BD jeunesse

Petit poilu, tome 1 : la sirène gourmande

PETIT POILU, tome 1 : LA SIRÈNE GOURMANDE, par Pierre Bailly et Céline Fraipont (Dupuis, 2007)

Petit Poilu est un petit garçon qui va à l’école. Mais sur le chemin, des nuages sombres envahissent le ciel et la pluie se met à tomber si fort que la Terre se transforme en un mer immense. Petit poilu coule et suit le courant. Il est avalé par une sirène gourmande et devient prisonnier de son estomac. Dans ce lieu insolite, il rencontre Miss Pépette la pieuvre ainsi qu’un vieux capitaine qui lui apprend à pêcher du poisson parmi la montagne de détritus que mange la sirène… Mais à un moment, il faudra penser à sortir pour rentrer à la maison…

Voici un album conseillé par Yaneck lorsque j’avais chroniqué sur mon blog Anuki. Il s’agit là encore d’un album sans bulle. Le dessin est extrêmement simple, sans détails. Les décors sont unis, et les  couleurs vives. Cela permet à l’enfant lecteur de se concentrer sur l’action, et je trouve que c’est plutôt une bonne idée. C’est une bonne approche de la BD pour les jeunes enfants, et ça permet de développer l’imagination et le langage. Il y a des touches d’humour également, des références pour les parents, c’est un album très sympa dans son genre. En plus, en fin d’album on a un résumé écrit en une page (pour les parents, au cas où ils n’auraient pas compris l’histoire !! ^^) et des pistes sur les thèmes abordés. En effet, si j’ai bien compris, à chaque tome des aventures de Petit poilu un nouveau thème. Là, le sujet défendu est la pollution des mers et des océans. C’est une première sensibilisation, légère certes, mais c’est déjà ça. Bref, une belle découverte ! Merci Yaneck pour ta suggestion. Si tu as d’autres, je suis preneuse !

A partir de 5 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Lecturissime, Le coin des bulles, Eliabar.

Extrait à lire sur Iznéo.

Consulter le site de Petit poilu.

BD humour, BD jeunesse

Louis à la plage

LOUIS À LA PLAGE, par Guy Delisle (Delcourt, 2008, coll. Shampooing)

Louis est un petit garçon qui vit avec son papa. Une nuit, à sa fenêtre, il surveille le lever du soleil, car il veut aller à la plage. Une fois que le soleil pointe le bout de son nez, il réveille son père, prépare ses affaires, et tous deux se rendent à la page. Le petit garçon va se faire un ami très doué dans les châteaux de sable, et il va connaître des aventures de dingue… Heureusement que son doudou (ou plutôt super-doudou parfois) est là pour le sortir de mauvais pas…

Une BD de saison ! Et encore une BD muette, mais cette fois, j’ai choisi de la présenter pour son auteur, dont j’aime le dessin. Je ne savais pas que cet album n’allait pas comporter de texte du tout, j’ai été assez surprise en l’ouvrant. En plus, il y a beaucoup de cases par page : 20 le plus souvent (4 x 5), donc les dessins sont assez petits, pas très détaillés (en même temps, vue la place c’est normal). L’histoire comporte quelques bulles, remplies uniquement de dessin. Pas une lettre donc au fil des 48 pages de cet album, mais ce n’est pas important pour suivre l’histoire. Le dessin de Guy Delisle est reconnaissable, tout comme le personnage du papa, qui n’a pas forcément le joli rôle (il laisse son fils porter le lourd sac de plage, il drague les filles à la plage sous les yeux de son fils…). Au vu des autres albums de l’auteur, on peut penser que cet album est autobiographique là-encore, ou comporte au moins de bonnes parties de vie réelle. J’ai bien aimé le fait que l’histoire vire parfois au fantastique, lorsque Louis est sauvé par son doudou alors qu’il va se noyer ou se perdre en mer. Il y a un côté très drôle à faire vivre et mettre en scène la peluche de l’enfant en super-héros, ça m’a fait bien rire ! J’ai moins aimé le personnage de la petite fille qui a une tête de méchante, et qui aime détruire ce qui se présente à elle, elle rompt avec la douce ambiance, le calme (et la naïveté) de Louis.

Encore une BD qui plaira aux plus jeunes, et leur permettra de raconter leur histoire, pour des moments plaisants en perspective ! Louis à la plage est un album qui change dans la production de Guy Delisle, mais j’aime toujours autant !

Non répertorié par la base BD du CNDP, mais je dirais à partir de 5 ans, malgré les dessins parfois petits.

On en parle sur les blogs : Doucettement, Le génépi et l’argousier

Voir le site de l’auteur québecois.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

BD jeunesse

Anuki, tome 2 : la révolte des castors

ANUKI, tome 2 : LA RÉVOLTE DES CASTORS, par Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé (Editions de la Gouttière, 2012)

Suite du tome 1. Anuki vit de nouvelles aventures, cette fois entouré de ses deux amis. Très gourmand, le petit indien part à la recherche de baies rouges, mais ne compte pas tout partager avec ses amis. Les castors dont il va faire la connaissance vont aussi tout faire pour l’empêcher de manger tous les fruits dont il est friand…

J’avais emprunté les deux tomes disponibles à la bibliothèque, pour me donner un avis plus précis sur la série. L’histoire est toujours muette, pas une bulle etdes cases à lire en suivant les pointillés. C’est très bien trouvé, très intuitif pour les jeunes enfants. Par contre, j’ai moins aimé l’histoire de ce tome, car peut-être que l’effet de surprise est passé. Peut-être aussi parce que les animaux qui donnent leur nom à l’album sont moins présents : tout le début concerne les trois enfants, et les castors apparaissent finalement assez tard dans l’histoire. Il y a moins de scènes drôles entre Anuki et les castors qu’avec les poules dans l’opus précédent. La fin en plus est moins bien trouvée dans dans le premier tome, elle est moins gentille, moins touchante. Par contre, le dessin est toujours aussi agréable, détaillé (surtout pour les scènes « d’action »), et les couleurs sont jolies, conférant une ambiance presque automnale à l’album…

Anuki est une série à conseiller aux jeunes lecteurs, ce sera pour eux une très bonne approche de la BD. A noter qu’un tome 3 (« Le coup du lapin ») est sorti en juin 2013, et que le tome 1 est ressorti en juin aussi à L’école des loisirs (dans un format un peu plus petit mais aussi moins cher).

