American born chinese

AMERICAN BORN CHINESE : HISTOIRE D’UN CHINOIS D’AMÉRIQUE, par Gene Yang (Dargaud, 2007)

https://i1.wp.com/bdi.dlpdomain.com/album/9782205059588-couv-I400x523.jpgJin et ses parents viennent d’aménager dans une petite ville de Californie. A l’école il est le seul élève d’origine chinoise, et subit les moqueries et les humiliations de la part de ses camarades par rapport au mode de vie chinois, bien loin de celui américain. Lui fait tout pour ressembler aux autres et s’intégrer. Son seul et unique ami est un garçon taïwanais d’origine.

En parallèle, un roi-singe veut une place parmi les dieux, et devient maître du kung-fu pour être accepté parmi eux. Pourtant les dieux lui rappellent sa condition et il est condamné à passer 500 ans sous une montagne de rochers et à ne plus exercer d’art martial.

Shing-Tok rend visite à Danny, son cousin d’Amérique chaque année qui a honte de lui à chaque fois. En effet il est le stéréotype-même de l’asiatique en visite aux Etats-Unis. Son comportement est assez différent de celui américain, et Danny a une réputation tellement ternie par son cousin qu’il est obligé de changer d’école chaque année.

Voici trois histoires qui paraissent très éloignées au départ, et qui finalement vont se rejoindre lors du dernier tiers de l’album, pour démontrer comment les minorités font pour s’intégrer dans leur pays d’accueil sans renier pour autant leur culture d’origine.

American born chinese est un roman graphique que j’avais repéré déjà à l’époque en librairie, de par sa couverture vive et son thème. Je pensais que c’était une simple autobiographie et d’une exposition de l’Amérique vue à travers les yeux d’un chinois. Et bien non, pas du tout, car le récit mêle le réaliste (Jin à l’école), le légendaire (le roi-singe) et le « semi-fantastique » (la visite de Shing-Tok chez Danny, le chinois étant dessiné tel une caricature digne des chinois représentés dans les Lucky Luke). Chacune des trois histoires est bien séparée, par un changement de chapitre. Mais au départ cela paraît vraiment décousu. Je ne comprenais ce que venait faire la légende du roi-singe. Finalement tout s’explique à la fin et cette façon d’expliquer comment s’intégrer sans renier sa culture d’origine est finalement originale. C’est à la fois drôle et grave. Derrière la légèreté, se cache une véritable histoire.

Le dessin n’a rien de véritablement particulier. Ce n’est pas du comics, ni du manga. Le trait est assez rond, et ressemble assez à l’européen. Il est très lisible. Les couleurs sont nombreuses, assez vives, sans nuances. A noter que l’album de 240 pages est de format moyen et qu’il y a le plus souvent 4 cases par page. Une lecture finalement différente de celle auquelle je m’attendais au début, et c’est au final tout de même une bonne lecture !

A partir de 15 ans selon le site BD du CNDP.

Les avis des librairies de Montauban, de passiondeslivres, de Krinein, et de Télérama.

Cet album a reçu de nombreux prix outre-Atlantique, dont celui d’album de BD de l’année 2006 et il a fait partie de la sélection 2008 d’Angoulême.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s