Les fleurs de grand-frère

LES FLEURS DE GRAND-FRÈRE, par Gaëlle Geniller (Delcourt, 2019)

fleursC’est le printemps, et un matin, grand-frère découvre que des fleurs lui ont poussé sur la tête… Au départ désespéré et apeuré, il va cependant être soutenu par ses parents et son frère. En effet, les fleurs sont trop belles pour être coupées et elles embellissent la vie… La nuit, elles s’allument pour rassurer grand-frère. A l’extérieur, grand-frère tente de les dissimuler sous un bonnet ou un chapeau, avant d’assumer pleinement sa différence… Et l’accueil est plutôt bon.

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Alvin, tome 2 : le bal des monstres

ALVIN tome 2 : LE BAL DES MONSTRES, par Renaud Dillies et Régis Hautière (Dargaud, 2016)

Suite et fin du tome 1. Gaston et le jeune Alvin ont traversé le pays jusqu’au bayou, pour retrouver la famille du petit orphelin. Ils se retrouvent à Crapeville, une petite ville où les gens différents ne sont pas bien vus… Les préjugés sur ceux qui ont un bec vont bon train, alors que ceux qui ont un museau sont bien mieux considérés…

Quelle joie de retrouver Alvin et Gaston, accompagnés de l’étrange et muet Jimmy, porteur du chapeau d’Abélard. L’histoire est vraiment jolie et poétique avec les fameuses phrases du héros du diptyque précédent, même si le sujet n’est pas bien réjouissant au départ. Les petites phrases du chapeau d’Abélard sont parfois très pertinentes, d’autres fois très décalées et sans lien avec l’histoire, et de ce fait bien drôles. Le jeune Alvin est comme les autres enfants : naïf et innocent, il pose des questions qui dérangent parfois et auxquelles Gaston doit trouver des réponses. Au-delà des héros de cette histoire, la ville de Crapeville n’est pas présentée sous son meilleur jour, entre racisme de ses habitants et intégrisme religieux du prédicateur qui incite les habitants à se soulever les uns contre les autres, simplement par peur de la différence. Ce côté philosophique est intéressant et apporte une touche différente, au-delà de la simple histoire du jeune garçon. L’histoire fait s’interroger sur la différence physique (bec contre museau), mais aussi sur les religions qui peuvent influencer les personnes. Au niveau graphique, j’ai aimé retrouver le trait si particulier du tome précédent. De plus, les couleurs pastels sont toujours très agréables à regarder, et les nombreuses hachures viennent agrémenter les cases de façon originale. Rien de nouveau par rapport au tome précédent et à Abélard, c’est toujours aussi bien !

Alvin fait partie des albums qu’il est bon d’avoir dans sa bibliothèque. L’objet en lui-même a de très bonnes finitions: papier épais et mat, couverture épaisse également. C’est vraiment une histoire à découvrir, si ce n’est pas déjà fait !

Non mentionné sur l@BD.

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Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Noukette.

Alvin tome 1  l’héritage d’Abélard

ALVIN tome 1 : L’HÉRITAGE D’ABÉLARD, par Renaud Dillies et Régis Hautière (Dargaud, 2015)

Gaston est un ours qui vit à New York où il participe à la construction de la ville. Il est célibataire, sans aucune attache et est bien seul depuis que son ami Abélard est mort. Alors il passe son temps libre dans les bars, et fréquente de temps à autre, les jours où il reçoit sa paie, Purity, une prostituée avec laquelle il aime beaucoup parler, mais jamais de lui. Un jour, un concours de circonstances va faire qu’il va recueillir le fils de son amie prostituée décédée subitement. Avant de mourir, il lui promet de donner les économies à la nourrice, mais celle-ci ne supporte plus cet enfant qui répond de façon insolente et le lui confie. Ne pouvant faire autrement, Gaston héberge le jeune garçon quelques temps, le temps de lui trouver une solution, et finalement, les deux prennent la route… La cohabitation entre les deux au fort caractère n’est pas toujours facile…

