Le complexe du papillon [roman]

LE COMPLEXE DU PAPILLON, par Annelise Heurtier (Casterman, 2016)

Mathilde est une adolescente qui vit en Dordogne avec ses parents qui élèvent des canards. Avec sa meilleure amie Louison, elle adore passer du temps à grignoter, parler et rire. Mathilde est aussi sportive : elle fait aussi partie d’un club d’athlétisme et aime courir. Mais lorsqu’à la rentrée, Mathilde découvre le changement physique de Cézanne, une de ses camarades auparavant insignifiante et là si belle, transformée telle une chenille en un magnifique papillon, Mathilde réalise que son corps n’est pas comme cela. Pour parvenir à séduire Jim, elle va alors tout faire pour atteindre un corps parfait, comme celui de Cézanne ou de mannequins qu’on peut voir dans les magazines… Elle entame un régime, mais le dissimule aux yeux de tous sauf de Louison…

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Double faute [roman]

DOUBLE FAUTE, par Isabelle Pandazopoulos (Gallimard jeunesse, 2016, coll. Scripto)

Ludovic et Ulysse, deux frères qui ont moins d’un an d’écart, sont entraînés par leur père depuis leur plus jeune âge pour devenir des champions de tennis. A 16 et 17 ans, et alors que Ludo est une étoile montante très prometteuse, Ulysse a arrêté la compétition suite à de nombreux problèmes physiques… Le père a reporté tous ses espoirs sur Ludovic, et passe son humeur sur tous les membres de la famille.  Mais la compétition est, elle, toujours bien présente entre les deux frères, Ulysse se sentant toujours inférieur à son grand frère à qui tout semble réussir… Jusqu’au jour où au lycée, un jour d’examen, Ulysse apprend que son frère a fait un AVC sur le court… C’est le début de la fin pour la famille toute entière qui s’écroule… Lire la suite

Goupil ou face

GOUPIL OU FACE, par Lou Lubie (Vraoum, 2016)

goupil ou face

Autobiographie d’une jeune femme prénommée Lou, qui a tout pour réussir, amour, amis, famille, travail…, mais n’y arrive pas pleinement. Elle déprime sans en comprendre les raisons et a ensuite des périodes d’euphorie et de motivation Au fil du temps, et après consultation de nombreux spécialistes, parmi lesquels des psychologues et des psychiatres, elle découvre qu’elle est bipolaire, plus précisément cyclothymique : son tempérament, représenté sous la forme d’un renard, varie du tout au tout très rapidement, de façon parfois incontrôlée. Il va falloir que Lou apprenne à vivre avec, et si possible à domestiquer ce renard pour qu’il prenne moins d’emprise sur sa vie. Elle nous raconte ce combat dans ce roman graphique. Lire la suite

Le jour où le bus est reparti sans elle

LE JOUR OÙ LE BUS EST REPARTI SANS ELLE, par Beka (scénario), Marko (dessin) et Maëla Cosson (couleurs) (Bamboo, 2016)

jour où busClémentine a une petite vie bien réglée : célibataire, elle se plaît assez dans son boulot, a un joli appartement, mais n’a pas vraiment confiance en elle, réalisant qu’il lui manque quelque chose pour se sentir vraiment bien, pour atteindre le bonheur… Depuis quelques temps, elle s’est mise à la méditation et pendant un week-end, rejoint un groupe qui part à un séminaire en bus. Sur la route, le groupe s’arrête près une épicerie perdue en pleine forêt, et repart en oubliant la transparente Clémentine. Au départ déboussolée, la jeune femme va finalement se rendre compte que c’était peut-être le mieux pour elle. Grâce à Antoine, propriétaire de l’épicerie et philosophe à ses heures perdues, et à une de ses amies de passage, elle va réaliser que le bonheur n’est pas forcément un objectif inatteignable…

