Romans jeunesse

Les yeux fermés [roman]

LES YEUX FERMÉS, par Claire Gratias (Talents hauts, 2019, coll. Ego)

les yeuxfermésLucie a dix-sept ans et est inséparable de sa grande soeur Camille, de quatre ans son aînée. Depuis que leur père est décédé par accident plus de dix ans avant, elles se retrouvent toutes les deux avec leur mère, et le trio est très soudé. Mais un dimanche matin, revenant de courir, Camille se plaint de douleurs au ventre. Consultation médicale, visite chez le spécialiste… et le diagnostic tombe : cancer du pancréas avec métastases au foie, et plus que quelques mois à vivre pour la jeune fille. Pour la soeur cadette, narratrice de ce récit, son monde s’écroule. Comment faire sans son pilier, sa jumelle ? En se rappelant de moments de joie mais aussi de moments douloureux, elle raconte l’absence, le désespoir mais aussi la résilience…

J’aime beaucoup les titres de la collection Ego chez Talents hauts… Mais avant d’en acheter de nouveaux pour le CDI du collège, j’aime bien lire les résumés parce que certains semblent moins adaptés aux élèves que je côtoie pendant l’année… Ici, le résumé était assez vague, même si on comprenait qu’il s’agissait d’un deuil. Il n’était pas fait mention de la famille, cela aurait pu être une amie. J’ai lu ce texte d’une seule traite, et autant dire qu’il m’a un peu filé le bourdon. La narratrice broie beaucoup de noir (et on peut aisément le comprendre), elle n’occulte pas les moments douloureux (les périodes de chimio, le moment dans le salon funéraire, la cérémonie religieuse…). Elle se rappelle aussi les moments avant l’annonce de la maladie, les joies partagées ensemble, mais aussi le dernier moment de vacances à la montagne, alors que la maladie prenait le dessus…

Le texte est court (95 pages), comme souvent dans cette collection, et pourtant il finit sur une note positive, avec le séjour en colo en bord de mer qui permet à Lucie de faire sortir la colère et la rage qu’elle contenait après le départ de sa soeur. Cet épisode lui permet de faire le deuil, de continuer à vivre sa vie malgré l’absence, et c’est une belle note positive. Pour conclure, j’ai bien aimé ce récit, même si je l’ai trouvé dur et poignant. L’impression dépendra vraiment du vécu du lecteur, selon qu’il ait connu ou pas un deuil dans son histoire de vie. A voir comment les grands collégiens qui le liront l’accueilleront…

A partir de 14 ans selon Ricochet.

On en parle (trop peu) sur les blogs : Les papotis de Sophie

Quelques pages à lire sur le site de l’éditeur.

D’autres titres de cette collection sur ce blog : Ado sapiens, Coup de talon, Trop tôt, Touche pas à ma mère

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