Mentir aux étoiles [roman]

MENTIR AUX ÉTOILES, par Alexandre Chardin (Casterman jeunesse, 2018)

mentirLéon est un garçon qui à l’école primaire avait une auxiliaire de vie scolaire (AVS). Arrivé au collège, il décide qu’il pourra se débrouiller seul en classe. Pourtant sa mère n’est pas convaincue, mais le père de Léon choisit de lui laisser un peu d’air et de lui faire confiance. Mais l’entrée en sixième n’est pas facile pour le jeune garçon : il est plutôt du genre rêveur et ses réactions ne sont pas comme les autres, d’autant plus qu’il parle aux animaux… Heureusement qu’une élève de 3e, Salomé, l’aide et l’encourage pour affronter les problèmes qu’il peut rencontrer… Mais personne d’autre ne semble la voir…

Voici un roman lu dans le cadre d’une présélection pour un prix littéraire. Des élèves de 3e qui l’ont lu entre octobre et décembre l’ont beaucoup aimé, ainsi qu’une collègue ; voilà pourquoi j’ai choisi ce roman pendant les vacances de Noël. J’étais déjà attirée par la couverture, poétique et très joliment dessinée. Je ne savais pas à quoi m’attendre sur le texte, la 4e de couverture étant bien peu équivoque.

Le texte est facile à lire, le narrateur est Léon, un garçon différent des autres, mais qui veut se sentir comme tout le monde et devenir autonome. On sent une relation fusionnelle entre la mère et le fils, mais ce dernier grandit et veut se détacher d’elle, sans pour autant la blesser. A travers le regard de ce pré-ado, j’ai vu quelques bribes de certains élèves que j’ai pu côtoyer depuis que je suis prof-doc. Les mots de Léon sont touchants, mais j’ai trouvé que le vocabulaire n’était pas toujours très réaliste dans la bouche d’un enfant de cet âge (quoique, certains s’expriment particulièrement bien quand même), et que le livre mettait du temps à démarrer. Globalement, j’ai aimé cette lecture, mais je sentais bien qu’il y avait quelque chose de bizarre dans la relation entre Léon et Salomé, sans trop savoir quoi. Le fait de n’avoir que la vision du jeune garçon n’aidait pas à comprendre, au départ surtout. Au final, je suis sortie assez décontenancée par l’aspect un poil fantastique de la fin, où on apprend qui est Salomé. (edit : je ne me rappelais pas le premier chapitre, un peu étrange avec la balade de la mère et du fils au bord de l’eau… c’est une collègue qui m’en a parlé ce matin, je dois dire que ce passage m’avait bien peu marqué). Je ne m’attendais pas à cela, et je ne sais pas comment vont réagir les collégiens qui auront ce roman entre les mains. A voir, donc…

Non mentionné sur Ricochet, je dirais à partir de 11-12 ans.

On en parle sur les blogs : Chez Clarabel, Les mots de la fin, Les lectures d’Agathe, Les pages qui tournent, Chez Madame, Les lectures de Dobby

Premières pages à lire depuis le site de l’éditeur.

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