Je retrouve avec plaisir Gaston, le compagnon d’Abélard, le petit poussin philosophe-poète qui avait tant conquis la blogosphère il y a quelques années. Le premier héros n’est plus, mais il reste tout de même une trace de lui, avec son chapeau d’où sort quotidiennement une phrase, une maxime, une pensée philosophique. Gaston l’ours au caractère grognon s’avère être un héros que l’on suit avec plaisir, qui cherche à faire du bien autour de lui, et qui va se démener pour un jeune garçon qu’il ne connaît pas mais dont il a fait la promesse à sa mère de s’occuper. L’histoire racontée de cette façon peut être vue comme à la fois tendre et triste, mais surtout elle n’est pas remplie de sentiments mièvres, et ça c’est un sacré point positif. Les références à Abélard, avec le chapeau et les citations pleines de poésie, sont plusieurs fois présentes. Aussi je pense qu’il est préférable d’avoir lu le diptyque précédent pour saisir toutes les subtilités de cette nouvelle histoire, qui traite de la perte de la mère (d’Alvin) et de la perte de l’ami (de Gaston). J’ai aussi aimé les thèmes de la rencontre avec l’autre et de la différence qui sont abordés sur la deuxième partie du livre, avec les questions quasi-philosophiques dans la bouche de l’enfant, et les réponses très différentes par un Gaston très terre à terre et un montreur de foire très axé sur la religion. Les dialogues ne sont pas si anodins qu’ils en ont l’air au premier abord, et je trouve cet aspect-là très réussi. Graphiquement parlant, le dessin est exactement comme dans Abélard, toujours rempli de hachures, et il est toujours très agréable à l’œil. Les couleurs sont soignées. J’aime bien quand le dessinateur part un peu « en vrille », et arrive à rendre intéressants des passages qui au départ ne le sont pas spécialement : par exemple avec la carte du périple de Gaston et Alvin, ou encore avec le temps qui défile, représenté de façon métaphorique. En plus, cerise sur le gâteau, cet album est un bel objet, de grande taille et avec du beau papier mat. Que demander de plus ? Lisez cet album si cela n’est pas déjà fait, car c’est de la BD de qualité, sans nul doute.

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 10 ans.

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Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Stéphie.

Coeur de pierre

CŒUR DE PIERRE, par Séverine Gauthier (scénario) et Jérémie Almanza (Delcourt jeunesse, 2013)

Une petite fille au cœur d’artichaut tombe follement amoureuse d’un petit garçon au cœur de pierre auquel on n’a jamais appris à aimer. Il ne comprend pas ce que veut la petite fille et lorsque celle-ci lui offre une feuille de son cœur, il la déchire en petits morceaux. Mais la petite fille s’obstine et continue de lui offrir son cœur, et le garçon au cœur de pierre lui brise le cœur en déchirant les nouvelles feuilles… La petite fille a le cœur en lambeaux, jusqu’à ce qu’elle rencontre un garçon au cœur d’or, qui ramasse les morceaux et les recolle avant de les offrir à sa belle… De son côté, le garçon au cœur de pierre ne comprend pas ce qui se passe…

Après avoir vu cet album sur de nombreux blogs, je me suis décidée à le réserver en bibliothèque. C’est la même scénariste que pour Mon arbre et Garance. J’ai gardé l’album à la maison et ai un peu tardé à le lire. Par contre, une fois entamé, impossible de le refermer avant la fin. Il faut dire que l’histoire étant écrite en rime uniquement, je me suis prise au jeu de la lecture sans trop m’en rendre compte. Cela contribue au côté poétique de l’histoire, qui est triste mais jolie, entre ces enfants aux cœurs différents. Il n’y a pas de bulles, mais que du texte en off, qui se lit très rapidement (un peu trop même). Les jeux de mots sont bien trouvés, entre les cœurs d’artichaut, de pierre et d’or. Cela montre aussi l’importance de l’éducation pour faire du cœur de son enfant le meilleur possible. Les dessins sont extrêmement fins et précis, sans pour autant être réalistes : par exemple les personnages ont une grosse tête sur un petit corps, des objets comme le banc tiennent debout par on ne sait quelle magie… Cela m’a fait penser à du Tim Burton, un univers très particulier et onirique. Il y a assez peu de décors, l’histoire se concentre sur les trois personnages principaux. Les couleurs sont riches, toutes en nuances : des couleurs claires pour la petite fille, foncées pour le petit garçon. C’est donc facile de les distinguer, et on voit le gros travail fait au niveau des coloris. Un album aussi joli à lire qu’à regarder, à lire et relire, tellement son ambiance est particulière…

A partir de 7 ans selon l@BD.

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Aller voir du côté du blog de Séverine Gauthier.

Interview des deux auteurs à lire sur BDGest.

Bulles & nacelle

BULLES & NACELLE, par Renaud Dillies (Dargaud, 2009, coll. Long courrier)

Charlie est une souris qui se présente comme étant écrivain, mais a du mal à coucher les mots sur le papier. Solitaire, elle fait un jour la connaissance d’un petit oiseau qui se prénomme Solitude et qui viendra le voir à chaque fois qu’il est dans cette situation de solitude. Charlie se fait à cette présence, qui la surprend à chaque fois ou presque. Il fait aussi la rencontre d’une girafe qui prépare le carnaval de la ville. La souris déteste la foule, mais ira-t-elle tout de même participer à la fête qui s’annonce ?

