Sykes

SYKES, par Pierre Dubois et Armand (Le Lombard, 2015, coll. Signé)

sykes

Sykes, vengeur hors du commun poursuivant les pires criminels américains, est un héros vivant dans l’ouest américain. De retour sur sa terre natale, il est reconnu par un jeune garçon nommé Jim, qui l’adule. Mais pourtant, lorsqu’une bande de tueurs arrive dans la ferme de sa mère, Jim n’a pas l’aide de Sykes pour éviter le pire. Il fuit le plus loin possible de cette maison devenue lieu de l’horreur et ne cherche plus qu’à rejoindre Sykes  pour venger sa mère… Mais Jim va découvrir qu’être un cow-boy n’est pas si facile…

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Deadline

DEADLINE, par Laurent-Frédéric Bollée et Christian Rossi (Glénat, 2013)

Pendant la guerre de Sécession, du côté des Sudistes. Nous sommes en Géorgie, dans un camp de prisonniers nordistes. Un jeune soldat, Louis Paugham, doit surveiller un groupe de Yankees, juste séparé d’eux par une ligne surnommée la deadline. Difficile pour lui de ne pas s’assoupir alors que la nuit s’annonce longue. Au départ peu intéressé par les prisonniers, il observe de façon de plus en plus intriguée un soldat noir imperturbable et au regard toujours droit. Le jeune soldat Paugham ne parvient pas à remplir sa mission et s’endort. C’est au petit matin qu’il découvre que l’homme noir a disparu… Il retrouve son cadavre mutilé accroché à un arbre, par des soldats sudistes qui fonderont quelques temps plus tard le Ku Klux Klan. Des années plus tard, il n’a qu’une obsession, venger cet homme qu’il n’a pas eu le temps de connaître plus, mais pour lequel il avait des sentiments…

Voici un album en one-shot, choisi pour une fois par mon homme. Personnellement, la couverture ne me tentait pas, mais je crois en fait que je ne l’avais pas regardée attentivement, car elle regorge de détails sur l’histoire. Je me suis donc lancée dans cet album sans trop d’attentes, et je ne m’attendais pas à tant de violence. La période de la guerre de sécession ne m’intéresse pas plus que cela, mais elle n’est pas omniprésente dans l’histoire non plus, puisque l’album commence en 1901, avant de faire un retour en arrière 40 ans plus tôt, puis lors de l’enfance du héros, avant de se terminer au début du 20e siècle. Le personnage principal de l’histoire n’est pas spécialement attachant, et il ne fait rien pour le paraître : il est très solitaire, taiseux et depuis la mort de ses parents puis du soldat nordiste, n’est animé que par un sentiment de vengeance, qui ne le rend pas spécialement sympathique. Le scénario de cet album est très habilement construit, avec des références nombreuses comme le Ku-Klux-Klan ou les deux armées de la guerre de sécession, ou encore la répression de l’homosexualité par les ultra-conservateurs. Le dessin de Christian Rossi est magnifique, sublimé par les couleurs souvent dans les tons jaune terre, et les portraits sont particulièrement jolis (à ce propos, le cahier graphique en fin d’album vaut vraiment le coup d’œil). Le trait complète très justement le scénario qui tourne bien, multipliant les thèmes sans pour autant être désorganisé. Cette histoire d’hommes, ponctué par la présence (à mon goût trop éphémère) d’une femme, se lit très bien, et c’est finalement un duo d’auteurs que je découvre là, et que je compte bien retrouver, en duo ou séparés, dans de prochaines lectures !

A partir de 13 ans selon l@BD.

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Premières planches à voir sur Izneo.

La patrouille des invisibles

LA PATROUILLE DES INVISIBLES, par Olivier Supiot (Glénat, 2014, coll. Mille feuilles)

1914. Hubert Lessac est un jeune homme de bonne famille, qui s’engage dans la guerre en tant qu’aviateur, contre l’avis de sa famille. Se formant au début du conflit, il passe ensuite en tant que chasseur, en poursuivant et abattant des avions ennemis. Sa fiancée lui annonce par courrier qu’elle rompt avec lui, ayant trop peur qu’il lui arrive malheur. Désespéré, le jeune homme veut voler une dernière fois et mourir à bord de son avion. Touché par l’ennemi, il tombe au beau milieu des tranchées, où il est recueilli par des poilus qui constituent un groupe original, formé entre autres d’anciens bagnards de Cayenne qui ont accepté de combattre pour quitter la Guyane. Hubert va découvrir la vie aux côtés de ces hommes dont l’un, répondant au surnom de Titan à cause de sa carrure, est une vraie brute avide de tuer et crainte par tous les ennemis. Il s’avère qu’un lourd secret est caché au sein de cette patrouille, et Hubert ne le découvrira que bien plus tard…

