L’amour est une haine comme les autres

L’AMOUR EST UNE HAINE COMME LES AUTRES, par Stéphane Louis (scénario), Lionel Marty (dessin) et Véra Daviet (couleurs) (Bamboo, 2017, coll. Grand angle)

amour haine autresQuelque part en Louisiane en 1948, un noir est tabassé dans une ruelle par un groupe de blancs racistes. Arrive alors un homme blanc qui a l’air bien remonté, mais pas pour les mêmes raisons… Retour en arrière : 1929, Abelard surnommé « Abé » est un jeune noir ami avec un jeune blanc rouquin, Will. Le premier, vif et intelligent a perdu son père et vie seul avec sa mère dans une cabane en bois, tandis que Will, qui n’est pas une lumière est bien né dans une famille d’entrepreneurs raciste membre du KKK. Suite à une mauvaise chute, Abé est sauvé de la noyade par son copain, et pour remercier Will de son geste, Abé va l’aider à apprendre ses leçons, pour que Will puisse reprendre l’entreprise de son père. Les deux garçons concluent alors un pacte pour la vie ». En 1946, alors que Will a repris les rênes de l’entreprise, le racisme est toujours aussi présent. Abé est employé par Will et subit les remarques de ses « collègues » et de son patron, mais en vrai c’est lui qui gère les comptes, Will n’étant raciste qu’en façade. Mais leur belle amitié cachée aux yeux de tous va être mise à mal par leurs familles ainsi que par une femme qui convoite l’argent de Will plus que l’homme… Lire la suite

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Ma petite sœur d’occasion [roman]

MA PETITE SŒUR D’OCCASION, par Eric Sanvoisin (Nathan, 2016, coll. Nathanpoche)

soeur occasion

Hugo Blanc est fils unique. En dernière année à l’école primaire, il est bien content d’avoir ses parents pour lui tout seul. Alors quand un jour ces derniers lui annoncent qu’ils vont adopter en Ethiopie Fabyby, une petite fille, Hugo se fâche et refuse de les écouter. Et lorsqu’ils se rendent en Ethiopie pour la chercher, Hugo est obligé d’aller loger chez sa grand-mère pendant leur absence. Comment annoncer cela à sa bande de copains qui martyrisent les plus petits sur la cour de récré ? Comment vont-ils réagir s’il leur annonce qu’il va avoir une petite sœur noire ? Lire la suite

Deadline

DEADLINE, par Laurent-Frédéric Bollée et Christian Rossi (Glénat, 2013)

Pendant la guerre de Sécession, du côté des Sudistes. Nous sommes en Géorgie, dans un camp de prisonniers nordistes. Un jeune soldat, Louis Paugham, doit surveiller un groupe de Yankees, juste séparé d’eux par une ligne surnommée la deadline. Difficile pour lui de ne pas s’assoupir alors que la nuit s’annonce longue. Au départ peu intéressé par les prisonniers, il observe de façon de plus en plus intriguée un soldat noir imperturbable et au regard toujours droit. Le jeune soldat Paugham ne parvient pas à remplir sa mission et s’endort. C’est au petit matin qu’il découvre que l’homme noir a disparu… Il retrouve son cadavre mutilé accroché à un arbre, par des soldats sudistes qui fonderont quelques temps plus tard le Ku Klux Klan. Des années plus tard, il n’a qu’une obsession, venger cet homme qu’il n’a pas eu le temps de connaître plus, mais pour lequel il avait des sentiments…

