D’un trait de fusain [roman]

D’UN TRAIT DE FUSAIN, par Cathy Ytak (Talents hauts, 2017, coll. Les héroïques)

fusain.jpg1992, Monelle, Marie-Ange, Julien et Sami sont quatre amis d’une même école d’art. Ils apprécient particulièrement les cours de dessin, lorsqu’il s’agit de dessiner des corps nus à partir du réel. D’ailleurs, leur modèle préféré, un homme d’une vingtaine d’années, blond et à l’aise, s’appelle Joos. Après les cours, ils fréquentent un café et aiment se tester au flipper… Un jour, ils apprennent que Joos et Sami sont ensemble, et la réaction de certains changent. Tandis que Julien s’éloigne peu à peu du groupe, Marie-Ange, qui grandit dans une famille aux opinions extrêmes et où tout se tait, s’émancipe de manière brutale de ses parents et se fait désormais appeler Mary. C’est alors que la jeune fille apprend que Joos est séropositif. Sami, qui va fêter ses 18 ans, est désespéré mais pas résigné. D’ailleurs, il fête son anniversaire avec des amis. Là, Mary rencontre Nicolas, qui lui propose de participer à des manifestations de l’association Act’Up…

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Pilules bleues

PILULES BLEUES, par Frederik Peeters (Atrabile (Genève), coll. Flegme, 2001)

L’autobiographie, sans exhibitionnisme aucun de Frederik, qui dessine sa première rencontre avec Cati, puis les quelques années où ils se perdent de vue, puis leurs retrouvailles définitives… L’auteur nous expose sa vie avec cette jeune femme séropositive également maman d’un fils. Nous suivons alors ses questions sur la maladie, ses visites angoissées chez le médecin…
Le dessinateur attaque tous les préjugés que l’on peut avoir concernant les personnes atteintes du Sida. Il est possible de vivre avec le VIH, à condition d’une routine bien huilée, d’une hygiène irréprochable, et d’une confiance en l’autre qui permet de ne pas s’enfermer dans une méfiance quotidienne. Le couple de Frederik et Cati gère les situations de crise comme les petits bonheurs de la vie : avec amour, intelligence, et sans précipitation.

Le dessin en noir et blanc, rond, est très représentatif, épuré également. Les cases sont irrégulières, et donnent du rythme  récit. Les chapitres qui organisent ce roman graphique ne sont pas écrits, mais dessinés (boîte de comprimés, peigne, cigarette écrasée…). C’est à la fois tendre et dédramatisant vis-à-vis d’une maladie encore parfois mal connue…

Cet ouvrage serait plutôt d’un niveau adulte, il n’est pas référencé par le site l@BD. La Fnac le conseille à partir de 15 ans.