A partir de 5 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Délivrer des livres, 1 livre par semaine, Ben Dis

Fiches pédagogiques niveau primaire à télécharger sur le site de l’éditeur.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

 

BD humour, BD jeunesse

Anuki, tome 1 : la guerre des poules

ANUKI, tome 1 : LA GUERRE DES POULES, par Stéphane Sénégas et Frédéric Maupomé (Editions de la Gouttière, 2011)

Anuki est un petit indien qui vit paisiblement. Un jour, il reçoit un jouet : il s’agit d’un oiseau en bois sculpté. Alors le petit garçon et l’oiseau deviennent inséparables, jusqu’au moment où le jouet atterrit en haut du totem. Anuki va tout mettre en oeuvre pour le récupérer, même si des poules vont tenter de l’en empêcher. Heureusement qu’Anuki n’a peur de rien, enfin surtout pas des poules…

Anuki est un court album muet (34 pages), d’assez petit format, que j’ai sélectionné dans ma bibliothèque car il a fait partie, il y a un certain temps déjà, du top BD des blogueurs. Suite aux commentaires sur la présence ou non d’un tel titre dans le classement des lecteurs-blogueurs, j’ai réussi à me le procurer pour me faire mon propre avis. Tout d’abord, je dois dire que j’ai passé un agréable moment avec ce petit indien, qui ne cherche qu’à récupérer son jouet sur le totem. L’histoire est plus que simple, c’est vrai, mais l’ambiance est agréable. Les scènes avec les poules sont drôles, car les volatiles font tout pour embêter le jeune indien, qui le leur rend bien : il finit dans l’eau, elles se font plumer, il leur lance des bouts de bois, elles se font aider par un ours… Les situations sont pleines d’un humour qui plaira aux plus jeunes, lecteurs ou non-encore lecteurs d’ailleurs, comme aux plus âgés. Le fait qu’il n’y ait pas de bulles en fait un album très ouvert, chaque enfant pourra raconter l’histoire avec ses propres mots, en exploitant les nombreux détails présents sur les dessins, en suivant les pointillés qui permettent de trouver le sens de l’histoire, en observant les différents angles de vue choisis. Le dessin est particulièrement dynamique. Bref, c’est drôlement bien trouvé. Je ne pensais pas être séduite par un album pour si jeune public, même s’il n’y a pas de second degré ou d’autre niveau de lecture. Après, c’est certain que pour moi cet album, même s’il est très bon dans son genre, n’a pas forcément sa place parmi les 50 meilleurs albums de BD lus par les blogueurs, mais son originalité en fait quand même un album à part, qui mérite largement le coup d’oeil !

A partir de 5 ans selon l@BD.

On en parle (pas mal) sur les blogs : Lecturissime, La bibliothèque de Noukette, Le labo de Benoît, Temps de livres

Visiter les sites du scénariste Frédéric Maupomé et du dessinateur Stéphane Sénégas.

Fiches pédagogiques (cycles 1 et 2) sur le site de l’éditeur. Exemples de productions sur le site d’un(e) enseignant(e) : Caracol.

Les premières planches de l’album sont à regarder sur Digibidi.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

BD sentimentale, BD sport

Le goût du chlore

LE GOÛT DU CHLORE, par Bastien Vivès (Casterman, 2008, coll. Kstr)

Un jeune garçon atteint de scoliose doit pour se soigner aller à la piscine, pour soigner son dos et se rééduquer. Au départ peu motivé, il rencontre un mercredi une jeune fille, qui au fil des semaines et des rencontres va lui apprendre à mieux nager, à mieux respirer… Mais pour le garçon, ça va être plus que cela… Elle le motive à aller à la piscine chaque semaine. Jusqu’au jour où elle lui dit quelque chose sous l’eau, et ne réapparaît pas à la piscine le mercredi suivant…

Tout l’album est dans les tons bleu turquoise (couleur de l’eau de la piscine). Les dessins sont, je trouve, plus beaux sous l’eau qu’hors de l’eau, avec moins de traits, plus dépouillés… L’action est lente, très lente, les détails sont précis, on a droit aux deux nageurs sous toutes les coutures : dans et hors de l’eau, au bord et au milieu… C’est assez pénible, beaucoup (trop) de cases pour une seule et même action.

La lenteur des relations entre les deux jeunes gens est cependant intéressante, dans le sens où on ressent les premiers émois du frêle garçon envers une jeune championne de natation. Les émotions, suggérées, sont néanmoins très lisibles dans l’album, on sent que c’est la jeune fille qui motive le garçon à se rendre à la piscine chaque semaine. Les dialogues ne constituent pas une grande part du récit, mais cela ne représente pas pour autant un handicap, même si on ne sait rien ou presque des personnages (pas même leurs prénoms). Mais bon, l’univers de la piscine et de la natation n’est pas très passionnant non plus. Bref, ça se lit, mais ça a un goût de trop peu, ça se termine un peu en queue de poisson.

Conseillé à partir de 15 ans par le site BD du CNDP.