Voici un album en one-shot, choisi pour une fois par mon homme. Personnellement, la couverture ne me tentait pas, mais je crois en fait que je ne l’avais pas regardée attentivement, car elle regorge de détails sur l’histoire. Je me suis donc lancée dans cet album sans trop d’attentes, et je ne m’attendais pas à tant de violence. La période de la guerre de sécession ne m’intéresse pas plus que cela, mais elle n’est pas omniprésente dans l’histoire non plus, puisque l’album commence en 1901, avant de faire un retour en arrière 40 ans plus tôt, puis lors de l’enfance du héros, avant de se terminer au début du 20e siècle. Le personnage principal de l’histoire n’est pas spécialement attachant, et il ne fait rien pour le paraître : il est très solitaire, taiseux et depuis la mort de ses parents puis du soldat nordiste, n’est animé que par un sentiment de vengeance, qui ne le rend pas spécialement sympathique. Le scénario de cet album est très habilement construit, avec des références nombreuses comme le Ku-Klux-Klan ou les deux armées de la guerre de sécession, ou encore la répression de l’homosexualité par les ultra-conservateurs. Le dessin de Christian Rossi est magnifique, sublimé par les couleurs souvent dans les tons jaune terre, et les portraits sont particulièrement jolis (à ce propos, le cahier graphique en fin d’album vaut vraiment le coup d’œil). Le trait complète très justement le scénario qui tourne bien, multipliant les thèmes sans pour autant être désorganisé. Cette histoire d’hommes, ponctué par la présence (à mon goût trop éphémère) d’une femme, se lit très bien, et c’est finalement un duo d’auteurs que je découvre là, et que je compte bien retrouver, en duo ou séparés, dans de prochaines lectures !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Blog BD Sud-Ouest, Blog Brother, D’une berge à l’autre, L’attrape-livres

Premières planches à voir sur Izneo.

Irmina

IRMINA, par Barbara Yelin (Actes Sud / l’an 2, 2014)

Au milieu des années 1930, Irmina est une jeune femme qui veut être indépendante. Allemande originaire de Stuttgart, elle part en Angleterre suivre des cours dans une école internationale de secrétariat, aidée financièrement par ses parents. Là, elle rencontre un beau jour Howard, un jeune homme talentueux britannique, originaire de l’île caribéenne de la Barbade. Fascinée par le jeune étudiant noir, Irmina découvre à ses côtés Oxford, la ville où son ami poursuit ses études. Cette rencontre est aussi l’occasion pour elle de côtoyer un jeune homme différent qui rencontre fréquemment des situations de racisme lié à sa couleur de peau. Pour Irmina, c’est différent, c’est la situation politique en Allemagne qui pose question aux Anglais. Hitler a en effet gagné le pouvoir depuis 1933, et les relations diplomatiques se tendent de plus en plus. Irmina subit ces désagréments, en n’étant plus la bienvenue partout en Angleterre. Elle perd son logement à cause de ses origines, et l’argent que ses parents lui envoyaient ne lui parvient plus. N’ayant plus de nouvelles d’Howard, son seul ami en Angleterre, elle décide de rentrer dans son pays natal, persuadée qu’elle pourra retraverser la Manche facilement. Embauchée au ministère de la guerre, on lui fait espérer un poste à l’ambassade allemande à Londres, mais il n’en sera rien. L’emprise d’Hitler sur le peuple allemand va bloquer les relations diplomatiques, et le poste promis tarde à arriver. Pour se protéger et garder son confort, la jeune femme qui se voulait indépendante va mettre de côté ses ambitions et  fréquenter des jeunes hommes faisant partie des SS. Parmi eux, Gregor qui tombe amoureux d’elle. Ils se marient et ont un fils, mais la vie rêvée d’Irmina est bien lointaine…

