Une histoire à vieillir debout [roman]

UNE HISTOIRE A VIEILLIR DEBOUT, par Carole Prieur (Oskar éditeur, 2012, coll. La vie)

histoire.jpgLe grand-père de Lou est installé depuis quelques temps en maison de retraite. Ce n’est pas lui qui voulait y aller, mais sa fille, la mère de Lou, qui a insisté pour qu’il s’y installe. Mais un jour, il décide de partir, sans avertir personne. Lou, qui vit en banlieue et ne connaît presque pas son aïeul, va décider, avec Najette, la fille d’une amie de sa mère qu’elle connaît peu, de partir sur ses traces. Le voyage va être mouvementé, mais ce sera l’occasion pour elle d’en apprendre plus sur ce grand-père assez mystérieux, et aussi de se faire une nouvelle amie…

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Quand vient la vague [roman]

QUAND VIENT LA VAGUE, par Manon Fargetton et Jean-Christophe Tixier (Rageot, 2018)

vague

Nina a choisi de disparaître, de quitter son frère et ses parents, et Lacanau, petite ville de bord de mer, non loin de Bordeaux. Mais personne ne sait si cette fuite est un suicide ou un départ pour une nouvelle vie pour la jeune majeure. Quelques temps après, Clément, son jeune frère adolescent et fan de surf, décide de se lancer à sa recherche, persuadé que sa sœur n’a pas mis fin à ses jours. La meilleure amie de Nina et celui de Clément sont persuadés de la même chose, mais ce n’est pas à eux de lancer les recherches… Seul Clément peut le faire, et il va être plus attentif à ce qui se passe pour tenter de retrouver sa sœur…

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Coupée en deux [roman]

COUPÉE EN DEUX, par Charlotte Erlih (Actes sud junior, 2018, coll. Romans ado)

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Camille, collégienne parisienne, vit depuis cinq ans entre les domiciles de son père et de sa mère, séparés. Les deux ne peuvent vraiment pas s’encadrer mais font au mieux pour que leur fille s’épanouisse, même si cela est difficile pour l’adolescente, matériellement et psycholo-giquement parlant. Son père a refait sa vie avec Laure, avec laquelle il a un bébé, Nina. Sa mère vit quant à elle pour son travail et est très stricte, alors que son ex-mari est plutôt souple… Mais lorsque sa mère annonce qu’elle vient de trouver un emploi en Australie et quitterait donc Paris, Camille se retrouve encore plus coupée en deux, et aimerait donner son avis au juge qui doit statuer sur cette nouvelle situation. Elle demande à rencontrer le juge, accompagnée de son avocate, mais ne sait pas trop ce qu’elle va dire, ni quel parent elle va choisir…

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Le vieux sur la falaise [roman]

LE VIEUX SUR LA FALAISE, par Nathalie Le Gendre (Oskar jeunesse, 2016, coll. Polar)

Antoine vient de déménager : il a quitté Paris avec ses parents et sa sœur Malou pour rejoindre la Bretagne, là où la famille vient de reprendre un camping en bord de mer. Mais comme à Paris, il se retrouve seul la plupart du temps à s’occuper de sa petite sœur qui est sourde. Il est jaloux de cette sœur qui prend toute la place dans le cœur de ses parents. Mais un matin, alors qu’il doit veiller sur elle, Malou s’en va sur la place et est en danger quand la marée monte. Elle est sauvée in extremis par Yvan, un vieux pêcheur à la mauvaise réputation, car accusé d’avoir tué sa femme et sa fille des années plus tôt lors d’une sortie en mer. Le lendemain, la fillette veut remercier son sauveur, mais va se retrouver en mer… Lorsqu’Antoine se rend compte de la disparition de sa sœur, il va tout mettre en oeuvre pour retrouver sa sœur et l’enlever des griffes du mystérieux pêcheur, qui a lui aussi disparu et qui cache en réalité un lourd secret…

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Double faute [roman]

DOUBLE FAUTE, par Isabelle Pandazopoulos (Gallimard jeunesse, 2016, coll. Scripto)

Ludovic et Ulysse, deux frères qui ont moins d’un an d’écart, sont entraînés par leur père depuis leur plus jeune âge pour devenir des champions de tennis. A 16 et 17 ans, et alors que Ludo est une étoile montante très prometteuse, Ulysse a arrêté la compétition suite à de nombreux problèmes physiques… Le père a reporté tous ses espoirs sur Ludovic, et passe son humeur sur tous les membres de la famille.  Mais la compétition est, elle, toujours bien présente entre les deux frères, Ulysse se sentant toujours inférieur à son grand frère à qui tout semble réussir… Jusqu’au jour où au lycée, un jour d’examen, Ulysse apprend que son frère a fait un AVC sur le court… C’est le début de la fin pour la famille toute entière qui s’écroule… Lire la suite

