Pieter et le Lokken

PIETER ET LE LOKKEN, par Olivier Ka (scénario) et Olivier Supiot (dessin) (Delcourt, 2015, coll. Les enfants gâtés)

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Pieter est un petit garçon qui vit avec ses parents dans un village isolé. Son père est chasseur, sa mère vend sur le marché des petits objets en bois. Un jour, une drôle de bestiole se met à parler au petit garçon, qui décide alors de la cacher dans la grange. Mais son père le découvre et tente de lui expliquer que la bestiole est un lokken qui ne lui veut pas de bien… Lire la suite

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Le jardin de minuit

LE JARDIN DE MINUIT, librement adapté du roman de Philippa Pearce, par Edith (Soleil, 2015, coll. Noctambule)

Dans les années 1950, au début des grandes vacances, Tom est un petit garçon qui est envoyé chez sa tante Gwen et son oncle Allan pendant quelques temps, car son frère a la rougeole. Là-bas, il s’ennuie, étant mis en quarantaine. Il n’a que trois occupations : manger, s’ennuyer et dormir. Il passe alors ses journées à écrire à son petit frère Peter. Une chose l’intrigue dans la maison de son oncle : l’horloge qui se trouve sur le palier appartiendrait à une vieille dame qui habite l’appartement au-dessus. En pleine nuit, alors que son oncle lui a interdit de se lever, Tom l’entend sonner, et compte treize coups… Intrigué, il outrepasse les ordres et descend au rez-de-chaussée, ouvre la porte et atterrit dans un jardin alors qu’en plein jour, habituellement il n’y a rien d’autre là qu’une minuscule cour où sont entreposées les poubelles… Dans le jardin chatoyant, il croise trois garçons et une jeune fille, Hatty, qu’il observe patiemment pendant plusieurs nuits, avant de se lier d’amitié avec elle… Mais qui est-elle véritablement ? Un fantôme ? Tom va tenter de résoudre cette énigme avant de rentrer chez ses parents, mais ne manque pas d’informer son frère de ses découvertes…

Cet album est une adaptation d’un roman de 1958, vraisemblablement un classique en Grande-Bretagne. Je suis un peu déçue par cette lecture, car j’ai trouvé l’histoire particulièrement longue et bavarde, avec beaucoup de bulles dont on pourrait se passer, mais il faudrait voir s’il y a aussi beaucoup de dialogues dans le roman original. Les passages où le jeune garçon pose des questions à son oncle sont particulièrement lents, ce ne sont vraiment pas des passages qui m’ont plu. Le fil conducteur de l’histoire est assuré par les courriers que Tom envoie à Peter. La  relation au temps dans le jardin est très particulière dans cette histoire fantastique où le rêve se mêle à la réalité, au point que la lectrice que je suis a été perdue à certains moments. Quant au dessin, il  est agréable mais sans plus : les traits des personnages sont assez simples, enfantins, pas très détaillés, au moins les personnages sont-ils facilement distinguables. Les couleurs sont assez ternes, mais j’ai bien aimé les teintes de jaune. Le côté suranné est très présent dans le jardin, même si on ne sait pas bien à quelle époque se déroule le récit. Les hypothèses de Tom paraissent plausibles, mais on ne sait pas trop bien ce qu’il en est et on est un peu perdus. Les fils de l’histoire se démêlent sur la fin, mais je ne suis pas spécialement convaincue par le côté fantastique et surtout les explications, là encore trop bavardes à mon goût… Bref, je l’ai lu parce qu’il faisait partie d’un prix littéraire pour des lycéens, mais ce n’est surtout pas cet album-là que je mettrais vainqueur…

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Un amour de BD, La bibliothèque de Noukette, Petites madeleines, Littéraventures, Le bateau livre, Blog brother, Un petit bout de bib, Chroniques de l’invisible

Premières planches à voir sur Digibidi.

New-York en pyjamarama

NEW-YORK EN PYJAMARAMA, par Michaël Leblond et Frédérique Bertrand (Rouergue, 2011)

Un petit garçon s’endort et rêve qu’il est à New-York… Il va vivre une fabuleuse aventure dans la ville qui ne dort jamais : tout s’anime !

Dès que j’ai vu cet album en bibliothèque, j’ai sauté dessus ! Je l’avais repéré dans un salon de littérature jeunesse et j’avais trouvé le concept très original. Pourtant, d’extérieur, l’album n’a rien de particulier : la couverture est assez terne même, une couleur unique, sur du carton assez basique. Mais à l’intérieur quelle surprise ! Il faut faire bouger la feuille magique (un transparent rayé) pour voir le dessin bouger. C’est très bien fait et ça a un petit esprit désuet charmant. L’album utilise la technique de l’ombro-cinéma, selon laquelle il faut bouger la feuille transparente pour voir s’animer la page : ainsi les roues tournent, les voitures avancent sur les routes, les lumières s’animent, les feuilles des arbres des parcs bougent : bref tout New-York qui vit sous ses yeux. C’est impressionnant comme système, et ça permet vraiment de faire vivre l’histoire. Pour tester, voir la vidéo à la fin de cet article.

Le dessin autre que les éléments qui bougent est assez simple : les traits sont droits, assez secs. Le petit garçon en pyjama rayé fait presque découpé et rajouté certaines doubles pages, de même pour certains objets (les autos, les panneaux directionnels). Ce côté bricolé donne un charme certain à cet album de grand format. Autre originalité : l’album se lit dans un sens original : il faut tourner le livre à 90 °, pour avoir la page gauche en haut et la page droite en bas. Mais c’est facile à faire, car le texte est aussi écrit dans ce sens, donc il suffit de suivre le récit. A propos du récit justement, il est simple, car c’est le petit garçon en pyjama qui raconte, donc utilise un vocabulaire basique et descriptif.

Petit bémol, c’est tout de même un objet fragile, la couverture est très souple et il ne faut pas abîmer ou perdre la feuille sans laquelle la magie de l’histoire ne fonctionne plus. A ne pas mettre donc dans les mains des plus petits sans accompagnement…

A partir de 3 ans selon Ricochet.

On en parle sur le Net : La soupe de l’espace, Dada la revue d’art, la littérature jeunesse de Judith et Sophie, l’accoudoir

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