Je continue ma lecture d’albums sur la première guerre mondiale, car la production dans ce domaine a été nombreuse à l’occasion de la commémoration des 100 ans du début du conflit. La couverture, au début de ma lecture, m’a paru trompeuse, car il est question dès le début de l’histoire d’un aviateur qui s’engage dans le conflit, dans une escadrille d’aviateurs. On a le récit de plusieurs de ses combats, et de la rencontre avec d’autres aviateurs, c’est d’autant plus intéressant que l’armée de l’air n’en était qu’à ses débuts. Ce one-shot commençait fort avec l’aviateur et au final il change de registre, en revenant sur terre, avec une vue quotidienne des tranchées et des hommes engagés plus ou moins volontairement, surtout pour échapper au bagne. L’histoire est vraiment bien construite, et la fin tragique est surprenante, faisant référence à des faits d’avant-guerre. J’ai été surprise par cette fin à laquelle je ne m’attendais absolument pas. Bref, malgré ma réserve au départ de la lecture, j’ai adoré ce scénario fort bien construit sur 92 pages. Le dessin est particulier, mais dans le bon sens du terme, car il est très expressif. Souvent cela m’a fait penser à des peintures, surtout quand l’auteur dessine en pleine page. Olivier Supiot, auteur angevin, maîtrise complètement sa technique pour faire passer de sacrées émotions à travers son dessin. Le dessin est très joli et agréable à regarder, malgré le sujet dur. Il ne montre pas tout, mais représente très bien les horreurs de la guerre sans les dissimuler, en usant d’une large palette de couleurs, qui varient selon les pages : certaines ont des tons plus claires que d’autres, selon l’humeur de la scène. C’est vraiment du joli travail, qui m’incite à aller voir les autres productions de cet auteur. A noter enfin le cahier graphique qui conclut l’album, regroupant esquisses, croquis et autres recherches préparatoires. C’est très sympa de partager avec les lecteurs cette partie non-négligeable du travail de dessinateur. La patrouille des invisibles est une histoire que je conseillerais sans hésiter sur la Première Guerre Mondiale, car j’ai eu un joli coup de cœur pour cet album !

Non mentionné sur l@BD.

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Premières planches à lire sur Izneo.

Article sur la création de l’album à lire sur AngersMag.

Le linge sale

LE LINGE SALE, par Pascal Rabaté (scénario) et Sébastien Gnaedig (dessin) (Vents d’Ouest, 2014)

Pierre Martino est un jeune homme qui découvre que sa femme Lucette le trompe avec un autre homme, Gérard. Animé de vengeance, il les suit avec un fusil de chasse et découvre l’hôtel qui abrite leurs amours interdites. Parvenu à leur chambre, il tire sur un couple en pleine action, et ne se rend qu’ensuite qu’il s’est trompé de chambre et donc de couple. Condamné à la perpétuité, le mari jaloux sort finalement de prison au bout de vingt années durant lesquelles il a été exemplaire. Mais sa vengeance ne s’est pas endormie : il attend patiemment le jour où il pourra tuer son ex-femme et celui qui est devenu son mari ainsi que leurs enfants… Il va mettre son plan à exécution minutieusement, en prenant le temps de trouver des informations, d’observer les habitudes de chacun et de saboter patiemment des petites choses au départ insignifiantes…

