillon, tome 1

LE RÉSEAU PAPILLON, tome 1 : AUX ARTS, CITOYENS !, par Franck Dumanche et Nicolas Otéro (Jungle, 2018)

réseau papillon

Quelque part en Normandie pendant la seconde guerre mondiale, des enfants se mobilisent pour empêcher un convoi ferroviaire d’envoyer des œuvres d’art vers l’Allemagne. Ils se rapprochent d’un réseau de résistance, mais jeunes et fougueux, ils ne respectent pas toujours les plans du groupe de résistants, et agissent sans parfois réfléchir aux conséquences… Ils ignorent aussi que Goering, maréchal du IIIe reich, veut intercepter ce convoi pour détourner des œuvres initialement destinées à Hitler…

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Le musée des Bozarts, tome 1

LE MUSÉE DES BOZARTS, tome 1 : IMPRESSIONNANTS IMPRESSIONNISTES, par Karinka (scénario), Bloz (dessin), et David Lunven (couleurs) (Bamboo, 2017)

bozartsUn petit groupe d’adolescents est en visite dans un musée des beaux-arts, mais ils n’y connaissent vraiment pas grand-chose. La visite guidée pourrait les aider, mais ce n’est pas ce qui les intéresse le plus…

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La vision de Bacchus

LA VISION DE BACCHUS, par Jean Dytar (Delcourt, 2014, coll. Mirages)

vision bacchus

En 1510, la peste est à Venise, les morts se comptent par dizaines. Parmi les malades, un peintre nommé Giorgione décide de jeter ses dernières forces dans son ultime oeuvre, à la recherche de l’émotion qui l’avait saisie lorsqu’il avait vu, chez son père, un tableau qui avait été à l’origine de sa vocation. D’ailleurs, ce tableau aurait été peint par Antonello de Messine… Retour en arrière, en 1475, toujours à Venise, Antonello arrive de sa Sicile natale, et devient le rival de Bellini, pour avoir les faveurs des riches mécènes vénitiens. Antonello met au point un procédé pour réussir rapidement des portraits, mais ses collègues jaloux de sa réussite cherchent à percer son secret. C’est alors qu’Antonello reçoit la commande d’un riche banquier, qui lui demande de figer sur le bois la jeunesse de sa femme…  Mais cette commande ne va pas être simple, car Antonello, à la recherche de la perfection picturale, va tomber sous le charme de la jeune femme…

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Musnet, tome 1

MUSNET, tome 1 : LA SOURIS DE MONET, par Kickliy (Dargaud, 2016)

musnetMus est une petite souris vagabonde qui erre, à la recherche de travail. Elle arrive par hasard dans une grande maison, et y rencontre une jeune souris prénommée Mya. C’est en fait le domaine de Giverny, dans lequel vit le peintre Monet. Mus devient l’apprenti et l’élève d’un écureuil râleur et peu sociable, Rémi. Ce dernier va lui apprendre son art, et Mus va découvrir par la même occasion le travail de Monet. Lire la suite

Rembrandt

REMBRANDT, par Olivier Deprez et Denis Deprez (Casterman, 2008)

Biographie dessinée du peintre hollandais Rembrandt Van Rijn, depuis son arrivée à Amsterdam jusqu’à son départ suite à sa ruine. Arrivé chez un mécène, il commence à se faire une réputation dans la ville de tous les possibles, et tombe amoureux de Saskia, la nièce de son mécène. Avec elle, il a plusieurs enfants qui décèdent jeunes, et un jour arrive Titus, son fils qui grandit et apprend le dessin avec lui. Mais Saskia meurt, et Rembrandt se rapproche de Geertje sa servante, puis d’une autre servante Hendrikje. Ses tableaux se vendent bien, mais son rapport avec ses commanditaires est compliqué lorsqu’il n’exécute pas le portrait demandé et ses déboires financiers vont finalement le mener à la ruine…