Je continue ma découverte des productions de Renaud Dillies, après Betty Blues et le diptyque Abélard. La couverture est très jolie, colorée, et ne laisse pas présager le sujet de ce livre, sujet au final assez grave et qui ne prête pas à rire : la solitude. L’ouvrage est assez mélancolique : Charlie connaît la peur de la page blanche, il n’a pas confiance en lui, est plus que rêveur et aimerait retrouver ses rêves d’enfance… Renaud Dillies nous plonge cette fois encore dans un monde à part, complètement onirique. J’avoue que j’ai eu du mal avec cet album, qui finalement m’a donné l’impression d’être assez creux. On sent que la petite souris est pleine de bonnes intentions, qu’elle aimerait changer le monde avec ses écrits, mais qu’elle ne trouve pas la clé. C’est pourtant une bien jolie fable, mais qui me laissera un souvenir circonspect. Je n’ai pas été touchée par ce personnage qui m’a donné le sentiment de s’apitoyer sur son sort, de ne pas se battre pour changer sa situation. L’atmosphère mélancolique et triste ne m’a pas spécialement plu. Au niveau du dessin, j’ai retrouvé le style que je connaissais : ces fameuses hachures si particulières, qui aident à l’ambiance spécifique du récit. Certaines cases sont de toutes beauté, comme par exemple celles du carnaval. Les planches en pleine page sont magnifiques, et cela commence dès le début, avec le sous-titre de l’histoire : « Les aventures de Charlie la souris ou les vicissitudes du muridé solitaire ». J’ai aimé la façon dont l’auteur joue avec le papier, lorsque le personnage disparaît derrière la page blanche. Ces astuces sont bien trouvées et m’ont fait sourire. A part cela, cet album me paraît dispensable à ceux qui ne sont pas fans de l’auteur… Je ne crois pas que j’en garderai un souvenir vif longtemps, je préfère garder en tête d’autres ouvrages plus mémorables.

A partir de 13 ans selon l@BD.

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Planches à voir sur BDGest.

Interview de l’auteur (réalisée en 2009) à lire sur Clair de plume.

Abélard, tome 2 : une brève histoire de poussière et de cendre

ABÉLARD, tome 2 : UNE BRÈVE HISTOIRE DE POUSSIÈRE ET DE CENDRE, par Renaud Dillies et Régis Hautière (Dargaud, 2011)

Suite du tome 1. Abélard le petit poussin poursuit sa route avec son nouveau compagnon, un ours prénommé Gaston. Ils vont tous les deux en Amérique, là où il y a des machines qui volent. Le chemin s’annonce long. Arrivés au bord de la mer, ils se quittent pour tenter de monter chacun à bord d’un bateau. A la recherche d’un moyen de transport, le petit poussin se fait escroquer : un beau-parleur le dépouille de sa maigre richesse, en lui faisant miroiter de monter à bord d’un navire. Il n’en est rien, Abélard est repoussé dès l’embarquement. Sa naïveté et son esprit poète n’y font rien, il ne peut partir et est même fortement violenté par des membres d’équipage. Son ami Gaston le retrouve en pleine nuit, complètement démotivé. Il parvient à le faire monter sur un bateau, en le cachant dans sa couchette. Mais là, c’est le début de la fin pour le petit poussin, toujours animé de sa volonté de rejoindre l’Amérique pour plaire à son Epilie…

Fin du diptyque des aventures du petit poussin naïf. L’histoire se développe réellement dans ce tome, qui parle du trajet jusqu’en Amérique. Il ne faut donc pas s’arrêter au premier tome (d’ailleurs pourquoi l’histoire n’est-elle pas sortie en un seul et même album ?) Contrairement à d’autres blogueurs, j’ai accroché aux hachures qui donnent un certain esprit désuet et plaisant à l’album. Le dessin est très agréable, alternant gros plans et paysages. Les formats différents de cases donnent un dynamisme au récit, mais les couleurs de plus en plus sombres laissent présager une fin peu réjouissante. L’histoire est pleine de poésie et de tendresse, et la fin touchante et triste à la fois. Cet album est très bien fait, pas inoubliable non plus, mais tout de même bien agréable. Je n’aurais pas forcément lu cette histoire sans le top BD des blogueurs, je suis agréablement surprise par cette découverte. Comme quoi ce qui pouvait passer au départ pour un album jeunesse est finalement accessible à tous les lecteurs quel que soit leur âge…