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Amour austral

AMOUR AUSTRAL, par Jan Bauer (Warum, 2016,  coll. Civilisation)

amour-australJan est un trentenaire allemand quelque peu désabusé : il parvient avec peine à se défaire d’une histoire d’amour qui s’est mal terminée, et pour se ressourcer et se retrouver, il décide de partir effectuer une randonnée en solitaire dans le désert australien. Au programme, 450 km de marche dans le centre du pays, d’abord le long du Larapinta Trail, sentier de randonnée ponctué de réservoirs d’eau, puis sur une autre route moins fréquentée et peu approvisionnée en eau. Mais ce périple qu’il souhaitait au départ effectuer en solo va finalement se dérouler en partie aux côtés de Morgane, une jeune française rencontrée sur place. C’est l’occasion pour les deux européens de confronter leurs histoires ainsi que leurs conceptions des rapports humains et de l’attachement sentimental. Lire la suite

L’apocalypse selon Magda

L’APOCALYPSE SELON MAGDA, par Chloé Vollmer-Lo (scénario) et Carole Maurel (dessin) (Delcourt, 2016)

Ca y est, c’est officiel, la fin du monde aura lieu le 21 mars l’an prochain. Il ne reste plus que 365 jours avant que ce ne soit fini, les scientifiques en sont sûrs. Alors d’ici là, Magda, adolescente au fort caractère qui fête ce même jour ses 13 ans, va décider de profiter du temps qu’il reste pour vivre sa vie comme elle l’aurait souhaitée. Elle va se détacher peu à peu de sa famille qui se délite : son père est parti avec sa maîtresse, abandonnant femme et enfants, sa mère et sa soeur tente de survivre en attendant le jour ultime… Magda, sachant qu’elle ne connaîtra jamais ses 14 ans, va alors prendre son indépendance et vivre la fin de sa vie en condensé, pour ne rien regretter…

Voici un album lu après l’avoir repéré chez de nombreux blogueurs depuis sa sortie en janvier. Au départ, je voulais l’acheter, mais il n’était pas en librairie le jour où j’y suis allée. Et puis peu de temps après, il est arrivé en bibliothèque, alors je l’ai emprunté. Et bien, finalement, je ne regrette pas de ne pas posséder cet album, qui est bien, mais sans plus : ce n’est pas le coup de cœur que j’espérais, peut-être que j’en attendais trop après avoir lu quelques chroniques pleines de louanges lues sur la blogosphère… Je ne me suis pas attachée à l’héroïne comme je l’aurais voulue, parce que je n’ai pas aimé certaines de ses réactions. Je l’ai trouvé plutôt « attachiante », avec son comportement souvent excessif, lié certainement au fait que le temps tourne vite et qu’elle souhaite vivre tout de façon intense, avant la fin. Ainsi, je n’ai parfois pas eu l’impression que c’était une ado de 13 ans, alors qu’à d’autres moments, c’était totalement un comportement adolescent. Par exemple, dès qu’elle apprend la date de la fin du monde, elle change du tout au tout, en amour et en amitié. Elle va voir aussi tout autour d’elle le monde changer, les réactions de ses camarades, de ses enseignants, de ses voisins… étant différentes, plus ou moins violentes ou radicales, selon les caractères de chacun. Le monde se désagrège autour d’elle, mais pour autant, mise à part la décision de son père, cela n’a pas l’air de l’affecter plus que cela, Magda pense d’abord et surtout à elle. Bref, le personnage de Magda ne m’a pas plu comme je l’aurais pourtant voulu. Cette recherche de paradis artificiels, d’amours plus ou moins illusoires, cette attitude jusqu’au-boutiste m’est apparue trop excessive, je crois en fait que j’étais plus du côté de sa grande sœur, plus cartésienne.