Voici un gros pavé de 270 pages que j’ai acheté à Angoulême en janvier dernier. Si j’avais attendu un peu au stand de l’éditeur, j’aurais pu le faire dédicacer, mais ce jour-là, je n’ai pas pris le temps de revenir faire signer l’album de cette auteur allemande. J’ai dévoré cette histoire qui suit le parcours d’une jeune femme qui se veut indépendante, alors que les circonstances vont aller contre son destin et qu’elle va devoir revoir ses ambitions pour conserver un mode de vie. La grande et la petite histoire se mêlent de façon habile, et dès le début de l’histoire on entrevoit l’accumulation d’éléments qui aboutiront à la guerre. Irmina est souvent attachante, parfois naïve, parfois agaçante, mais on peut comprendre qu’en ces temps troublés, elle cherchait parfois plus à survivre, quitte à mettre de côté son indépendance. Le scénario est bien construit, de façon chronologique, et donc on n’est pas perdus. Le dessin de l’auteur allemande est très joli, très agréable, appuyé par des couleurs dans les tons gris, bleus, marrons, qui ajoutent encore de la consistance au récit, basé sur l’histoire de la grand-mère de l’auteure. J’ai beaucoup aimé les portraits qu’elle trace, ainsi que les pleines pages qui sont réellement magnifiques à admirer. La fin du récit est bouleversante, lorsqu’Irmina se rend compte que sa vie aurait pu être différente, s’il n’y avait pas eu la guerre, si les circonstances avaient été différentes, si elles avait fait d’autres choix… Il y a un côté doux-amer qui ressort de cet roman graphique, qui fait aussi réfléchir sur sa propre vie et ses choix. Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette fresque historique qui mêle l’histoire d’Irmina, allemande lambda prise dans un tourbillon plus grande qu’elle, et l’histoire officielle. Irmina est mon coup de cœur du moment !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : La soupe de l’espace, A chacun sa vérité, Lettres exprès, Le goût des livres, Livresse des mots

Quelques planches sur le site de l’éditeur allemand.

Prix Artémisia 2015, récompensant un album réalisé par une femme.

C’est ma neuvième participation à la bd de la semaine, cette semaine chez Noukette

Sixteen Kennedy Express

SIXTEEN KENNEDY EXPRESS, par Aurélien Ducoudray (scénario) et Bastien Quignon (dessin) (Sarbacane, 2014)

A l’été 1968, dans une petite ville calme des Etats-Unis, un ado s’ennuie d’autant plus qu’il vient d’apprendre qu’il va passer les deux mois de vacances avec le bras plâtré. Par hasard à la radio, il apprend que Robert Kennedy a été assassiné, et que sa dépouille va être transportée en train jusqu’à Washington, en passant par sa ville. Fan des Kennedy, l’ado est fou de joie. Sur place, il rencontre une ado, Sixteen, qui l’embrasse subitement. Il sait peu de choses d’elle, mais c’est le début d’une idylle entre les deux ados, ponctuée par la rencontre avec les amis de la jeune fille ou encore avec Bud, un homme un peu dérangé suite à la guerre du Vietnam…

Voici un album qui faisait partie des nouveautés à la bibliothèque, et je dois avouer l’avoir choisi uniquement à cause des jolies couleurs pastel de la couverture et au style rétro du titre. Le titre n’était pas très clair, n’avait pas spécialement de signification. Je retrouve avec cet album deux auteurs qui ont déjà collaboré ensemble, sur El Paso, sorti il y a deux ans. Au départ, je n’avais pas fait attention aux noms, ce n’est que lorsque j’ai ouvert que j’ai reconnu le dessin, très flou, monochrome, et assez difficile au premier abord pour rentrer dans l’histoire. Je ne suis pas donc toujours pas fan du trait, même si je reconnais bien qu’il est très original et qu’il peut plaire à certains lecteurs. Comme certaines cases sont particulièrement petites, les décors sont parfois zappés. L’essentiel des dessins représente donc les personnages, et on arrive tout de même à les distinguer les uns des autres. Le trait au fusain donne un côté vaporeux à l’histoire qui se déroule à la fin des années 1960, dans une Amérique tiraillée par la guerre et le racisme, et cela correspond tout à fait pour ce bond dans le temps. Au départ, le scénario se concentre sur l’idylle entre les deux ados, puis vers le milieu de l’album, l’intrigue s’intéresse plus à Bud, l’homme psychologiquement dérangé suite à sa participation à la guerre au Vietnam. Les deux ados vont pourtant découvrir que ce n’était pas le cas. J’ai préféré cette deuxième partie, qui à mon goût arrive trop tardivement dans l’histoire. C’est vraiment à partir de ce moment-là que j’ai trouvé l’histoire intéressante, loin de l' »anecdote » du début, avec cette fois des thématiques plus larges qu’adolescentes. De plus, c’est là aussi qu’on a des indices sur l’identité de la jeune fille. C’est ainsi clairement cette seconde moitié de l’histoire que j’ai appréciée. Je garde donc une impression globalement bonne sur cet album, même s’il a pour moi certains défauts, mais c’est vraiment l’ambiance et la fin qui sauvent, pour moi, cet album original.

