Scarface

SCARFACE, par Armitage Trail et Christian de Metter (Rivages/Casterman/Noir, 2011)

Chicago, début du 20ème siècle, Tony Guarino est un jeune garçon qui fréquente des voyous de son quartier, au grand dam de son frère aîné Ben et de ses parents. Au départ simple petite main, il grimpe les échelons auprès du parrain de la pègre locale. Recherché par une bande rivale, il doit s’éloigner pendant quelques temps, et quitte donc sa petite amie pour s’engager dans l’armée, qui l’envoie alors dans les tranchées du nord de la France… Il en revient avec une balafre sur le visage, mais a aussi été annoncé mort à ses proches. Méconnaissable, il retourne voir sa petite amie, qui avait refait sa vie avec un des amis de Tony. Pris de folie, Tony les tue tous les deux, et choisit de changer d’identité. Il se met au service d’un parrain, et en devient un à son tour, en profitant de la prohibition mise en place par le gouvernement américain. Il n’a plus de contact avec sa famille, jusqu’au jour où son frère, devenu lieutenant de police, va tragiquement le retrouver…

Voici un album pour lequel je n’étais pas très motivée au départ. Pourtant, une fois commencé, il m’a été impossible de le lâcher avant la fin. Je ne savais pas qu’il s’agissait d’une adaptation d’un roman des années 1930, je ne connaissais que le film avec Al Pacino (et encore, j’ai le DVD à la maison, mais il n’est pas déballé !). J’ai donc eu un regard neutre sur cet album, ne pouvant comparer avec le film, ou plutôt les films (celui de 1983 par Brian de Palma avec Al Pacino, mais aussi celui de 1932 d’Howard Hawks). Le dessin de Christian de Metter est toujours aussi agréable (j’ai déjà lu Shutter Island et Marylin de l’autre coté du miroir) et s’accorde avec l’ambiance violente de l’histoire. Les couleurs, sombres et parfois verdâtres sont elles aussi travaillées et retranscrivent l’ambiance malsaine et la folie de Tony, qui s’est surtout construite avec le traumatisme de la Grande guerre, et qui s’est révélée avec l’infidélité de sa compagne. J’ai donc complètement accroché à cette histoire, qui aborde aussi les thèmes de la perte d’identité et des relations familiales. Bref, encore une fois, je suis conquise par les productions de Christian de Metter, il faut vraiment que je poursuive mes lectures de cet auteur, ce sont toujours pour moi de bonnes découvertes… Et par la même occasion, il va aussi falloir que je vois le film, même si j’ai cru comprendre que ce n’était pas le même genre et que l’adaptation cinématographique était très libre…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Moisson Noire, Vues de Budapest-Hongrie, Hop BD, blog BD de Madmoizelle

Interview de Christian de Metter, réalisée en 2012, à lire sur Critiques libres.

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur.

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