Romans jeunesse

Star-crossed lovers [roman]

STAR-CROSSED LOVERS, par Mikaël Ollivier (Thierry Magnier, 2002, coll. Romans)

star crossed

Clara est fille d’ouvrier délégué syndical, dans une usine qui existe depuis trois générations. Elle a 17 ans, vit dans un modeste pavillon, entourée de ses trois jeunes soeurs et vient de redoubler sa seconde. François-Guillaume, qui se fait plus souvent appeler Guillaume, est quant à lui fils du patron de l’usine. Fils unique, il vit dans un milieu aisé, dans une maison chic, a sauté une classe et fait très propre sur lui. Le soir de l’anniversaire de Clara, un coup de téléphone interrompt la fête : l’usine va fermer. C’est la consternation pour la famille, que vont-ils devenir ?

Le lendemain, Clara achète pour son père des journaux au kiosque, et croise par hasard un jeune garçon maladroit qui achète les mêmes titres que lui. C’est le coup de foudre entre les deux adolescents… Au lycée, ils font plus ample connaissance, jusqu’à ne plus pouvoir se quitter…
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Romans jeunesse

Robin des graffs [roman]

ROBIN DES GRAFFS, par Muriel Zürcher (Thierry Magnier, 2016, coll. grands romans)

robin des graffsSam est un jeune adulte qui vit grâce à des bons plans : le jour, il chante dans une chorale lors des enterrements des SDF et joue aux échecs chez une vieille dame qui l’héberge contre ce service, la nuit, il orne la ville de Paris de ses graffs d’animaux. D’ailleurs, pour cette raison, il est recherché par la police, le capitaine Nora Laval en tête. Un jour, alors qu’il se rend au commissariat pour savoir si des sans-domiciles sont inhumés dans la journée, il rencontre « Bonny », une petite fille à la répartie hors du commun, légèrement affabulatrice et très fugueuse. Pendant qu’elle le sort d’un mauvais pas, elle en profite d’ailleurs pour partir avec lui, alors que Sam ne souhaite pas le moins du monde s’encombrer d’une petite fille. C’est le début des ennuis pour lui, car il lui reste peu de graffs à faire pour terminer sa « mission »… Lire la suite « Robin des graffs [roman] »

Romans jeunesse

Le pire concert de l’histoire du rock

LE PIRE CONCERT DE L’HISTOIRE DU ROCK, par Manu Causse (éditions Thierry Magnier, 2014)

Jean-Sébastien Leforestier est un collégien qui a déménagé de Paris vers une petite ville de la Creuse. Très doué en piano, il ne vit que pour sa passion. Ayant peur que les autres adolescents se moquent de lui, il cache sa passion, jusqu’au jour où celle-ci est dévoilée en cours de musique. Contrairement à ce qu’il pensait, l’accueil est très bon, et le voilà même recruté dans un improbable groupe de rock très amateur mis en place par d’autres collégiens. Jean-Sébastien le solitaire va découvrir le rock et la complicité avec des amis de son âge…

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Romans jeunesse

Ecran total

ECRAN TOTAL, par Christophe Léon (Thierry Magnier, 2012, coll. petite poche)

Antoine ne reconnaît plus ses parents depuis qu’un nouvel écran plat de télévision a été livré. En effet, ils sont tellement absorbés par l’installation de l’appareil qu’ils en oublient la vraie vie. Antoine devient pour eux transparents. Ils s’activent à sortir la télé de son carton et à la fixer au mur, et laissent Antoine se débrouiller seul, alors qu’il a faim et tombe de fatigue… La télé est en train de polluer la vie de famille, et seul le jeune garçon s’en rend compte.

Voici une nouvelle de 44 pages, qui se lit très vite, un peu trop même… Ce livre plaira aux plus petits lecteurs, mais aussi aux autres qui veulent lire un roman sur place au CDI par exemple. Le style est vif, on est porté par le texte, et le narrateur exprime bien ce qu’il ressent. La chute de cette histoire est très bien trouvée, la petite touche de fantastique amène à sourire sur la fin, et elle est assez inattendue. Par contre, je me suis demandée s’il n’y avait pas de problème de mise en page, car parfois le texte ne va pas jusqu’au bout de la ligne, comme si l’espace disponible était tronqué. Cela est un peu dérangeant lors de la première fois, et après on s’y fait, les yeux ne font que de courts allers-retours et on dévore ce court texte en trop peu de temps. C’est une bonne réflexion sur la vie en famille, et la télévision qui évince d’autres occupations… Le point de vue original, ce sont les parents qui sont obsédés par la télévision, alors que d’habitude, ce serait plus les enfants…

A partir de 7 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Le fil et les mots, Ma bibli, Enfantipages, So many books

Voir le site de l’auteur.