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Petites madeleines, Au milieu des livres, 23 peonies, Serial blogueuses, A propos de livres, Mille vies en une

Aller voir le blog de Bastien Quignon.

Sang noir

SANG NOIR, par Frédéric Chabaud (scénario) et Julien Monier (dessin) (Physalis, 2013)

Août 1914, au Sénégal. Yacouba vit dans son village. Paysan (« badolo ») et orphelin depuis longtemps, il vit avec son oncle, sa tante et son cousin. Amoureux de la fille du chef de village, il sait que les convenances et son niveau social ne peuvent permette cette histoire d’amour. Lorsque des soldats français arrivent dans le village pour demander des hommes, Yacouba s’engage avec d’autres jeunes de son village. Ils prennent le bateau à Dakar, direction Marseille. C’est la première fois qu’il quitte son pays. En caserne, les sénégalais vont apprendre à manier les armes et découvrir le froid de l’hiver. Envoyés au front en septembre 1915, ils vont combattre les allemands et aussi découvrir le racisme ambiant, surtout de la part de certains officiers français. Malgré toutes ces déconvenues et la mort de nombre de ses camarades, Yacouba garde toujours espoir de revoir son pays et sa belle…

Voici de nouveau un album sur la première guerre mondiale, sujet de saison. Là encore, l’angle est original car on suit le parcours d’un tirailleur sénégalais, depuis son village africain jusqu’aux tranchées boueuses du nord-est de la France. L’histoire est très bien racontée, sans à tout prix vouloir être pédagogique. Le racisme ambiant contre les noirs d’Afrique et autres colonisés est bien montré, c’est juste impensable de voir le peu de considération que certains militaires français avaient pour les tirailleurs qui étaient envoyés au front comme de la chair à canon. Heureusement que tous n’étaient pas comme cela. La différence de religion est aussi montrée, et je trouve que c’est un aspect bien intéressant, souvent méconnu. Les références historiques et culturelles sont aussi présentes dans cet album, avec en préface une citation de Léopold Sedar Senghor, puis le début de la l’album qui expose les derniers moments de Jean Jaurès avant son assassinat. Enfin, dans l’album, Yacouba blessé rencontre l’écrivain Blaise Cendrars. Ces éléments raccrochent l’histoire fictive de Yacouba à l’histoire réelle, c’est une façon originale de traiter de la première guerre. J’ai donc beaucoup aimé le scénario, qui ajoute des éléments d’Afrique, avec une légende africaine ou encore des mots en wolof en guise de titres de chapitres. Le dessin n’est pas en reste dans cet album : même s’il n’est pas lumineux, il colle à l’ambiance. Le trait de Julien Monier est assez épais, mais toujours régulier. Intéressant, il est expressif juste comme il faut, et on ne peut pas confondre les personnages. A noter que les couleurs de la couverture sont en réalité plus claires qu’il n’y paraît. Les horreurs des tranchées sont bien représentées, sans cacher les scènes les plus dures. Le dessin restitue bien l’aspect émouvant de la vie de Yacouba, et on se sent proche de ce personnage. La fin, sans la dévoiler, n’est pas décevante mais au contraire ouverte, et j’ai trouvé cela astucieux pour clôturer les 94 pages. Cet album est vraiment bien fait sous tous les plans, imprimé en plus sur du papier de qualité, ce qui en fait un bel objet. A noter enfin qu’il comporte à la fin un dossier explicatif de 2 doubles pages, illustré de documents d’époque avec des informations complémentaires. Un album à essayer, vraiment.

