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Helena, tome 1

HELENA tome 1, par Jim (scénario) et Lounis Chabane (dessin) (Bamboo, 2014, coll. grand angle)

Simon doit se marier, mais est en retard pour la cérémonie. Sur le parvis de la mairie, il croise par hasard Héléna, la fille dont il a longtemps été amoureux dans sa jeunesse, sans jamais avoir osé le lui avouer à cause de sa timidité maladive. Sur un coup de tête, en ce jour pourtant si important, il abandonne sa promise, alors enceinte. Il se lance dès lors à la recherche de la belle blonde, et maladroitement, lui propose de passer trois heures par semaine avec lui, en échange d’une belle somme d’argent… Mais l’amour s’achète-t-il ? Comment va réagir Héléna ?

J’ai emprunté cet album uniquement pour son titre, et non pas pour son scénariste. Et bien, comme je m’y attendais, j’ai eu du mal. Cet album, premier d’un dyptique, est bancal, et je n’ai pas réussi à être maintenue dans l’histoire : Simon, le héros lâche et égoïste, est un personnage vraiment étrange (acheter la présence de quelqu’un pour oublier sa solitude, c’est difficile à comprendre), j’ai eu du mal à m’attacher à lui, il gâche tout autour de lui pour une histoire qui n’a jamais existé, et semble-t-il n’existera jamais. Il est un peu loser par moment, très maladroit dans ses relations avec les autres et il se prend la tête bien inutilement. Bref c’est un personnage qui avec un tel comportement, volontaire ou non, ne m’a pas bien plu et son meilleur ami José, lourdingue, profiteur et un peu beauf sur les bords n’a rien fait pour me rendre Simon sympathique. Le dessin quant à lui est classique, assez détaillé mais même s’il ne rend pas l’histoire complètement lisse, il ne lui donne pas pour autant du relief. Parfois, surtout au début de l’album d’ailleurs, il y a des problèmes de proportion dans le dessin, ce qui rend la case déséquilibrée : par exemple le bureau du maître est démesuré par rapport à la taille d’Héléna enfant, ou encore les mains du maître d’école sont mal faites. C’est surtout dans les premières planches que je me suis rendue compte de cela, peut-être qu’après d’autres maladresses existent, mais je les ai moins remarquées. Seul point vraiment positif de l’album : la construction du scénario est pas mal, en commençant par la fin de l’album (mais on ne comprend cet épisode introductif qu’à la fin), mais sinon l’histoire semble tout de même bien peu crédible. Je dois avouer que comme souvent avec les albums de Jim, je suis moyennement convaincue par un album trop guimauve pour moi. Mais comme j’ai emprunté les deux albums de ce diptyque en même temps, je vais lire la suite tout de même, pour voir où cette histoire d’amour improbable de Simon peut bien le mener, mais je pars déjà avec un mauvais sentiment…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : A voir à lire, Twentythree peonies, chez Canel, My little discoveries, Bulles picardes

Extraits à lire sur Izneo.

Cet album participe à , cette fois chez Stéphie.

 
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Publié par le 21 septembre 2016 dans BD sentimentale

 

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Premières vendanges

PREMIÈRES VENDANGES, par Wandrille (scénario) et Anne-Lise Nalin (dessin et couleurs) (Delcourt, 2014)

Quelque part en Bourgogne, dans la commune de Mercurey, trois copines, Inès, Laetitia et Caroline, se retrouvent pour deux semaines de vendanges. Au programme, travail dans les vignes, découverte du bizutage mais aussi soirées arrosées et rencontres amicales ou plus si affinités.. C’est pour les trois jeunes femmes une sorte de rite initiatique, qui va faire se révéler la vraie nature de chacune…