Après avoir lu la bio dessinée d’Egon Schiele, je continue avec un néerlandais du XVIIème siècle, plus connu. Je suis allée à Amsterdam l’été dernier, on s’est arrêtés devant la maison de Rembrandt sur Breestraat, on a visité le Rijksmuseum avec de nombreux tableaux de Rembrandt, dont plusieurs mentionnés dans l’album : « La ronde de nuit » et des « autoportraits », mais il n’y avait pas « la leçon d’anatomie du docteur Pulp » (qui se trouve à La Haye). J’ai reconnu ces tableaux sans problème, mais comme je ne connaissais pas la vie du peintre, j’ai été un peu perdue. En effet, il y a vraiment peu de dates dans l’album, et pas beaucoup plus d’explications (en off ou dans un éventuel dossier documentaire qui aurait été bien intéressant pourtant), même si l’histoire se déroule chronologiquement. Cela fait que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. De plus, le dessin ne m’a pas beaucoup plu : tout est fait à la peinture, ce qui est louable, et même si les paysages aquarellés sont jolis, dans le style de Rembrandt, je n’ai pas apprécié les portraits. J’ai trouvé les traits de certains personnages particulièrement désagréables, parfois déséquilibrés, voire même quelquefois enfantins : cela n’embellissait pas du tout les personnages. Alors même si la couverture est jolie, certaines cases de l’album m’ont paru vraiment être du brouillon. Bref, je suis déçue par l’aspect graphique, et j’aurais aimé en savoir plus au niveau du scénario. J’aurais aimé que les informations sur Rembrandt soient plus claires, que sa peinture soit plus développée au détriment de sa vie privée. Mais sinon cet album constitue tout de même une bonne approche d’un peintre célèbre, avec cette histoire « présentée comme une libre adaptation de la vie de Rembrandt », pour peu qu’on connaisse déjà avant le peintre. C’est un album à essayer pour les lecteurs férus d’art, les autres (dont je fais partie) risqueraient de se sentir facilement perdus.

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle (peu) sur les blogs : Le blog de la carterie de Caroline K., Spooky sur bdthèque

Interview de Denis Deprez à lire sur le site de l’éditeur, et une autre du duo sur Ket Paddle.

Visiter le site du Rijkmuseum (en anglais, ou en néerlandais, à vous de voir !), avec une exposition jusqu’au 17 mai 2015 sur le peintre, regroupant des œuvres du monde entier :

Voir aussi l’intéressante exposition virtuelle sur Rembrandt, à consulter sur le site de la BnF, avec de nombreuses infos intéressantes, dont des repères chronologiques.

Et pour finir, une fois n’est pas coutume, quelques photos personnelles du Rijkmuseum (un musée à visiter !), avec la salle consacrée à Rembrandt bondée en ce jour d’août 2014 (désolée de la qualité moyenne) :

salle "la ronde de nuit"

« La ronde de nuit » (1642) (mur de droite)

Autoportrait en l'apôtre Paul - Rembrandt

« Autoportrait en l’apôtre Paul » (1661)

La fiancée juive

« La fiancée juive » (1667)

Egon Schiele : vivre et mourir

EGON SCHIELE : VIVRE ET MOURIR, par Xavier Coste (Casterman, 2012)

Biographie d’Egon Schiele, un peintre autrichien du début du 20ème siècle contemporain de Gustav Klimt. A l’aube de la première guerre mondiale, Egon Schiele est un rebelle qui se jette à corps perdu dans la peinture, encouragé par son maître. Avide de liberté, il veut peindre uniquement ce qu’il préfère, c’est-à-dire souvent des corps dénudés. Or, le scandale n’est pas loin : accusé de pornographie, les galeries ne veulent pas l’exposer, et l’artiste ne gagne pas sa vie. Mis de côté, Egon Schiele, un brin provocateur, croit pourtant en son art et persiste, alors qu’autour de lui, le monde change…

Voici un one-shot choisi un peu au hasard à la bibliothèque, sur un peintre que je ne connaissais pas, mort en 1918 de la grippe espagnole à l’âge de 28 ans, quelques jours avant la signature de l’armistice. J’ai donc découvert la vie de ce peintre à travers sa biographie dessinée, et je dois dire que j’ai été impressionnée par cette vie riche, originale et trépidante, mais si courte. Le dessin de Xavier Coste est un peu déroutant au départ, plus par les couleurs (un peu délavées) que véritablement le trait, particulier mais agréable. Les bulles ne sont pas rondes, mais toujours avec des traits droits : cela donne un côté brut aux planches. Je ne connaissais pas le trait de Xavier Coste, mais j’aime bien, en tout cas cela colle bien à l’esprit de l’album. L’histoire se lit facilement, de façon chronologique. Il est facile de distinguer les personnages, assez peu nombreux. Sur la fin, il y a beaucoup de tristesse avec les morts qui se succèdent à cause de l’épidémie de grippe espagnole : d’abord celle de Gustav Klimt, puis la perte de sa femme enceinte et la propre mort de Schiele quelques jours plus tard. Ce portrait d’un homme torturé, qui va au bout des choses, à contre-courant de la pensée de l’époque, et ne vivant que pour son art malgré les conventions, est intéressant et permet de faire sortir de l’ombre un peintre souvent méconnu du grand public. A noter enfin la présence d’un dossier documentaire en fin d’album, avec des portraits dessinés des personnages présents dans l’album, avec aussi des infos complémentaires sur le personnage et une courte bibliographie. On sent de l’admiration dans le récit de Xavier Coste, et je dois dire qu’il est parvenu à m’intéresser à la vie de ce peintre maudit !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Au milieu des livres, Les bavardages de Sophie, Depuis le cadre de ma fenêtre, Oncle Fumetti, Une autre histoire, Blog BD Sud-Ouest