Romans jeunesse

Une preuve d’amour

UNE PREUVE D’AMOUR, par Valentine Goby (Editions Thierry Magnier, 2013, coll. Le feuilleton des Incos)

Dans le nord de la France, lors d’un cours de français, c’est l’effervescence autour des Misérables de Victor Hugo, et plus particulièrement de Fantine, la mère de Cosette : a-t-elle eu raison d’abandonner sa fille ou peut-on dire qu’elle s’est sacrifiée pour le bien-être de sa fille ? Dans la classe, chacun y va de son avis, tous même Abdou, le nouveau, arrivé d’Afrique récemment et dont on ne sait rien. Pour lui, c’est une preuve d’amour, et le voilà qui quitte précipitamment la classe avant la fin de l’heure… Sonia, la narratrice de ce récit, recroise Abdou hors du collège, plusieurs fois. Elle s’interroge sur le départ soudain de son camarade, lors du cours sur Fantine. Au fil du temps, ces deux-là vont se parler, et Sonia va apprendre qu’Abdou a une histoire pas comme les autres. Elle, orpheline de mère et qui vit seule avec son père moniteur de char à voile, et lui, qui vit dans un foyer pour jeunes mineurs, vont chercher à savoir où se trouve véritablement la mère du jeune homme…

Voici un petit roman jeunesse (87 pages) qui, l’air de rien, est tout de même sacrément bien écrit et très prenant ! Difficile de le lâcher avant la fin. L’histoire est assez simple, mais pleine de références surtout au départ. Deux ados se rapprochent, l’un est un immigrant sans nouvelles de sa mère depuis deux ou trois mois, l’autre vit seule avec son père qui assume les deux rôles de père et mère. L’histoire est assez simple, mais porte sur la notion d’abandon et surtout la recherche de la mère, à laquelle Abdou doit dire qu’il ne lui en veut pas de l’avoir abandonné en France et de s’être sacrifié pour lui, son enfant. La fin est à mon goût un peu rapide, un peu facile aussi peut-être, mais au final, cela fait du bien de finir sur une touche positive… Enfin, j’ai bien aimé les descriptions que fait Valentine Goby des longues plages de Berck sur Mer, avec cette lumière particulière, j’ai trouvé cela dépaysant…

A partir de 13 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Noukette, Opalivres, Les facéties de Lucie, La cause littéraire

Albums jeunesse

Le crocolion

LE CROCOLION, par Antonin Louchard (Thierry Magnier, 2013)

Titi, un petit lapin, interroge son père sur l’Afrique : quel est le plus grand fleuve, la plus haute montagne, le plus grand pays… Comme son papa est le plus savant des papas, à chaque fois il a la bonne réponse. Mais quand Titi demande quel est l’animal le plus méchant d’Afrique, son papa ne sait pas. Il propose d’abord le lion, ensuite le crocodile, mais ce n’est pas la bonne réponse. Titi le sait : l’animal le plus méchant d’Afrique, c’est le crocolion ! Mais d’ailleurs, pourquoi est-il si méchant ??

Voici un album jeunesse dont j’avais entendu une chronique à la radio, et lorsque je l’ai trouvé à la bibliothèque, je n’ai pas hésité une seconde. La chronique radiophonique était tentante, alors je me suis dit que j’allais passer un petit moment sympa avec cette histoire. Pas manqué, l’histoire est agréablement drôle. Elle commence de façon documentaire, avec des informations (réelles) sur l’Afrique, pour dériver ensuite sur un animal fantastique, le crocolion. L’aspect documentaire est intéressant, c’est une première ouverture sur le monde pour les jeunes enfants. J’ai aimé aussi le dialogue entre le père et le fils, comme ça peut se passer dans la vie réelle. L’enfant croit que son père est le plus intelligent du monde, parce qu’il a toutes les réponses à ses questions. Mais là sur la fin, ça dévie complètement du sujet sérieux, et ça part dans le loufoque, j’ai beaucoup aimé ! De plus les dessins sont simples mais réalistes, les couleurs douces et la couverture est découpée sur les dents de l’animal, ce qui fait qu’on voit le lapin qui se trouve à l’intérieur de l’album. Bref, un joli objet doté d’une jolie histoire qui fera rire les petits avec sa chute déjantée !

A partir de 5 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Sans connivence, Chez Clarabel, Les jardins d’Hélène, Livresse

Ecouter la chronique de France Culture, d’une durée de 2 minutes, sur cet album (cliquer sur le symbole « lecture » pour ouvrir le player).

