Je ne te crains plus, Alycia ! [roman]

JE NE TE CRAINS PLUS, ALYCIA !, par Michèle Bayar (Oskar, 2018, coll. Droits de l’enfant)

alycia

Jade a dix ans et demi, et part pour la première fois en colonie de vacances. Elle est bien contente de quitter sa ville et son immeuble, car c’est là que depuis quelques mois, Jade est harcelée par Alycia, une fille de sa classe qui parvient toujours à échapper aux punitions. Mais quand à la gare, Jade découvre qu’Alycia fait aussi partie du voyage, la jeune fille ne peut plus faire marche arrière. Il va lui falloir supporter l’affreuse nouvelle pendant une semaine… Et quand elles se retrouvent toutes deux dans le même dortoir, c’est la suite du cauchemar pour Jade… Heureusement que Maélys, qu’elle rencontre pendant le séjour, va l’aider à se sortir de cette situation…

Je ne te crains plus, Alycia est un roman court d’un peu plus de 80 pages, qui se lit très aisément. Le sujet est annoncé dès le titre : le harcèlement. L’originalité de ce titre est, d’après moi, le lieu, qui change des habituels établissements scolaires : une colonie de vacances, où chacun est plus ou moins inconnu au départ. Mais le séjour qui s’annonçait prometteur ne l’est pas avec la harceleuse qui participe au voyage, et poursuit de faire subir son calvaire dès le départ en train. Nul doute que nombre de harcelés ou de témoins de harcèlement se retrouveront dans les situations décrites, des plus insignifiantes aux plus méchantes. La situation se dégrade de plus en plus pour Jade, les moqueries d’Alycia sont de plus en plus fréquentes et mesquines, mais Jade est aidée par Maélys qui lui propose son aide alors qu’elle la refuse, par peur de représailles. C’est le théâtre qui va être pour Jade l’occasion de s’exprimer et de bousculer l’ordre établi par sa harceleuse. L’histoire sonne juste, et montre qu’on peut s’en sortir quand on est aidé, par quelqu’un ou quelque chose, que ce soit un.e ami.e, le théâtre ou une autre activité… Le style littéraire est simple, Jade est la narratrice, et cela paraît très crédible. Il n’y a pas de superflu, l’histoire entre dans le vif du sujet dès les premières pages.

Voici donc un bon roman jeunesse, qui mérite d’être lu par bon nombre de jeunes ados. En tout cas, je vais le promouvoir auprès des 6e et 5e !

A partir de 8 ans selon Ricochet.

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