Ma vie de Bacha Posh [roman]

MA VIE DE BACHA POSH, par Nadia Hashimi (Castelmore, 2017)

bacha.jpgObayda est une fillette qui vit avec ses parents et ses grandes soeurs à Kaboul, capitale de l’Afghanistan, quand son père, policier, est victime d’un attentat à la voiture piégée et perd sa jambe, en même temps que son emploi. Sans revenus, la famille décide de retourner à la campagne, dans le village natal du père qui entre en dépression, ne pouvant plus subvenir aux besoins de sa famille. Pour redonner un peu de bonheur à la famille, la tante paternelle d’Obayda suggère à la mère de la fillette de la transformer en garçon avant qu’elle n’aille à l’école. Elle deviendrait alors une bacha posh. C’est ainsi qu’Obayda devient Obayd, se fait un ami, Rahim, et découvre qu’il est aussi un bacha posh… Obayd découvre aussi la liberté, et bon nombre de choses qui étaient interdites chez les filles et qui sont acceptées (voire même encouragées) chez les garçons, en terme de comportement (courir, sauter, ne pas s’occuper des tâches ménagères), mais aussi de tenue vestimentaire…

Pour être honnête, ce roman ne me faisait pas spécialement envie. Pourtant, une fois entrée dedans, je l’ai trouvé vraiment très bien écrit. Il montre une situation qui existe en Afghanistan, et qui paraît assez insensée à nos yeux d’occidentaux. Ce roman a le mérite de montrer une société où les garçons ont bien plus de droits que les filles, sans juger pour autant. J’ai aimé lire ce texte, et découvrir grâce à Obayd les différences et les inégalités entre les deux sexes en Afghanistan, l’histoire est bien écrite, et donne envie de poursuivre. Les parents d’Obayd et ses sœurs sont assez présents dans le récit pour qu’on les imagine, même si les liens sont parfois tendus entre eux. Le personnage d’Obayd est très attachant, tout comme son amitié avec Rahim. On lui impose de devenir un garçon en supprimant tous les signes de féminité (tenue, cheveux…), juste parce qu’un garçon dans la famille est bien mieux que d’avoir des filles. C’est particulièrement injuste et cela devrait faire réagir les jeunes lecteurs, le sujet de l’identité étant particulièrement bien mené (on en fait un garçon pour aider son père, puis on veut la faire redevenir une fille… pas facile pour Obayd, et on peut la comprendre !). La situation de Rahim est aussi particulièrement forte, prenant un chemin opposé à celui d’Obayda.

Ce fut pour moi une jolie découverte que ce texte d’un peu plus de 300 pages écrit par une autrice américaine d’origine afghane, qui explique en quelques pages à la fin du roman pourquoi elle a écrit ce texte sur cette tradition ancienne de son pays d’origine. Ce fut pour moi l’occasion d’en apprendre plus sur ce pays que je connais bien peu (juste un peu au niveau culinaire…).

Non mentionné sur Ricochet, je dirais à partir de 11-12 ans. (8 ans selon l’éditeur… mais je trouve ça un peu jeune)

On en parle sur les blogs : My pretty books, Un livre dans ma valise, Bettierose books, Anouk library, Regard d’enfant

 

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