Voici un album paru à la rentrée 2014, que je n’avais pas vu en librairie avant qu’il ne soit disponible à la bibliothèque. Le nom de Rabaté m’a fait l’emprunter tout de suite, sans trop savoir de quoi il retournait. En fait, c’est une nouvelle chronique provinciale pour Rabaté, après le génial Un ver dans le fruit qui aborde aussi une certaine forme de violence dans les campagnes ou encore La Marie en plastique. Il aborde aussi le thème de la vengeance conjugale, deux ans après le cruel mais tout aussi génialement construit Crève saucisse. Le scénario est bien construit avec une fin très surprenante, réellement inattendue. J’ai beaucoup aimé les éléments situant l’histoire, il faut dire que Rabaté utilise parfois des noms existant réellement, même si j’ai eu l’impression qu’il a refait sa carte du département de Maine-et-Loire pour placer à côté des lieux qui ne le sont pas en réalité. Mais cela n’est pas dérangeant, car il s’agit bien de fiction. La famille de Lucette, la femme adultérine, est vraiment particulière : il s’agit de « beaufs » dans toute leur splendeur, avec un mode de vie peu évolué, la saleté, la crasse et les menus larcins faisant partie de leur quotidien. Les fautes de vocabulaire énormes qu’ils font sont preuve de leur manque d’éducation certain. Cela fait un peu cliché (beaucoup même), certes, mais je pense que l’auteur a dû s’inspirer et condenser dans cette famille des personnes vues par exemple dans certaines émissions de témoignage ou de reportage de chaînes de la TNT… Bref, ce ne sont pas des personnages qu’on a spécialement en sympathie, et on serait presque du côté de Martino s’il n’avait pas en tête de tuer toute la famille de son ex-femme. Quelques uns de leurs larcins sont montrés et cela ajoute encore à l’esprit immoral de cette drôle de famille. Vous l’aurez compris, en tant que lecteur, on n’est donc pas attiré par l’un ou l’autre des personnages principaux, mais on est plus en tant que spectateur du drame qui va se dérouler. J’ai vraiment beaucoup aimé le scénario, noir, cruel parfois, drôle aussi avec les expressions très imagées, à la limite du patois parfois, et les énormités que peuvent sortir les membres de la famille de Lucette et qui font sourire. Par contre, le dessin de Sébastien Gnaedig, que je ne connaissais pas auparavant, est inégal en terme de qualité : parfois le trait est fin et maîtrisé, et à d’autres moments, quelques cases plus loin, le trait est trop gros, trop irrégulier. Par contre, il ne pose pas de souci pour reconnaître les personnages, qui sont parfois un peu trop nombreux tout de même. Quant aux couleurs, elles sont simples : il ne s’agit que de bichromie, noir et marron. Les quelques touches de blanc éclaircissent le dessin. Ces choix de couleurs sont intéressants, car chaque lecteur peut se coloriser l’histoire dans sa tête, et puis les tons choisis correspondent bien à cette histoire peu joyeuse. Voici donc encore une jolie production de Rabaté, servi par le dessin de Gnaedig, parfois inégal, mais agréable tout de même. Pour finir, j’ai un petit regret : le livre commençait mal, avec une faute d’orthographe dès la première case (« un clope » au lieu d' »une clope »), heureusement que la suite m’a fait oublier ce petit défaut !

Non mentionné sur l@BD, mais je dirais à partir de 15 ans.

On en parle sur les blogs : Temps de livres, D’une berge à l’autre, Bulles et onomatopées, Les jardins d’Hélène, Branchés culture, C’est l’heure du goûter

Premières planches à lire sur Izneo.

Courte biographie du dessinateur, qui est ou a été aussi directeur éditorial dans des maisons d’édition BD. Voir aussi son compte Twitter.

Chronique radio à écouter sur France Inter.

Les vieux fourneaux, tome 1 : ceux qui restent

LES VIEUX FOURNEAUX, tome 1 : CEUX QUI RESTENT, par Wilfrid Lupano (scénario) et Paul Cauuet (dessin) (Dargaud, 2014)

Trois amis septuagénaires se retrouvent à l’occasion de l’enterrement de la femme d’Antoine, l’un d’entre eux. Entre Emile, Antoine et Pierrot, l’entente est toujours bonne, et ils aiment se rappeler leurs souvenirs d’enfance en commun, leurs jeux dans le grand arbre et leurs bêtises d’enfance… Mais la vie est passée et Antoine a la rancoeur tenace contre l’entreprise où il a passé toute sa carrière et où sa femme aujourd’hui disparue a passé dix ans de sa vie, avant de monter son théâtre ambulant. Syndicaliste, Antoine n’a toujours pas digéré qu’elle ait été remerciée. Mais ce qu’il va apprendre sur la relation entre son patron et sa femme va le rendre fou, et il décide alors de se rendre chez son ancien patron grabataire, atteint d’Alzheimer et résidant en Toscane… Voulant le sauver d’un désastre annoncé, Emile, Pierrot et Sophie la petite fille d’Antoine enceinte jusqu’aux dents, se rendent en Italie… Mais cela ne va pas être si simple que cela pour le trio… C’est le début de l’aventure !

