BD historique

La bombe

LA BOMBE, par Laurent-Frédéric Bollée, Didier Alcante (scénario) et Denis Rodier (dessin) (Glénat, 2020, coll. Mille feuilles)

bombeLe 6 août 1945 est une date dans toutes les mémoires : une bombe atomique américaine a détruit la ville japonaise d’Hiroshima. Mais cette bombe est le résultat d’un long processus, de recherches et d’essais mêlant des scientifiques de tous les pays, de diplomatie et de politique, et le choix d’Hiroshima n’est pas non plus un hasard… Cet album présente dans les moindres détails la bombe, son origine, les scientifiques qui l’ont conçue, les enjeux qu’elle avait pour la fin de la guerre mais aussi pour la suite du XXe siècle…

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Romans jeunesse

Rien ne va plus sous les étoiles [roman]

RIEN NE VA PLUS SOUS LES ÉTOILES, par Jenny McLachlan (La Martinière jeunesse, 2018, coll. Fiction J.)

Meg vit dans une drôle de famille : sa mère, pour aider une de ses amies, décide de l’accompagner au Myanmar pour une mission humanitaire, en laissant à son ado de fille la gestion de l’appartement familial et surtout de sa demi-soeur Elsa âgée d’à peine plus d’un an… Meg va devoir faire preuve d’une sacrée maturité pour gérer ce bébé au caractère plus qu’affirmé ainsi que Pongo le chien et le grand-père totalement fantasque qui vit non loin de là mais est incapable de gérer quelqu’un d’autre que lui. Surtout que Meg, passionnée de sciences, espère bien gagner un concours qui aura lieu bientôt et offre aux gagnants la visite du centre spatial de Houston au Texas… Comment Meg va-t-elle gérer cette situation difficile ? Lire la suite « Rien ne va plus sous les étoiles [roman] »

BD fantastique, BD historique

Les sentinelles, tome 1

LES SENTINELLES, chapitre premier : juillet-août 1914, les moissons d’acier, par Xavier Dorison (scénario) et Enrique Breccia (dessin) (Delcourt, 2009)

sentinelles

Août 1914, alors que la guerre a tout juste commencé contre l’ennemi allemand, la France est sur le point de perdre la guerre. Côté francophone, il reste pourtant un espoir avec un projet secret, déjà testé quelques années auparavant en Afrique du Nord, mais qui s’était conclu par un échec. Les avancées scientifiques, la découverte du radium et les travaux d’un certain Féraud vont faire redémarrer le projet : il s’agit de créer un groupe de Sentinelles, des surhommes, hommes bioniques capables de lutter contre l’ennemi sans craindre les balles… Mais Féraud ne veut pas vendre son projet à l’armée, ayant déjà songé à la mauvaise utilisation de sa découverte. Mais quand il est gravement blessé lors d’une bataille, son invention sert de négociation pour lui sauver la vie…

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BD adaptation, BD jeunesse

Calpurnia, tome 1

CALPURNIA, tome 1, par Daphné Collignon (Rue de Sèvres, 2018), d’après le roman de Jacqueline Kelly.

calpurniaCalpurnia Tate est une jeune américaine de 11 ans qui vit avec ses 6 frères, ses parents et son grand-père qui a vécu la guerre de Sécession. En effet, nous sommes en 1899. La jeune fille profite des siestes familiales sous l’étouffante chaleur texane pour sortir dehors et observer les insectes. Son grand-père va l’aider et transmettre son savoir à cette jeune fille curieuse et observatrice…

 

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BD aventure, BD fantastique

Le château des étoiles, tome 1 : 1869, la conquête de l’espace

LE CHÂTEAU DES ÉTOILES, tome 1 : 1869, LA CONQUÊTE DE L’ESPACE, par Alex Alice (Rue de Sèvres, 2014)

A la fin du XIXe siècle, la communauté scientifique croit que l’espace est fait d’éther, qui permettrait de se déplacer à haute vitesse entre deux points. Chez les Dulac, le père est ingénieur, la mère scientifique. Cette dernière lance une expérience avec un ballon, pour vérifier la présence du fameux gaz à 11 000 m d’altitude, mais cela se solde par un échec et elle disparaît dans le ciel, le ballon devenant incontrôlable et finissant par exploser. Le fils Séraphin a une petite dizaine d’années et reste persuadé de l’existence de l’éther, si bien qu’il l’inclut dans tous ses exposés qu’il présente à l’école. Un an plus tard, le père, Archibald, reçoit par un mystérieux courrier l’annonce que le carnet de sa femme a été retrouvé. Il se rend alors à l’adresse indiquée, mais cela ne se passe pas comme prévu : des Prussiens cherchent à l’envoyer à Berlin et non pas en Bavière, comme noté sur la missive. Le père et le fils se rendent en effet chez le roi Ludwig, qui finance en secret la construction d’un éthernef…