La maison

LA MAISON, par Paco Roca (Delcourt, 2016, coll. Mirages)

la maison

Des enfants se retrouvent dans la maison de leur père décédé un an plus tôt. Que doivent-ils faire ? La vendre ? L’occuper ? Cette cohabitation forcée le temps de quelques jours va raviver des souvenirs enfouis depuis des années, tandis que les différences entre les membres de la fratrie ne s’effacent pas…

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Fatherland

FATHERLAND, par Nina Bunjevac (Ici même, 2014)

Souvenirs d’enfance de l’auteur qui retrace, à partir des témoignages qu’elle a recueillis, le parcours de son père dont elle n’a pas de souvenirs. Née en 1973 au Canada de parents serbes, Nina Bunjevac a grandi en Amérique du Nord, avant de partir en Yougoslavie en 1975 avec sa sœur et sa mère sous prétexte de vacances dans la famille maternelle, alors que son père gardait son fils Petey avec lui. Ce départ a été accepté par le père en échange du chantage avec le fils. Le père, dont on a le portrait en couverture de l’album, était en effet politiquement engagé dans un groupe terroriste, militant du retour du roi pour son pays d’origine, voulant renverser le gouvernement de Tito au pouvoir en Yougoslavie depuis 1945, en commettant des attentats contre les intérêts de sympathisants de Tito au Canada et aux Etats-Unis. Au contraire, la famille de la mère de Nina était partisane du gouvernement. Ainsi Nina a grandi en Yougoslavie avec sa mère, sa sœur et sa famille maternelle, et n’a jamais revu son père, mort en 1977 dans une explosion accidentelle. La famille a été durablement séparée, au point que le fils n’est jamais venu les rejoindre en Yougoslavie, tellement une mauvaise image du pays lui avait été donnée par son père. Nina Bunjevac nous retrace tout ce parcours, dans lequel la petite et la grande histoire s’entremêlent…

Voici un roman graphique grand format sur un sujet qui ne me parlait pas du tout avant de choisir ce livre en bibliothèque : l’histoire de la Yougoslavie dans les années 1970, où s’opposaient les partisans du retour du roi et ceux favorables au régime en place dirigé par Tito. L’histoire n’est pas simple à suivre, j’ai surtout retenu la violence présente dans une bonne partie de l’album.

L’auteur fait parfois de longs rappels historiques sur la Yougoslavie, dirigée par Tito jusqu’en 1980. C’est complexe à suivre quand on n’y connaît rien, quand les noms des personnages se ressemblent grandement et que la situation politique est plus que compliquée, pour un « lecteur de l’Ouest »…  Nina Bunjevac remonte parfois plusieurs siècles en arrière pour expliquer les divisions qui ont toujours existé en Yougoslavie, au niveau des croyances, des langues, des alphabets… Elle retrace aussi les portraits de ses grands-parents paternels, peut-être pour tenter de mieux comprendre la personnalité complexe de son père, orphelin très jeune, et de saisir la manière et les raisons de sa radicalisation au point de devenir un terroriste nationaliste. On ne sent pas de rancœur de l’auteur envers son père, ni envers sa mère qui lui a fait vivre son enfance sous un régime communiste, d’apparence moins dur que celui mis en place en URSS. Elle parvient à prendre de la distance par rapport à son histoire familiale et c’est une sacrée prise de recul. Elle mêle la grande histoire, celle de son pays d’origine, avec son histoire familiale, d’une façon fluide. A certains moments, on a l’impression de feuilleter avec elle son album de photos fidèlement reproduit.

Le dessin est très particulier, en noir et blanc, et très figé. On voit presque en filigrane les photos sur lesquelles elle se serait basée, car les traits sont très précis. Par contre, le côté figé m’a un peu refroidi, je n’ai pas eu l’impression de voir les protagonistes de l’histoire bouger, j’ai eu du mal à imaginer les scènes vivantes. Les cases sont souvent très remplies, avec beaucoup de petits quadrillages, pointillés et hachures, ce qui donne un petit côté suranné à cet album, sans pour autant que ce soit désagréable. (Voir les liens vers les blogs ci-dessous pour voir quelques cases).

En conclusion, Fatherland est un album compliqué d’accès, regorgeant d’informations historiques qui se veulent les plus précises possibles, et c’est un témoignage sur une période historique méconnue et rien que pour cela, il constitue un album intéressant. Après, le trait de l’auteur ne relève que d’une histoire de goût personnel, mais on ne peut lui reprocher d’avoir voulu retracer au plus juste le parcours de son père avec son scénario et son dessin.

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 15 ans tout de même.

On en parle (peu) sur les blogs : Le calamar noirLibrairie du Parc, Next Libération.

Interview de l’auteur à lire sur Infrabulles.

Consulter aussi le site de l’auteur en anglais.

Articles sur l’histoire de la Yougoslavie depuis 1918 et histoire de la Serbie du VIe siècle à 2008 à lire sur Hérodote.net en versions synthétiques.

Cet album participe à la-bd-de-la-semaine-150x150, cette semaine chez Yaneck.