En ce mois de septembre ensoleillé, voici un album de saison, lu cet été. En ce moment, je n’ai pas de chance, car ce n’est encore une fois pas un album mémorable, ce n’est pas un coup de cœur, loin de là, mais il m’a juste permis de me rappeler des boulots étudiants de l’été, ceux qu’on fait pour gagner un peu d’argent pour l’année, et où on rencontre d’autres jeunes dans la même situation. Personnellement, je n’ai jamais fait les vendanges, mais j’ai fait d’autres travaux agricoles, où parfois on était logés sur place. Autant dire que certains épisodes relatés dans cet album ont trouvé un écho chez moi, même si le cadre était différent. L’histoire se lit agréablement, même si le fil conducteur est parfois un peu lâche. L’album apporte quelques notions sur la viticulture, quelques termes spécifiques, mais n’explique pas plus que cela. Visiblement, ce n’était pas le but du scénariste, qui a préféré mettre en avant dans cet album au format classique l’aspect relationnel chez un groupe de jeunes gens. Les rebondissements sont nombreux, trop nombreux pour qu’on y croit vraiment, mais ça se laisse lire quand même. Le dessin n’est ni beau ni laid, il donne une ambiance légère au récit, mais il n’a rien de vraiment particulier. Premières vendanges a été pour moi une lecture sympathique, dans laquelle certains moments sonnent justes, mais il n’est pas un album véritablement indispensable. A lire sans trop en espérer…

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 15 ans.

On en parle sur les blogs : Wine and the city, La rubirque à barc,

Premières planches à retrouver sur Izneo.

Cet album participe à , accueilli cette semaine chez Moka au milieu des livres.

 
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Publié par le 7 septembre 2016 dans BD sentimentale

 

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Jane, le renard & moi

JANE, LE RENARD & MOI, par Isabelle Arsenault et Fanny Britt (La pastèque, 2012)

Montréal, dans les années 1980. Hélène est une adolescente victime de harcèlement dans son école : insultes, moqueries, rumeurs et solitude sont son lot quotidien. Elle est bien seule, et sa mère ne se rend même pas compte du désarroi dans lequel se trouve sa fille. Alors la jeune fille passe beaucoup de temps à lire, et trouve refuge dans les écrits de Charlotte Brontë, avec le célèbre roman Jane Eyre…

J’ai emprunté cet album cet été parce que je l’avais repéré sur des blogs il y a quelques temps déjà, et puis aussi parce que j’aime bien en général ce que font les éditions de la pastèque. Quelques jours après la lecture de cet album de 100 pages, je dois avouer que je ne me rappelle plus bien de l’histoire dans les détails. Le scénario ne m’a pas emballée plus que cela, et en outre le dessin est assez particulier : il ne paraît pas toujours fini (il reste parfois des traces de gomme, comme si on avait l’exemplaire original dans les mains mais cela ne fait pas très propre non plus), et le trait apparaît assez naïf (il suffit de voir la tête de l’héroïne -en bas de la couverture- pour s’en rendre compte). Ajoutez à cela l’absence presque totale de couleurs, des cases souvent grises et ternes (comme la vie de la jeune Hélène), un découpage sans grande originalité et cela donne un album dont on peut largement se passer.  Seuls quelques dessins sur planches entières sont jolis, parce qu’un peu colorés, et sont plus travaillés. J’ai bien compris que la couleur avait un lien avec l’esprit de la jeune Hélène, mais je n’ai pas été séduite par ce procédé. Au bout du compte, je suis déçue par cette lecture, même si je n’en attendais pas grand-chose dès le début… Je crois que le graphisme si particulier est surtout ce qui m’a bloqué, et j’aurais aimé que le propos soit aussi plus développé.

Non mentionné sur l@BD, à partir de 9 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : U lost control, Petites Madeleines, Une page lue chaque soir, Iddbd, Le blog du petit carré jaune

Premières planches à retrouver sur Digibidi.

Cet album a été de nombreuses fois sélectionné et/ou récompensé, d’après le site de l’éditeur.