Romans jeunesse

Ces années blanches

CES ANNÉES BLANCHES, par Julie Jacob-Cœur (Thierry Magnier, 2011)

https://i0.wp.com/ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/9/4/8/001951948.jpgMarie raconte sa vie d’ado, dans une famille ravagée par sa grande soeur Rose, qui rencontre pas mal de problèmes. Elle pourrit tellement l’ambiance de la famille, que Marie fuit la maison familiale dès qu’elle le peut. Il faut dire que Rose a commencé à déraper à 14 ans, en profitant un peu trop de ses vacances au bord de la mer, en franchissant la ligne blanche, et en devenant progressivement héroïnomane. Marie ne se rappelle plus trop comment c’était avant, avant les violences, les disputes et les insultes. Heureusement que Marie a des activités à côté : le volley, les amis… Mais la vie familiale revient toujours, avec son lot de malheurs et la jeune fille supporte de moins en moins que la vie de famille tourne autour de son aînée…

Voici un roman qui a atterri dans mes mains un peu par hasard, en rangeant les rayonnages du CDI avant les vacances. La couverture m’avait frappée, je l’avais trouvée très sympa, un peu psychédélique… Mais malheureusement, je n’ai pas réussi à accrocher à cette histoire, pourtant assez courte (140 pages). Le style ne m’a pas trop plu, je n’ai pas réussi à m’imaginer les scènes décrites. Le mot « drogue » est prononcé tard (vers la page 100), et je me suis longtemps demandée ce qu’avait la soeur pour qu’elle soit violente : une schizophrénie, une addiction à l’alcool, ou autre chose encore… Bref, le contexte réel est arrivé trop tard pour moi, pour vraiment pouvoir m’intéresser à la vie de Marie et de sa famille. Le récit est haché, décousu, et pour en rajouter une couche, moi aussi je l’ai lu en décousu… Bref, pas des conditions de lecture satisfaisantes non plus. Il m’a manqué des indications pour comprendre parfois qui parlait (par exemple lors d’une scène où la mère a déménagé, le dialogue n’était pas assez clair pour moi), et les changements de situation n’étaient pas clairs non plus, parfois c’était « embrouillant ». On a souvent le point de vue de Marie dans les courts chapitres, sauf parfois avec des lettres, écrites (en italique) par d’autres personnages de l’histoire qui s’adressent à Marie. Le principal (et seul ?) point positif de ce roman, c’est l’angle de vue choisi par l’auteur : raconter comment la famille vit la situation difficile d’un de ses membres, et comment ce dernier peut tout détruire par ses actes et ses paroles. Ca fait tout de même réfléchir, mais ce n’est pas un coup de coeur, loin de là…

A partir de 12 ans selon Ricochet, mais je trouve ça un peu jeune tout de même.

On en parle sur les blogs :  Bauchette, Prix inter collège, Suspends ton vol.

Romans jeunesse

E-den

E-DEN, par Mikaël Ollivier et Raymond Clarinard, Editions Thierry Magnier, 2005.

https://i0.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/8/1/9782844204189.jpgAu milieu ou à la fin du XXIè siècle, Goran vit avec son père à Paris. Le monde a changé, la France fait partie de la fédération européenne, et un homme cherche à se faire élire gouverneur de France. Les voitures peuvent rouler sans conducteur, les voyages ne sont font plus par avion, la réalité virtuelle est largement diffusée, et l’air est plus que pollué… Le père de Goran est agent fédéral du bureau des stupéfiants, et une affaire importante l’oblige à interrompre ses vacances avec son fils. La fille d’un candidat au poste de gouverneur de la France vient d’être retrouvée dans le coma, une pisto-seringue à ses côtés. Goran aperçoit la jeune fille pendant quelques instants et tombe immédiatement sous le charme. Alors que son père mène l’enquête sur cette nouvelle drogue qui fait des ravages chez les jeunes, Goran va lui aussi mener son enquête, et accéder au paradis artificiel de l’E-den…

Voici un roman de science-fiction, que j’ai choisi au départ pour sa couverture colorée. Moi qui ne suis pas spécialement fan de ce genre de roman futuriste, je me suis complètement pris au jeu de cette histoire : le futur décrit par les deux auteurs nous renvoie souvent au présent. Le sujet principal (la drogue) n’est pas simple, mais le choix de faire parler en alternance le père et le fils permet d’avoir le point de vue des deux héros. On voit bien le décalage progressif entre le père et le fils, et la fin de l’histoire est vraiment plus que haletante ! Une bonne découverte de ces auteurs.

Ce roman a été lu par ma sœur lorsqu’elle était en 4ème et Ricochet le conseille à partir de 13 ans.

Ce roman a obtenu le prix de la Nouvelle Revue Pédagogique 2004 et de nombreux prix locaux de 2005 à 2007 (Châteaudun, Cloyes-sur-Loire, Cherbourg-Octeville, Narbonne, Valenciennes, Metz, Sablé sur Sarthe, Beauvais, Saint-Paul-Trois-Châteaux)

Voir le site complet de Mikaël Ollivier.