Voici un album acheté suite aux avis très positifs lus sur les blogs. Je ne regrette pas du tout, j’ai passé un super moment de lecture. Les dialogues sont très drôles, politiquement incorrects parfois, toujours incisifs et sacrément vrais ! L’humour est particulièrement présent dans cette histoire qui au départ ne paraît pas spécialement drôle. Mais ce sont les personnalités hautes en couleurs des trois anciens, ainsi que de Sophie, la trentenaire déterminée qui n’a pas la langue dans sa poche, qui font tout le chic de cet album. Lupano, scénariste du Singe de Hartlepool et de Ma révérence, réussit là encore à nous embarquer dans l’histoire et mène son histoire d’une main de maître. Le dessin est typiquement franco-belge, chaque personnage a une trogne reconnaissable, une caractéristique physique bien à lui : l’un est un grand sec, l’autre petit costaud et la tête carrée, l’autre enfin est de corpulence plus habituelle. Cela montre peut-être aussi qu’ils ont pris des chemins différents, que leur vie n’a pas été la même, mais qu’au final, et c’est ce que je trouve beau, qu’ils continuent à être amis depuis tout ce temps, malgré l’éloignement, malgré les différences… J’ai aimé le trait de Paul Cauuet, un dessinateur inconnu pour moi jusque là, car il est plein de petits détails, les visages expriment les sentiments les plus divers à travers le trait toujours juste et précis du dessinateur. C’est vraiment un très bon album sur tous les plans. Il y a juste au niveau des couleurs que j’exprimerai un petit bémol, car je les ai trouvées un peu trop artificielles à mon goût. Cela est surtout vrai au début de l’album, après il faut croire que j’ai dû m’habituer ! Mis à part ce petit point, j’ai vraiment beaucoup aimé cet album, et je comprends l’enthousiasme qu’il suscite ! Bonne nouvelle, le tome 2 sort le 24 octobre prochain ! Ce sera l’occasion de retrouver nos petits vieux préférés !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Chroniques de l’invisible, La bibliothèque de Noukette, Au milieu des livres, Un amour de BD, Le blog du petit carré jaune, Le rose et le noir, D’une berge à l’autre

Premières planches à lire sur Izneo.

Tyler Cross

TYLER CROSS, par Fabien Nury (scénario) et Brüno (dessin) (Dargaud, 2013)

Tyler Cross est un braqueur qui doit voler de la drogue au neveu d’un parrain du Texas pour la lui rendre. Mais le plan ne se déroule pas comme prévu : le braquage se termine en carnage, le vieux parrain meurt par accident, et Tyler se retrouve les bras chargés de 17 kg d’héroïne au fin fond du Texas. Il arrive alors à Black Rock, une petite ville dirigée par les Pragg : le maire, le shérif, le banquier… tous sont de la même famille, dirigée d’une main de fer par le patriarche. C’est là aussi que vit Stella, la fille du garagiste, qui doit épouser William, le maire et fils aîné des Pragg, alors même que son père s’oppose à l’union. Bloqué à Black Rock car en attendant l’argent qui lui permettra de s’acheter une voiture et de quitter ce « bled de péquenauds », Tyler Cross va assister à l’union de Stella et William mais les plans des Pragg vont être perturbés…

Quelle claque cet album ! J’ai suivi l’histoire de Tyler Cross avec intérêt, car le scénario est sans temps mort sur les 92 pages et les personnages sont développés juste comme il faut. C’est vraiment un album que j’ai eu du mal à lâcher, un très bon polar dont le scénariste utilise toutes les ficelles du genre. Rien de neuf certes, mais c’est diablement efficace et bien mené. Le héros est un « méchant », mais on ne s’attache pas pour autant à cet homme élégant qui est seulement motivé par l’appât du gain et ne s’encombre pas de détails lorsqu’il s’agit de faire disparaître des ennemis qui se mettent sur son chemin… Tyler Cross et la morale, ça fait deux… Et c’est ce côté incorrect qui est plaisant dans cet album. Les scènes violentes ne sont pas masquées, on voit des corps transpercés, des têtes exploser… et le dessin parvient à rendre compte de la violence extrême de ces fusillades. Rien de réjouissant donc, mais rien d’exagéré non plus dans le dessin. Par contre, seul détail qui m’ait gênée, l’album est un brin misogyne, lorsqu’on voit la considération de la femme dans l’histoire, qui n’est qu’un accessoire pour les hommes tout puissants, qu’il s’agisse de la famille Pragg ou du héros de l’histoire. Mais pour rendre hommage aux grands films du genre, il fallait peut-être ce côté machiste, comme dans les films… Le dessin de Brüno (déjà vu dans Junk ou Atar Gull) m’a beaucoup plu, alors que lors de ma découverte de ce dessinateur, je n’aimais pas du tout son style, surtout sur le premier album lu, Atar Gull. Le dessin m’a immergée dans l’histoire. Le trait simple mais efficace de Brüno, qui ne s’encombre pas de détails inutiles, rajoute une ambiance noire à l’histoire, c’est fou comme on peut changer d’avis sur un dessinateur ! Les couleurs de Laurence Croix sont tout à fait appropriées pour cet album, peut-être que ça a aidé à me faire changer d’opinion… Mention spéciale pour les cadrages qui ne dévoilent pas dès le début des scènes ce qui se passe (par exemple chez l’avocat, lorsqu’il est au téléphone), c’est un bon moyen pour garder le lecteur en haleine, et ça ressemble beaucoup aux cadrages dans les films. Enfin, j’ai beaucoup aimé les clins d’œil des dessinateurs amis des auteurs, qui chacun dans leur style, réinterprètent les personnages de cet album. Tyler Cross est un album qui fait partie des meilleurs que j’ai pu lire ces derniers temps et une suite est prévue, chouette nouvelle !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Chroniques de l’invisible, La ronde des post-it, A propos de livres, Cannibales lecteurs, Miss Alfie croqueuse de livres, Sin City