Premières planches sur Izneo.

Aller voir sur le site du jeune auteur Xavier Coste.

Nombreuses œuvres de l’artiste à voir sur le blog d’un peintre.

Moderne Olympia

MODERNE OLYMPIA, par Catherine Meurisse (Futuropolis / Musée d’Orsay, 2014)

Olympia fait partie des « refusés » ; modèle et actrice, elle tourne dans des toiles connues, comme « l’origine du monde ». Mais ce qu’elle aimerait jouer comme rôle, c’est celui de Juliette, que Vénus occupe pour l’instant. Vénus, c’est une « officielle », la star absolue, celle qui est demandée pour toutes les toiles… alors qu’Olympia ne fait que dans la figuration et dans la doublure. Alors quand elle tombe amoureuse de Romain, un officiel convoité par Vénus, c’est le début de la guerre ouverte entre les deux femmes…

Voici un album complètement déjanté, qui place comme héroïne Olympia, figure d’un tableau éponyme de Manet, et utilise également près d’une cinquantaine d’œuvres du musée d’Orsay. Comme cela existe déjà pour le musée du Louvre, il s’agit là d’une publication conjointe entre Futuropolis et le musée d’Orsay. Dans cet album, il règne une ambiance de folie douce, qui parvient à combiner du Van Gogh, du Manet, du Courbet, du Bouguereau, du Gérôme… dans un scénario qui tient la route, si on accepte bien sûr de rentrer dans cet univers complètement loufoque et fantastique, qui joue aussi sur les mots, entre « toile de maître » et « toile de cinéma » par exemple, et qui cite du Shakespeare ! Je n’aime pas trop le trait de Catherine Meurisse, trop caricatural à mon goût, mais on reconnaît tout de même bien les œuvres qui sont souvent de grands classiques, je suis contente car j’ai réussi à dépasser mon appréhension première à ce propos. Et si bien même on ne reconnaîtrait pas les tableaux (parfois réinterprétés ou recadrés), on a la liste des principaux représentés (avec l’oeuvre « en vrai ») sur une double page, ainsi que la liste complète des œuvres et leurs auteurs sur la double page suivante. Très pratique, d’autant plus que les numéros de pages sont ajoutées aux œuvres. Dernière bonne surprise enfin, un QR code renvoie à une page dédiée sur le site du musée d’Orsay qui permet d’accéder à l’intégralité des œuvres de l’album. C’est vraiment très instructif, j’ai adoré cette promenade dans le monde de l’art du XIXème siècle ! J’ai aimé essayer retrouver les tableaux, dans les dessins de Catherine Meurisse qui réinterprète les œuvres originales pour son histoire. Il y a une foule de clins d’œil, de références historiques sur les impressionnistes, d’anachronismes dans cet album, tellement que je ne pense pas les avoir tous trouvés, mais c’est tout de même un moment bien réjouissant passé en compagnie de l’héroïne de Manet et des autres personnages. Bon, à partir d’un moment, le scénario part en vrille, avec des retournements de situation vraiment incongrus, mais dans la folie ambiante de l’histoire, cela ne m’a pas dérangé (ce qui n’a pas été le cas de mon chéri qui l’a lu aussi, et qui n’a pas du tout aimé certains passages qui n’avaient ni queue ni tête selon lui). Vous l’aurez compris, cet album est particulier, un peu spécial, et l’adhésion du lecteur n’est donc pas si simple que ça… Perso, j’ai bien aimé, alors qu’au départ j’accrochais moyennement, mon chéri a beaucoup aimé le début et beaucoup moins la fin, alors je vous laisse vous faire votre propre avis…

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 13 ans.

On en parle sur les blogs : Li-An, Miss Bouquin AixLiratouva2, Sans connivence, Une autre histoire

Premières planches à voir sur Izneo.