Le scénario de Chloé Vollmer-Lo est bâti de façon étonnante, puisqu’on commence la lecture par la fin chronologique, et donc on connaît le fin mot de l’histoire avant de commencer la lecture (enfin, on croit le savoir), et puis lorsqu’à la fin de l’album, on retrouve l’épisode exposé au début, on est surpris par l’élément qui n’était pas mentionné au départ. Je dois dire que je n’ai pas trop compris la réaction de Magda à la fin, là encore trop excessive pour moi. Cela m’a laissé un drôle de sentiment en fermant ce livre, un avis mitigé, une impression de vide et de gâchis indescriptible. Cependant, cet album amène le lecteur à se poser une intéressante question : et si on devait disparaître bientôt et qu’on en connaissait la date, qu’est-ce qu’on ferait ? (Je crois que certains ont fait de ce sujet une chanson en duo, non ?).

Au niveau graphique, Carole Maurel, que je découvre avec cet album, nous offre une très jolie histoire, des personnages bien représentés, avec toujours quelques détails qui méritent qu’on s’attarde sur chaque case… Les couleurs qu’elle utilise sont particulièrement réfléchies : un certain nombre de cases est dans les tons jaunes, et cette drôle de lumière donne un sentiment de fin du monde proche, mais aussi de nostalgie. Le trait est très agréable à regarder, et accompagne très bien ce scénario original que j’aurais aimé apprécier plus. Dommage pour moi, je suis passée un peu à côté, je crois.

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 13 ans.

On en parle sur les blogs : Au milieu des livres, D’une berge à l’autre, Samba BD, Capocapesdoc, Comme dans un livre, Un amour de BD

Premières planches à voir sur Izneo.

Aller voir le blog de la dessinatrice.

Cet album participe à , cette semaine chez Yaneck.

Max Winson tome 2

MAX WINSON, tome 2 : L’ÉCHANGE, par Jérémie Moreau (Delcourt, 2015, coll. Encrages)

Suite du tome 1 et fin des aventures du plus grand joueur de tennis de tous les temps, célèbre pour ne jamais avoir perdu un match et qui avait disparu suite à la mort de son père. Seul, il décide de partir se mettre au vert dans un endroit inconnu, là où aucun média ne pourra le retrouver. Pendant six années, il vit aux côtés d’une ancienne gloire du tennis des années 1970, qui s’est reconvertie en entraîneur d’un jeune garçon, Pedro, issu d’une famille très modeste. Là, le jeune homme profite de la vie, joue au tennis simplement, sans pression. Jusqu’à ce que le petit garçon grandisse et affiche ses ambitions… Max va alors tout faire pour éloigner son protégé du star system, mais les appels sont trop forts…

Voici la fin du diptyque sportif du dessinateur du singe de Hartlepool. Dans ce second tome, il n’y a malheureusement pas de rappel de l’histoire du premier tome, mais de nombreux liens sont tissés avec faits dans l’histoire. J’ai eu un peu de mal à me rappeler tous les faits du tome 1, il aurait été préférable de lire les deux volumes à la suite. Dans ce tome, Max n’étant plus dans le circuit du tennis, on ne voit plus de match ‘officiel’, seulement quelques échanges. L’album est plus tourné vers l’aspect psychologique, avec des questionnements de l’ancienne star devenue adulte. C’est intéressant, même si les rebondissements ne sont pas bien fréquents. Par contre au niveau du dessin, on reconnait le trait particulier, original, un peu rapide dans certaines cases. Il n’y a toujours pas de couleurs, mais une palette de gris, qui fait un peu étrange au départ, mais les couleurs n’auraient certainement pas apporté grand-chose au récit. Le découpage des cases est par contre très dynamique, avec beaucoup de cases découpées en biais, pour donner du rythme. Il y a aussi quelques jolies planches entières. Enfin, la fin est originale, lorsque les joueurs prennent les spectateurs et les gérants du tennis de court. Max Winson est un bon diptyque même si ce tome 2 quitte le monde du sport, pour aborder la psychologie d’un enfant star qui a grandi avec la pression des médias et des adultes qui l’entourent. C’est un aspect rarement abordé en BD, mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de ce diptyque. A essayer absolument  pour les fans de sport, les autres peuvent, je pense, passer leur tour…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Rocambolivresque, Vu des yeux doliBD, U lost control, Des flaneries et des mots

Premières planches sur Izneo.