Premières pages à lire sur Izneo.

Interview de Brüno à lire sur le site « Un amour de BD ».

Cet album a été récompensé à plusieurs reprises : Prix BD Fnac 2014, Prix de la BD du Point 2013.

Bande annonce de l’album ci-dessous :

Le train des orphelins, tome 2 : Harvey

LE TRAIN DES ORPHELINS, tome 2 : HARVEY, par Philippe Charlot (scénario) et Xavier Fourquemin (dessin) (Bamboo, 2012, coll. Grand angle)

Suite du tome 1. 70 ans après son adoption, Harvey a quitté sa ferme du Kansas pour New-York. Il recherche auprès des archives de la ville des informations sur son frère Jim et sa sœur Anna, adoptés lors du voyage du train des orphelins vers l’ouest. Mais en fait, le vieux Harvey n’est pas le Harvey des années 1920. Il s’agit en réalité de Jim, auquel Harvey, prêt à tout pour être adopté par une riche famille, a usurpé l’identité. Grâce à l’aide de Bianca, une femme de ménage des archives de New-York, Jim/Harvey va retrouver celui qui lui a volé sa vie et sa sœur : il est devenu un célèbre avocat réputé, et lorsqu’Anna lui ouvre la porte, Jim/Harvey la reconnaît de suite mais n’ose lui dire la vérité… La rencontre entre les deux hommes va faire ressortir l’histoire vieille de 70 ans, dans laquelle le vrai Jim a tout perdu, et le faux Jim va s’avérer toujours autant orgueilleux…

Fin du premier cycle avec cet album, qui fait quelque peu froid dans le dos : le vrai Jim est un homme usé, qui a passé toute sa vie dans une ferme du Kansas. Sans famille et illettré, il parvient à cacher ce handicap aux autres, mais c’est sa rencontre déterminante avec Bianca qui va le persuader de ne pas lâcher prise et de retrouver son frère Joey et sa sœur Anna. On sent que Jim/Harvey est un homme fragile psychologiquement, que personne ne lui a jamais fait confiance, que personne n’a jamais pris le temps de l’écouter pendant toute sa vie. C’est un personnage très touchant, que j’ai aimé suivre pendant tout cet album. Le dessin est toujours aussi agréable, correspondant aux deux époques de l’histoire. Il est un brin jeunesse, mais plaira aussi certainement aux plus grands. Les couleurs ne sont pas agressives, et donnent un certain cachet à l’histoire. Au niveau de la construction du scénario, c’est très bien fait : il y a une alternance entre les scènes de 1990 et celles de 1920, et on a les réponses aux questions qu’on se pose au fur et à mesure de la lecture. Seul bémol : la fin de l’album ressemble étrangement à la fin du superbe film « il était une fois en Amérique » de Sergio Leone, avec l’affrontement entre les deux protagonistes, l’un ayant réussi et l’autre raté sa vie. Heureusement que l’album ne se termine pas sur cette scène (qui m’a donné une impression de copie conforme), mais sur une autre plus réjouissante qui incite à lire le tome 3, début du second cycle… Le tome 3 m’attend déjà, il sera pour bientôt mais je viens juste de me rendre compte que le tome 4 ne sort que le 12 mars 2014… arghhhhhh….

Non mentionné sur l@BD, mais sûrement à partir de 10 ans comme pour le premier tome.

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Les premières planches à lire sur Izneo.