 
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Publié par le 27 août 2016 dans BD hors de nos frontières, BD jeunesse

 

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Stern tome 1 : le croque-mort, le clochard et l’assassin

STERN tome 1 : LE CROQUE-MORT, LE  CLOCHARD ET L’ASSASSIN, par Frédéric et Julien Maffre (Dargaud, 2015)

Kansas, 1863, une ville est ravagée par un groupe d’hommes armés, les femmes sont violées et tuées, les hommes tués par arme à feu, les enfants ne sont pas non plus épargnés. 19 ans après, toujours dans le Kansas, Stern, croque-mort de profession, est appelé pour chercher le corps de Charles Bening, un homme alcoolique mort dans la chambre d’un bordel. L’abus d’alcool est sans conteste la cause de la mort de l’homme, et la veuve, membre d’un mouvement anti-alcool, demande au croque-mort, malgré l’interdiction, de disséquer son mari pour en conserver les organes dans du formol et ainsi montrer les ravages de l’alcool sur l’organisme. Moyennant un gros billet, le croque-mort, discret et taiseux, s’exécute, et découvre des poumons montrant des signes d’asphyxie. Bening n’est pas mort suite à son ivresse, il aurait été tué… Stern, qui héberge provisoirement l’unique ami du défunt, va aider le shérif de la ville à retrouver l’auteur. C’est alors qu’arrive en ville le beau-frère du mort, qui est battu à mort le lendemain… Ces morts étranges cachent quelque chose, que Stern va chercher à découvrir.

Voici un album que j’ai beaucoup apprécié : l’histoire est très bonne, bien menée, alternant enquête et moments un peu plus légers. Ce superbe western a un scénario très bien construit et est servi par un dessin bien agréable aussi. Les personnages sont classiques du western : croque-mort, shérif, docteur, femme de bonne société membre d’association de bienfaisance, alcooliques piliers de comptoir… J’ai beaucoup aimé Stern le héros, croque-mort atypique : non violent, discret, très peu bavard, et qui semble réfléchir beaucoup, au point de mener des enquêtes. On s’attache à ce personnage central de l’histoire car ce n’est pas un héros, mais juste un homme normal, qui se dévoile peu. Ainsi on apprend que personne jusque là ne lui avait demandé son prénom. Personne dans la ville ne s’intéresse à lui, il est très solitaire. Pour autant, il ne se met pas à part de la vie de la communauté, car il accepte d’héberger provisoirement l’ami du défunt, aussi alcoolique que Bening mais avec quelques éclairs de lucidité. Cela va lui permettre d’en savoir plus sur le parcours de Bening et de son beau-frère, et ainsi de pouvoir résoudre son enquête du moment sur la mort suspecte de l’alcoolique. Tout au long de l’album, j’ai aimé que les éléments de l’histoire soient donnés de façon éparpillée, et que tous se relient sur la fin pour permettre de comprendre la mort des différents personnages et leur lien avec l’épisode donné en introduction, 19 ans avant le récit principal. Cela donne un dynamisme certain à l’histoire, que je n’ai pas pu lâcher avant de l’avoir terminée.

Au niveau du dessin, j’ai aussi aimé que chaque personnage soit représenté clairement sous des traits bien reconnaissables, ainsi pas de risque de mélanger des personnages (ce qui m’arrive parfois). Le seul personnage moins typique dans cet album est le croque-mort, grand et frêle, qui n’a juste pas la carrure d’un homme dans le far-west au 19ème siècle (en tout cas dans l’imaginaire collectif). J’ai beaucoup aimé les dessins dans cet album, servi par des couleurs claires. Parfois les décors sont travaillés dans quelques cases plus grandes, mais souvent les cases sont de taille moyenne ou petite, et les cadrages sont le plus souvent sur les visages ou le haut du corps. Cela ne m’a pas dérangé, et j’ai passé un bien agréable moment de lecture. J’espère juste qu’il y aura une suite, puisque là il s’agit d’un tome 1, même s’il peut se lire comme un one-shot.

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Bricabook, Un amour de BD, Samba BD, Bulles et onomatopées, Le sentier des mots

Premières planches à lire sur Izneo.

Cet album participe à la nouvelle saison de , chez Noukette cette semaine !