Voici un album dont j’avais entendu parler il y a quelques temps, alors qu’il était sorti sous forme de 3 journaux avant sa parution en album. Il s’agit là du premier album d’un diptyque, dont la couverture m’a fait grandement penser à du Jules Verne et à ses éditions du 19ème siècle (d’ailleurs l’auteur dans ses nombreux remerciements remercie Jules Verne et son éditeur Hetzel). Le côté scientifique de l’aventure ne m’a pas plus emballée que cela, car ce n’est pas un domaine qui m’attire personnellement, mais j’ai tout de même trouvé ça intéressant, quoique je ne crois pas avoir tout compris à ce sujet. Il n’empêche que l’enthousiasme du père et surtout du fils parviennent à accrocher le lecteur et à l’intéresser à cette idée un peu folle de voyager très rapidement, et à cette volonté de faire avancer la science. Les aspects négatifs des progrès scientifiques sont abordés sous l’angle des prussiens, qui utiliseraient les avancées pour faire la guerre d’une façon ‘efficace’ et ainsi soumettre plus facilement les autres pays à leur volonté. J’ai bien aimé cet aspect de l’histoire, où on montre comment des avancées technologiques peuvent être utilisées à des fins de paix ou de guerre, selon les volontés de ceux qui les découvrent, comme ce fut le cas au 20e siècle avec l’atome et la bombe atomique.

Les dessins d’Alex Alice, que je ne connaissais pas avant, sont agréables, même si quelquefois assez inégaux : certains arrières-plans sont assez légers, peu détaillés, donnant même parfois l’impression d’être simplement esquissés. Cela ne perturbe pas la lecture, mais j’ai trouvé cela dommage par moments. Par contre, les portraits sont quant à eux très jolis, très doux. Cela est certainement dû à la mise en couleurs particulière, très travaillée, tout en nuances : pas de couleurs criardes dans cet album, mais des choix très judicieux pour donner une ambiance agréable à cette histoire pleine de rebondissements. Le trait d’Alex Alice est tout de même très réaliste, et les différents angles choisis permettent de livrer une histoire dynamique, sans temps mort. Je prendrai la suite de l’histoire à la bibliothèque pour connaître la fin des aventures de Séraphin. Car oui, ce qui est bien frustrant dans cet album, c’est que la fin n’en est pas vraiment une, et qu’on n’a qu’une envie : lire la suite !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Lirado, Chroniques de l’invisible, Petites madeleines, Un amour de BD, Un ptit bout de bib

Visiter le site du dessinateur (en anglais). Voir aussi le site consacré à la série.

Premières planches à retrouver sur le site de l’éditeur.

BD fantastique

Un amour de marmelade

UN AMOUR DE MARMELADE, par Olivier Supiot (Glénat, 2011, coll. Mille feuilles)

A Lutétia, ville dévastée, vit un drôle de personnage tout vert, surnommé Marmelade par la presse. Il s’agit en fait du génial professeur Cazaviel qui a vu une de ses expériences mal tourner : une mutation l’a transformé en une étrange gélatine verdâtre qui se déforme et se reforme à volonté. Au départ déboussolé par son nouvel état, le professeur va devoir prouver qu’il n’est pas à l’origine de l’enlèvement de sa femme adorée, la belle Mathilde, alors que tout l’accuse… Mais comment se défendre lorsqu’on a une apparence inhumaine ? Aidé par Blanche une femme-fantôme qui passe à travers les murs, Marmelade va essayer de prouver son innocence et de retrouver Mathilde…

Un amour de marmelade est une histoire étrange, avec un héros vraiment bizarre, tout vert, sans forme réelle. Au fil de l’histoire, on découvre ce personnage, ses propriétés extraordinaires et les raisons de sa transformation, jusqu’à la fin réellement inattendue et qui nous prend à contrepied. Les dessins d’Olivier Supiot sont magnifiques, particulièrement les portraits de Mathilde, la femme disparue du professeur Cazaviel. Mais sinon les traits des autres personnages sont assez ronds avec Marmelade et Blanche Noyant, la jeune femme qui passe à travers les murs. Les couleurs sont parfois très vives, avec du jaune et du rouge. J’ai eu quelquefois la sensation d’un esprit « Fantômette » chez Blanche Noyant, même si mes souvenirs de ce personnage remontent à loin. Le dessin est donc globalement agréable. Concernant le scénario, il est complètement décalé : l’histoire, totalement fantastique, se passe dans un Paris/Lutétia uchronique, revu et (très) corrigé. Les premières planches nous présentent la ville dévastée, en utilisant des couleurs dans les tons jaunes et marrons qui donnent une ambiance de peur à la ville. J’aime beaucoup le trait de l’auteur, et sa technique qui donne un joli aspect et de la profondeur au dessin. Il y a aussi pas mal de références à des peintures célèbres dans une double page, ce qui détonne assez du reste de l’album. Un amour de marmelade a un scénario auquel j’ai eu du mal à accrocher, peut-être car manquant de liant et un peu bancal par moments. Je n’ai pas été happée par l’histoire, certainement trop déstabilisée et peu habituée par cet univers vraiment original, mais j’ai cependant envie de continuer les œuvres de cet auteur angevin que je découvre sur le tard depuis la patrouille des invisibles.

Non mentionné sur l@BD.

On en parle sur les blogs : Des galipettes entre les lignes, Le blog des boggans, Bedea Jacta Est, Antre de livres

Premières planches sur le site de l’éditeur.