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : La ronde des post-it, Le blog BD de C., Lire pour le plaisir (cddp oise), Lecturissime

Abélard, tome 1 : la danse des petits papiers

ABÉLARD, tome 1 : LA DANSE DES PETITS PAPIERS, par Renaud Dillies et Régis Hautière (Dargaud, 2011)

Abélard est un petit poussin très naïf qui vit dans sa campagne, avec ses amis canards et oiseaux. Il aime pêcher et jouer aux cartes. Sa vie s’écoule, paisible, lorsqu’il rencontre un jour une jolie jeune fille oiseau qui se prénomme Epilie. Avec ses amis, elle est en vacances dans une maison au bord de l’eau. Abélard est séduit par Epilie qui le remarque à peine. Il va alors tout faire pour retrouver celle dont il est tombé amoureux, quitter son arbre et son marais, pour partir à la rencontre du vaste monde, et aller en Amérique…

Cet album est le premier d’un dyptique qui fait partie du top BD des blogueurs. Je pensais au départ avoir affaire à un album jeunesse, le sujet était gentil, les dessin tout en rondeurs, plein de tendresse, le propos poétique… Et bien finalement, pour moi cet album n’est pas destiné aux plus jeunes, car il montre que finalement le monde n’est pas si rose que ça, en partant de chez lui, le candide Abélard est confronté à la méchanceté, au racisme, à la violence… Le petit héros est touchant et émouvant par sa candeur et ses questions dignes d’un enfant, avec en plus ses proverbes tirés de son chapeau chaque matin. Cela donne un peu à réfléchir. Le dessin contribue à mettre en avant le héros dans des teintes toujours claires (alors que ceux qui ne lui veulent pas de bien sont dans des teintes foncées). Le choix des animaux n’est semble-t-il pas aléatoire, on repère de suite qui est méchant et qui ne l’est pas. Le trait est agréable, j’ai aimé les hachures sur certaines cases, qui donnent un aspect original au dessin. J’ai aussi aimé la page avec le plan, et ses jeux de mots, page  qui donne l’impression d’un interlude et participe à l’ambiance de l’album. Bref, une bonne découverte pour un album vers lequel, je pense, je ne serais jamais allée de moi-même ! Heureusement que j’ai déjà emprunté la suite !

A partir de 10 ans selon l@BD, 16 ans selon Dargaud.

On en parle sur les blogs, chez Soukee, Les lectures de Marion, Majanissa, Chroniques de l’invisible

Anuki, tome 2 : la révolte des castors

ANUKI, tome 2 : LA RÉVOLTE DES CASTORS, par Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé (Editions de la Gouttière, 2012)

Suite du tome 1. Anuki vit de nouvelles aventures, cette fois entouré de ses deux amis. Très gourmand, le petit indien part à la recherche de baies rouges, mais ne compte pas tout partager avec ses amis. Les castors dont il va faire la connaissance vont aussi tout faire pour l’empêcher de manger tous les fruits dont il est friand…

J’avais emprunté les deux tomes disponibles à la bibliothèque, pour me donner un avis plus précis sur la série. L’histoire est toujours muette, pas une bulle etdes cases à lire en suivant les pointillés. C’est très bien trouvé, très intuitif pour les jeunes enfants. Par contre, j’ai moins aimé l’histoire de ce tome, car peut-être que l’effet de surprise est passé. Peut-être aussi parce que les animaux qui donnent leur nom à l’album sont moins présents : tout le début concerne les trois enfants, et les castors apparaissent finalement assez tard dans l’histoire. Il y a moins de scènes drôles entre Anuki et les castors qu’avec les poules dans l’opus précédent. La fin en plus est moins bien trouvée dans dans le premier tome, elle est moins gentille, moins touchante. Par contre, le dessin est toujours aussi agréable, détaillé (surtout pour les scènes « d’action »), et les couleurs sont jolies, conférant une ambiance presque automnale à l’album…

Anuki est une série à conseiller aux jeunes lecteurs, ce sera pour eux une très bonne approche de la BD. A noter qu’un tome 3 (« Le coup du lapin ») est sorti en juin 2013, et que le tome 1 est ressorti en juin aussi à L’école des loisirs (dans un format un peu plus petit mais aussi moins cher).