 
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Publié par le 24 août 2016 dans BD polar

 

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Le roy des ribauds, tome 1

LE ROY DES RIBAUDS, tome 1, par  Vincent Brugeas (scénario) et Ronan Toulhoat (dessin) (Akileos, 2015)

A la fin du XIIe siècle, sous le règne de Philippe-Auguste, un homme surnommé le Triste Sire est chargé de protéger le roi. Ce chef espion au service des rois de France est le premier du genre à exercer cette fonction, et il est plus qu’un simple garde du corps : à la tête d’un groupe d’hommes, il doit aussi éliminer la vermine parisienne. Dans le même temps, un complot contre le roi de France est monté par Aliénor d’Aquitaine et son fils le roi d’Angleterre, Richard Cœur de Lion. Le Triste Sire pense le déjouer en tuant un marchant aquitain qu’il croit être au service des Anglais, mais celui-ci se révèle être au final un espion au service du roi de France… Voilà le Triste Sire en bien mauvaise position, lorsque le roi lui demande de retrouver les assassins de son espion… Il doit également assurer la sécurité royale lors de la rencontre avec les ambassadeurs de l’empereur germanique, et éliminer tous ceux qui pourraient porter atteinte à ce rendez-vous.

Voici un album que j’ai emprunté au départ pour mon ami qui aime les récits historiques. Il a été servi, puisque cet album de 150 pages est bien dense et riche en informations. L’histoire est très noire, et donne une image très violente du Paris au milieu du Moyen-Âge. Le récit n’est pas digeste, les morts se succédant parfois à un rythme effréné. De plus, il y a pas mal de personnages, le récit est très complexe et il m’a été parfois difficile de suivre ce polar historique bien développé, où les personnages historiques célèbres (rois, reines, empereur germanique…) côtoient les personnages qui ont laissé moins de traces dans « la grande histoire ». En effet, les quelques pages explicatives en fin d’album nous racontent que le roi des ribauds a réellement existé, et le scénariste ajoute même qu’il s’est basé sur le premier homme à avoir exercé ce rôle pour bâtir le scénario de l’album, tout en reconnaissant avoir changé quelques éléments par rapport à la réalité (par exemple l’anachronisme sur la construction de la façade de Notre-Dame) pour que cela colle au mieux avec l’album. Ces quelques pages, quoique courtes, sont intéressantes et éclairent sur les choix scénaristiques et la construction de cet album. Le dessin est lui aussi très riche, fourmillant de détails. Les personnages sont bien loin d’avoir la peau lisse, et dans chaque case ou presque on a du sang, de la boue ou de la crasse. Certains personnages font vraiment peur avec leur gueule tordue. Ils sont bien repoussants, et ajoutent de l’épaisseur au récit. Enfin,le roi est toujours représenté avec l’un ou l’autre de ses attributs (souvent la fleur de lys), et on ne peut pas le rater. Le découpage de l’histoire est fait de façon à dynamiser le récit, et on imagine facilement les moments qui se passent entre les cases. Vous l’aurez compris, malgré sa complexité, je ne suis pas mécontente d’avoir découvert cet album, même si je crois que je n’ai pas tout compris, mais au vu de la fin du tome 1 où réapparaissent Aliénor et Richard, j’espère bien lire le tome 2 prochainement.

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Un amour de BD, Les lectures d’Efelle, Just a word, Le goûteur culturel

Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , chez Noukette pour cette dernière de la saison.

 
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Publié par le 29 juin 2016 dans BD historique, BD polar

 

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Amère Russie 2

AMÈRE RUSSIE, tome 2 : LES COLOMBES DE GROZNY, par Aurélien Ducoudray (scénario) et Anlor (dessins et couleurs) (Bamboo, 2015, coll. Grand angle)

003754397Suite et fin du tome 1. La mère de Vlodia est toujours à la recherche de son fils militaire en Tchétchénie, en pleine guerre entre Russes et Tchétchènes. Elle se retrouve dans la capitale de la région, à Grozny, assiégée par les forces russes. Elle croit retrouver son fils, mais en fait ce n’est pas lui, mais un jeune militaire russe aveugle. Elle va tout de même l’aider à survivre dans cet enfer.

