BD historique

Azrayen’

AZRAYEN’, par Giroud (scénario) et Christian Lax (dessin) (Dupuis, 2008, coll. Aire libre)

0069522311957. Alors que l’Algérie est en guerre, un lieutenant français, Messonier, a disparu avec une vingtaine d’hommes de sa section, des harkis. Que s’est-il passé ? Le FLN est-il la cause de ce mystère ? Ou les militaires français seraient-ils passés à l’ennemi ? Le capitaine Valera mène l’enquête, aidé par un officier pied-noir mais pas par Taklhit, une jeune femme kabyle qui aurait été la compagne du lieutenant disparu…

Voici aujourd’hui une histoire qui se déroule en 1957 en Kabylie, pendant la guerre d’Algérie, à la recherche d’un lieutenant, disparu avec ses hommes depuis plusieurs jours. Les soldats qui vont tenter de le retrouver vont partir sur ses traces et découvrir un soldat tout autre, grâce aux témoignages de ceux qui l’ont côtoyé. Le mystère reste entier : mort ? trahison ? accident ? Pas simple de mener l’enquête alors que le pays est en guerre. Le pitch de départ est intéressant et intriguant…

Je n’ai pas reconnu le trait de Christian Lax (pourtant déjà lu et apprécié dans L’aigle sans orteils, Pain d’alouette, L’écureuil du Vel d’Hiv, Les chevaux du vent, Un certain Cervantès…). Cet album est bien antérieur à ces titres, il est paru initialement en 2 tomes en 1998 et 1999 et je l’ai lu avec quelques difficultés. J’ai eu du mal à repérer les personnages et à les distinguer (surtout que je ne retiens que très peu les noms), car graphiquement c’est assez irrégulier selon moi.

Au final cela reste tout de même intéressant, mais je dois avouer que je n’ai pas eu le courage de lire le dossier extrêmement documenté (20 à 25 pages, dont des essais graphiques) à la fin de l’histoire. Pas facile non plus d’entrer dans l’histoire qui met un peu de temps à démarrer (120 planches, mais un rythme loin d’être soutenu), et graphiquement c’est particulier : voici un album qui même s’il correspond au programme des 3e, aurait du mal à être plébiscité par les élèves… en tout cas ceux que je côtoie pendant l’année scolaire.

Cet album a le mérite cependant de présenter l’Algérie sous un angle inhabituel : ce n’est  pas la chaleur mais le froid et la neige qui accueillent les soldats. Il y a un certain nombre de références à des villes de la région, mais pas facile de se repérer, sauf en regardant la carte qui est dans le prologue (mise en contexte de l’Algérie depuis 1830). Il faut noter enfin la préface de Benjamin Stora, historien spécialiste de la période, et reconnu par ses pairs, et le fait que le scénariste raconte une histoire vécue par son père, soldat en Algérie.

Au final, même si ce ne fut pas facile pour moi d’entrer dans l’histoire, le récit se tient bien quand même, et pas grave s’il a fallu que je m’accroche…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Stemilou books, 7BD, Carnets de Sel, Des romans et des guerres

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s