A partir de 5 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Délivrer des livres, 1 livre par semaine, Ben Dis

Fiches pédagogiques niveau primaire à télécharger sur le site de l’éditeur.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

 

Anuki, tome 1 : la guerre des poules

ANUKI, tome 1 : LA GUERRE DES POULES, par Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé (Editions de la Gouttière, 2011)

Anuki est un petit indien qui vit paisiblement. Un jour, il reçoit un jouet : il s’agit d’un oiseau en bois sculpté. Alors le petit garçon et l’oiseau deviennent inséparables, jusqu’au moment où le jouet atterrit en haut du totem. Anuki va tout mettre en oeuvre pour le récupérer, même si des poules vont tenter de l’en empêcher. Heureusement qu’Anuki n’a peur de rien, enfin surtout pas des poules…

Anuki est un court album muet (34 pages), d’assez petit format, que j’ai sélectionné dans ma bibliothèque car il a fait partie, il y a un certain temps déjà, du top BD des blogueurs. Suite aux commentaires sur la présence ou non d’un tel titre dans le classement des lecteurs-blogueurs, j’ai réussi à me le procurer pour me faire mon propre avis. Tout d’abord, je dois dire que j’ai passé un agréable moment avec ce petit indien, qui ne cherche qu’à récupérer son jouet sur le totem. L’histoire est plus que simple, c’est vrai, mais l’ambiance est agréable. Les scènes avec les poules sont drôles, car les volatiles font tout pour embêter le jeune indien, qui le leur rend bien : il finit dans l’eau, elles se font plumer, il leur lance des bouts de bois, elles se font aider par un ours… Les situations sont pleines d’un humour qui plaira aux plus jeunes, lecteurs ou non-encore lecteurs d’ailleurs, comme aux plus âgés. Le fait qu’il n’y ait pas de bulles en fait un album très ouvert, chaque enfant pourra raconter l’histoire avec ses propres mots, en exploitant les nombreux détails présents sur les dessins, en suivant les pointillés qui permettent de trouver le sens de l’histoire, en observant les différents angles de vue choisis. Le dessin est particulièrement dynamique. Bref, c’est drôlement bien trouvé. Je ne pensais pas être séduite par un album pour si jeune public, même s’il n’y a pas de second degré ou d’autre niveau de lecture. Après, c’est certain que pour moi cet album, même s’il est très bon dans son genre, n’a pas forcément sa place parmi les 50 meilleurs albums de BD lus par les blogueurs, mais son originalité en fait quand même un album à part, qui mérite largement le coup d’oeil !

A partir de 5 ans selon l@BD.

On en parle (pas mal) sur les blogs : Lecturissime, La bibliothèque de Noukette, Le labo de Benoît, Temps de livres

Visiter les sites du scénariste Frédéric Maupomé et du dessinateur Stéphane Sénégas.

Fiches pédagogiques (cycles 1 et 2) sur le site de l’éditeur. Exemples de productions sur le site d’un(e) enseignant(e) : Caracol.

Les premières planches de l’album sont à regarder sur Digibidi.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

Garance

GARANCE, par Séverine Gauthier (scénario), Thomas Labourot (dessin), Christian Lerolle (couleur) (Delcourt, 2010, coll. jeunesse)

Léopold est un petit garçon quiarrive en vacances avec ses parents au bord de la mer. Il n’a qu’une idée en tête : retrouver son amie Garance, avec laquelle il a noué des liens très forts. Un jour Garance lui annonce deux secrets : elle peut marcher sur l’eau et c’est son père qui fait les vagues sur la mer, car son père est un géant qui vit sur une île lointaine. Léopold sait que la père de son amie est décédée, mais Garance parvient tout de même à le convaincre d’aller le voir : les deux enfants montent dans une barque et réussissent à traverser le rideau de tempête. Ils parviennent sur l’île du géant…

Garance est une histoire courte (32 pages seulement), mais il n’en fallait peut-être pas plus, car finalement l’idée de départ est assez mince, mais les auteurs arrivent tout de même à faire un album qui tient la route. Je me suis laissée entraîner dans cette histoire fantastique, où l’amitié et l’esprit de famille sont présents. Les couleurs sont magnifiques, très claires. L’aquarelle rend super bien dans cet album tout en douceur, où les deux enfants évoluent dans leur monde bien à eux. Parfois il n’y a pas de texte, seulement le dessin à observer minutieusement pour découvrir l’avancée de l’histoire entre Léopold et Garance. Au départ c’est un peu déroutant, mais finalement on s’y fait (et je pense que cette absence de phylactères est spécialement destinée au jeune public). Une jolie petite histoire poétique, malgré une fin à mon goût pas très réjouissante. Un album jeunesse de qualité, sans fausse note.

A partir de 7 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Pause Kikine, Chroniques de l’invisible, Ben Dis, Imaginelf

Découvrir le blog de la scénariste Séverine Gauthier.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.