Je ne croyais pas du tout être captivée par cette histoire : le contexte ne me tentait pas du tout, et la couverture, même si elle est très jolie et intelligemment composée avec bon nombre de détails, ne me donnait pas envie de lire ce diptyque. J’ai bien fait d’aller au-delà de mes appréhensions, car j’ai beaucoup aimé cette histoire : le dessin est très vif, très joli. Les cases sont nombreuses, et l’histoire très dynamique. Quelques scènes sont particulièrement violentes, et cela est encore accentué quand le fond du gaufrier est noir. Mais en même temps, cet album ne relate pas une histoire de Bisounours mais un contexte de guerre, donc cela ne cloche pas du tout. Les personnages sont pour la plupart attachants, et en particulier le petit chien Milyi qui prend de plus en plus de place dans ce tome. Cette histoire en deux tomes, qui veut dénoncer la situation en Russie, avec les mères qui cherchent leur fils engagé dans l’armée, est ancrée dans l’actualité du début du XXIème siècle; en effet, à la toute fin de l’album, on peut voir une journaliste qui n’est autre qu’Anna Polikovskaia, journaliste assassinée devant chez elle à Moscou il y a quelques années. Amère Russie est pour moi une très bonne découverte, avec une histoire qui se lit très bien, alors que ce n’était pas gagné au départ, vu mes réticences.

A partir de 15 ans selon l@BD.

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Publié par le 25 juin 2016 dans BD historique, BD sentimentale

 

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L’essai

L’ESSAI, par Nicolas Debon (Dargaud, 2015)

1903, Fortuné Henry est un anarchiste utopiste, qui arrive dans les Ardennes françaises, près de la frontière belge. Grâce à un terrain qu’il a acquis avec ses économies, il compte construire une colonie d’un autre genre, qu’il baptise « l’essai ». Au départ seul, il aménage la clairière réputée infertile pour y cultiver de quoi survivre, y construit une première hutte, qu’il améliore progressivement pour construire une maison plus solide… Le rude hiver n’arrête pas la volonté de l’homme qui est pris au départ pour un illuminé, mais est ensuite rejoint par d’autres anarchistes, des célibataires et même des familles… Son modèle original fait parler de lui au-delà du village voisin, et même jusqu’à la capitale…

J’avais déjà beaucoup aimé Le Tour des géants, une production précédente de cet auteur sur le premier tour de France à passer dans les Pyrénées au début du 20ème siècle. Lorsque j’ai vu le nom de l’auteur sur cet album en bibliothèque, je me suis empressée de le réserver, et je dois dire que même si le sujet est complètement différent, j’ai beaucoup aimé comment ce fait historique est traité. La période historique reste la même, le début du 20ème siècle. L’album relate la création de la colonie du point de vue de son fondateur, et on apprend réellement pas mal de choses sur la création concrète de cet endroit atypique, mais aussi sur l’idéologie anarchiste de ce début de siècle et sur les espoirs de création d’une nouvelle forme de société. C’est instructif sans pour autant être didactique. Le dessin de Nicolas Debon est très agréable, pas forcément toujours très détaillé surtout au niveau des expressions faciales parfois un peu figées, mais les paysages et les couleurs sont magnifiques, dans des teintes de saison : du blanc et du gris pour l’hiver, des couleurs moins ternes pour les autres saisons. L’auteur a un trait particulier qui peut ne pas plaire à tous les lecteurs, mais personnellement j’adhère à ce style qui pourrait paraître un peu passé ou désuet, mais qui, je trouve, est complètement en adéquation avec la période du récit. L’essai est donc un album bien intéressant, une oeuvre joliment dessinée, et en plus une bonne leçon d’histoire sans pour autant être didactique (même dans les pages documentaires qui clôturent l’album avec de nombreuses photos d’époque). Une bien jolie découverte pour moi ! Je vais continuer à suivre attentivement les sorties de cet auteur !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Un amour de BD, Miss Alfie croqueuse de livres, Mic-Mélo littéraire, La ronde des post-it

Premières planches à voir sur Izneo.

Cet album participe à , cette semaine chez Jacques.

Consulter aussi le blog de l’auteur.

 
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Publié par le 22 juin 2016 dans BD fait de société, BD historique

 

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