A partir de 10 ans selon l@BD.

On n’en parle quasiment pas sur les blogs : je n’ai pas trouvé d’avis sur des blogs, seulement sur Babelio.

Aller voir le blog de Julien Monier.

La faute au midi

LA FAUTE AU MIDI, par Jean-Yves Le Naour (scénario) et A. Dan (Bamboo, 2014, coll. Grand angle)

Août 1914, la France est mobilisée. Tous les jeunes hommes sont appelés à combattre l’ennemi en allant à l’est. En Provence, on n’échappe pas à la règle. Ces soldats forment le XVème corps d’armée, envoyé en Lorraine annexée pour combattre l’ennemi. Mais les officiers ne voulant pas suivre les conseils des locaux accusés de trahison ou d’un aviateur parti en repérage, les soldats français sont massacrés par l’artillerie allemande. Pour se dédouaner de cette défaite, le général Joffre, alors à la tête des armées françaises, accuse les soldats du sud-est de la France de trahison et de lâcheté. Plusieurs soldats passent alors en cour martiale soupçonnés de mutilation volontaire suite à la bataille pour défendre Nancy, et pour l’exemple, deux sont condamnés à mort sans la moindre défense possible : Auguste un varois et Joseph un corse ne comprenant pas bien le français. Exécutés par d’autres soldats français, il se révèle par la suite que leurs mutilations n’étaient pas volontaires mais consécutives à la bataille. Mais c’est la guerre et pour ne pas saper le moral des troupes, la nouvelle n’est pas ébruitée. Ce n’est que 4 ans plus tard, à la fin du conflit, que la situation pourra se rétablir pour les deux soldats exécutés…

Voici un album portant sur un épisode peu connu de la première guerre : les exécutions sans fondement, soi-disant pour faire des exemples et motiver les troupes. Nous avons donc là un album qui a la vocation de sortir de l’oubli un épisode jusqu’alors méconnu. Le récit est assez linéaire, alternant entre voix off qui raconte les décisions militaires et extraits de lettres du soldat Auguste à sa mère restée au pays. Le racisme intérieur et les clichés envers les Provençaux sont très bien montrés, témoins de l’absence d’unité de la nation en 1914, et de la supériorité des officiers qui dissimulent leurs erreurs stratégiques en faisant payer de simples soldats. Cet côté « pot de fer contre pot de terre » est clairement exposé, on sent que les soldats ne peuvent rien faire, leur défense étant totalement négligée. Le scénariste se base sur des archives d’époque, ce qui accentue un peu plus le réalisme de cette histoire touchante. Pourtant, il m’a manqué un je-ne-sais-quoi pour être totalement emballée par cet album. D’abord le dessin est assez conventionnel, même si je reconnais qu’il est totalement adapté à ce type de récit. Il y a la volonté de reproduire avec exactitude les faits et les personnages, ce qui est une bonne idée pour une BD historique, surtout quand elle est une demande des archives départementales des Bouches-du-Rhône. Cet album est instructif, exposant les faits de façon précise et le fonctionnement de l’armée française, mais je trouve la fin un peu trop abrupte, lors de l’épisode des excuses officielles, mais aussi auparavant lors de la réhabilitation de deux exécutés. De plus, le dossier de 8 pages qui suit la bande dessinée est moyennement intéressant : on n’en apprend pas beaucoup plus sur l’histoire, les événements sont une nouvelles fois exposés, mais on ne sait pas quelles ont été les sources qui ont servi à l’élaboration du scénario. Bref, impression mitigée sur cet album à la thématique pourtant intéressante pour remettre en lumière une période noire de l’armée française.

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Miss Alfie croqueuse de livresA voir à lire, The frenchbooklover, Historicoblog

Premières planches à voir sur le site de l’éditeur.

Interview des deux auteurs à lire sur Ligneclaire.info.

Consulter le site de l’historien scénariste de cet album, spécialiste du XXème siècle.

Consulter ce site (perso ?) spécialisé sur le XVème corps d’armée.